12/12/2013

Mobilité : du changement, vite !

 

Commentaire publié dans GHI - 11.12.13


 
Routes engorgées, voies d’accès à la ville constamment bouchées, nuisances liée aux chantiers du CEVA, gestion calamiteuse des lignes TPG, absence totale d’écoute en haut lieu, autorité politique ne s’imposant pas sur une clique de fonctionnaires : la mobilité a été le grand échec de la législature précédente. La dix-septième place de la ministre sortante, le 6 octobre, en a été la sanction.


 
Dès lors, que faire ? Un impératif : rétablir la confiance. Montrer que l’autorité écoute les citoyens, est sensible à leurs doléances, capable de débloquer des situations par des mesures rapides, immédiatement exécutées par les fonctionnaires qui en ont la charge. Il n’est plus question que la Direction générale de la Mobilité fonctionne en vase clos, imposant ses théories à une population qui non seulement n’en veut pas, mais vient de le dire, le 6 octobre, avec fracas.
 


Imposer l’autorité du politique, ce sera le défi numéro un du nouveau conseiller d’Etat, Luc Barthassat. Dans un secteur empesé par les théoriciens et les idéologues, on attend beaucoup du « bon sens » revendiqué par le nouveau ministre. Il faudra, très vite, donner les premiers signaux. Et tant mieux s’ils peuvent rompre avec le diktat des années Cramer et Künzler. Les Genevois n’ont envie que d’une chose : que ça circule ! Alors de grâce, circulons.


 
Pascal Décaillet

 

11:46 Publié dans Commentaires GHI | Lien permanent | Commentaires (14) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

L'endurance avec laquelle vous cultivez l'idée que les deux précédents ministres des transports ont consciemment bloqués le trafic est touchante. Le précédent encore (Ramseyer) n'avait pas non-plus trouvé la formule magique.

Genève étouffe par une voirie étroite, une densité unique en Suisse et un nombre croissants de véhicules. Comme vous, je souhaite que le nouveau ministre parvienne à solutionner le problème. Je peine à imaginer qu'il puisse le faire en tapant du poing sur la table. Mais qui sait. Rendez-vous dans quelques mois? 4 ans?

Écrit par : olivier | 12/12/2013

Prendre son bâton de pèlerin et allez voir toutes les communes, les écouter.
rencontrer les acteurs civils de gauche et de droite.
Rendre le prix des transports publics plus attrayant et plus attractif.
Renseigner en temps réel, le temps de parcours sur les grands axes pour arriver au centre ville ou pour contourner la ville.
Même chose pour les TPG.
Dans la même application, le taux d'occupation des parkings.
Changer la politique des Park and ride et ne plus exiger de vivre à plus de 2 kilomètres pour pouvoir les utiliser.
Bref on remonte les manches et on fonce.

Écrit par : Bertrand Buchs | 12/12/2013

Je suis assez d'accord avec Olivier. Cette façon d'accuser les autres d'une volonté de blocage est évidemment impropre au respect des faits. Etre incompétent ne veut pas signifie pas vouloir semer la gabegie.

On se réjouit de lire Pascal Décaillet sur l'emploi, le social et la santé. Un sujet tout aussi intéressant...

Écrit par : Grégoire Barbey | 12/12/2013

Mettre la pression sur M. Barthassat en imaginant que sa seule présence au CE va résoudre les problèmes de mobilité à Genève relève du vœu pieux !

Faire endosser toute la responsabilité à ceux qui l'ont précédé à la même place me paraît franchement un argument un peu facile. Il y a un Conseil d'Etat qui prend - m'a-t-on dit - des décisions collégiales et un Parlement sensé contrôler tout cela.

Et qui a élu toutes ces bonnes gens ? Le peuple ! Celui à qui vous donnez le titre de souverain comme vous vous plaisez à l'appeler et nous le rappeler.

Soit le souverain s'est trompé, soit il a été trompé par des candidats qui se réclamaient...du peuple. Quelle cacade.

Vous allez voir, ceux qui vivent d'espoir, dans ce canton, vont finir par mourir de désespoir. A moins qu'ils ne soient que résignés.

Écrit par : Michel Sommer | 12/12/2013

Le bon sens de Mr Barthassat ne suffira pas pour désengorger Genève. Ses prédécesseurs ont cru en une prise de conscience écologiste qui n'a pas eu lieu. Le confort personnel est plus fort. La seule solution avant que ne soient réalisés les voies de communications nécessaires pour retrouver un trafic acceptable est la circulation alternée. Numéros de plaques paires un jour et impairs le lendemain. Toute autre solution s'avérait un emplâtre sur une jambe de bois. Aux citoyens de prendre leurs responsabilité en organisant entre eux leurs transports. Ce covoiturage serait un bon moyen de faire se rencontrer des gens d'horizons différents.

Écrit par : norbertmaendly | 12/12/2013

"Je veux être calife à la place du calife"...Grégoire, vous connaissez Iznogoud?!

Écrit par : Joe | 12/12/2013

Olivier, Grégoire et Michel. Vous semblez suggérer chacun à votre façon que ce n'est pas le ministre en charge qui est responsable de l'immobilité à Genève.

Je pense au contraire que c'est bien le seul répondant de la politique menée. Le collège valide les travaux du président de département pour la simple raison qu'il ne peut étudier en profondeur chaque dossier.

Ces élus doivent faire preuve de vision et savoir anticiper l'évolution économique, démographique et strucurelle de la région. C'est ce qu'a fait Mme Künzler avec son rapport "Mobilités 2030".

Nous sommes avertis. D'ici 15 ans ce seront 30% de transports individuels motorisés supplémentaires qu'il faudra caser. Le rapport base sa stratégie sur une traversée du lac qui ne verra pas le jour avant 2050 si nous sommes optimistes. Autant dire que les remèdes proposés n'auront aucun effet sur l'enfer que nous vivons quotidiennement et qui va aller en s'aggravant.

Le billet de Monsieur Décaillet a le mérite de mettre le doigt où ça fait mal. Mon expérience sur le terrain et lors de mes contacts avec Mme Künzler me permettent de confirmer qu'il n'y avait pas de pilote dans l'avion, que les services n'en font qu'à leur tête, que les décisions sont prises par des technocrates qui ne tiennent pas compte des expériences des gens de terrain et que la politique mise en place depuis M. Cramer vise à brimer les automobilistes par des obstacles artificiels.

Alors oui, il est bon et important de rappeler ces dysfonctionnements en espérant que notre nouveau ministre en charge des transports les corrige sans délai.

Mais il oublie un point essentiel. Monsieur Barthassat s'est engagé pour une traversée du lac mais pas de la rade. Comme la première ne verra pas le jour dans un délai raisonnable, il ne nous reste plus qu'à espérer qu'il reviendra sur son choix et qu'il se battra avec le collège pour défendre l'initiative de l'UDC. A défaut, quoi qu'il fasse, ce sera l'échec !

Écrit par : Pierre Jenni | 12/12/2013

J'aimerais vous remercier d'avoir remis une couche.

Toutefois, les chantiers du CEVA sont là précisément pour nous aider à mieux vivre et à mieux nous déplacer demain. Personnellement, et avec 2 autres membres de mon entourage, cela ferait des années qu'il nous rendrait service, sur des trajets différents par ailleurs. Et que nous ne devrions plus traverser le pont du Mont-Blanc pour aller prendre nos trains ou en revenir.

Je voudrais encore faire les grands yeux sur les commentaires que j'ai vus disant que les bouchons sont le seul fait de l'augmentation du nombre de déplacements ou de véhicules. Non, il y a eu aussi une volonté incroyable d'en créer!

- L'obsession de vouloir remettre des lignes de tramways partout, bouffant des avenues entières alors que des villes plus petites que Genève ont opté pour le métro
- Des aménagements absolument détestables. Je me suis retrouvé récemment coincé un dimanche matin derrière un bus à Onex, jusqu'à Tivoli. Impossible de le doubler, ni même aux arrêts alors qu'avant il y avait piste de bus ET voie de circulation
- Regarder le bordel qu'ils, et elle, ont réussi à faire au pont Wildsdorf, c'est absolument incommensurable, cela
- Et les boulevards qui terminent en cul-de-sac, tels que Carl-Vogt et St-Georges!?

Vraiment, le coup de poing sur la table doit être très, très fort pour espérer s'en sortir.

Écrit par : JDJ | 12/12/2013

Un certain nombre de mesures inutiles et parfois vexatoires prises par l'ancienne direction de la mobilité ont déjà été citées ci-dessus.
Mais quelque serait la volonté et les pouvoirs extraordinaires de M. Barthassat, je ne pense pas qu'il puisse remodeler, ne serait-ce que pour des raisons budgétaires, l'ensemble des couloirs d'étranglement systématiquement mis en place à l'entrée et à la sortie de la ville et ailleurs encore, sans qu'ils soient tous nécessaires ni utiles.

Écrit par : Mère-Grand | 12/12/2013

J'oubliais...

- Les rues ont tellement été rétrécies que même les véhicules d'urgences sont de plus en plus bloqués également (ambulances, police, pompiers)! Cela méritait de le dire aussi
- Vous pouvez rajouter les années Ziegler à ce petchi, portant à 24 les années où la gauche a semé la pagaille circulatoire

Merci de votre hospitalité et bonne soirée.

Écrit par : JDJ | 12/12/2013

Mon commentaire précédent vaut évidemment tout aussi bien, mutatis mutandis (pour nombre de termes), pour les méfait introduits sous le dernier règne du DIP.

Écrit par : Mère-Grand | 12/12/2013

Du changement, vite !

Après une lecture attentive des messages relatifs à ce billet, je me permets, de revenir à son titre qui a lui seul résume, les (trop) nombreux problèmes de Genève.

"Vite " est décédé dans la république il y a fort longtemps, malheureusement occis par *Dépêche-toi" dont l'appartenance politique de l'époque échappe aux chroniqueurs actuels.

"Changement" mot incompatible avec Hanneton ou année électorale !

La mobilité passe par une vision stratégique au niveau supra régional tenant compte des flux.
Il s'agirait de prendre du recul au centre-ville, et observer que les problèmes débutent fort loin de Genève.

Il est aussi vrai que l'esprit de clocher ne nous aide pas et la taille du clocher de St-Pierre est visible de loin.

Il est toujours vrai que la bulle de la rue de l'Hôtel de Ville confère une certaine vision bucolique du trafic à certains élus.

Une pensée pour les artisans qui essaient tant bien que mal de travailler en Ville de Genève.

Écrit par : tempestlulu | 13/12/2013

Depuis quelque jours, je ne peux que constater sur mes trajets habituels l'introduction de nouvelles "vagues rouges", feux synchronisés de manière à bloquer l'usager de la route sans raison apparente autre que de lui nuire. Serait-ce un "message" subliminal adressé par quelques fonctionnaires au nouveau CE pour lui faire savoir qui commande vraiment?

Écrit par : Mikhail Ivanovic | 13/12/2013

On a vite fait de se faire des idées qui n'existent pas... La bonne question sur un éventuel message subliminal ne doit-elle pas être posée à qui de droit?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 13/12/2013

Les commentaires sont fermés.