11/01/2014

9 février : et si la gauche votait oui ?

 

Sur le vif - Samedi 11.01.14 - 17.22h

 

Quelle Suisse la gauche veut-elle pour les deux ou trois décennies qui nous attendent ? Face à la poussée migratoire sur le marché du travail, les forces qui se veulent « progressistes », vont-elles défendre les travailleurs de notre pays ou se cramponner à un discours de type moral, totalement déplacé face à l’enjeu du scrutin ? Certains socialistes, certains Verts même (allez, rêvons) tenteront-ils de comprendre pourquoi leurs camarades de parti, au Tessin, soutiennent l’initiative « contre l’immigration de masse », sur laquelle nous votons le 9 février ? Ou se contenteront-ils de traiter de retardés leurs collègues du Sud des Alpes ?

 

La gauche de ce pays va-t-elle, comme un seul homme, sous le seul prétexte que l’initiative vient de l’UDC, donc frappée du sceau de la malédiction, se conduire en alliée d’un libre-échangisme pur et dur qu’elle a passé une bonne partie de son Histoire à combattre ? Ces questions ne sont pas résolues. Elles ne le seront que dans quatre semaines et un jour. Mais recèlent l’une des inconnues d’évolution de l’opinion publique d’ici le 9 février. L’autre, à droite, ce sera la réaction de l’électoral PLR de souche radicale et populaire aux propos, hier, de leur président national de parti, l'Argovien Philipp Müller. Car la quasi-unanimité, tout à l’heure à Schwanden (GL) de l’Assemblée des délégués ne reflète pas nécessairement le sentiment profond de la base. Soucieux d’unité de matière, nous y reviendrons.

 

Mais la gauche ! Que va-t-elle voter, dans le secret de l’urne ? Hier soir à Forum, invité parmi d’autres à commenter le dernier en date des ineffables sondages Gfs-SSR, Christian Levrat, le patron du parti socialiste suisse, a utilisé à deux reprises l’expression « retour à la Suisse des baraques » pour stigmatiser le principe de contingents contenu dans le texte. Terminologie dûment préméditée pour créer, chez ceux (comme votre serviteur) assez âgés pour en avoir la mémoire, l’épouvante face au retour de l’époque des saisonniers, logés parfois près des chantiers, ne bénéficiant pas du regroupement familial, ne rejoignant leurs familles que trois mois par an. Cette Suisse-là, je l’ai connue, mon père était ingénieur, il était d’ailleurs fermement opposé à l’initiative Schwarzenbach de juin 1970. Mais, de la part de M. Levrat, quel amalgame ! En l’écoutant hier, je me demandais qui, dans ce pays, tentait de faire peur à qui, et avec quelles ficelles. Tant qu’on y était, on aurait pu remonter à Zola et aux grandes grèves du Nord.

 

Une partie de la gauche nous brandit l’étendard de la xénophobie. C’est une imposture, que nous avons démontée dans notre texte précédent, paru dans le Nouvelliste et publié dans ce blog. Bien sûr que la Suisse a besoin d’immigration. Bien sûr que la mixité nous a façonnés. Bien sûr que le mélange des langues et des cultures nous a enrichis. Mais où, je vous prie, dans le texte du 9 février, serait-il question d’y renoncer ? Carrefour au centre de l’Europe, la Suisse aura toujours affaire avec les étrangers, et c’est très bien ainsi. Pourquoi nous fait-on croire qu’il s’agirait de fermer le robinet, là où il est juste question d’en régler un peu la puissance. Ré-gu-la-tion !

 

Vouloir ce contrôle, ça n’est en aucun cas rejeter l’Autre, ni entrer dans une phase de « repli », ni nous « recroqueviller », c’est réinstaurer le contrôle citoyen, donc la volonté politique, sur un flux aujourd’hui non maîtrisé. C’est prendre pari pour les années qui viennent, pour une Suisse toujours ouverte aux échanges, toujours accueillante, mais édictant juste, comme l’immense majorité de ses voisins, quelques règles pour éviter, d’ici dix ou vingt ans, une démographie étouffante. N’est-ce pas notre droit, notre devoir même, d’anticiper aujourd’hui les problèmes de demain ?

 

Alors, hommes et femmes de gauche, comment allez-vous voter ? Juste sur un slogan moral déplacé, celui de « xénophobie », ou avec votre fibre de défense des places de travail pour les résidents de ce pays ? Le rôle historique de la gauche est-il de soutenir servilement les intérêts de libre échange absolu d’un grand patronat dont l’ambition citoyenne n’apparaît pas comme l’impératif premier ? Une fois qu’ils l’auront sauvée, leur libre circulation, au soir du 9 février, vous croyez qu’ils vont vous les donner, vos « mécanismes d’accompagnement » visant à corriger les excès ? Pour ma part, je crois qu’ils s’empresseront de retourner à leurs chères affaires. Et, pour certains d’entre eux, à leur sous-enchère salariale sans entraves. Et là, vous la gauche, vous aurez tout perdu. Vous n’aurez plus le crédit de votre base ouvrière, qui a d’ailleurs émigré vers d’autres horizons. Et vous n’aurez plus d’alliés pour renverser la situation. Vous pourrez demeurer le parti des bobos. Mais la puissance tellurique, jaillie d’en bas, de représentants des plus précaires, vous l’aurez perdue. A vous de voir. A vous de juger.

 

Pascal Décaillet

 

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Commentaires

Voici des documents qui aident à comprendre l’enjeu de cette votation, afin d’assurer un futur indépendant pour la Confédération suisse.


VOTATION DU 9 FEVRIER 2014

INITIATIVE CONTRE L’IMMIGRATION MASSIVE

1 Les pays industrialisés reconnus (Canada, USA, Japon, Inde, etc.) disposent tous d’une politique d’immigration. Elle leur permet de lutter contre l’immigration illégale, le travail au noir, le dumping salarial, la précarisation des conditions de vie dans le pays, la criminalité et le chômage montants. Invoquer la libre circulation UE comme principe fondamental pour refuser ce droit de contrôle aux Suisses est irrespectueux de la part de nos élus politiques. Aujourd’hui, les accords bilatéraux privent la Suisse d’une capacité de mise en œuvre d’une politique d’immigration autonome, non conforme à la volonté de Bruxelles.

2 Sur recommandation du Grand Capital, l’EU fédérale a édité la directive concernant le détachement des travailleurs étrangers sur un modèle ultralibéral permettant la mise en concurrence des peuples à l’intérieur des frontières européennes (salaires pratiqués selon le niveau dans le pays du lieu de travail additionné des charges sociales pratiquées dans le pays d’origine). En 2005, lors des votations sur les accords bilatéraux, notre classe dirigeante ne nous a pas expliqué les conséquences de ces dispositions européennes. Elle a préféré mettre l’accent sur des mesures soi-disant accompagnatrices qui se sont révélées finalement inappliquées, (cf. motion de la Conseillère nationale Viola AMHERD qui n’a pas été reçue).
Pourquoi la Suisse a-t-elle imposé aux entreprises du gros-œuvre de la construction le modèle de « la responsabilité solidaire des entreprises face à l’immigration de masse due à la libre circulation » ?
Réponse : notre classe politique dogmatique, eu égard aux accords bilatéraux qu’elle ordonne en accord avec Bruxelles, applique la politique élaborée par cette dernière. Ainsi dès le milieu de l’année 2013, la Suisse a mis en pratique une nouvelle disposition de cette directive européenne, relative à la responsabilité solidaire aux seules entreprises de construction (plus tard ce sera le tour des autres branches économiques, en fonction du souhait de Bruxelles). Cela sans débat en Suisse et bien avant que cette responsabilité solidaire fasse l’objet d’un accord définitif et clair entre les 28 membres de l’UE… Dans l’UE fédérale, elle n’entrera en vigueur probablement qu’en 2016, a souligné Mme Annick LEPETIT, porte-parole PS rapportant ces propos du groupe des députés socialistes français à Bruxelles !
En Suisse à travail égal on tend à donner un salaire égal. Or maintenant, en raison de la directive européenne, la concurrence est déloyale ; car il est possible de verser à un travailleur européen détaché en Suisse un salaire et des charges sociales inférieures de plus de 30% à ce qu’elles sont pour les travailleurs fixes. Dans ces conditions, comment les entreprises utilisant du personnel établit en Suisse peuvent-elles encore agir en toute compétitivité, face à des concurrents cupides desserrant leurs responsabilités sociales et dévalorisant économiquement, ainsi, formation et travail de la population de notre pays ?
Les mesures d’accompagnement futures, maintes fois, annoncées par la Suisse et /ou par l’UE fédérale ne règleront rien… en accord avec le Grand Capital. Ainsi en Suisse, le contrôle de l’immigration massive en votation constitue le moyen de rajustement uniforme du niveau de vie du pays, actuellement menacé par une pratique de concurrence déloyale d’origine européenne autorisée par les accords bilatéraux dans notre économie.

3 Avant les accords bilatéraux avec l’UE fédérale, la Suisse disposait d’une économie qui fonctionnait déjà… clients et entreprises commerçants auparavant par-dessus les frontières, sans accords bilatéraux. Un bon produit s’impose de lui-même. N’ayons crainte de remettre en cause ces accords bilatéraux : les produits de qualité renverseront toujours toutes les barrières pour arriver vers une clientèle séduite et ainsi s’imposer. Pensons à reconstruire le goût du bien commun et soyons soucieux de protéger la solidarité nationale en danger, à travers la répartition de l’aisance, 1er rôle social des entreprises.

4 Etre contre l’immigration de masse, c’est surtout permettre l’entrée d’immigrants aidant à renforcer le bien-être du pays, face à une politique d’ouverture non maîtrisée par l’UE. Cela en répartissant mieux les revenus entre tous – gage de la paix sociale - et par une lutte efficace contre : le travail au noir, l’immigration inégale, la criminalité, le dumping salarial, le chômage montant et la précarisation des conditions de travail en imposant aux travailleurs entrants en Suisse des salaires et des prestations sociales agréés par les partenaires sociaux suisses.

5 Le contrôle des immigrants ne compliquera pas le recrutement de main-d’œuvre étrangère. Au contraire, il va l’optimiser en permettant d’accueillir en nombre les travailleurs dont nous avons besoin, sans exhumer le statut de saisonnier dépassé. Cela contrairement aux affirmations des personnes favorables à l’UE fédérale.

6 Le contrôle de l’immigration ne demandera pas plus de travail administratif que la situation actuelle ne l’exige, puisque les travailleurs étrangers doivent déjà aujourd’hui régulariser leurs rapports de travail. Seuls les papiers échangés différeront de ceux actuellement. Dans un même temps une baisse des effectifs de police et un regain de respect du savoir-vivre et des mœurs suisses pourraient être appréciés par tous...

7 Etre contre l’immigration de masse ne permettrait-il pas de renégocier avec l’UE fédérale ? Et même si, en raison de la clause guillotine, tout l'édifice bilatéral s'écroulerait, cela constituerait-il vraiment une menace rédhibitoire pour notre économie ! Soyons pragmatiques : la Suisse est un petit hors-bord économique et non un pétrolier. Multiplions des accords économiques respectueux avec des pays d’Asie. Il y a là-bas un avenir pour notre Etat-nation.

8 Une politicienne a dit que le contrôle de l’immigration est un poison pour la Suisse. Elle ne considère pas la grande quantité de mauvais cholestérol que nos accords bilatéraux avec l’UE fédérale déversent dans notre économie, sang de notre pays : dumping salarial, risque de coûts accrus du chômage, démographie et insécurité ainsi qu’incivilité montantes, perte de notre culture et de nos valeurs, pollution grandissante, augmentation des fréquences d’expertises des véhicules, obligation d’allumer les phares, contraintes sans valeur ajoutée pour devenir « euro-compatible », etc. Le peuple suisse supporte beaucoup d’obligations jugées inutiles. Il souffre de la baisse de sa qualité de vie, de ses routes surchargées, de ses trains bondés, de ses écoles et de ses hôpitaux débordés !

9 Les politiciens suisses affirment que la paupérisation grandissante, résultant de la concentration du capital et du pouvoir en main d’un tout petit nombre, est causée par la crise économique. Aussi pour y voir plus clair, il y a lieu d’évoquer une suite vraisemblable :
En même temps que cette course effrénée à la concentration des richesses et du pouvoir, Economie Suisse nous propose d’engager les femmes pour lutter contre l’immigration de masse. A première vue, cette proposition séduisante permet aussi à certains ménages – de la classe moyenne - de rester à flot en envoyant épouses et mères de famille au travail. Certes, l’émancipation des femmes joue un rôle important, ainsi que l’offre croissante d’emplois dans le secteur des services où l’activité est moins pénible que dans l’industrie. Mais cette féminisation du travail est surtout dictée par la nécessité… d’atteindre les buts économiques visés. Grâce à cela, demain les salaires pourront à nouveau baisser et le supplément de revenu deviendra à terme insuffisant pour prendre en charge les frais de garde d’enfant(s) …, comme c’est d’ailleurs déjà le cas aujourd’hui en Espagne et au Portugal.
Puis, lorsque ce levier financier sera totalement exploité, il nous sera proposé un deuxième mécanisme d’adaptation : tous ceux qui le pourront allongeront leurs temps de travail. D’autres, de plus en plus nombreux, cumuleront deux ou trois emplois exigeant chacun au moins 20 ( ?) heures de présence. Le troisième mécanisme sera alors la ponction de l’épargne et le recours massif au crédit simple ou hypothécaire gagé sur la résidence principale, dont la valeur ne cesse(ra) d’augmenter… jusqu’à l’effondrement de l’immobilier et le rachat des plus beaux morceaux par…, devinez qui ?
C’est ainsi que le dépouillement et l’asservissement des peuples s’obtient pour le Grand Capital, au nez et à la barbe des honnêtes travailleurs, des bien-intentionnés, des ignorants et des simples d’esprit, tous collaborant à leur insu. Aujourd’hui, les armes sont essentiellement économiques : la pauvreté (réduction de la force du peuple) et la dette (asservissement du peuple)… Aussi il faut être conscient que, durant cette dernière décennie en Europe, les actions du Grand Capital, agissant à travers les organes de l’UE fédérale, ont été couvertes de succès retentissants : il dispose désormais d’une vaste zone territoriale et d’une population à coûts de production de plus en plus faibles, avec des systèmes sociaux différents aux services des populations qui seront finalement déclarés contraires aux règlements économiques européens que la Bruxelles fédérale développe…

Lire les « PRINCIPES DE RICARDO », chapitre 7, d’après l’essai de Robert TORRENS : (…) le taux de profit ne peut jamais hausser qu’en raison d’une baisse des salaires.

10 Pour réduire un peuple en esclavage, on pénètre son territoire, on s’installe chez lui et on lui confisque ses droits, en particulier celui de battre monnaie. De façon inavouée, l’Europe fédérale poursuit la dissolution des Etats-nations en imposant des pratiques de coûts de main-d’œuvre inégaux, appauvrissant ainsi les Européens et permettant de dévaloriser les places de travail existantes en Suisse ! Cette misère montante est révoltante. Un oui le 9 février prochain en faveur de l’initiative contre l’immigration massive permet à la Suisse de reprendre le contrôle des salaires et des charges sociales pratiqués par les Suisses et par les travailleurs européens détachés en Suisse.

11 Selon l’AFP, en France actuellement, un débat sur la limitation de l’immigration fait colère. Au-delà de ce thème récurrent inscrit au programme du Front National depuis longtemps, c’est maintenant l’UMP et son Président, M. Jean-François COPE, qui s’en emparent. Déclarant cette question « trop sérieuse pour être laissée à la gauche et aux démagogues de l’extrême droite », il dépose 41 propositions pour « reprendre le contrôle ». Dans un document de travail d’une trentaine de pages, le groupe de travail UMP coordonné par M. Hervé MARITON déroule des propositions qu’il veut « concrètes, fermes, et justes, inspirées des meilleures pratiques des grandes démocraties occidentales ». L’objectif, explique sans détour le député de la Drône au Journal Le Point, est de mettre en place une immigration non plus subie mais choisie. Un principe fondateur qui rappelle à s’y méprendre le projet porté par M. Nicolas SARKOZY en… 2006. « Nous ne voulons pas d’une immigration subie, nous voulons une immigration choisie », avait-il déclaré alors qu’il était ministre de l’Intérieur.
Cette thématique fait également l’objet d’un rapport que la gauche au pouvoir conduit non sans quelques fuites provoquant une situation facétieuse entre le Président Hollande et son Premier Ministre… Ces évènements peuvent être compris grâce à Internet. Observez l’évolution de la France, comprenez le lien intime entre immigration non contrôlée et insécurité montante, conséquences des volontés de l’Europe fédérale et de ses mécanismes révélés fin 2013 à un peuple de France impuissant face à Bruxelles.

12 …
• Comprendre les motivations de l’actuelle UE imposant une Europe fédérale. Etre conscient des volontés de dissolution des Etats-nations poursuivies par l’UE.
• Comprendre la différence entre l’Europe fédérale actuelle et une autre Europe respectueuse des peuples et de leurs différences : l’EUROPE DES ETATS-NATIONS.
• M. David CAMERON (Angleterre) veut réformer l’immigration légale …
• Volonté d’indépendance affichée par la Catalogne vis-à-vis de l’Espagne.
• Emeutes en Grèce… ; Trajectoire des Français et de la France…
• Révolte des fourches en Italie…
• Confiscation des dépôts bancaires (bail-in) à Chypres, et demain ailleurs ...
• Consulter les sites Web européens concernés et leurs blogs… etc.
XVIII/2014.

Puis toujours au sujet de cette initiative, encore quelques documents permettant de mieux saisir les actions de l’Union Européenne actuelle et l’enjeu de souveraineté nationale pour nous les Suisses :
http://www.lecontrarien.com/la-dissolution-de-letat-nation-18-12-2013-edito
http://www.contrepoints.org/2013/12/31/151797-suisse-une-prosperite-en-trompe-loeil
http://dessousdebruxelles.ellynn.fr/spip.php?article184

Enfin, pour connaître comment, dès 1992, nos politiciens ont modifié la Constitution pour retirer au peuple suisse sa souveraineté et pourquoi maintenant ils ne peuvent que s’en remettre aux exigences de l’UE, voici deux articles instructifs. Notamment pour comprendre cette sorte de Grande Alliance de notre classe politique supérieure qui se trouve légitimée par l’idéologie "économiste" et par la guerre économique :
http://leblogalupus.com/2013/12/31/la-democratie-suisse-a-lepreuve-de-la-mondialisation/
http://lilianeheldkhawam.wordpress.com/2013/09/05/la-democratie-suisse-devoyee/

Et demain, lorsque les politiciens ambitionneront de nous limiter ou de nous retirer notre droit de referendum sous prétexte d’abus, ils mettront un terme à plus de 700 ans d’indépendance de la Nation Suisse et de son peuple souverain. Soyons lucides dès maintenant !

Écrit par : TS | 11/01/2014

Dans l'ensemble, d'accord avec vous. Plutôt de gauche, né en 58! la, je partage votre point de vue. C'est l'économie qui donne le ton. 80000 nouveaux habitants par an, c'est le bâtiment et tout ce qui va avec qui se frottent les mains. Normal que comme cela l'économie brille. Comme en mode croissance, les trente glorieuses. Consommation intérieures en croissance. Mais notre bien-être ne tient pas qu'à notre richesse sonnante. Et même si nous plébiscitons cela, nous n'arrivons pas à adapter l'infrastructure du pays (transports, écoles, etc) à la croissance de la population, cela va trop vite. Il faut accepter l'initiative.

Cordiales salutations,

Stephan

Écrit par : Stephan Fedrigo | 11/01/2014

Bonsoir,
Comme à l’accoutumée, excellent billet sur un sujet oh ! Combien délicat pour les purs libre-échangistes, mais pas moins non plus pour le bon peuple votant.
Au 3ème paragraphe, sixième ligne, il vous faut corriger le mot « frontalier » en le remplaçant par « saisonnier », ce qui doit parfaitement correspondre avec votre argumentation relative au passé, au temps de l’initiative Schwarzenbach !!
Bonne continuation. Je ne suis pas loin de penser que, comme l’initiative sur les minarets, l’actuelle contre l’immigration de masse passera à une courte mais bonne majorité (pronostic : 54%).

Écrit par : simonius | 11/01/2014

Je ne suis (de loin) pas toujours d'accord avec M. Décaillet mais force est d'admettre que cette analyse est tout simplement parfaite.

"La gauche", souvent gauche d'ailleurs, n'a plus rien de sa noblesse d'âme des débuts, où elle a mené une juste lutte pour défendre les classes sociales les plus faibles.

Aujourd'hui ceux qui votent socialiste sont une caste de privilégiés, sans soucis de logement ni de précarité d'emploi et "actifs" principalement dans :

1) Le fonctionnariat à tous niveaux,

2) Les avocats commis d'office pour défendre toutes sortes de "clients", d'autres confrères à l'Asloca (association qui par ailleurs s'oppose à tous les projets de construction qui auraient pour conséquence d'augmenter l'offre et donc de diminuer la pression sur les locataires - cherchez l'erreur)

3) Les politiciens professionnels (qui engagent les 1) et 4) et subventionnent les 5)

4) membres de CA des grandes entités du canton (SIG; TPG ; HUG)

5) dirigeants d'association arrosées par les subvention versées par leurs copains de partis, etc.

Personnellement je doute que cette "gauche caviar (ou à tout le moins saumon)" vote oui le 9 février. Par contre la vraie gauche, celle du combat et des acquis sociaux, celle-là votera oui c'est certain et ne se laissera pas enfariner par les propos "bisounours" des dirigeants socialistes et écologistes.

Il est vrai qu'elle a déjà déserté ces partis pour se diriger vers l'UDC ou le MCG, deux partis qui répondent plus concrètement à leurs désirs de sécurité de l'emploi, de protection dans la rue et de lutte contre la délinquance et la criminalité.

Sans parler de la surchauffe sur le marché locatif et immobilier ni de nos infrastructures qui, sous l'ère du "socialiste" Leuenberger (encore un avocat zurichois de la gauche caviar) ont pris 20 ans de retard et se retrouvent (merci les bilatérales) complètement en état proche du collapsus.

Écrit par : A. Piller | 11/01/2014

Bravo pour cet article ! Vous faites résolument partie d'une espèce de journalistes en voie de disparition : du caractère et du courage.

Ça fait bien longtemps que la base de la gauche vote contre ses propres intérêts sous l'injonction de sa direction qui roule souvent pour des causes assez obscures...

Une argumentation sous un autre angle : http://decalages.blog.24heures.ch/archive/2014/01/10/oui-a-l-initiative-contre-l-immigration-de-masse-pour-une-so-854842.html

Écrit par : J.-F. Huguelet | 12/01/2014

Métier : recruteur de personnel, bien nanti d'occuper un job en or à Genève.
Mon employeur privilégiant souvent les candidats locaux, je jongle avec le personnel disponible sur le marché local et j'engage aussi des chômeurs locaux (suisses ou résidents) ou provenant d'autres cantons. Durant dix ans, j'ai tout vu, tout entendu en recueillant notamment des témoignages de candidats heureux d'avoir été choisis après des années de galère. J'ai également reçu les confidences de collègues responsables RH soit dans des entreprises nouvellement installées ou déjà bien implantées, soit dans des administrations publiques. Tout ce que j'observe me fait froid dans le dos. La plupart des entreprises fiscalisées à Genève sont des tueuses d'emploi, seul le dieu "Kapital" sans foi ni loi dicte leur politique d'engagement/désengagement !
N'appartenant à aucun parti, je voterai "oui" car la situation à Genève est catastrophique et elle va empirer si rien n'est fait pour endiguer un flux migratoire hors contrôle. Je suis certain que les personnes au chômage ayant le droit de vote approuveront l'initiative.
A la réflexion, cette initiative arrive peut-être trop tôt... à 2-3 ans près elle aurait plus de chance d'aboutir puisque selon les sondages elle sera refusée.

Écrit par : Claude | 12/01/2014

Les Socialistes et Verts tessinois l'ont fait. Ils diront OUI!

Écrit par : Corélande | 13/01/2014

@ TS

"lorsque les politiciens ambitionneront de nous limiter ou de nous retirer notre droit de referendum sous prétexte d’abus"

C'est fait, ils ont déjà commencé...

voir ici le lien
Le PDC Buttet et 40 parlementaires veulent limiter la démocratie directe ... sur

http://adimante.blogspot.ch/

@ Piller

ni de nos infrastructures qui, sous l'ère du "socialiste" Leuenberger (encore un avocat zurichois de la gauche caviar) ont pris 20 ans de retard et se retrouvent (merci les bilatérales) complètement en état proche du collapsus

si vous voulez avoir une idée du pourquoi, regardez cette vidéo

http://www.youtube.com/watch?v=tv6il9CH0II

merci à mr Décaillet pour cet espace de liberté d'expression.

Écrit par : adimante | 13/01/2014

"puisque selon les sondages elle sera refusée."
Comme celle sur les minarets. Allez voter !

Écrit par : Géo | 13/01/2014

Ce qui est le plus dégoûtant c'est de voir la propagande des médias qui nous inondent tous les jours pour nous 'informer' que tout va bien dans le meilleur des mondes, et qu'il ne faut surtout rien changer. Toutes les études montreraient qu'il n'y aucun effet négatif sur le marché de l'emploi et sur les salaires, alors que de plus en plus de Suisse sont laissés pour compte. Je vois autour de moi des des anciens collègues de plus de 40 ans qui sont obligés d'aller à l'hospice général ou qui acceptent des salaires de plus en plus bas, car de plus en plus de boites ne prennent que des frontaliers. Et pendant ce temps les prix ne font qu'augmenter. De toute façon il n'y aura pas dix milles solutions. Soit on décide maintenant de limiter un peu l'immigration, soit dans dix ans ce sera le chaos total et le crash de l'économie Suisse, et alors les immigrants ne viendront plus dans notre pays, car ils n'auront plus intérêt à y venir.
Alors ensuite quand on discute avec les gens de gauche, souvent la seule réponse qu'ils ont c'est de dire qu'il ne faut pas être raciste et xénophobe et qu'on ne peut pas fermer les frontières. Quel discours manichéen et naïf, alors que la Suisse a toujours été une terre d'immigration. Personne ne parle de fermer les frontières, mais de mettre certaines limites. Malheureusement la gauche est avant tout intéressé par les intérêts des étrangers et pas des Suisses !
C'est assez ironique de voir les gens de gauche et les verts parler tout le temps de développement durable et de la nécessité de combattre la surpopulation de la planète, mais lorsqu'il s'agit de la Suisse, il ne faut surtout mettre aucune limite, car c'est 'pas bien' et raciste !

Écrit par : Philippe | 13/01/2014

Disons donc tout de suite OUI à l'initiative contre l'immigration de masse et NON au FAIF! En toute logique nous n'avons pas besoin de mettre tous ces milliards et perdre des terres arables si nous avons une immigration contrôlée.

Car il semble qu'en -bon- président de l'OCDE, avant de la Suisse, Burkhalter leur a demandé qu'ils y mettent leur grain de sel! Cela me fait penser aux dirigeants UE quand ils ont fait revoter les -non- afin qu'ils deviennent des -oui,oui-!

Faisons les choses dans l'ordre avant de dépenser sans compter et restons Maîtres chez nous, avant qu'il ne soit trop tard!

Écrit par : Corélande | 14/01/2014

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