05/12/2013

Comparaison et déraison

 

Sur le vif - Jeudi 05.12.13 - 17.14h

 

Didier Burkhalter, un nouveau Delamuraz ? Mon confrère Alain Rebetez, Neuchâtelois précisons-le, a osé hier soir à la TSR une comparaison pour le moins hasardeuse. Jean-Pascal Delamuraz était un être de feu. Chaleur et lumière. Passion. Toute son âme, tout son être, en fusion. Son humour lacérait, transgressait, caressait, détonait, et finalement retentissait par la magie filante d’une syllabe finale. Il buvait la vie jusqu’à la lie, se détruisait lui-même, donnait au pays et à sa propre existence, comme Dom Juan au Commandeur, des rendez-vous de destin. Face au feu ! Il les perdait, il assumait. Il a perdu, il nous a quittés.

 

Tel était Jean-Pascal Delamuraz. Hors comparaison. Folie, profonde humanité, étincelante intelligence, noblesse de la déraison.

 

Pascal Décaillet

 

17:14 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (10) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Il a aussi dit que le jour ou le peuple a refusé l'EEE était un jour noir pour la Suisse. On a vu le résultat.

Écrit par : norbertmaendly | 05/12/2013

Honneur à M Delamuraz, homme convaincu que la Suisse avait un avenir : grandiose et européen !

Écrit par : Ah venir | 05/12/2013

Woaw ! Touchante démonstration d'admiration pour un homme politique !

Prions pour en voir d'autres du même acabit !

Écrit par : Vincent Strohbach | 05/12/2013

La comparaison de M. Rebetez, que je verrai bien pour remplacer le mime Marceau tant son visage est expressif, est à la mesure du contenu de ses analyses (d'un creux sidéral) relève de son imaginaire débordant.

Tout s'oppose à cette comparaison non pas hasardeuse mais douteuse.

Le fond politique d'abord. Delamuraz est arrivé avec des acquis énormes issus de la pratique, à commencer par le périlleux exercice de l'expo 64. On ne peut pas dire qu'Expo 02 qui s'est déroulée sur les rives du lac de Neuchâtel ait laissé la même empreinte dans l'esprit du pays. Et si vous cherchez la trace de Burkhalter, elle est identique au personnage, transparente. Mis à part une ascension plus proche de la programmation "schindler" que de la prise de risque, rien ne présente la moindre aspérité dans la trajectoire du neuchâtelois. Elle est même difficile à retracer puisque c'est la courbe grise qui se confond avec le quadrillage de la feuille.

La forme ensuite. Delamuraz était un homme du terroir Burkhalter est un hommes des tiroirs. L'un sentait bon la terre l'autre la poussière.

Heureusement qu'il y a sa femme, toujours en habits colorés, sinon on croirait que la SSR émet encore des images noir/blanc!

Non décidément cher M. Rebetez, avant de vous lancer dans des tirades à la Cyrano, ayez un peu plus de flair, la péninsule qui sert sert de blair devrait faire l'affaire pour émettre un avis de pertinence plutôt que de complaisance. Souvenez-vous du corbeau et ne vivez pas aux dépens des puissants. Ils sont toujours méprisants.

Écrit par : Patrick Dimier | 05/12/2013

Il est vrai que M. Burkhalter est loin d'avoir le charisme d'un Jean-Pascal Delamuraz... Il en manque cruellement le pauvre Didier. À mes yeux il représente la limite de notre système de consensus qui veut qu'aucune tête ne dépasse. L'autre limite étant, toujours à mes yeux, marquée par Pascal Couchepin. La "vérité" est quelque part entre les deux.

Écrit par : Félix WEBER | 06/12/2013

Ben c'est un peu à l'image du PLR actuel, parfaitement représenté en ce sens par ses deux conseillers fédéraux:
Timorés, sans idées, sans éclat et juste administrateurs...
C'est affligeant

Écrit par : Lefredo | 06/12/2013

«Heureusement qu'il y a sa femme, toujours en habits colorés...»

...sinon on aurait pu croire qu'il fasse partie de la communauté arc-en-ciel...

Écrit par : petard | 06/12/2013

@Patrick Dimier, s'il est fou de comparer Burkhalter à Delamuraz, vous admettrez qu'un tiroir bien rangé, en ordre, propre en ordre, n'est pas forcément poussiéreux... A Ouchy, Pascal Delamuraz, déjà bien malade, un jour, fut acclamé. Il s'adressa à ces fidèles en leur disant :"ce Pascal, il faudrait le faire cloner..."! Vint le jour ou Krishna fut contraint à se marier. Terminé ces bals ou danses lascives avec les bergères du coin... Toutes étant passionnément éprises de lui, il vit leur peine réelle. Désolé, il se retira puis, revint, radieux: il allait se duplicater (à l'époque de Pascal Delamuraz, il aurait dit non duplicater mais... cloner!) Au même moment, de partout, apparurent des Krishna... On ne saurait, hélas! en dire autant concernant d'autres Pascal Delamuraz parce que, précisément, il était unique. Unique, pourquoi? parce que d'origine, donc, précieux: Un grand cru de ce terroir. A quand, Messieurs des Vignes, ce grand cru, cette étiquette sur dive bouteille: DELAMURAZ ?!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 07/12/2013

Bel hommage la veille du 6 décembre!

Écrit par : Sébastien | 08/12/2013

Heureusement qu'il y a sa femme, toujours en habits colorés, sinon on croirait que la SSR émet encore des images noir/blanc!

Écrit par : Journal | 11/12/2013

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