24/06/2013

Le Temps : tapis rouge pour Rethondes

 

Sur le vif - Lundi 24.06.13 - 10.02h

 

Sous la plume de notre talentueux confrère Alexis Favre, le Temps de ce matin nous explique, au nom du réalisme, les raisons d'abandonner notre souveraineté. Cela rappelle d'autres discours, à d'autres époques: soyons raisonnables, capitulons. Le Temps nous déroule un merveilleux tapis rouge, tellement convenable, tellement doux, pour signer l'armistice, dans le wagon de Rethondes, forêt de Compiègne.



Pour notre part, nous préférons la folie du refus à la raison de l'alignement. C'est de cela, justement, oui de cette résistance, que sont nées les nations. Et nous croyons beaucoup, encore, n'en déplaise aux modes, à l'échelon national comme espace de reconnaissance de valeurs, de liberté démocratique, de mémoire commune, de citoyenneté partagée. Une chose est sûre: l'échelon multinational, ou supranational, n'a pour l'heure rien réussi à prouver dans l'ordre de ces vertus-là, le flagrant déficit démocratique de l'UE étant à lui seul suffisamment éloquent. Tous les partisans, sans exception, de l'excellente matinale spéciale Europe, ce matin, à la RSR, reconnaissaient ce déficit comme le fléau premier.



Nous reviendrons sur ce texte du Temps, ici même, pour en élaborer une sévère critique. Regrettons enfin que l'auteur, quant à la forme, se soit cru obligé de parsemer sa démonstration de citations, ne faisant ainsi pas assez la part entre le papier journalistique classique, qui expose un problème avec les pour et les contre, et le commentaire assumé, où il convient de serrer au plus près la ligne de sa thèse. Cela vient-ils de sa propre prudence, de sa peur du conflit ou de l'Etiquette du Temps, pour ne pas froisser les salons, en matière d'auto-castration?

 

 

Pascal Décaillet

 

 

 

10:02 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (10) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

De toute manière nous entrons dans le monde de la censure à tout va. Voire la TDG qui a trouvé un joli mode de censure sur ces commentaires! Seuls chez nous ceux qui vont dans le sens des politiques minoritaires tels que le PDC, le PBD voire de temps en temps le PS et les verts libéraux ont droit à la parole.
A l'échelle mondiale des Snowden, Assange et consorts sont les "petites icones" qui nous restent pour sauver les démocraties, mais surtout les peuples souverains. Le nôtre est un petit îlot qui se fait saper de l'intérieur et le danger est réel. Nous sommes rentrés en Résistance et la fourberie étatisée ne passera pas! C'est juste un devoir que nous devons à ceux qui sont morts aux longs des siècles passés pour notre patrie et nos libertés.

Écrit par : UlysseDesChamps | 24/06/2013

Le temps reflète parfaitement l'idéologie des gouvernants de la Suisse romande. Les Romands comptent bien continuer du détournement fiscaux de toute nature, dont ils sont devenus les spécialistes. En contrepartie, on donne de plus en plus de pouvoir aux gens venus d'ailleurs. La xénophilie est devenu la norme absolue. Heureusement, les Romands ne sont après tout que des Suisses marginaux, sans réelle importance et ne représentent que le 1/3 de la Suisse. En d'autres termes, heureusement qu'il y a les Suisses allemands pour maintenir ce pays.

Mais cela n'empêche pas qu'on devrait virer Genève, ce pays des banques d'origine huguenote française, qui vivent en pompant la phynance de leurs frères restés en France, sous la protection de la Confédération. Cela ne va pas tarder à devenir une nécessité évidente. Le Temps veut devenir français ? Mais quel bonheur !

Écrit par : Géo | 24/06/2013

La peur du conflit.
Nous savons où la la signature, dans ce wagon maudit, nous a conduit.
Tirer les conclusions de l'histoire n'est pas donné à tout le monde, apparemment.

Écrit par : Ludwig Muller | 24/06/2013

"Et nous croyons beaucoup, encore, n'en déplaise aux modes, à l'échelon national comme espace de reconnaissance de valeurs, de liberté démocratique, de mémoire commune, de citoyenneté partagée."

Le repli sur soi n'annonce jamais rien de bon. Il est en général le prélude au nationalisme et sa cohorte de misères qui en découle. Alors non, je n'en veux pas. L'idée de l'Europe est une belle idée et mérite que l'on s'attelle à son renforcement, que l'on travaille à son amélioration et qu'on en fasse une construction durable capable d'initier des idéaux communs. Je peine à comprendre pourquoi la Suisse - mon pays - s'obstine à faire cavalier seul. A court terme cela peut faire illusion. A terme il n'est pas interdit d'imaginer que la voie était peut-être sans issue...

Le peuple est tellement souverain qu'il se fout - dans une très large proportion - de ce qui se passe chez lui et qu'il a oublié que le vote était à la fois un droit et un devoir. Au fond, la démocratie par le peuple, en Suisse, c'est du genre "cause toujours". On a beau se gargariser d'initiatives, de référendums, de droits populaires et autres sentiments d'appartenance nationale, le jour où il faudra passer à la caisse, l'addition sera lourde. Y aura-t-il encore des banques pour la payer ?

Écrit par : Michel Sommer | 24/06/2013

Napoléon a dit les Peuples respectent ceux qui résistent et méprisent ceux qui plient.
EWS n'a droit qu'à notre dédain avant d'avoir droit, avec ses amis de déroute, à notre révolte.

2015 n'est pas si loin.

Écrit par : patrick dimier | 24/06/2013

@ Geo, vous n'avze que 26 ans de retard sur ceux qui ont milité pour sortir Genève de la confédération. Dommage qu'ils ne soient pas allés au bout de leur idée, nous serions certainement mieux armés en étant hors de ce merdier orchestré par les casques à boulons relayés par leur pièce avancée, Vaud!

Ne réveillez pas le chat qui dort, il pourrait se réveiller et se transformer en tigre et aboutir. Il y a beaucoup de gens qui seraient partant et vous parti, bon débarras! Sans la banque huguenote Genève ne serait pas là où elle est. Merci à ces Messieurs pour le rayonnement qu'ils ont apporté à notre Cité-Etat.

Genève est d'abord une République bien avant d'être un Canton, elle peut donc facilement redevenir indépendante et ouverte sur le monde au lieu d'en être le mouton noir, merci l'UDC!

Écrit par : geopolis | 24/06/2013

J'ai bien rigolé au commentaire de "Géo". Un sacré humour semble-t-il! Étonnant qu'il ne fût pas en allemand d'ailleurs.

- "Virer Genève" : En gros, canton massivement contributeur à la Suisse, depuis des décennies. Ce serait une manière -sa jolie manière- de dire merci, sans doute?

- "Heureusement qu'il y a les Suisses allemands pour maintenir ce pays" : C'est vrai, Dufour et Guisan en étaient les plus remarquables éléments. Dunant probablement le pire. Et d'ailleurs, à Zurich et Bâle, les banques huguenotes vous n'y pensez pas mon bon monsieur! Et les merveilles de l'UBS, de Swissair, de l'Unique Airport, du Platspitz, de Kopp, que des trucs de Romands, je vous assure!

- Enfin, il a oublié les Tessinois. Zut, j'aurais pas dû le lui rappeler! Va savoir ce qu'il va leur trouver à ces Napolitains. Que dis-je, à ces Siracusiens...

Per loro : saluti di Ginevra.

Écrit par : JDJ | 25/06/2013

@JDJ, excellent!!!

Écrit par : A.M. | 25/06/2013

Le Geo gaffe , la Suisse c'est le réduit national.

Écrit par : briand | 25/06/2013

Bravo !

Mais il va falloir nous battre. Le parti de l'étranger est très fort.

Écrit par : patriote | 01/07/2013

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