09/07/2013

Politiquement correct ? Si seulement !

 

Sur le vif - Mardi 09.07.13 - 09.03h

 

Qui, dans la presse romande, ose une position invitant la Suisse à ne pas transiger sur sa souveraineté ? Votre serviteur, c'est sûr, et il l'assume. Cela nous fait une personne.

Il y aurait encore, me glisse-t-on, François Schaller, de l'Agefi. Soit. Deux personnes !

Il y a encore Philippe Barraud, de Commentaires.com. Magnifique. Trois personnes.

Peut-être aussi Jean-François Fournier, du Nouvelliste. Quatre personnes.

Peut-être encore quelques-uns que j'oublie. Allez, disons six ou sept personnes.

Sur deux-mille journalistes en Suisse romande.

Et ces six ou sept mousquetaires, face aux deux-mille, face au lavage de cerveau du Temps, de l'Hebdo, de la Tribune de Genève, de 24 Heures, de la RTS de M. de Weck (cf l'ahurissant édtito RSR de jeudi dernier, 4 juillet 2013, hurlant l'ordre, oui l'ordre, à l'UDC et au PDC de revoir leur position sur les juges étrangers) constitueraient une majorité de nature à être qualifiée de "politiquement correcte" ?

J'adorerais, mais hélas nous en sommes très loin.

Le combat éditorial ne fait que commencer. Je le conduirai, pour ma part, sans faillir.

 

Pascal Décaillet

 

09:03 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Ce n'est pas en se focalisant sur les "juges étrangers" que l'on prend la vraie mesure du problème. Le problème est bien plus grave:

1) Les juges européens qu'on nous propose sont un organe de l'Union Européenne, qui est notre partie cocontractante. Ces juges seront donc partiaux, par définition.

2) Les juges européens ont joué un rôle très important de moteur de l'intégration européenne. C'est, de loin, le pouvoir en Europe qui a joué le rôle politique le plus important, dans le but toujours de promouvoir davantage d'intégration européenne. Ils ne se sont jamais cantonnés à "dire le droit", comme on l'attend du pouvoir judiciaire dans un Etat de droit. Non. Ils ont beaucoup créé de droit, pour le plus grand bonheur des partisans d'une intégration européenne de plus en plus poussée. Exemple: le Parlement et le Conseil s'étaient attelés à la tâche titanesque d'harmoniser les diverses réglementation nationale applicable aux produits accessibles sur le marché européen. Soudain, devançant le Parlement et le Conseil, les juges européens ont rendu tout ce travail inutile en déclarant, ex nihilo, qu'un produit qui satisfait à la législation d'un Etat membre doit être admis dans tous les autres Etats membres (arrêt rendu au sujet du Cassis de Dijon).

On touche au cœur des dysfonctionnements de la machine européenne, et nos europhiles veulent reprendre, précisément, ces dysfonctionnements-là. Il ne faut pas jouer sur l'affect des "juges étrangers", terme qui renvoie à de prétendus mythes d'indépendance. Il faut rester sur le plan technique de l'indépendance des juges, question que les gens comprennent très bien (voir l'affaire de la plage de Genève), et mettre en lumière la manière qu'ont ces juges de fonctionner.

Écrit par : Raphaël Baeriswyl | 09/07/2013

Comment faire confiance à une entité , l'Empire , qui accepte de placer 3 hommes , anciens de la Goldman Sachs à des postes d'importance capitale ?

Mario Draghi, Mario Monti et Loukas Papadimous ... sans parler de ceux qui aux États Unis sont devenus Ministres des Finances ...

De plus , il ne faut pas oublier de parler de la hausse d'impôts , plus que , bien évidemment , il faudra bien contribuer au budget de l'Empire ...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 09/07/2013

Sacré Grégoire! Y aurait-il de l'eau dans le gaz?

Écrit par : Duval | 09/07/2013

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