11/10/2013

François Dal Bousquet : entretien exclusif

 

Vendredi 11.10.13 - 14.06h

 

* François Dal Bousquet, bonjour ! Vous êtes candidat de l’Entente au Conseil d’Etat. Comment avez-vous vécu la journée du 6 octobre ?

 

* (FDB) – Ce dimanche fut pour nous un triomphe. Le peuple a su reconnaître que nous étions le parti de la sagesse, du consensus et des solutions.

 

* Un triomphe ? Mais enfin, l’Entente a perdu sept sièges, et réalise son plus mauvais score historique !

 

* (FDB) – Je vous invite, M. Décaillet, à ne pas lire une élection avec la seule clef de lecture des chiffres. Le peuple nous fait confiance, parce que nous sommes le parti des solutions.

 

* Oui mais enfin, la réalité est là : votre groupe parlementaire rétrécit, celui de vos concurrents est en pleine expansion.

 

* (FDB) – De grâce, ne vous laissez pas impressionner par ces vétilles quantitatives. Les populistes hurleurs, quelles solutions proposent-ils ?

 

* Ils en proposent, François Dal Bousquet, mais vous ne les écoutez pas.

 

* (FDB) – Parce qu’elles ne sont pas sérieuses, leurs solutions ! Les nôtres, élaborées dans le consensus, sont de vraies solutions. Parce que nous sommes le parti de l’action et des solutions.

 

* M. Dal Bousquet, Genève est asphyxiée par les bouchons, notre taux de chômage (5,5%) atteint presque le double de la moyenne suisse (3%), de nombreux jeunes sont sans formation et sans emploi, nous payons les primes maladie les plus chères du pays, le tableau n’est pas très réjouissant !

 

* (FDB) - C’est bien pour cela, M. Décaillet, qu’il faut trouver des solutions. Nous ne sommes pas le parti des aboyeurs, mais celui du consensus permettant de parvenir à des solutions.

 

* Admettons. Mais avec quelle majorité ? L’Entente n’a plus que 35 députés. Dans quel campa ira-t-elle chercher les 16 qui manquent pour s’imposer au Parlement ? Avec la gauche ? Ou avec ceux que vous appelez les populistes ?

 

* (FDB) – Ce sont là de basses questions politiciennes, qui ne m’intéressent que très lointainement. Je vous invite, Cher Ami, à une lecture moins directement prosaïque de la politique. Pour ma part, avec mes futurs collègues de l’Entente, j’entends mettre les problèmes sur la table, afin d’aboutir à une solution.

 

* François Dal Bousquet, on vous dit grand bétonneur. Vous voulez couvrir le canton de chantiers, asphyxier la campagne ?

 

* (FDB) – En aucun cas. Je milite, comme d’ailleurs mon futur collègue Serge Lonchusco, pour une vaste concertation avec les communes, les urbanistes, les architectes, les fondations, en vue d’une application du Plan directeur 2095 visant à offrir à ce canton de véritables solutions en la matière.

 

* François Dal Bousquet, grand merci. C’est toujours un plaisir de vous accueillir.  Est-il vrai que vous vous dopez pour tenir le coup pendant la campagne ?

 

* (FDB) – Ragots de populistes ! Il est vrai que j’ai demandé à mon pharmacien de me concocter un produit miracle, mais il n’a toujours pas trouvé la solution.

 

 **" A l'issue de l'entretien, François Dal Bousquet m'invite à son club, pour un drink: deux doigts de whisky dans une solution de vodka.


 

14:06 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Heu comment dire, pourquoi je ne me sens pas rassuré par ces réponse et ces fameuses solutions, en plus un pharmacien qui ne trouve pas le produit miracle ça n existe pas ;) heureusement que beaucoup de personnes sauront travaillés ensemble parce qu'il n'y a pas d'autres SOLUTIONS.

Écrit par : Thomas bläsi | 11/10/2013

M. Décaillet,

Ah, je me suis bien poilé à lire cette "fausse" interview.

A part ça, il y a 20 ans c'était 1% de chômage à Genève et maintenant 5.5%.

Donc, c'est pas 3% qui doit être l'objectif, mais le retour à 1%.

Peut-être que c'est du côté des bilatérales et des frontaliers qu'il va falloir chercher?

Écrit par : Gueux immondes | 11/10/2013

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