19/11/2013

DIP, billet no 2

 

Sur le vif - Mardi 19.11.13 - 17.17h

 

Le vrai enjeu, dans la reprise du DIP, n'est absolument pas droite-gauche. Il y eut, dans l'Histoire, d'excellents ministres de l'Instruction publique de gauche, dont le plus grand d'entre eux, Chavanne. Il n'est pas non plus d'être soi-même (le ministre) truffé de diplômes, aucun problème avec cela.



Non, l'enjeu, comme je le soulignais ce matin, c'est que le ministre ait en lui une ÉQUATION PERSONNELLE avec le monde du savoir et de la connaissance. Il ne s'agit pas qu'il soit un singe savant, loin de là. Mais ce monde doit avoir en lui une résonance.


Le chef du DIP ne peut être un simple animateur social, fût-il de talent. Il ne peut pas s'occuper que du "vivre ensemble". Il doit être porteur, par tout ce qu'il charrie dans son vécu, d'un projet culturel puissant pour l'école de demain. Une ambition dans le monde du savoir et de la connaissance.


Enfin, l'école publique, qui est une grande et belle chose, doit être l'affaire de la République. Le moins qu'on puisse attendre de son chef, c'est une culture d'Etat, un sens de l'Histoire républicaine. Cela, de mon point de vue, valorise les radicaux et les socialistes. Bien davantage que ceux issus de partis d'essence libertaire, ne surfant que sur le vent des modes.



Voilà, amigos. Plus clair, je ne peux pas être.

 

Pascal Décaillet

 

17:17 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

On peut aussi espérer que ce futur président ne sombre pas, comme son homologue français, dans l'hystérie de la théorie du gender imposée aux masses. La lutte promettrait alors d'être chaude.

Écrit par : MM | 19/11/2013

Dans le domaine très spécial de l'instruction publique, et donc de la connaissance, il y a sans doute une spécificité essentielle à prendre en compte. Dans ce département, j'aimerais quelqu'un de soucieux de nos enfants, certes, mais aussi de ce qu'on peut leur proposer de meilleur. L' archer, lorsqu'il veut atteindre sa cible, vise au-dessus. Cette maxime est valable pour tous nos jeunes, et ...à la réflexion, pour nos seniors !

Écrit par : ChavanneAndré | 19/11/2013

Plus encore, il doit aimer l’école et la servir en toute abnégation au lieu de jouer au grand réformateur (voire au démiurge) qui, pour un obscur “vivre ensemble”, ambitionne de graver son nom dans le marbre du temps, oubliant que le temps d’un politicien est très court…

Écrit par : Michèle Roullet | 19/11/2013

"Il doit être porteur, par tout ce qu'il charrie dans son vécu, d'un projet culturel puissant pour l'école de demain."

Maudet ?

Écrit par : Plouf | 19/11/2013

Ben moi, je me contenterai d'une personne cultivée, certes, mais HONNETE, pour changer! Qui ne baratine pas le conseil d'Etat en mentant sur ses réformes douteuses, qui ne se moque pas du peuple en invoquant Harmos pour faire passer des réformes fumeuses....HONNETE c'est une obligation pour un conseiller d'Etat en charge du DIP, au même titre que sa culture.

Écrit par : m | 19/11/2013

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