28/11/2013

Transparence : bravo, M. Hohl !

 

Sur le vif - Jeudi 28.11.13 - 10.28h

 

Président de la Commission des Finances du Grand Conseil, Frédéric Hohl a mille fois mieux compris la communication que la plupart de ses pairs. Plutôt que de se recroqueviller sur le concept (injustifié et de toute manière immédiatement éventé) de "secret de commission", qui est le sommet du Polichinelle, il communique. Sur le champ. De façon simple, claire, hiérarchisée. Conçue comme un article de presse.



Le communiqué de la Commission des Finances nous est parvenu cette nuit, à 01.54h. Il nous apprend que les commissaires, suite à leur séance-marathon d'hier, ont approuvé le projet de budget 2014, qui sera soumis au plénum une semaine avant Noël. Il nous indique où on a raboté, où on a rajouté (par exemple au SPMi, réputé sinistré). Tout cela, de façon transparente, utile à tous. Le contraire même de ces stupides postures de députés tout fiers de garder pour eux des décisions qu'ils prennent pourtant au nom du peuple, dans ce qu'ils estiment être l'intérêt de la population.



Ce "secret de commission", ça n'est pas par respect du règlement qu'il y tiennent tant. Mais par jouissance de former entre eux une caste. "Ensemble, nous les élus, nous l'élite, sommes au parfum d'importants secrets d'Etat que le bas peuple ignore, et n'a pas à connaître". Dévoiement de la démocratie ! Nous ne les avons pas élus pour cela. Pas élus pour qu'ils forment entre eux un club de silencieux qui savent. Mais pour qu'ils se battent, au grand jour et en assumant publiquement chacun de leurs actes, au service de la population. "Députés, défendez le peuple!": c'est justement le titre de mon papier principal, dans le GHI de cette semaine.

 

Pascal Décaillet

 

10:28 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

C'est bien pour cette raison que la Constituante avait précisé dans son règlement que les rapports de commissions étaient publics.

Lorsqu'il s'est agit de poser cela comme règle constitutionnelle pour tous le législatif et les délibératifs, les partis, qui avaient pourtant adhéré à ce principe pour l'assemble dans lesquelles ils siégeaient ont mis leur véto contre une généralisation du principe.

La raison n'est donc pas nécessairement liée aux personnes mais aussi nécessaire pour éviter de perdre la face lorsqu'il y a changement de cap. Le centre n'y est donc que rarement favorable, par nature.

Pour ce qui est de M. Hohl cela fait partie de sa personnalité. C'est un homme ouvert d'esprit qui n'a jamais peur de s'expliquer sans s'énerver et fermement. Ce qui prouve que c'est possible.

C'est bien ce qui rend inexplicable, autrement que par une volonté de vendetta politique, l'opposition de dame Salerno à la réalisation de la fête
du 31/12 par la société de M. Hohl.

Écrit par : Patrick Dimier | 28/11/2013

Entièrement d'accord avec vous Pascal, le "secret de commission" est obsolète. La transparence, c'est comme l'éthique: INDISPENSABLE.

Écrit par : jacques joray | 28/11/2013

La transparence n'est possible que lorsque les travaux sont terminés. On parle ici donc du temps entre la fin du travail de la commission et le dépôt du rapport sur le bureau du Grand-Conseil et sur le site.
La commission des transports a pataugé pendant près de 3 ans sur la loi sur les taxis. Chaque fuite était susceptible de mettre le feu aux poudres. Une confidentialité totale a été imposée aux commissaires. A tel point que les procès verbaux des séances ne pouvaient plus être étudiés à domicile par les députés, notamment par ceux qui n'avaient pas assisté à toutes les séances. La parano qui s'est installée et la réaction des milieux professionnels concernés ont empêché une saine collaboration. Une dernière audition de ces derniers aurait certainement permis de trouver un consensus. Le président en a décidé autrement. Les 3 ans ne suffiront donc pas et la plénière devra renvoyer le projet en commission si l'on ne veut pas remettre l'ouvrage sur le métier à très court terme. Comme tous les 5 ans, soit à peu près le temps d'une législature et l'intégrisme plus ou moins éclairé du chef de département.

Écrit par : Pierre Jenni | 29/11/2013

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