16/07/2013

Le Temps, mondialiste et déraciné

 

Sur le vif - Mardi 16.07.13 - 15.48h

 

Le Temps a-t-il reçu des lettres de mission ? S’est-il fixé à lui-même un quota hebdomadaire de personnalités françaises à qui donner la parole, pour qu’elles dégomment notre pays, lorsqu’elles ne l’insultent pas ? Est-il écrit, en codicille de cette même charte, qu’en contrepartie de ces voix hostiles, il ne faudrait surtout jamais laisser surgir une quelconque sève de colère du peuple suisse ? On savait déjà le Temps mondialiste et déraciné. On pourrait, aujourd’hui, aller plus loin, sur le ton de « Radio Paris ment » : le Temps serait-il un journal français ?

 

Français, ou américain. Ou allemand. Ou européen. Bruxellois. Diplomatique. Volapük. Apatride. Le journal du petit monde international de Genève, avec plaques CD, parfaite distance, jamais d’émotion. Cocktails. Tout, sauf le moindre lien d’appartenance avec le terroir où le quotidien est imprimé. Vous pensez, venir de quelque part, l’afficher, c’est tellement vulgaire, ça souille le drink, ça fait plouc et re-plouc, à s’en boucher les naseaux.

 

Dans la situation d’aujourd’hui, tendue, avec nos voisins français, on apprécierait de lire aussi, dans le Temps, la voix du peuple en colère. La petite voix des petites gens. Ceux qui n’ont peut-être pas grand-chose, voire plus rien, mais à qui reste ce trésor qui nous lie : la fierté nationale. Elle vient d’en bas, pas des élites. Elle est droite, lucide, farouche, intrépide. Je ne suis pas sûr qu’elle soit très sensible aux beaux parleurs.

 

Mais non. Le Temps continue de nous aligner diplomates et ambassadeurs, présidents de commissions parlementaires du Palais-Bourbon, lorsque ce n’est pas le fiel insupportable d’un député, naguère candidat à la présidentielle. Tout cela, sans la moindre mise en contexte. Et avec un contrepoids d’opinions contraires qui frise l’insignifiance.

 

A quel jeu joue ce journal ? Quelle posture lunaire tente-t-il d’emprunter ? A qui parle-t-il ? Au final, quel camp a-t-il choisi ?

 

 

Pascal Décaillet

 

 

 

 

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Commentaires

La révolte des petits suisses est à venir. Voilà ce que j'ai écrit à V. Conseiller général et maire et conseiller communal de Saint-Julien (Fr).

"Mon bon cousin,

Je m'inquiète de savoir avec quoi vous allez payer vos écoles. En effet, les fonds frontaliers, qui représentent quelque 30 % du budget de votre commune, vont disparaître. La Suisse va dénoncer l'accord de janvier 1973 par lequel Genève donne 3.5 % de la masse salariale des frontaliers.

Je vous rappelle que ce traité est, sur le plan constitutionnel suisse, un traité conclu par Genève et non par la Suisse. Et Genève dénoncera cet accord. Certes, le Conseil d'Etat n'agira pas en ce sens, mais le peuple si. Les environs 7'500 signatures nécessaires à l'appui de l'initiative HALTE AUX fonds FRONTALIERS seront rès vite récoltées par le Rassemblement.

Aussi, je vous invite à prendre langue avec les milieux parlementaires pour que les députés cantonaux adoptent une loi cantonale prévoyant :

- Un fond frontalier d'aide au Genevois français à hauteur de 1.75 % (correspondant à ce qui existe avec l'Autriche).
- Une allocation de ces fonds par projet.
- Une surveillance de l'utilisation de ces fonds.
- La posssibilité pour la France de conclure un nouvel accord reprenant ces principes.

Certains trouverons cela injuste. Aussi je crois devoir rappeler :

La situation n'est plus celle qui a prévalue au cours de ces dernières décennies. Les 30 glorieuses de Genève et du Genevois français connaissent leur fin, la donne mondiale change;

La Suisse et Genève subissent une forte pression migratoire et ses écoles, hôpitaux, routes et chemins de fer demandent à être financés;

Si le niveau des salaires français était ceux des frontaliers, la France n'aurait, ne serait-ce que par la TVA, aucun déficit budgétaire. Ce qui illustre que les frontaliers ne sont pas une charge pour la France. Il le sont pour votre commune parce que Paris garde pour elle le surplus de recette TVA généré par les frontaliers. Lesquels frontaliers vont d'ailleurs dès juin 2013 contribuer au renflouement de la Secu;

L' accord de libre circulation ne prévoit pas de compensation financière à la migration. D'ailleurs si tel était le cas la Suisse devrait recevoir de l'argent de l'UE.

Vous voyez, je ne me répète pas mais vous apporte de nouvelles informations.
Sur un point de droit : il appartient au canton de décider de la dénonciation cet accord. Voilà qui change la donne. C'est l'illustation de la Suisse : Fédéralisme, Démocratie et Etat de droit.
Sur un point de fait : Initative il y aura. Et de plus, je vous suggère une solution. Ne la rejetez pas, ne faites pas la politique du pire.

Meilleures salutations."

Écrit par : CEDH | 16/07/2013

Cher Pascal,
Ne venez pas me dire que vous êtes dupe! Ces gesticulations du TEMPS, orchestrées par un actionnariat majoritairement composé de banquiers, visent à nous conduire, mois après moi, bévue après bévue, maladresse feinte après maladresse feinte, à croire que notre salut se trouve dans l'UE.

Ces manœuvres ne visent absolument pas à respecter le peuple, ces gens s'en foutent totalement. Elles visent à protéger l'accès aux marchés financiers de ces marionnettistes qui ont fait plusieurs fois faillite et qui, tel le phénix renaissent de leurs cendres, toujours un mercredi vous l'aurez noté!

Voilà la raison pour laquelle vous ne vous y retrouvez pas, ces gens et vous ne pensez pas à la même chose en parlant pourtant d'une affaire identique.

Je vous conseille la lecture de l'art du mensonge, publié en 1733 par John Arbuthnot mais attribué à Jonathan Swift. Vous comprendrez mieux comment ces individus, associés à des politicards aux intérêts aussi troubles que l'eau de l'Uzo qu'ils font boire aux grecs en leur faisant croire qu'ils les aident.

les personnes qui ont aidé EWS à arriver là où elle est font partie de ce conglomérat de la connivence.

Écrit par : Patrick Dimier | 16/07/2013

M. Décaillet,

Vous pointez le doigt dans la bonne direction.

Les élites mondialisées (politiques et économiques) se reposent sur une presse essentiellement alliée à sa cause. C'est un des rouages du Pouvoir.

La majorité des journalistes sont à des degrés divers fascinés et "séduits" par ces élites et leurs modes de vie qui souvent d'ailleurs sont très présentes dans les financement des médias traditionnels dont on sait que les affaires sont de moins en moins brillantes. La majorité des journalistes se sentent au mieux quand ils cottoient et goûtent épisodiquement au mode de vie de ces puissants.

Et par puissants, il ne faut pas que voir les hommes d'affaires, mais aussi les politiques. Et là, il ne s'agit pas que des politiciens de Droite, mais aussi de Gauche.

J'ai dit Gauche. Oui! L'opposition Droite-Gauche est une division plus formelle que de fond car, en particulier, dans l'Union Européenne, le parlement européen édicte 2/3 des lois des nations qui la compose. Pour le reste, l'expérience montre qu'un gouvernement de Gauche permet toujours de mieux faire passer les lois économiques libérales.

Aujourd'hui, les politiciens français, en "idiots utiles" du business mondialisé comme le disait Lénine croît combattre le Secret Bancaire suisse sans se rendre compte qu'ils avantage en fait les Secrets Bancaires du monde anglo-saxons, du Moyen Orient et de l'Asie. Et les journalistes suivent ces aboiements.

L'exemple d'un petit pays comme le Qatar est intéressant car cette nation de 800'000 habitants qui finance l'islamisme derrières des dorures bling-bling obtient respect et propriétés défiscalisées en abondance sur le territoire français. C'est peut-être un exemple à suivre face à ces élites moralement corrompues mais avides de prébendes et d'argent...

Aux USA pareil, la Suisse doit être beaucoup plus présente dans le financement des partis. Le lobby israélien est le premier aux USA. Il serait bon que la Suisse soit le deuxième...

Après tout, il faut faire levier sur ces centaines de milliards que la Banque Nationale Suisse détient en obligations européennes et américaines. Il faut faire plus "suer" cet argent que la Suisse prête malgré la détérioration de leurs finances à cet Etats qui jouent beaucoup sur l'aboiement.

Écrit par : la censure règne en Suisse | 16/07/2013

J'oubliais!

Comment supporter les propos colonisateurs et méprisants de ces politiciens français et de leurs suiveurs de la Presse quand on voit comment que ce mois-ci:

(1) La France a refusé l'asile politique à Snowden qui pourtant a révélé l'espionages US à son encontre. Cela pour plaîre au gouvernement américain.

(2) La France a interdit, en complète opposition avec toutes les lois de la Diplomatie Internationale, son survol par l'avion du président Bolivien qui pourtant jouit de toutes les immunités diplomatiques. Ici aussi aux ordres des USA.

Vous pouvez donc maintenant mieux faire le lien avec les guerres de parts de marchés mondiales dans le business de l'optimisation fiscale et le rôle des idiots utiles (France et Allemagne en tête).

Écrit par : la censure règne en Suisse | 16/07/2013

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