18/01/2014

Nous sommes tous des Tessinois

 

Sur le vif - Samedi 18.01.14 - 17.42h

 

Genève s’intéresse au Tessin, et le Tessin s’intéresse à Genève. Avant-hier, je donnais une interview à mes amis du Giornale del Popolo, dont je suis chroniqueur politique depuis des années, sur les possibles similitudes entre les deux cantons dans le vote du 9 février prochain sur l’immigration de masse. Si je prévois un oui très large au Tessin, il me semble tout de même que Genève refusera l’initiative. Et puis, ce matin, très bonne page 3 dans la Tribune de Genève (et 24 Heures), sur la situation du Tessin, soumis à une pression migratoire très violente de la part de la Lombardie : soixante mille frontaliers, soit un travailleur sur quatre, et un taux de chômage de 4,9%. Ça ne vous rappelle rien ?

 

 

Le Genevois qui lit cette page 3, il pense à qui ? Aux Tessinois ? Oui, sûrement. Mais évidemment, par effet de miroir, comment pourrait-il ne pas songer à lui-même ? Pression migratoire, frontière, chômage, voilà des mots qui lui parlent. Bien sûr, nous ne votons pas le 9 février sur l’idée de frontière, enfin pas officiellement. Nous votons sur une régulation des flux migratoires. Nous ne votons pas sur les frontaliers, mais bien sur les personnes qui viennent s’établir en Suisse : quelque 80'000 par an depuis l’entrée en vigueur des bilatérales. C’est beaucoup.

 

 

Nous ne votons pas sur la frontière, mais le grand retour de cette notion que des générations de libéraux-libertaires, tout occupés à la mondialisation, ont voulu diluer, occupera puissamment les esprits. Oui, le Tessin et Genève figurent dans les cantons exposés. En termes de front, on appelle cela la première ligne. Comme par hasard, c’est au Tessin et à Genève que prospèrent des partis, Lega ou MCG, thématisant la notion de frontière.

 

 

Je continue de penser que Genève rejettera l’initiative, et n’émets aucun pronostic sur le résultat final suisse. Parce que notre gauche à nous, avant tout les Verts mais aussi une partie des socialistes, demeure bizarrement acquise au libre-échangisme sans entraves. Que ce principe n’ait enrichi que les plus puissants, généré une sous-enchère éhontée (et qu’ils devraient être les premiers à condamner) ne semble pas les rebuter. Comme s’ils demeuraient envoûtés par un libéralisme ultra qui a fait faillite, et dont une partie croissante de la droite se détourne. Au Tessin, on est moins bobo :Verts et socialistes soutiennent l’initiative.

 

 

Genève et le Tessin : beaucoup de points communs. Il sera passionnant, au soir du 9 février, d’observer, canton par canton, et même district par district, comment la Suisse aura voté. Genevois et Tessinois seront sous les projecteurs. Comme ils sont, aujourd’hui, en première ligne du front migratoire.

 

 

Pascal Décaillet

 

17:42 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (19) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Vous jouez avec le feu, Monsieur Décaillet.

Écrit par : Alain Peyrot | 18/01/2014

Et vous, M. Peyrot, vous jouâtes avec le vent.

Écrit par : Pascal Décaillet | 18/01/2014

Selon Viviane Redding, la Belgique aurait expulsé l'année dernière 5'500 européens vers la France et les Pays-Bas qui abusaient des ses prestations sociales. Toujours la même source ou plutôt la journaliste en face d'elle (Euronews): un sondage dit que 60% des Européens rejettent la libre circulation dans l'UE!
Et nous, selon nos Conseillers fédéraux, nous ne pourrions pas renégocier avec l'UE....non mais on se fout de qui?

Écrit par : Corélande | 18/01/2014

Beaucoup d'européens se tournent vers la petite suisse pour voir si elle va oser faire ce qu'ils rêvent de faire chez eux.

Écrit par : norbertmaendly | 18/01/2014

@ Mr Peyrot. en tous cas vous en avez pris un.

Écrit par : norbertmaendly | 18/01/2014

Bah les ptits suisses ont déjà réussi à faire passer Minder (mais pas les 12 % des jeunes socialistes, ça c'était un peu... trop vite), alors pas étonnant que les membres de l'UE lorgnent sur nos futures votations :-)

Ce qui est sidérant, c'est que nous suivons absolument toutes les règles de l'UE à laquelle nous n'avons pas adhéré, je le rappelle, sur le plan médical, même lorsqu'ils prennent des décisions complètement idiotes excepté celles où ils prennent des décisions intelligentes de précaution, sur le plan de l'échange économique où ils ont tous les droits et nous aucun... en tous cas ce ne sont pas les prix payés par le consommateur qui sont alignés, et qu'en plus nous devrions alors que certains de nos propres ressortissants ont une vie qui relève de la torture, accepter un quota d'étranger dépassant déjà largement ceux de tous les pays de l'UE, qui serait encore supérieur et qui ont droit à tout alors que les nôtres n'ont droit à rien.

Si Genève vote non, cela voudra dire que les genevois sont profondément masochistes, qu'ils acceptent que, allez en gros, 60 % de la population n'ayant droit à rien aura besoin d'un psy dans les semaines qui suivent :-)))

Ou de quelques urnes supplémentaires pour tous nos petits vieux, invalides, handicapés, malades, qui ne sont défendus ni soutenus par personne !. Plus tous ceux qui vont le devenir incessamment, nos jeunes, nos exilés en France voisine, etc... etc...

Alors je ne sais pas si M. Décaillet joue avec le feu, comme le dit M. Peyrot, ce qui est sûr, c'est que notre gouvernement fédéral joue avec une bombe sans s'être assuré que la mèche n'avait pas encore été allumée parce qu'il n'a strictement aucune conscience de ce qui se passe sur le terrain.

Remettons des suisses dans nos logements, remettons des suisses dans nos logements, remettons des suisses dans nos fonctionnaires, remettons des suisses dans nos associations, fondations, et autres entreprises subventionnées, remettons des suisses dans cet hôpital qui se fout de l'humain comme de l'an quarante, remettons des suisses dans nos entreprises, et réservons la place restante ouverte pour les étrangers.

Et surtout, remettons la formation de tous nos suisses en question...

Écrit par : Jmemêledetout | 18/01/2014

Voici des documents qui aident à comprendre l’enjeu de cette votation, afin d’assurer un futur indépendant pour la Confédération suisse. Et tout d’abord un texte relatif à l’initiative à lire, à faire lire et… aussi à redistribuer ! :

VOTATION DU 9 FEVRIER 2014 INITIATIVE CONTRE L’IMMIGRATION MASSIVE

1 Les pays industrialisés reconnus (Canada, USA, Japon, Inde, etc.) disposent tous d’une politique d’immigration. Elle leur permet de lutter contre l’immigration illégale, le travail au noir, le dumping salarial, la précarisation des conditions de vie dans le pays, la criminalité et le chômage montants. Invoquer la libre circulation UE comme principe fondamental pour refuser ce droit de contrôle aux Suisses est irrespectueux de la part de nos élus politiques. Aujourd’hui, les accords bilatéraux privent la Suisse d’une capacité de mise en œuvre d’une politique d’immigration autonome, non conforme à la volonté de Bruxelles.

2 Sur recommandation du Grand Capital, l’EU fédérale a édité la directive concernant le détachement des travailleurs étrangers sur un modèle ultralibéral permettant la mise en concurrence des peuples à l’intérieur des frontières européennes (salaires pratiqués selon le niveau dans le pays du lieu de travail additionné des charges sociales pratiquées dans le pays d’origine). Ce principe, indissociable à l’intouchable libre circulation, est un rouage essentiel d’une machine «Europe» destinée à écraser les peuples. Issu du «Pacte de l’Euro», il démantèle la capacité de résistance des peuples européens face à la domination du capitalisme en les réduisant économiquement et socialement. En 2005, lors des votations sur les accords bilatéraux, notre classe dirigeante ne nous a pas expliqué les conséquences de ces dispositions européennes. Elle a préféré mettre l’accent sur des mesures soi-disant accompagnatrices qui se sont révélées finalement volontairement inappliquées, eu égard au respect des règles de l’UE fédérale (motion de la Conseillère nationale Viola AMHERD qui n’a pas été reçue).
Pourquoi la Suisse a-t-elle imposé aux entreprises du gros-œuvre de la construction le modèle de « la responsabilité solidaire des entreprises face à l’immigration de masse due à la libre circulation » ?
Réponse : notre classe politique dogmatique, eu égard aux accords bilatéraux qu’elle ordonne en accord avec Bruxelles, applique la politique élaborée par cette dernière. Ainsi dès le milieu de l’année 2013, la Suisse a mis en pratique une nouvelle disposition de cette directive européenne, relative à la responsabilité solidaire aux seules entreprises de construction (plus tard ce sera le tour des autres branches économiques, en fonction du souhait de Bruxelles). Cela sans débat en Suisse et bien avant que cette responsabilité solidaire fasse l’objet d’un accord définitif et clair entre les 28 membres de l’UE… Dans l’UE fédérale, elle n’entrera en vigueur probablement qu’en 2016, a souligné Mme Annick LEPETIT, porte-parole PS rapportant ces propos du groupe des députés socialistes français à Bruxelles !
En Suisse à travail égal on tend à donner un salaire égal. Or maintenant, en raison de la directive européenne, la concurrence est déloyale ; car il est possible de verser à un travailleur européen détaché en Suisse un salaire et des charges sociales inférieures de plus de 30% à ce qu’elles sont pour les travailleurs fixes. Avec cette distorsion résultant des accords bilatéraux, comment les entreprises utilisant du personnel établit en Suisse peuvent-elles encore garantir de bonnes conditions sociales à leurs collaborateurs, face à des concurrents/dirigeants cupides desserrant leurs responsabilités sociales et dévalorisant ainsi économiquement les formations et le travail de la population de notre pays ?
Des mesures d’accompagnement futures, maintes fois, annoncées par la Suisse et /ou par l’UE fédérale ne règleront rien… en accord avec le Grand Capital. Ainsi en Suisse, le contrôle de l’immigration massive en votation constitue le moyen de rajustement uniforme du niveau de vie du pays, actuellement menacé par une pratique de concurrence déloyale d’origine européenne autorisée par les accords bilatéraux dans notre économie.

3 Avant les accords bilatéraux avec l’UE fédérale, la Suisse disposait d’une économie qui fonctionnait déjà… clients et entreprises commerçants auparavant par-dessus les frontières, sans accords bilatéraux. Un bon produit s’impose de lui-même. N’ayons crainte de remettre en cause ces accords bilatéraux : les produits de qualité renverseront toujours toutes les barrières pour arriver vers une clientèle séduite et ainsi s’imposer. Retrouvons le goût du bien commun qui se perd, protégeons la solidarité nationale en danger et soutenons la paix sociale à travers la répartition de l’aisance, 1er rôle social des entreprises.

4 Etre contre l’immigration de masse, c’est surtout permettre l’entrée d’immigrants aidant à renforcer le bien-être du pays, face à une politique d’ouverture non maîtrisée par l’UE. Cela en répartissant mieux les revenus entre tous – gage de la paix sociale - et par une lutte efficace contre : le travail au noir, l’immigration inégale, la criminalité, le dumping salarial, le chômage montant et la précarisation des conditions de travail en imposant aux travailleurs entrants en Suisse des salaires et des prestations sociales agréés par les partenaires sociaux suisses.

5 Le contrôle des immigrants ne compliquera pas le recrutement de main-d’œuvre étrangère. Au contraire, il va l’optimiser en permettant d’accueillir en nombre les travailleurs dont nous avons besoin, sans exhumer le statut de saisonnier dépassé. Cela contrairement aux affirmations des personnes favorables à l’UE fédérale.

6 Le contrôle de l’immigration ne demandera pas plus de travail administratif que la situation actuelle ne l’exige, puisque les travailleurs étrangers doivent déjà aujourd’hui régulariser leurs rapports de travail. Seuls les papiers échangés différeront de ceux actuellement. Dans un même temps une baisse des effectifs de police et un regain de respect du savoir-vivre et des mœurs suisses pourraient être appréciés par tous...

7 Etre contre l’immigration de masse ne permettrait-il pas de renégocier avec l’UE fédérale ? Et même si, en raison de la clause guillotine, tout l'édifice bilatéral s'écroulerait, cela constituerait-il vraiment une menace rédhibitoire pour notre économie ! Soyons pragmatiques : la Suisse est un petit hors-bord économique et non un pétrolier. Multiplions des accords économiques respectueux avec des pays d’Asie. Il y a là-bas un avenir pour notre Etat-nation.

8 Une politicienne a dit que le contrôle de l’immigration est un poison pour la Suisse. Elle ne considère pas la grande quantité de mauvais cholestérol que nos accords bilatéraux avec l’UE fédérale déversent dans notre économie, sang de notre pays : dumping salarial, risque de coûts accrus du chômage, démographie et insécurité ainsi qu’incivilité montantes, perte de notre culture et de nos valeurs, pollution grandissante, augmentation des fréquences d’expertises des véhicules, obligation d’allumer les phares, contraintes sans valeur ajoutée pour devenir « euro-compatible », etc. Le peuple suisse supporte beaucoup d’obligations jugées inutiles. Il souffre de la baisse de sa qualité de vie, de ses routes surchargées, de ses trains bondés, de ses écoles et de ses hôpitaux débordés !

9 Les politiciens suisses affirment que la paupérisation grandissante, résultant de la concentration du capital et du pouvoir en main d’un tout petit nombre, est causée par la crise économique. Aussi pour y voir plus clair, il y a lieu d’évoquer une suite vraisemblable :
En même temps que cette course effrénée à la concentration des richesses et du pouvoir, Economie Suisse nous propose d’engager les femmes pour lutter contre l’immigration de masse. A première vue, cette proposition séduisante permet aussi à certains ménages – de la classe moyenne - de rester à flot en envoyant épouses et mères de famille au travail. Certes, l’émancipation des femmes joue un rôle important, ainsi que l’offre croissante d’emplois dans le secteur des services où l’activité est moins pénible que dans l’industrie. Mais cette féminisation du travail est surtout dictée par la nécessité… d’atteindre les buts économiques visés. Grâce à cela, demain les salaires pourront à nouveau baisser et le supplément de revenu deviendra à terme insuffisant pour prendre en charge les frais de garde d’enfant(s) …, comme c’est d’ailleurs déjà le cas aujourd’hui en Espagne et au Portugal.
Puis, lorsque ce levier financier sera totalement exploité, il nous sera proposé un deuxième mécanisme d’adaptation : tous ceux qui le pourront allongeront leurs temps de travail. D’autres, de plus en plus nombreux, cumuleront deux ou trois emplois exigeant chacun au moins 20 ( ?) heures de présence. Le troisième mécanisme sera alors la ponction de l’épargne et le recours massif au crédit simple ou hypothécaire gagé sur la résidence principale, dont la valeur ne cesse(ra) d’augmenter… jusqu’à l’effondrement de l’immobilier et le rachat des plus beaux morceaux par…, devinez qui ?
C’est ainsi que le dépouillement et l’asservissement des peuples s’obtient pour le Grand Capital, au nez et à la barbe des honnêtes travailleurs, des bien-intentionnés, des ignorants et des simples d’esprit, tous collaborant à leur insu. Aujourd’hui, les armes sont essentiellement économiques : la pauvreté (réduction de la force du peuple) et la dette (asservissement du peuple)… Aussi il faut être conscient que, durant cette dernière décennie en Europe, les actions du Grand Capital, agissant à travers les organes de l’UE fédérale, ont été couvertes de succès retentissants : il dispose désormais d’une vaste zone territoriale et d’une population à coûts de production de plus en plus faibles, avec des systèmes sociaux différents aux services des populations qui seront finalement déclarés contraires aux règlements économiques européens que la Bruxelles fédérale développe…

Lire les « PRINCIPES DE RICARDO », chapitre 7, d’après l’essai de Robert TORRENS : (…) le taux de profit ne peut jamais hausser qu’en raison d’une baisse des salaires.

10 Pour réduire un peuple en esclavage, on pénètre son territoire, on s’installe chez lui et on lui confisque ses droits, en particulier celui de battre monnaie. De façon inavouée, l’Europe fédérale poursuit la dissolution des Etats-nations en imposant des pratiques de coûts de main-d’œuvre inégaux, appauvrissant ainsi les Européens et permettant de dévaloriser les places de travail existantes en Suisse ! Cette misère montante est révoltante. Un oui le 9 février prochain en faveur de l’initiative contre l’immigration massive permet à la Suisse de reprendre le contrôle des salaires et des charges sociales pratiqués par les Suisses et par les travailleurs européens détachés en Suisse.

11 Selon l’AFP, en France actuellement, un débat sur la limitation de l’immigration fait colère. Au-delà de ce thème récurrent inscrit au programme du Front National depuis longtemps, c’est maintenant l’UMP et son Président, M. Jean-François COPE, qui s’en emparent. Déclarant cette question « trop sérieuse pour être laissée à la gauche et aux démagogues de l’extrême droite », il dépose 41 propositions pour « reprendre le contrôle ». Dans un document de travail d’une trentaine de pages, le groupe de travail UMP coordonné par M. Hervé MARITON déroule des propositions qu’il veut « concrètes, fermes, et justes, inspirées des meilleures pratiques des grandes démocraties occidentales ». L’objectif, explique sans détour le député de la Drône au Journal Le Point, est de mettre en place une immigration non plus subie mais choisie. Un principe fondateur qui rappelle à s’y méprendre le projet porté par M. Nicolas SARKOZY en… 2006. « Nous ne voulons pas d’une immigration subie, nous voulons une immigration choisie », avait-il déclaré alors qu’il était ministre de l’Intérieur.
Cette thématique fait également l’objet d’un rapport que la gauche au pouvoir conduit non sans quelques fuites provoquant une situation facétieuse entre le Président Hollande et son Premier Ministre… Ces évènements peuvent être compris grâce à Internet. Observez l’évolution de la France, comprenez le lien intime entre immigration non contrôlée et insécurité montante, conséquences des volontés de l’Europe fédérale et de ses mécanismes révélés fin 2013 à un peuple de France impuissant face à Bruxelles.

12 …
• Comprendre les motivations de l’actuelle UE imposant une Europe fédérale. Etre conscient des volontés de dissolution des Etats-nations poursuivies par l’UE.
• Comprendre la différence entre l’Europe fédérale actuelle et une autre Europe respectueuse des peuples et de leurs différences : l’EUROPE DES ETATS-NATIONS.
• M. David CAMERON (Angleterre) veut réformer l’immigration légale …
• Volonté d’indépendance affichée par la Catalogne vis-à-vis de l’Espagne.
• Emeutes en Grèce… ; Trajectoire des Français et de la France… ; Révolte des fourches en Italie…
• Confiscation des dépôts bancaires (bail-in) à Chypres, et demain ailleurs ...
• Consulter les sites Web suisses et européens concernés et leurs blogs, etc. XXII/2014.

Puis toujours au sujet de cette initiative, encore des documents permettant de saisir les actions de l’Union Européenne actuelle, son « pacte pour l’Euro» et l’enjeu de souveraineté nationale pour nous les Suisses :
http://www.lecontrarien.com/la-dissolution-de-letat-nation-18-12-2013-edito
http://www.contrepoints.org/2013/12/31/151797-suisse-une-prosperite-en-trompe-loeil
http://dessousdebruxelles.ellynn.fr/spip.php?article146 et http://www.ideologie-europeenne.fr/
http://dessousdebruxelles.ellynn.fr/spip.php?article184

Enfin, pour connaître comment, dès 1992, nos politiciens ont modifié la Constitution pour retirer au peuple suisse sa souveraineté et pourquoi maintenant ils ne peuvent que s’en remettre aux exigences de l’UE, voici deux articles et une vidéo. Notamment pour comprendre cette sorte de grande alliance de notre classe politique supérieure qui, quittant le contrat social qui unissait les Suisses, ses partis politiques et la Confédération suisse, se légitime par l’idéologie «économiste» et par les règles européennes de déséquilibre économique qu’elle autorise, à la satisfaction du Grand Capital et de l’Europe fédérale :
http://leblogalupus.com/2013/12/31/la-democratie-suisse-a-lepreuve-de-la-mondialisation/
http://lilianeheldkhawam.wordpress.com/2013/09/05/la-democratie-suisse-devoyee/
http://www.youtube.com/watch?v=jGqMSj-lj8M

Et demain, lorsque les politiciens ambitionneront de nous limiter ou de nous retirer notre droit de referendum sous prétexte d’abus, ils mettront un terme à plus de 700 ans d’indépendance de la Nation Suisse et de son peuple souverain. Soyons lucides dès maintenant !

Écrit par : TS | 19/01/2014

Il est évident que Genève rejettera l'initiative, à l'instar de tous les autres cantons, à l'exception probable du Tessin, effectivement.

Par contre, l'UDC cherche évidemment à rétablir les frontières, contrairement à ce que vous semblez penser... Ce groupe veut réanimer le mythe d'une Suisse auto-suffisante et prospère, vivant dans son réduit, n'interagissant avec les reste du monde qu'à ses propres conditions...

Quelques minutes de réflexion sereine et détachée permettent de prendre conscience de la futilité d'un tel scénario et de la vacuité de ses auteurs. Qui d'ailleurs, perdent, et perdent et perdent, scrutin après scrutin sur ce sujet...

Bien à vous.

Écrit par : Déblogueur | 19/01/2014

@ Déblogueur.
La Suisse ne sera jamais autosuffisante vous avez raison. Mais je préfère qu'elle interagisse avec le reste du monde à ses propres conditions plutôt qu'elle ne subisse sans pouvoir agir aux conditions posées par le reste du monde.
C'est ça être souverain, certains ne souhaitent pas l'être c'est leur droit.

Écrit par : norbertmaendly | 19/01/2014

"La Suisse ne sera jamais autosuffisante vous avez raison."

Elle peut l'être. Mais cela signifie une baisse du niveau de vie pour le pays et je ne crois pas que cela sera accepté à long terme. De même que beaucoup des gens ne sont pas disposés à payer un juste prix aux paysans pour leurs produits.

Écrit par : Gérard | 19/01/2014

La Malte nouvellement européenne va vendre des passeports UE pour 650'000 euros pièces pour renflouer ses caisses à hauteur de 300 millions!
(source Euronews weekly)
Belle opportunité pour l'argent sale de l'Est, et si bien aisés, une fois entré dans l'union, vous penser avec autant d'argent, c'est où qu'ils vont venir s'installer?
Alors pour vous loger vous irez demander la réouverture des abriPA et l'aide sociale pour végéter!

Écrit par : Corélande | 19/01/2014

@ Norbert Maendly, Gérard

Certes, vous pouvez imaginer, que dis-je, rêver d'une Suisse autosuffisante ou décidant seule de ses interactions avec le reste de la planète... Mais voici déjà la réponse de l'Union Européenne (TdG de ce jour):

"Il n'y aura pas de nouvelle négociation sur la libre-circulation des personnes en cas d'acceptation de l'initiative «contre l'immigration de masse», a averti dimanche la commissaire européenne Viviane Reding. Le marché intérieur de l'UE est un tout et «la Suisse ne peut pas y choisir ce qui lui plaît»...

On peut dire sans risque de se tromper qu'il en va de même pour le reste du monde.

Bien à vous.

Écrit par : Déblogueur | 19/01/2014

"Mais voici déjà la réponse de l'Union Européenne (TdG de ce jour):"

Et vous êtes prêt à baisser votre froc sur cette seule déclaration?
Aucune indépendance, aucune dignité, aucun respect de vous-même.

Et les frontières ne seront pas fermées contrairement à ce que vous essayez mensongèrement de nous faire croire.

L'ue a tout autant à perdre. A conditions d'avoir des dirigeants qui ne soient pas prêts comme vous à s'aplatir devant la moindre rodomontade de personnes qui n'ont AUCUNE légitimité démocratique.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Viviane_Reding

Vous avez peur. De quoi avez-vous peur?


"Elle peut l'être. Mais cela signifie une baisse du niveau de vie pour le pays et je ne crois pas que cela sera accepté à long terme. De même que beaucoup des gens ne sont pas disposés à payer un juste prix aux paysans pour leurs produits."

Et pourquoi les paysans suisses sont-ils en difficulté? Si ce n'est par la concurrence de produits agricoles qui viennent d'Espagne et du Maroc, par exemple. S'ils pouvaient vendre plus, leurs prix baisseraient. De plus en plus de gens veulent de la qualité et du local. Pas des fruits et légumes qui ont été trimballés depuis le fin fond de l'Espagne à coup de pollution diesel.

Écrit par : Johann | 19/01/2014

"Pas des fruits et légumes qui ont été trimballés depuis le fin fond de l'Espagne à coup de pollution diesel."
Et surtout par des migrants esclavagisés, en dehors de toute légalité européenne, soit dit en passant. Les seuls qui respectent scrupuleusement la législation européenne, c'est nous. Vous vous souvenez de ces ridicules auto-collants indiquant la vitesse maximale de nos pneus ?

Écrit par : Géo | 19/01/2014

Aucune raison d'avoir peur. Ce sera un grand OUI! Pour la Suisse romande idem à la votation sur l'EEE mais la question était inversée!
Il suffit de voir les commentaires partout! Et en Europe ça bouge aussi, les gens comprennent ce qui se passe chez nous, même si les médias ne leur en parlent pas beaucoup! Merci Internet!
Pour avoir les scores regardez les résultats de la votation N°388!

Écrit par : Corélande | 19/01/2014

Merci Johann j'aurais pas répondu mieux.

Écrit par : norbertmaendly | 19/01/2014

@ Johann

Il ne s'agit évidemment pas de "baisser son froc", mais de faire preuve d'un tant soit peu de réalisme...

Mais relisez vos livres d'histoire, ne serait-ce qu'au chapitre de la dévaluation du franc suisse dans les années trente.

Après avoir cru que la Suisse pouvait résister toute seule contre la crise économique, la dévaluation était devenue inévitable...

Au chapitre des relations tumultueuses entre les banques suisses et les familles des victimes de l'holocauste: quarante ans de résistance aveugle, pour finir par (enfin devrais-je dire) se faire forcer à un dédommagement...

Et plus récemment, les tractations avec les autorités des Etats-Unis, pour aboutir à la reddition totale.

Mais bon, finalement, les mythes ont la vie dure et les suisses la tête... Et vous avez raison, la Suisse est un vrai pays de vainqueurs - mais uniquement au ski, au tennis et en sports à voile.

Bien à vous.

Écrit par : Déblogueur | 19/01/2014

La Suisse a le choix de son vote et l'UE en prendra note; cela ne mettra pas de l'huile dans les rouages des bilatérales. Maintenant examinons les réactions possibles à un tel vote :
- Le OUI l'emporte et s'appliquera à toute la Suisse. Cela ne changera rien à la doctrine de l'UE pour laquelle la libre circulation des personnes est celle des travailleurs. La Suisse ne pourra donc pas interdire l'accès de son territoire à un ressortissant de l'UE titulaire d'un contrat de travail en Suisse, ni ne pourra discriminer celui-ci. Sauf à remettre bien sur en cause tout l'édifice des bilatérales. Je doute fort que le Conseil Fédéral soit prêt à sacrifier sa diplomatie sur cette question et encore moins les milieux économiques suisses.
La Suisse pourra continuer à recevoir et expulser les migrants sans contrat de travail, non UE...ETC. Elle sera cependant montrée du doigt par les organisations internationales dont Geneve tire sa fierté.
- GE et TI votent OUI massivement mais le référendum est rejeté par le pays dans son entier. Pareil que ci-dessus sauf crispation plus forte dans ces 2 cantons.Si des mesures discriminatoires sont appliquées dans ces derniers, le Tribunal Fédéral sera capable de les sanctionner. Par ailleurs, les multinationales de la région chercheront des terres plus hospitalières pour leurs expatriés. Les voisins de ces cantons prendront la température politique d'un tel vote et il est à craindre que la coopération transfrontalière n'en souffre.
Il restera à Geneve à expliquer à ses concitoyens, forcés au retour, comment il compte les loger. Depuis 30 ans rien n'a été fait en ce sens sinon des déclarations d'intention. Au fait pour construire faut de la main d'oeuvre, généralement étrangère... Le Tessin aura certainement plus de chance pour sa population locale mais continuera de désespérer après les appels d'offres publics de la Lombardie qui leur seront définitivement inaccessibles.

Les milieux économiques sont conscients de ces implications et ne veulent pas mettre de l'huile sur le feu par une communication qui pourrait paraitre ambigue tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays. Le NON au référendum s'impose car il conduit à une crispation des positions extrêmes. Ce n'est pas la frontière, fantasmée, physique ou absente qui doit être préservée mais le devenir économique de régions inter dépendantes.

Écrit par : cyrille | 21/01/2014

L'équation est simple le 9 février, si c'est un OUI nous pourrons enfin aider nos compatriotes tessinois à sortir de l'ornière dans laquelle nous les avons précipités en acceptant la libre circulation.

Si c'est non, nous deviendrons alors tous des Tessinois.

Le débat d'infrarouge hier soir a montré toute l'hypocrisie dont sont capables certains politiques, avec la complicité active de la journaliste de service. Le duo-comploteurs(PDC-PS) avec économie suisse qui a le culot de reprocher au Vert tessinois présent d'être en mauvaise compagnie. Quand on sait que les Tessinois socialistes avaient recommandé le oui et que bizarrement ils sont revenus sur leur mot d'ordre....Oups!

Si nous ne réagissons pas nous allons nous enfermer dans une dictature. N'y a-t-il pas déjà un groupe de parlementaires (40 dont Y.Buttet) qui planche sur un durcissement de l'accès aux initiatives?

Écrit par : Corélande | 23/01/2014

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