04/01/2014

Paysage médiatique : présents à l'appel !

 

Sur le vif - Samedi 04.01.14 - 11.09h

 

Président de la SSR, Raymond Loretan est un homme courtois, intelligent et cultivé. Dans le Matin d'aujourd'hui, il nous adresse ses vœux 2014. Il nous présente la SSR comme un facteur de cohésion nationale. Et estime qu'elle doit se partager la mission d'informer le bon peuple avec les éditeurs de presse écrite. C'est une vision sympathique. Des années 70.



Quid des télévisions régionales, quid de Canal 9, La Télé, Léman Bleu, qui se battent fantastiquement, avec des moyens incomparables à ceux de la SSR, pour faire vivre l'information de proximité ? Quid des radios privées ? Quid d'internet, et des nouveaux sites ? Quid des réseaux sociaux et de ce qu'on pourrait en faire dans une optique d'information interactive ?



Au nom de quoi la SSR, avec ses séries américaines et son financement captif, aurait-elle plus droit au label de "cohésion" que tant d'autres vecteurs, tellement vivants, tellement combatifs pour survivre dans un environnement concurrentiel ?



Des vœux sympathiques. Mais des vœux des années 70. Je souhaite tout de même à mon éminent compatriote une excellente Année 2014. Quant à nous, tous les autres, les petits entrepreneurs comme moi, les indépendants, les TV privées, les créateurs des sites de demain, les imaginatifs, les innovateurs, nous serons là. Présents à l'appel, dans le paysage médiatique suisse.

 

Pascal Décaillet

 

11:09 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Oui, plaise à l'avenir que ces petites structures ne disparaissent pas, sinon, le peuple ne sera plus entendu du tout.

Je ne pense pas que nous ayons une mauvaise TV nationale comparativement aux autres et hormis les mêmes séries qu'on voit partout et des émissions de divertissement qui ont toujours été lacunaires par rapport à certains pays, mais celles-ci coûtent très cher. De bons magazines, reportages, débats. Mais il est vrai qu'il y a très peu, voire aucune place au citoyen de s'y exprimer.

Le choix des intervenants est régi par un système de "caste" en ce qui concerne les débats, un système de choix des magazines qui exclut parfois les sujets les plus explosifs pour des raisons qui m'échappent (j'en a un exemple très frappant personnellement), des reportages qui sont coproduits pour des raisons financières bien compréhensibles, mais sont donc soumis à l'approbation de diverses origines.

Malgré la qualité eus égards aux autres chaînes francophones, il est vrai que l'Espagne par exemple fait de plus gros efforts sur le plan local ET international.

Et que sans les blogs ou les petites structures médiatiques TV, radios, il ne reste aucune place au citoyen local pour que sa parole soit entendue, alors que c'est lui qui alimente en partie financièrement nos TV et radios nationales.

Et quand bien même elles pourraient garder les minimes subventions qu'on leur enlève, les petites structures n'ont pas les moyens financiers de faire monter leur taux d'écoute par leur propre publicité ou autres.

Quelle est la solution M. Décaillet ?

Si la loi le permet, peut-être de rendre ces structures privées et payantes, avec quelques émissions en plusieurs langues ou sous-titrées ?

Faire appel à des bénévoles pour réaliser certaines émissions clés en mains ?

Je pense que nous serions nombreux à préférer des émissions désuètes sur le plan technique, mais que notre parole soit entendue.

Quitte à payer pour cela ! Puisque nous payons déjà pour être réduits au silence. Sur tous les plans.

Fondez un media pluraliste privé. Vous en avez les capacités et certainement plusieurs amis qui vous suivront. Un journal web multi-langues, une radio-web (ça ne coûte pas très cher, c'est suffisamment rentable pour rentrer dans ses frais avec un abonnement payant minime) et un partenariat avec Léman Bleu pour quelques émissions bien pensées.

Les excédents financiers de l'un pourront servir à l'autre et la pub de l'un sur l'autre par effet boomerang.

Même si toute la population n'est pas connectée sur internet, j'imagine que pour la FM en petite structure radio, il vaut mieux oublier. Beaucoup d'autres s'y sont déjà cassées le nez sauf à suivre la loi du plus fort.

Écrit par : Jmemêledetout | 04/01/2014

Jamais vu ces télés. J'ai swisscom tv, je peux voir des chaînes turques, serbes, croates, moldo-valaques, anglaises, espagnoles et même françaises, c'est vous dire si rien ne m'est épargné. Pas de Léman bleu, ni de quoi que ce soit de local suisse...
Franchement, je ne suis pas sûr que ces chaînes m'intéresseraient plus que les 18 chaînes moldo-valaques diffusées en iroquois du bassin inférieur du Mississipi que diffuse swisscom, mais bon, je n'ai pas le choix. Merci swisscom...

Écrit par : Géo | 04/01/2014

@ Géo,

Moi j'ai pourtant Léman Bleu et les autres locales avec Swisscom TV. Mais je doit dire que je l'ai découverte un peu par hasard en zappant pour voir ce qu'il y avait comme chaines à l'autre bout de la numérotation. Faut dire que quand il faut faire le 308 sur sa télécommande pour une chaîne dont je sais son existence seulement quand j'y pense et qu'entre les chaînes françaises et Léman Bleu ce sont comme vous des allemandes, anglaises, italiennes, turcs, espagnoles, moldaves, croates etc...c'est pas évident de connaitre ou de regarder Léman bleu.

D.J

Écrit par : D.J | 04/01/2014

@Geo

Quelles sont les chaînes qui vous intéresseraient Geo ?

Ou les radios ?

Pas de Léman Bleu sur l'abonnement Swisscom ? Ca alors... ça m'en bouche un coin. Notre fournisseur d'accès national No 1 ferait l'impasse sur les TV locales ? Sur les retransmissions du parlement genevois que Sieur Stauffer veut d'ailleurs donner à d'autres ?

Bon, quoi qu'il en soit, Léman Bleu on peut revisionner sur internet :

http://www.lemanbleu.ch/

Mais c'est pas pareil que des itv en direct ou différé je l'ignore à la TV de Décaillet qui invite à sa table tous les partis sans distinction de couleur politique ou de grandeur.

Ni la possibilité de voir en direct nos parlementaires s'écharper comme des gamins à l'école maternelle au lieu de travailler ensemble pour le bien commun, ce qu'on ne voit nulle part ailleurs en Suisse, sauf à Genève et donne une belle idée des gens que l'on élit.

Je suis tout simplement cablée dans l'immeuble, ne sait même pas par qui, parce que la régie a dû oublier de le mentionner, je n'ai rien d'iroquois, ni du Mississipi, mais j'ai Léman Bleu :-)))

Écrit par : Jmemêledetout | 04/01/2014

@ Geo et DJ
Pas besoin de faire 308 chiffres sur sa télécommande pour trouver une chaîne, il suffit d'aller consulter vos chaînes par internet sur le lien de Swisscom!

Écrit par : Michèle Roullet | 04/01/2014

Vous avez raison, merci. En 92, j'ai trouvé Léman bleu...
C'est idiot, je m'étais laissé tromper par le petit drapeau français, qui n'indiquait que la langue. A moins que Léman bleu soit une chaîne française, bien sûr...

Écrit par : Géo | 05/01/2014

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