30/01/2014

9 février : la campagne ratée des opposants

 

Sur le vif - Jeudi 30.01.14 - 16.12h

 

Ils ont mis des millions, une dizaine nous dit-on, et pourtant le oui monte. Ils ont tout essayé : diabolisé les partisans, dit des choses fausses sur le texte de l’initiative, tenté d’introduire la morale là où elle n’a pas lieu d’être. Et pourtant, c’est la tendance inverse à leurs idées qui progresse. Jusqu’à gagner ? Mystère. Mais elle progresse, c’est sûr. Plus ils ont noirci, insulté même parfois, les initiants, plus le oui est monté. Comme si le oui, à l’instar de ce qui se passe en judo, s’était nourri de leurs attaques, de leur énergie. Comme si le camp des initiants, rompu depuis des années à se retrouver seul contre tous, avait eu comme stratégie de laisser venir la cohorte des attaquants, parce qu’elle serait de nature à se discréditer elle-même. Si c’est cela, c’est génial.

 

Nous défendons ici, vous l’avez compris, le camp du oui. Nous étions bien seul ces derniers mois, et même encore il y a quinze jours, lors de la première vague de « sondages » Gfs-SSR. Nous avons commencé par démonter les arguments d’une gauche qui, à part au Tessin, n’a rien compris aux enjeux de cette initiative, monte dans la barque du grand patronat pour mieux se faire jeter dans l’eau glacée le 9 février au soir. Si c’est oui, ils auront tout perdu. Si c’est non, les patrons remettront aux calendes grecques les mesures d’accompagnement. Cette gauche qui, oubliant la défense des salariés suisses, s’est mise à parler de xénophobie, alors qu’il n’en est rien, creuse elle-même sa tombe par errance stratégique majeure. « La Suisse gère de manière autonome l’immigration des étrangers », stipule l’initiative, on est pour, on est contre, mais la xénophobie n’a sémantiquement rien à voir avec cela. La xénophobie est étymologiquement une peur de l’étranger, par extension elle en est le rejet, ou la déconsidération, toutes choses en effet condamnables. Là, il est juste question de gestion autonome et de régulation.

 

Autre cliché récurrent chez les opposants, ils seraient les dépositaires du discours « rationnel », les initiants étant évidemment prisonniers de « l’émotionnel ». Objectivement, dans le cas présent, c’est faux. Rien d’émotionnel dans le texte, qui propose une technique de régulation. Avec laquelle on peut être d’accord ou non. Mais une technique, c’est tout. Franchement, dans cette campagne, l’insulte, l’opprobre, la violence des arguments, je les ai plutôt trouvés chez certains opposants. Les initiants sont, dans leur écrasante majorité, demeurés calmes. Insensibles aux insultes. Concentrés sur le texte de l’initiative, les objectifs à atteindre.

 

Enfin, tous ces millions. Ils sont ceux du grand patronat, qu’on appelle bizarrement « Économie suisse », comme si un maçon, un manœuvre, un petit entrepreneur indépendant, un paysan de montagne, une caissière n’étaient, eux tous aussi, « l’économie ». Ils ont, littéralement, inondé les journaux d’annonces. Ils ont diabolisé l’initiative. Ils nous ont fait croire qu’il n’y avait pas de plan B, donc pas de choix. Cette mise sous pression insupportable, les citoyennes et citoyens de notre pays détestent cela. S’il y a vote, chacun a le droit de voter A ou de voter B. Sans qu’on l’insulte. Sans qu’on le noircisse. Sans qu’on l’humilie. Et c’est exactement à cause de cette arrogance contre-productive des opposants que le oui, ces deux dernières semaines, a pris l’ascenseur.

 

Ces gens-là, avec tous leurs millions et tout leur matraquage, sont en train de rater leur campagne. Ils n’ont mis en œuvre que la masse, comme la cavalerie à Eylau, mais sans avoir à leur tête le génie stratégique d’un Murat. Ils ont manqué cruellement de définition de la cible, d’intelligence, de talent. Cela les fera-t-il perdre ? Impossible à dire, il reste dix jours. Mais ce constat de leur arrogance et de leur faiblesse, il fallait aujourd’hui le dresser.

 

Pascal Décaillet

 

16:12 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (23) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

L'initiative a de très fortes chances de passer! En supposant que ce soit le cas, qui assumeras la responsabilité d'un éventuel désastre économique qui pourrait découler d'une décroissance économique forte liée à la dénonciation des accords bilatéraux avec l'UE ? En admettant que cela se passe ainsi ! Conjecture certes, mais à ne pas forcément cacher sous le tapis ?!

Écrit par : Galileo | 30/01/2014

Il n'y a rien d'autre à dire que BRAVO !

Écrit par : Lambert | 30/01/2014

Ce qui est incompréhensible, c'est que c'est la romandie qui souffre le plus de ces bilatérales (à part Tessin) et c'est nous qui rejetons le plus l'initiative. Est-ce les médias ou on est vraiment aussi bêtes que nos amis frontaliers le pensent?

Écrit par : Loren Stravinski | 30/01/2014

De mémoire, jamais une initiative n'avait jusqu'ici autant motivé les opposants (Economiesuisse) à répandre la peur auprès des électeurs. A coup de millions et à coup de hache, les "non" propagent un sentiment de terreur et tentent de culpabiliser ceux qui s'aventureraient à voter "oui". Face à ces méthodes d'un autre âge (le futur), le peuple suisse a de quoi s'inquiéter sur son indépendance. Quel que soit la résultat de la votation, la Suisse sera happée et broyée dans les mâchoires de l'Union européenne. Le Conseil fédéral actuel y consent.

Écrit par : Mygalon | 30/01/2014

Voici des documents qui aident à comprendre l’enjeu de souveraineté de cette votation historique, afin d’assurer un futur indépendant pour la Confédération suisse. Et tout d’abord un texte relatif à l’initiative à lire, à faire lire et… aussi à redistribuer ! :

DOCUMENTS EN FAVEUR DE L’INITIATIVE CONTRE L’IMMIGRATION MASSIVE ( vers. XXVI/2014 )

1 Les pays industrialisés reconnus (Canada, USA, Japon, Inde, etc.) disposent tous d’une politique d’immigration. Elle leur permet de lutter contre l’immigration illégale, le travail au noir, le dumping salarial, la précarisation des conditions de vie dans le pays, la criminalité et le chômage montants. Invoquer la libre circulation UE comme principe fondamental pour refuser ce droit de contrôle aux Suisses est irrespectueux de la part de nos élus politiques. Aujourd’hui, les accords bilatéraux privent la Suisse d’une capacité de mise en œuvre d’une politique d’immigration autonome, non conforme à la volonté de Bruxelles.

2 Sur recommandation du Grand Capital, l’EU fédérale a édité la directive concernant le détachement des travailleurs étrangers sur un modèle ultralibéral permettant la mise en concurrence des peuples à l’intérieur des frontières européennes (salaires pratiqués selon le niveau dans le pays du lieu de travail additionné des charges sociales pratiquées dans le pays d’origine). Ce principe fondamental, lié à la libre circulation, est un rouage indispensable de cette machine «Europe» destinée à soumettre les peuples. Issu du «Pacte de l’Euro», il démantèle la capacité de résistance des peuples européens face à la domination du capitalisme en les réduisant économiquement et socialement. En 2005, lors des votations sur les accords bilatéraux, notre classe dirigeante ne nous a pas expliqué les conséquences de ces dispositions européennes. Elle a préféré mettre l’accent sur des mesures soi-disant accompagnatrices qui se sont révélées finalement volontairement inappliquées, eu égard au respect des règles de l’UE fédérale (motion de la Conseillère nationale Viola AMHERD qui n’a pas été reçue).
Pourquoi la Suisse a-t-elle imposé aux entreprises du gros-œuvre de la construction le modèle de « la responsabilité solidaire des entreprises face à l’immigration de masse due à la libre circulation » ?
Réponse : notre classe politique dogmatique, eu égard aux accords bilatéraux qu’elle ordonne en accord avec Bruxelles, applique la politique élaborée par cette dernière. Ainsi dès le milieu de l’année 2013, la Suisse a mis en pratique une nouvelle disposition de cette directive européenne, relative à la responsabilité solidaire aux seules entreprises de construction (plus tard ce sera le tour des autres branches économiques, en fonction du souhait de Bruxelles). Cela sans débat en Suisse et bien avant que cette responsabilité solidaire fasse l’objet d’un accord définitif et clair entre les 28 membres de l’UE… Dans l’UE fédérale, elle n’entrera en vigueur probablement qu’en 2016, a souligné Mme Annick LEPETIT, porte-parole PS rapportant ces propos du groupe des députés socialistes français à Bruxelles !
En Suisse à travail égal on tend à donner un salaire égal. Or maintenant, en raison de la directive européenne, la concurrence est déloyale ; car il est possible de verser à un travailleur européen détaché en Suisse un salaire et des charges sociales inférieures de plus de 30% à ce qu’elles sont pour les travailleurs fixes. Avec cette distorsion résultant des accords bilatéraux, comment les entreprises utilisant du personnel établit en Suisse peuvent-elles encore garantir de bonnes conditions sociales à leurs collaborateurs, face à des concurrents/dirigeants cupides desserrant leurs responsabilités sociales et dévalorisant ainsi économiquement les formations et le travail de la population de notre pays ?
Des mesures d’accompagnement futures, maintes fois, annoncées par la Suisse et /ou par l’UE fédérale ne règleront rien… en accord avec le Grand Capital. Ainsi en Suisse, le contrôle de l’immigration massive en votation constitue le moyen de rajustement uniforme du niveau de vie du pays, actuellement menacé par une pratique de concurrence déloyale d’origine européenne autorisée par les accords bilatéraux dans notre économie.

3 Avant les accords bilatéraux avec l’UE fédérale, la Suisse disposait d’une économie qui fonctionnait déjà… clients et entreprises commerçants auparavant par-dessus les frontières, sans accords bilatéraux. Un bon produit s’impose de lui-même. N’ayons crainte de remettre en cause ces accords bilatéraux : les produits de qualité renverseront toujours toutes les barrières pour arriver vers une clientèle séduite et ainsi s’imposer. Retrouvons le goût du bien commun qui se perd, protégeons la solidarité nationale en danger et soutenons la paix sociale à travers la répartition de l’aisance, 1er rôle social des entreprises.

4 Etre contre l’immigration de masse, c’est surtout permettre l’entrée d’immigrants aidant à renforcer le bien-être du pays, face à une politique d’ouverture non maîtrisée par l’UE. Cela en répartissant mieux les revenus entre tous – gage de la paix sociale - et par une lutte efficace contre : le travail au noir, l’immigration inégale, la criminalité, le dumping salarial, le chômage montant et la précarisation des conditions de travail en imposant aux travailleurs entrants en Suisse des salaires et des prestations sociales agréés par les partenaires sociaux suisses.

5 Le contrôle des immigrants ne compliquera pas le recrutement de main-d’œuvre étrangère. Au contraire, il va l’optimiser en permettant d’accueillir en nombre les travailleurs dont nous avons besoin, sans exhumer le statut de saisonnier dépassé. Cela contrairement aux affirmations des personnes favorables à l’UE fédérale.

6 Le contrôle de l’immigration ne demandera pas plus de travail administratif que la situation actuelle ne l’exige, puisque les travailleurs étrangers doivent déjà aujourd’hui régulariser leurs rapports de travail. Seuls les papiers échangés différeront de ceux actuellement. Dans un même temps une baisse des effectifs de police et un regain de respect du savoir-vivre et des mœurs suisses pourraient être appréciés par tous...

7 Etre contre l’immigration de masse ne permettrait-il pas de renégocier avec l’UE fédérale ? Et même si, en raison de la clause guillotine, tout l'édifice bilatéral s'écroulerait, cela constituerait-il vraiment une menace rédhibitoire pour notre économie? Soyons pragmatiques : la Suisse est un petit hors-bord économique et non un pétrolier. Multiplions des accords économiques respectueux avec des pays d’Asie. Il y a là-bas un avenir pour notre Etat-nation.

8 Une politicienne a dit que le contrôle de l’immigration est un poison pour la Suisse. Elle ne considère pas la grande quantité de mauvais cholestérol que nos accords bilatéraux avec l’UE fédérale déversent dans notre économie, sang de notre pays : dumping salarial, risque de coûts accrus du chômage, démographie et insécurité ainsi qu’incivilité montantes, perte de notre culture et de nos valeurs, pollution grandissante, augmentation des fréquences d’expertises des véhicules, obligation d’allumer les phares, contraintes sans valeur ajoutée pour devenir « euro-compatible », etc. Le peuple suisse supporte beaucoup d’obligations jugées inutiles. Il souffre de la baisse de sa qualité de vie, de ses routes surchargées, de ses trains bondés, de ses écoles et de ses hôpitaux débordés !

9 Les politiciens suisses affirment que la paupérisation grandissante, résultant de la concentration du capital et du pouvoir en main d’un tout petit nombre, est causée par la crise économique. Aussi pour y voir plus clair, il y a lieu d’évoquer une suite vraisemblable :
En même temps que cette course effrénée à la concentration des richesses et du pouvoir, Economie Suisse nous propose d’engager les femmes pour lutter contre l’immigration de masse. A première vue, cette proposition séduisante permet aussi à certains ménages – de la classe moyenne - de rester à flot en envoyant épouses et mères de famille au travail. Certes, l’émancipation des femmes joue un rôle important, ainsi que l’offre croissante d’emplois dans le secteur des services où l’activité est moins pénible que dans l’industrie. Mais cette féminisation du travail est surtout dictée par la nécessité… d’atteindre les buts économiques visés. Grâce à cela, demain les salaires pourront à nouveau baisser et le supplément de revenu deviendra à terme insuffisant pour prendre en charge les frais de garde d’enfant(s) …, comme c’est d’ailleurs déjà le cas aujourd’hui en Espagne et au Portugal.
Puis, lorsque ce levier financier sera totalement exploité, il nous sera proposé un deuxième mécanisme d’adaptation : tous ceux qui le pourront allongeront leurs temps de travail. D’autres, de plus en plus nombreux, cumuleront deux ou trois emplois exigeant chacun au moins 20 ( ?) heures de présence. Le troisième mécanisme sera alors la ponction de l’épargne et le recours massif au crédit simple ou hypothécaire gagé sur la résidence principale, dont la valeur ne cesse(ra) d’augmenter… jusqu’à l’effondrement de l’immobilier et le rachat des plus beaux morceaux par…, devinez qui ?
C’est ainsi que le dépouillement et l’asservissement des peuples s’obtient pour le Grand Capital, au nez et à la barbe des honnêtes travailleurs, des bien-intentionnés, des ignorants et des simples d’esprit, tous collaborant à leur insu. Aujourd’hui, les armes sont essentiellement économiques : la pauvreté (réduction de la force du peuple) et la dette (asservissement du peuple)… Aussi il faut être conscient que, durant cette dernière décennie en Europe, les actions du Grand Capital, agissant à travers les organes de l’UE fédérale, ont été couvertes de succès retentissants : il dispose désormais d’une vaste zone territoriale et d’une population à coûts de production de plus en plus faibles, avec des systèmes sociaux différents aux services des populations qui seront finalement déclarés contraires aux règlements économiques européens que la Bruxelles fédérale développe…

Lire les « PRINCIPES DE RICARDO », chapitre 7, d’après l’essai de Robert TORRENS : (…) le taux de profit ne peut jamais hausser qu’en raison d’une baisse des salaires.

10 Pour réduire un peuple en esclavage, on pénètre son territoire, on s’installe chez lui et on lui confisque ses droits, en particulier celui de battre monnaie. De façon inavouée, l’Europe fédérale poursuit la dissolution des Etats-nations en imposant des pratiques de coûts de main-d’œuvre inégaux, appauvrissant ainsi les Européens et permettant de dévaloriser les places de travail existantes en Suisse ! Cette misère montante est révoltante. Un oui le 9 février prochain en faveur de l’initiative contre l’immigration massive permet à la Suisse de reprendre le contrôle des salaires et des charges sociales pratiqués par les Suisses et par les travailleurs européens détachés en Suisse.

11 Selon l’AFP, en France actuellement, un débat sur la limitation de l’immigration fait colère. Au-delà de ce thème récurrent inscrit au programme du Front National depuis longtemps, c’est maintenant l’UMP et son Président, M. Jean-François COPE, qui s’en emparent. Déclarant cette question « trop sérieuse pour être laissée à la gauche et aux démagogues de l’extrême droite », il dépose 41 propositions pour « reprendre le contrôle ». Dans un document de travail d’une trentaine de pages, le groupe de travail UMP coordonné par M. Hervé MARITON déroule des propositions qu’il veut « concrètes, fermes, et justes, inspirées des meilleures pratiques des grandes démocraties occidentales ». L’objectif, explique sans détour le député de la Drône au Journal Le Point, est de mettre en place une immigration non plus subie mais choisie. Un principe fondateur qui rappelle à s’y méprendre le projet porté par M. Nicolas SARKOZY en… 2006. « Nous ne voulons pas d’une immigration subie, nous voulons une immigration choisie », avait-il déclaré alors qu’il était ministre de l’Intérieur.
Cette thématique fait également l’objet d’un rapport que la gauche au pouvoir conduit non sans quelques fuites provoquant une situation facétieuse entre le Président Hollande et son Premier Ministre… Ces évènements peuvent être compris grâce à Internet. Observez l’évolution de la France, comprenez le lien intime entre immigration non contrôlée et insécurité montante, conséquences des volontés de l’Europe fédérale et de ses mécanismes révélés fin 2013 à un peuple de France impuissant face à Bruxelles.

12 …
• Comprendre les motivations de l’actuelle UE imposant une Europe fédérale. Etre conscient des volontés de dissolution des Etats-nations poursuivies par l’UE.
• Comprendre la différence entre l’Europe fédérale actuelle et une autre Europe respectueuse des peuples et de leurs différences : l’EUROPE DES ETATS-NATIONS.
• M. David CAMERON (Angleterre) veut réformer l’immigration légale …
• Volonté d’indépendance affichée par la Catalogne vis-à-vis de l’Espagne.
• Emeutes en Grèce… ; Trajectoire des Français et de la France… ; Révolte des fourches en Italie…
• Confiscation des dépôts bancaires (bail-in) à Chypres, et demain ailleurs ...
• Consulter les sites Web suisses et européens concernés et leurs blogs, etc.

Puis toujours au sujet de cette initiative, encore des documents permettant de saisir les actions de l’Union Européenne actuelle, son « pacte pour l’Euro» et l’enjeu de souveraineté nationale pour nous les Suisses :
http://www.lecontrarien.com/la-dissolution-de-letat-nation-18-12-2013-edito
http://www.contrepoints.org/2013/12/31/151797-suisse-une-prosperite-en-trompe-loeil
http://dessousdebruxelles.ellynn.fr/spip.php?article146 et http://www.ideologie-europeenne.fr/
http://www.dailymotion.com/video/x19q8n6_nigel-farage-antonis-samaras-vous-etes-une-marionnette-de-goldman-sachs-15-01-14_news et http://dessousdebruxelles.ellynn.fr/spip.php?article184

Enfin, pour connaître comment, dès 1992, nos politiciens ont modifié la Constitution pour retirer au peuple suisse sa souveraineté et pourquoi maintenant ils ne peuvent que s’en remettre aux exigences de l’UE, voici trois articles et une vidéo. Notamment pour comprendre cette sorte de grande alliance de notre classe politique supérieure qui, quittant le contrat social qui unissait le peuple suisse, ses partis politiques et la Confédération suisse, se légitime par l’idéologie «économiste» et par les règles européennes de déséquilibre économique qu’elle autorise, à la satisfaction du Grand Capital et de l’Europe fédérale :
http://leblogalupus.com/2013/12/31/la-democratie-suisse-a-lepreuve-de-la-mondialisation/
http://lilianeheldkhawam.wordpress.com/2013/09/05/la-democratie-suisse-devoyee/
http://www.adimante.ch/extrait.jset?uid=1 et http://www.youtube.com/watch?v=jGqMSj-lj8M

Et demain, lorsque les politiciens ambitionneront de nous limiter ou de nous retirer notre droit de referendum sous prétexte d’abus, ils mettront un terme à plus de 700 ans d’indépendance de la Nation Suisse et de son peuple souverain. Soyons lucides dès maintenant !

Écrit par : TS | 30/01/2014

Bon, on vous entend bien. Et on vous suit dans une certaine mesure, notamment sur la nécessité pour la Suisse de définir une politique d'immigration pertinente, ou sur la distinction entre xénophobie et immigration contrôlée. On partage votre révolte contre la belle unanimité de la presse. Mais on aimerait bien vous entendre davantage sur les implications de l'initiative au niveau de l'imbrication de notre économie dans celle de nos voisins : délocalisations, exportations, etc. Par ailleurs à plus long terme, le danger pour notre indépendance ne vient-il pas plutôt de la Chine, qui rachète à tour de bras des entreprises européennes, et de l'Accord pour un partenariat transatlantique qui en toute discrétion prépare la cession de compétences des Etats vers les multinationales ? Finalement, on ne sait évidemment pas où se situerait dans ce débat Jean-Pascal Delamuraz, que vous admirez tant, mais enfin, on peut essayer de deviner, non ?

Écrit par : Eugen Billard | 30/01/2014

En ce qui concerne le vote "incertain" des romands, il s'explique malheureusement par 2 raisons majeures.
La première est qu'il n'y a pratiquement pas de médias romand de droite contrairement aux suisses-allemands qui disposent au moins de quelques journaux et dont la télévision est moins partisane de la gauche.
La deuxième raison est que les partis de droite (UDC, Mouvements Citoyens) sont des partis relativement nouveaux dans certains cantons romands et malheureusement ces partis récents ont encore trop souvent l'étiquette de xénophobe ou raciste ce qui incite la population à s'en méfier (ou du moins, à ne pas s'afficher à droite).

Écrit par : Aline | 30/01/2014

On est bêtes; je confirme. Et nos médias nous aident bien à le rester.

Écrit par : norbertmaendly | 30/01/2014

" l’immigration des étrangers », stipule l’initiative, on est pour, on est contre, mais la xénophobie n’a sémantiquement rien à voir avec cela."
vous me faites penser à Bill Clinton qui fumait du Haschich mais n'avalait pas la fumée.

Écrit par : briand | 30/01/2014

Bravo M Decaillet,
Merci pour votre passage ou effectivement en cas de non les mesures d'accompagnement seront certainement mises de coté pour longtemps. La gauche parce qu'elle ne veut pas laisser l'avantage à L'UDC, dans une haine viscérale à l'égard de ce parti, préfère se fourvoyer totalement en défendant le patronat, c'est le monde à l'envers.
Les mesures d'accompagnement, l'éternelle rengaine de la gauche, on en a tous entendu parler mais elles sont toujours restées vaines. La gauche prétend que c'est l'UDC qui les bloque (autre rengaine). Comment ce parti qui n'est pas majoritaire au CF peut à lui seul faire opposition à ces mesures ? il a bien fallu la complicité des autres partis bourgeois, n'est-ce pas ! cela n'empêche pas la gauche de soutenir ces derniers, est-ce de la bétise prodonde ?

Écrit par : Alain | 30/01/2014

Bravo M Decaillet,
Merci pour votre passage ou effectivement en cas de non les mesures d'accompagnement seront certainement mises de coté pour longtemps. La gauche parce qu'elle ne veut pas laisser l'avantage à L'UDC, dans une haine viscérale à l'égard de ce parti, préfère se fourvoyer totalement en défendant le patronat, c'est le monde à l'envers.
Les mesures d'accompagnement, l'éternelle rengaine de la gauche, on en a tous entendu parler mais elles sont toujours restées vaines. La gauche prétend que c'est l'UDC qui les bloque (autre rengaine). Comment ce parti qui n'est pas majoritaire au CF peut à lui seul faire opposition à ces mesures ? il a bien fallu la complicité des autres partis bourgeois, n'est-ce pas ! cela n'empêche pas la gauche de soutenir ces derniers, est-ce de la bétise prodonde ?

Écrit par : Alain | 30/01/2014

Si les sondages vous avaient été favorables, auriez-vous malgré tout mis le mot entre guillemets ?

En ce qui concerne la xénophobie et en dépit de vos déclarations outragées, elle demeure bien un des moteurs des initiants. Mais pour ne pas effaroucher le citoyen, on l'a pudiquement appelé immigration massive, sans que l'on sache d'ailleurs à partir de quelle limite l'immigration devait être considérée comme massive.

Comme Suisse (et que Suisse) de l'étranger, j'ai déjà voté et je n'ai pas besoin de vous préciser ma préférence.

Écrit par : Michel Sommer | 30/01/2014

Juste une question supplémentaire : les millions de l'UDC, d'où viennent-ils ? Evidemment ils n'ont strictement rien à voir avec le grand patronat, je suppose ? Ou alors seulement avec le grand patron ?

Écrit par : Michel Sommer | 30/01/2014

«les millions de l'UDC, d'où viennent-ils ? Evidemment ils n'ont strictement rien à voir avec le grand patronat, je suppose »

Evidemment le grand patronat est trop radin pour mouiller sa chemise pour la collectivité.

Heureusement que le "grand patron" comme vous dites, dépense son argent de poche pour ses convictions et l'amour de son pays.

Et vous trouvez ça dégueulasse ? Vos copains à part spéculer et jouer au Monopoly, que savent-ils faire ?

Écrit par : petard | 30/01/2014

La conviction M. Sommer c'est aussi une petite œuvre ouvrière non chiffrable! Les membres et sympathisants UDC sont d'infatigables propagandistes. Mais cette fois c'était vraiment facile, faut dire!
Par ailleurs M. Blocher a déclaré avoir mis un million pour la campagne, comme il avait mis un million en 1992. C'est vrai que le million de l'époque et celui d'aujourd'hui n'ont plus rien à voir, mais justement il a pu compter sur le bataillon des fourmis ouvrières.
Ne nous la refaite pas avec l'argent qui amène la "victoire"; Minder et les minarets vous ont donné les preuves du contraire.

Écrit par : Corélande | 31/01/2014

Monsieur Pascal Décaillet.
il vous arrive parfois d'être révolté ?
Vous êtes u bon journaliste mais en tant que citoyen ?
Parfois, vous faites un peu trop bien votre métier, cela nous fais penser que tout va bien pour vous car a l'antenne rien ne vous choque.
On a un bon job, un bon salaire, l'état a quelque chose a avoir avec cette situation.
J'adore votre émission et je ne rate aucune, je m'arrange pour la voir.
Mais, personnellement votre sourire me dérange un peu trop lors des débats chauds.
Le métier de journaliste est d'une grande responsabilité, d'autant plus que dans notre petit canton le TSR règne seule. Pour être journaliste il faut respecter un code "étique" mais aussi on peut être professionnel et faire notre métier le mieux possible et surtout être aimé. Mais en tant que citoyen conscient d'une réalité qui nous révolte, vous avez la liberté de dénoncer aussi ce qui vous choque en tant qu'être humain et citoyen.
J'aime vous voir a la TV parce que j'ai l'impression que finalement tout va bien et il 'y a pas le feu dans le lac.
Un admirateur et fan de votre émission.

Écrit par : Manco | 31/01/2014

Je constate encore une fois, dans ce blog qu'est très bien engagé à mon avis.
Mais malheureusement et comme d'habitude je constate toujours que nos blogs sont parasités ou squattés par des personnes qui n'ont rien à avoir avec « NOS » votations du 9 février.
Parfois je trouve des textes qui sont publiés dans les réseaux hors nos frontières. Je pense que ce débat doit tout simplement être argumenté par nos concitoyens car ce sont "Nous" qui votons et pas ceux qu'habitent hors nos frontières.
Ce sont les mêmes qui disent que nous sommes des abrutis ou des tarés arrières. Ce n'est pas la faute à la Suisse s’ils se trouvent dans une situation pareille chez eux. Le fait d'être frontaliers et bénéficier d'un emploi en Suisse ne doit pas le droit de le critiquer. Bénéficier d'un emploi en Suisse ne vous donne pas le droit de prétendre que ce travail sera assuré a vie. Je ne pense pas que si nous retournons la situation, la France sera d'accord d'accorder autant de permis de travail. Les frontières seront vite fermées avec des pneus qui brulent et des milliers des personnes qui nous bloqueraient l'accès dans leur territoire avec des camions, des bus, taxis et des représentants syndicaux , les mêmes qui squattent les notre en Suisse Romande. Mais nous ne ferons jamais une chose pareille, en Suisse on n’est pas comme cela. Pays démocratique, un peu parasité par certains politiciens qui devront plutôt faire de la politique en France qu'ici. Je me demande s'il n'y a pas de frontaliers parmi nos politiciens... Juste pour vous informer que les frontaliers ont déjà le pouvoir d'influencer nos politiciens dans leurs décisions. Déjà nos syndicats sont parasités, par exemple on sait que la femme de M. Charrat (Président de l'association des frontaliers) a son bureau dans notre syndicat Unia à Genève. Alors, vous croyez que nos syndicats vont nous défendre si un jour nous voulons protester justement cotre cet abus de l'ouverture massive des travailleurs frontaliers ? Ne soyons pas aveugles restons maîtres de notre destin. Être maître de notre destin veut dire décider de ce qui est bien pour nous, entre tous nos partis politiques, gauche, droite, centre. Mais ne jamais donner la possibilité à Bruxelles de décider pour nous. Nous avons la chance déjà de ne pas faire partie de l'Europe alors que l'on voulait qu'on adhère il y a quelques années. C'est grâce à cette prudence et intelligence que nous ne sommes pas actuellement dans la merde comme nos amis de la communauté Européenne. Mais malgré tous, nous avons adhère aux accords bilatéraux et voilà le résultat aujourd'hui.
Nos amis du PLR, à mon avis sont tellement frustres de ne pas être Français qu’ils font tout pour que Genève devienne un canton Français. Apprenons à aimer notre pays comme il est, avec ses différences et ne cherchons pas à imiter les autres. Pour moi, la communauté Européenne existe depuis longtemps chez nous et cela marche plutôt bien depuis toujours et continuera à exister si nous continuons à être nous-mêmes.
Beaucoup ne seront pas d’accord avec mes lignes mais tant pis, je pense que j’ai beaucoup galéré comme beaucoup de nos concitoyens pour avoir les yeux bien ouverts et ne pas se laisser aveugler par certains de nos politiciens irresponsables. C’est vous qui décidez avec ces votations et pas Bruxelles plus tard.

Écrit par : Manco | 31/01/2014

Je suis heureux de voir que le OUI à l'initiative de l'UDC monte.
Même si elle ne passe pas, il sera question de débat et de changement car il y a une population à ne pas négliger.
J'espère que tout nos messages soient écris dans ce blog que j'aime.
Bon week-end a tous.

Écrit par : Manco | 31/01/2014

M. Décaillet nous pond un papier mi-figue mi-raisin. OK sur le fond, pas sur la forme. Les initiants ont des arguments tout aussi médiocres, mais ça, le côté militant prend le dessus et empêche de le dire.

Écrit par : Grégoire Barbey | 31/01/2014

Grégoire Barbey@ 1ère priorité : A quand un peu d'ordre dans les commentaires de votre blog ?
Point 2 : j'en reviens à ma diligence avec 6 chevaux emballés et un cocher impuissant qui fonce vers le précipice; des gens au bord de sa route ont deux bâtons pour essayer de l'arrêter en les jetant dans les roues (ce qui fera du dégât, sans doute). Il n'y a pas d'autres bâtons...
(le 2ème, c'est Ecopop. Plus sophistiquée, donc plus facile à démonter pour les partisans de l'invasion...)

Écrit par : Géo | 31/01/2014

A propos du commentaire de Grégoire Barbey

Il est évident que M. Décaillet n'est pas impartial. Mais il a l'honnêteté de ne pas prétendre l'être.

C'est donc de bonne propagande qu'il omet les oublis et les mensonges des initiants.

Par exemple, il perd de vue qu'il s'agit d'instaurer non seulement des quotas, mais aussi de donner la priorité en matière d'emploi aux suisses et suissesses sur tous les étrangers, résidents ou non. Il n'est pas question de priorité des résidents ou de ceux qui sont déjà sur le marché du travail comme cela était pendant les périodes transitoires.

Cette priorité nationale ne sera jamais acceptée par l'UE et conduira à la question de la dénonciation de l'ALCP, avec pour conséquence la fin automatique des 6 autres accords des bilatérales I et, en fait, la dénonciation des autres accords moribonds.

La préférence nationale est très choquante pour les européens, bien plus que les quotas qui à la rigueur peuvent encore se comprendre pour un petit pays, et elle inadmissible pour les gouvernants européens qui qui ne peuvent se permettre un précédent en faveur des extrêmes droite des divers pays.

Donc pas de renégociation possible. Que fait-on ? Politiquement on dénonce l'ALCP. Juridiquement il n'y a pas obligation de le faire. Cela n'est pas préconisé par le texte de l'initiative, qui est aussi tordue sur ce point. Que se passe-t'il si on ne dénonce pas l'accord ? Juridiquement incertain. De toutes les façons, à mon avis, on revotera sur la question claire : Faut-il ou non dénoncer l'ALCP ? Et si cela est fait dans les 3 ans la démocratie sera respectée.

Pour montrer la duplicité des initiants, je vous rappelle que l'initiative prévoit en sont article 123a al.3 :
"eines Vorranges für Schweizerinnen und Schweizer auszurichten"
"dans le respect du principe de la préférence nationale"
"e nel rispetto del principio di preferenza agli Svizzeri"

Que dit Oskar Freysinger, ancien prof. d'allemand, à propos de la préférence aux suisses : allez donc écoutez l'argumentaire du CN genevois.

Que dit Voiblet, vice-président de l'UDC. L'essentiel sera la loi. C'est là l'expression de la volonté de faire une loi contraire à la volonté populaire : instaurer une préférence qui ne soit plus celles des suisses sur tous les étrangers. Ce qui est possible puisque les autorités doivent appliquer les lois fédérales contraires à la constitution

http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19995395/index.html#a190

et que l'UDC, qui montre ses limites en matière de démocratie, ne veut pas changer ce principe.



Sur l'argumentation de Géo

Je prends bonne note de votre argumentation. Un peu courte, non ?

Quant à Ecopop elle aboutit au même résultat et est plus claire : dénonciation il doit y avoir. Il convient donc de l'attendre, l'année prochaine, et de voir l'évolution économique entre temps. Et aussi de voir si les promesses faites seront ou non tenues. La pression Ecopop pourrait bien mener à ce qu'elle soit contrairement aux allégations de M. Décaillet.

Quant à dire qu'Ecopop est trop difficile à comprendre, ne pensez-vous pas que c'est prendre les suisses pour des c... ? Mais il est vrai qu'avec votre diligence ....

Écrit par : CEDH | 31/01/2014

CEDH @ Je n'ai pas écrit qu'elle était trop difficile à comprendre, j'ai écrit cela :
"Plus sophistiquée, donc plus facile à démonter pour les partisans de l'invasion..."
Il n'est pas difficile par contre de voir que vous êtes avocat, à votre façon de travestir et détourner les arguments.
Cela dit, tous ces échanges sont un peu vains. La plupart des gens ont voté ou ont déjà une idée bien arrêtée sur la question...
On en reparlera donc le 10, si vous voulez bien.

Écrit par : Géo | 31/01/2014

Bonjour,

Suite à l’article du Matin. Honte d’être Suisse et afin d’amener un peu de nuance au propos tenus par certains.

Afin de consoler le pigiste du Matin, qu’il se réfère à l’enquête IFOP ci-dessous. Il aura peut être moins honte d'être Suisse, du moins je l'espère sincèrement car par ma foi la Suisse a malgré tout amené quelques belles pierres à l'édification d'une société un peu plus juste.

Voir ci-dessous:
Les français doivent-ils avoir honte ? - Merci au pigiste du Matin de m’expliquer.
D’autre part, l’Europe est construite à marche forcée depuis une vingtaine d’année sans consultation des peuples (notamment des membres fondateurs). Quand les élites décident et traitent tous ceux qui divergent de la sacro-sainte liturgie libéralo-socialo-économique de populiste sans distinguer sans nuancer sans comprendre le peuple, les individus qui les ont élus, alors oui la démocratie est en danger non par la faute des populistes, mais par l’approche obtue de la classe politique.
Si celle-ci n’est plus en mesure de se remettre en question, aux électeurs de la changer pour le bien du pays.


http://www.atlantico.fr/decryptage/59-francais-favorables-restriction-conditions-circulation-et-installation-europeens-dans-cadre-accords-schengen-jerome-fourquet-982672.html#fXCVpyAsHzEELkEE.99

France et Immigration
C'est un score très élevé qui fait suite à la votation suisse du week-end dernier. Ce chiffre montre deux choses. D'une part, il marque une défiance très forte vis-à-vis de la construction européenne telle qu'elle a été menée ces dernières années avec une ouverture à tout-va des frontières, ou en tous cas perçue comme telle. D'autre part, on a une tension très forte dans la société française vis-à-vis de tout ce qui touche à l'immigration alors même que la question posée dans le sondage ne portait pas sur l'immigration extra-européenne mais bien de libre circulation ou d'immigration à l'intérieur de l'Europe. Comme en Suisse, donc, on a une demande de contrôle et de fermeture qui est majoritaire.
Il est intéressant de constater que l'on avait posé une question plus ou moins similaire en mars 2012, après le meeting de Villepinte de Nicolas Sarkozy, où il avait parlé d'une réforme du traité de Schengen sur la libre-circulation des personnes. A l'époque, 59 % des Français étaient favorables à une réforme du traité de Schengen afin de mieux contrôler l'immigration clandestine. Le fait que l'on ait exactement le même chiffre aujourd'hui laisse à penser que lorsque les Français se prononcent pour une réforme du traité de Schengen, c'est moins sur l'immigration des frontaliers qu'ils se positionnent que sur la question des Roms ou l'arrivée sur le territoire de populations venues d'Europe de l'Est. Le défaut Schengen est perçu à travers le prisme d'une maîtrise insuffisante des flux migratoires et de circulation de populations, notamment de populations "à problème". Sauf, comme dans le cas de la Suisse, ce faisant, on est prêt à entraver la libre circulation des Français vers les autres pays européens ou l'arrivée de personnes qui peuvent avoir le même niveau de vie que nous.
Ce chiffre doit faire réfléchir, d'autant plus à 100 jours des élections européennes. L'un des piliers fondamentaux de la construction européenne est la libre circulation des personnes. Or, une large majorité de Français est pour une remise en cause de ce pilier. Même au sein des départements frontaliers, où l'on vit pourtant l'Europe au quotidien et où l'on pourrait penser que la construction européenne est importante, on a des résultats un peu plus élevés qu'au niveau national.

En Allemagne, en Grande-Bretagne, en Hollande, en Belgique, en Italie, en Espagne, en Grèce le problème de l’immigration ronge les marges électorales des partis institutionnels qui ne veulent pas considérer cette problématique, la question est dans la société, l'ignorer ne sert à rien, ceci serait une faute politique (comme la gauche a ignorer pendant des années les problématiques de sécurité et sous le coup de l'actualité des années 2000 à intégrer ce chapitre à son credo / programme politique).

Si l’on veut éviter un déchirement de l’Europe et de ses valeurs, le politique se doit de reprendre la main et de combler les déficits politiques européens de ces 30 dernières années, notamment les problèmes liés à la marche forcée vers l’Euro et le credo de la croissance à tout prix avec endettement qui a entrainé la crise de 2007-2008 (que nous subissons encore) pendant laquelle la Finance a réussi le tours de force d’étatiser les pertes et de redistribuer des bonus mirobolants pendant les premières années de la crise (je vous renvoie aux subprimes et à l’affaire UBS).
Avoir pensé l’Euro (la monnaie) sans contrepartie fiscale ou sociale était pure irresponsabilité de la part des gouvernants (Mitterand cherchait à entrer dans l’Histoire et Kohl à accélérer l’unification de l’Allemagne après la débâcle du communisme et de l’URSS ; l’Euro, une belle idée, s’est finalement à la longue révélé être un marché de dupes pour bien des européens, des lendemains amers et cruels notamment en Grèce).
Le prix à payer sur le moyen terme aura été lourd pour les classes non favorisées, pour les jeunes (le chômage incompressible). Nos sociétés ne peuvent se satisfaire d’idéologie même si celles-ci sont bien pensantes, à ce rythme nous conduisons des pans entiers de la société tout droit dans le mur et réveillons des forces malsaines.

Messieurs, Mesdames les politique revenez sur Terre qui est bien Belle, elle mérite que vous tendiez l’oreille (les deux) en direction de ce peuple qui ne sait pas vous comprendre…. … ou peut être que vous ne vouliez pas, ou plus comprendre, qui se devait d’être docile et laisser faire les professionnels dans leur tout d’ivoire. Le peuple ça se manipule, non ! Pas toujours ….
Bonne chance et bon vent pour une belle Suisse et une Belle Europe qu’un jour par la force des choses nous rejoindrons. Nous en sommes déjà le centre (politique et géographique).

Je suis sûr que les politiques européens, du moins les intelligents (et non les fossiles tels que Daniel C.B. ou le président de la Commission, par ailleurs non démocratiquement élu, juste coopté par les gouvernants des états membres européens) sauront calmer le jeu et voir où se situe l’intérêt, la vision d’une Europe forte et dans ses valeurs et dans sa projection dans le monde d’aujourd’hui La Suisse peut apporter beaucoup à cette Europe en matière de Démocratie..

Point besoin de revoter, avant tout comprendre le sens de l’histoire, à ce propos nous avons déjà eu une mondialisation lors du XVI siècle, celle-ci à entrainer le commerce triangulaire.
Une mondialisation, un changement des règles économiques qui régissent une société se sont toujours traduites par une redistribution du pouvoir, et l’apparition de gagnants et de perdants.
Les perdants, dans ce cas, furent l’Afrique, les esclaves et les masses paysannes de l’Europe. Les vainqueurs les Etats de la traite, les colonies (l’Amérique), la bourgeoisie naissante. Il fallut attendre le XVII siècle pour que les lumières s’interrogent sur les valeurs sociales universelles qui méritaient d’être défendues et une révolution pour que bien des années plus tard quelques droits universels soient reconnus par certains pays. Encore bien des années avant que ces droits ne soient pour certains d’entre eux assurés dans quelques pays.

Dans notre cas, le schéma de mondialisation, de libéralisation de l’économie n’ira jamais assez vite pour les nantis de la finance, de l’industrie, toutefois si cette vitesse devait excéder un tempo « limite », certaines strates de nos sociétés ne pourront plus suivre et le danger de polarisation bien réel.
Un sursaut d’intelligence politique est nécessaire et ce de la part de la classe politique suisse, mais surtout européenne qui triche depuis bien trop longtemps avec les faits, et prétend toujours être détentrice de la vérité ultime, celle que le peuple n’est pas en mesure de comprendre quand ce peuple vote contre ces élites dirigeantes (c.f. vote de nombreux pays européens, sur le traité de constitution européenne).
Tant que le volet social, le volet fiscal, la mise à niveau des économies européennes n’aura pas été prise en compte, tant que les égoïsmes nationaux seront mis en avant, l’Europe des pères ne sera pas !
Un visionnaire de l’Europe est nécessaire à sa construction et non un bureaucrate coopter par les élitesdes partitocraties européennes.

A la rédactrice du matin qui « accusait », dans son édito de dimanche 16 février, Mr Levrat (Président du parti socialiste) d’incomber une large responsabilité du résultat de ce scrutin, je rétorque que les politiques néolibérales ont détruits bien des illusions d’une majorité de citoyens, non seulement en Suisse mais également dans l’Europe et notamment dans les Etats fondateurs de la Communauté Européenne (finance qui capote et que l’on renfloue à coup de milliards étatiques, petits épargnants floués et non-remboursés, avec des banques qui trichaient sur les cours sur les règles, mais circuler il n’y a rien à voir, pas de coupables). Je m’arrête là car on pourrait probablement penser à un discours populiste, là où le commun des mortels ne recherche en fait que justice.
Pour votre info, lors des séances de Watteville de la semaine passée, il a été convenu que les partis suisses devaient tirer à la même corde pour trouver des solutions, chiche qu’ils ont peut ‘être compris leur responsabilité après une semaine d’élucubration où on a même entendu de grand démocrate de proposer de revoter dans 1 an ou 2.
Il est toutefois regrettable que Mr Levrat ne soit pas plus courageusement sorti du bois pour défendre les intérêts des quartiers populaires, toute ville confondue, mais je pense qu’il est difficile à lintérieur du parti socialiste de mettre certains sujets sur la table.
Ecouter le peuple, c’est le premier devoir d’un politique !
Longue vie à l’Europe, longue Vie à La Suisse et donnons du temps au temps, y’a pas le feu au lac. Non !

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Daniel Rinaldi

Écrit par : Rinaldi | 16/02/2014

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