31/01/2014

9 février : les fruits du mirage

 

Sur le vif - Vendredi 31.01.14 - 13.03h

 

Plus le grand patronat et ses affidés nous répètent (ils ne savent dire que cela) que les bilatérales ont dopé la croissance, moins les gens les écoutent. Pour une raison simple: s'il est vrai que cette dernière décennie fut de belle conjoncture, le grand public aimerait bien savoir à qui ces années de vaches grasses ont profité en priorité. Aux grands patrons, c'est sûr. A leurs valets, sans doute aussi. Mais la répartition de cette richesse a-t-elle vraiment atteint les strates les plus modestes de la population ?



A la vérité, on a privatisé les bénéfices, comme toujours. Ce fameux boom migratoire, on l'a utilisé pour s'enrichir en haut lieu. On a commis l'IMMENSE erreur de faire du profit sans faire du social. On a mondialisé les rêves d'enrichissement, là où il fallait se soucier d'ECONOMIE NATIONALE et de répartition des richesses. On a rêvé d'une jouissance spéculative sans entraves, en foulant au pied des frontières auxquelles la population est infiniment plus attachée qu'on ne le croit. Il y a, dans les contours d'un pays, jusqu'à sa forme, une puissance sentimentale et un lien viscéral qu'on aurait tort de sous-estimer.



Aujourd'hui, la frontière se rappelle à notre bon souvenir. Tout comme, à l'intérieur d'un pays qu'ils aiment, les oubliés de cette "croissance des bilatérales". Parce qu'ils auraient bien aimé toucher, eux aussi, quelques modestes dividendes de cet eldorado passager. Les fruits du mirage, en quelque sorte.



Et si on réinventait, à l'intérieur de nos frontières, tout en maintenant d'excellentes relations avec nos voisins, l'idée de fraternité nationale ? Elle passe par un Etat fort, des assurances sociales publiques et efficaces. Elle n'appartient ni à la seule gauche, ni à la droite. Elle devrait être notre trésor commun. Lorsque nous aurons donné une leçon à l'arrogance et au Veau d'Or de l'Argent facile.

 

On pourrait y penser à partir du lundi 10 février, au réveil.

 

Pascal Décaillet

 

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Commentaires

Pour une fois que vous rêvez un peu...

Pour votre dernier paragraphe, vaste programme !

Écrit par : Michel Sommer | 31/01/2014

@ M. Decaillet

Vous critiquez la répartition des bienfaits économiques découlant de l'accord de libre circulation. C'est dire qu'en visant les accords avec l'Europe vous vous trompez de cible.

Si votre but est l'établissement d'une société suisse plus égalitaire, militez donc pour les mesures propres à atteindre ce but, tout en maintenant la prospérité globale.

Visez les fraudeurs fiscaux.
Visez l'interdiction les magouilles légales en le domaine fiscal.
Visez à casser les cartels qui augmentent odieusement le prix des produits importés.
Agissez sur le prix des loyers par une répression, sévère d'office, des loyers manifestement surfaits.
Visez à envoyer en prison les médecins qui reçoivent des commission des labos et ne les rendent pas à leur patients, qui ignorent d'ailleurs ses commissions occultes, tout comme souvent le fisc ainsi que ceux qui facturent des prestations pas effectuées.

Mais de détruisez pas la prospérité, car il n'a aura plus rien à répartir et vous serez arrivé à ce que tous soient pauvres pour assurer l'égalité.

Écrit par : CEDH | 31/01/2014

Merci de soulever de demander : a qui a profité les années de vache grasse ?
En tout cas, je suis révolté de lire très souvent dans la pressé des résultats concernant le chômage. Toujours on s'en félicité et on publie "LE CHÔMAGE EST STABLE OU RECULE EN SUISSE" et tout petit, par contré le chômage grandit en Suisse Romande. Je suis content de savoir que l'on crée du travail lorsque une entreprise s'installe ou ouvre en Suisse Romande mais,je suis choqué de savoir que la création de postes de travail ne vont pas aux principaux intéressés, c'est à dire, la populations locale, car nous en avons marre que ces postes de travail sont en règle générale attribués comme d'habitude aux frontaliers. Alors, arrêtons de chanter "cocorico" lorsque nous créons du travail car malheureusement les chômeurs genevois n'en verrons pas la couleur.
Le jour où une entreprise Suisse ou étrangère crée des emplois et que ces emplois seront attribués aux genevois ou étranger qui vivent chez nous, je dirais en fin bravo. Alors ? On doit applaudir une entreprise qui s'installe à Genève qui embauche des frontaliers ? NON.
Combien de postes de travail pouvaient être attribués a nos chômeurs en fin de droit ? Combien de chômeurs aimeraient occuper par exemple la place de travailleurs frontaliers qui mettent des amendes a nos voitures car manque de place suite au milliers de voitures françaises qu'occupent nos places ?
Que je sache, on a pas besoin de diplômes universitaires pour occuper ces places. Mais, le réponse sera la même. On nous dira (les responsables) les genevois ne veulent pas faire ce boulot. FAUX et archi FAUX, ne me dites pas que ces employés avec un contrat de solidarité a 3200 francs refuseraient ce travail. La réalité est une autre, dans en environnement ou la majorité sont des frontaliers, c'est normal d'en empêcher de partager leur monopole. Et partout c'est pareil. Les genevois se font avoir par un système frontalier dans nos entreprises. Combien de genevois se sont fait avoir et piquer son poste de travail ? DES MILLIERS.

Écrit par : Manco | 31/01/2014

@ Manco

Attention, l'initiative ce n'est pas priorité aux résidents mais aux suisses. Tous les suisses en premier (c'est à dire les frontaliers suisses inclus) et les autres après.

Attention, rien ne garanti que les accords dénoncés, ils soit créé autant d'entreprises et d'emplois. C'est en tous les cas ce qui arrive pour quelques emplois dont j'ai eu à m'occuper récemment : on a évité au maximun la Suisse et Genève. Et c'est ce qui arrivera en suisse-allemande. Il va y avoir des délocalisations en Allemagne. En France.... soyons gentil pour elle... c'est moins évident.

Écrit par : CEDH | 31/01/2014

@ M. Décaillet

Le taux de chômage des suisses de Suisse et de 2.5 % grâce aux bilatérales.

Autant dire que beaucoup plus de suisses que vous ne le croyez ont bénéficié des accords bilatéraux dont ils ont au moins retiré le bénéfice de ne pas être au chômage. Avec la conséquence que nos système sociaux ont pu être financés et maintenus (ou à peu près).

C'est peut-être pas assez mais cela a le mérite d'exister. Pour le reste, la promesse par les initiants d'un avenir radieux n'est que promesse.

Moi je vote en faveur de ce que je vois et non sur la base de projections dénuées de tout fondement sérieux. Je vote 2.5 % de chômage (ou moins, mais cela dépend du monde extérieur) et non pour du vent.

Écrit par : CEDH | 31/01/2014

Je suis heureux de constater que quelques jeunes qu'ont assisté au débat pour l'initiative UDC ont changé d'avis et ne sont plus d'accord de voter contre l'initiative. Il suffit d'en discuter clairement sans que l'on nous fasse de la fumé devant les yeux. De même avec quelques personnes âgées qui sont la retraire et qu’ont eu la chance de la vivre dignement. Tout simplement parce qu'ils ont vécu une époque qui ne ressemble pas à la nôtre. Mais encore une fois, ces braves gens ne connaissent pas la triste réalité actuelle que celle des Socialistes et le parti de François Longchamp qui savent bien utiliser la pauvreté, la précarité, la marginalisation et la sécurité alors que ce sont eux qui les créent.
Comment expliquer tous ces Européens qui se sont aventurés aveuglement dans le rêve Européen et quelques années plus tard, désespérés qui quittent leur pays pour échapper à la précarité et la pauvreté pour aller où ? Dans un autre pays Européen ? La crise est dans toute l'Europe, cela ne sert à rien de passer la frontière librement pour chercher du boulot. Le seul pays où ces Européens visent est la Suisse car partout en Europe on ne voit que cela. Nous accueillons déjà trop de travailleurs de l'Europe au détriment des travailleurs locaux. Jusqu'à où Monsieur Longchamp et ses partisans veulent continuer à enfoncer la Suisse ? Arrêtons de faire peur à la population. La Suisse à d’énormes ressources et c'est faux lorsque on nous dit que la Suisse est prospère grâce aux Européens. La Suisse est prospère grâce à grande capacité de gérer son destin. Nous sommes forts parce que nous sommes des Suisses. Nous avons su vivre dans le respect des personnes et des lois. Avec les étrangers nous avons prospéré car ces étrangers étaient des personnes bien conscientes de la chance qu’ils avaient de pouvoir travailler en Suisse. C’était cette conscience qui faisait d’eux des travailleurs modèles qui gagnaient et qui faisaient gagner la Suisse, mais c’était avant. Pourquoi, faire que la Suisse soit dirigée par des mentalités autres qui ne connaissent que le savoir-faire des pays qu’ils quittent car mal gérés et corrompus ? Nous savons bien comment beaucoup des Européens gèrent catastrophiquement leurs pays et on veut avec le temps confier notre destin a ceux qui ne connaissent que l'échec ? Aux jeunes je leur dit, votez selon vos convictions. Mais discutez sur votre futur, lorsque vous devrez entrer dans la vie active. Pour l’instant vous êtes encore chez papa et maman et tout va plutôt bien. A ceux qui sont dans l’âge de faire un apprentissage, pensez qu’il y a de plus en plus des jeunes qui viennent comme ses parents en Suisse pour chercher du travail et qu’ont aussi la chance de trouver des places d’apprentissage en Suisse avec un emploi à la fin. Souvent ces jeunes ont leurs familles qui travaillent en Suisse et qui les placent. Et vous lorsque vous irez chercher une place d’apprentissage, vous aurez du mal à en trouver. On a beaucoup de chômage à Genève et dans d’autres cantons frontaliers et depuis plus de 10 ans on essaie de limiter cet afflux de travailleurs frontaliers. Et maintenant, ce sont les jeunes qu’ont de la concurrence.
Croyez-vous que de l’autre côté de la frontière les jeunes dont le père ou mère travaille en Suisse et qu’on eut la chance de vivre décemment grâce à un salaire Suisse est motivé pour faire des études et à la fin ne pas trouver du travail ? Bac +1, +2. +3 etc. ne servent à rien car pas de travail et si par chance trouvent un, ce sera avec un salaire au plus de 2 mil Euros ? Avec tous les diplômes accumulent ? Ce que les jeunes français disent je ne fais pas des études car je préfère aller en Suisse et faire un petit job pour presque 3 mil euro ? Sans compter le dumping salarial existant dans lequel on peut payer jusqu’à 1200 euros par mois ? Ils seront contents de gagner ce salaire car au change c’est presque le salaire moyen en France.
Et les jeunes Suisses dans tout ça ?
C’est tout ça la réalité et on ne parle que du boulot car dans le reste c’est aussi un bordel.

Écrit par : Manco | 31/01/2014

Ah ! M. Décaillet, comme c'est bien dit tout ça.

Et il y a de plus en plus de petits patrons qui profitent de ces trucs devenus obligatoires et imposés par l'Etat, c'est-à-d. le bureaucratisme de gauche.

Exemple 1, les ramoneurs: Le contrôle de la cheminée et du chauffage est obligatoire pour les propriétaires, même si les installations modernes ne nécessitent pas autant d'entretien qu'auparavant. Le CONTROLE, reste obligatoire. Donc ça banque facile pour les ramoneurs agréés par l'ECA. Pas possible de s'y dérober dérober, sinon amende et emmerdes à n'en plus finir.

Exemple 2, les électriciens: Le contrôle tous les 20 ans des installations électriques (contrôle s'il y a toujours du jus qui passe les prises... ), ce contrôle est aussi OBLIGATOIRE, il est imposé par l'ETAT, qui le délègue à Romande Energie, qui lui file le boulot a des entreprises "agréées". Ces dernières ont là un job qui leur tombe du ciel et qu'elles peuvent facturer pied au plancher. Là aussi pas possible de se dérober.
Si j'étais coiffeur, j'aimerais bien aussi que la coupe des cheveux soit obligatoire, sous peine d'amende ou de prison...

Ces petits exemples pour démontrer qu'il y a des "acteurs économiques" qui ont tout intérêt à ce qu'il y ait le plus de monde possible. Des captifs que l'on peut tondre à souhait.

Écrit par : petard | 31/01/2014

Voici des documents qui aident à comprendre l’enjeu de souveraineté de cette votation historique, afin d’assurer un futur indépendant pour la Confédération suisse. Et tout d’abord un texte relatif à l’initiative à lire, à faire lire et… aussi à redistribuer ! :

DOCUMENTS EN FAVEUR DE L’INITIATIVE CONTRE L’IMMIGRATION MASSIVE ( vers. XXVI/2014 )

1 Les pays industrialisés reconnus (Canada, USA, Japon, Inde, etc.) disposent tous d’une politique d’immigration. Elle leur permet de lutter contre l’immigration illégale, le travail au noir, le dumping salarial, la précarisation des conditions de vie dans le pays, la criminalité et le chômage montants. Invoquer la libre circulation UE comme principe fondamental pour refuser ce droit de contrôle aux Suisses est irrespectueux de la part de nos élus politiques. Aujourd’hui, les accords bilatéraux privent la Suisse d’une capacité de mise en œuvre d’une politique d’immigration autonome, non conforme à la volonté de Bruxelles.

2 Sur recommandation du Grand Capital, l’EU fédérale a édité la directive concernant le détachement des travailleurs étrangers sur un modèle ultralibéral permettant la mise en concurrence des peuples à l’intérieur des frontières européennes (salaires pratiqués selon le niveau dans le pays du lieu de travail additionné des charges sociales pratiquées dans le pays d’origine). Ce principe fondamental, lié à la libre circulation, est un rouage indispensable de cette machine «Europe» destinée à soumettre les peuples. Issu du «Pacte de l’Euro», il démantèle la capacité de résistance des peuples européens face à la domination du capitalisme en les réduisant économiquement et socialement. En 2005, lors des votations sur les accords bilatéraux, notre classe dirigeante ne nous a pas expliqué les conséquences de ces dispositions européennes. Elle a préféré mettre l’accent sur des mesures soi-disant accompagnatrices qui se sont révélées finalement volontairement inappliquées, eu égard au respect des règles de l’UE fédérale (motion de la Conseillère nationale Viola AMHERD qui n’a pas été reçue).
Pourquoi la Suisse a-t-elle imposé aux entreprises du gros-œuvre de la construction le modèle de « la responsabilité solidaire des entreprises face à l’immigration de masse due à la libre circulation » ?
Réponse : notre classe politique dogmatique, eu égard aux accords bilatéraux qu’elle ordonne en accord avec Bruxelles, applique la politique élaborée par cette dernière. Ainsi dès le milieu de l’année 2013, la Suisse a mis en pratique une nouvelle disposition de cette directive européenne, relative à la responsabilité solidaire aux seules entreprises de construction (plus tard ce sera le tour des autres branches économiques, en fonction du souhait de Bruxelles). Cela sans débat en Suisse et bien avant que cette responsabilité solidaire fasse l’objet d’un accord définitif et clair entre les 28 membres de l’UE… Dans l’UE fédérale, elle n’entrera en vigueur probablement qu’en 2016, a souligné Mme Annick LEPETIT, porte-parole PS rapportant ces propos du groupe des députés socialistes français à Bruxelles !
En Suisse à travail égal on tend à donner un salaire égal. Or maintenant, en raison de la directive européenne, la concurrence est déloyale ; car il est possible de verser à un travailleur européen détaché en Suisse un salaire et des charges sociales inférieures de plus de 30% à ce qu’elles sont pour les travailleurs fixes. Avec cette distorsion résultant des accords bilatéraux, comment les entreprises utilisant du personnel établit en Suisse peuvent-elles encore garantir de bonnes conditions sociales à leurs collaborateurs, face à des concurrents/dirigeants cupides desserrant leurs responsabilités sociales et dévalorisant ainsi économiquement les formations et le travail de la population de notre pays ?
Des mesures d’accompagnement futures, maintes fois, annoncées par la Suisse et /ou par l’UE fédérale ne règleront rien… en accord avec le Grand Capital. Ainsi en Suisse, le contrôle de l’immigration massive en votation constitue le moyen de rajustement uniforme du niveau de vie du pays, actuellement menacé par une pratique de concurrence déloyale d’origine européenne autorisée par les accords bilatéraux dans notre économie.

3 Avant les accords bilatéraux avec l’UE fédérale, la Suisse disposait d’une économie qui fonctionnait déjà… clients et entreprises commerçants auparavant par-dessus les frontières, sans accords bilatéraux. Un bon produit s’impose de lui-même. N’ayons crainte de remettre en cause ces accords bilatéraux : les produits de qualité renverseront toujours toutes les barrières pour arriver vers une clientèle séduite et ainsi s’imposer. Retrouvons le goût du bien commun qui se perd, protégeons la solidarité nationale en danger et soutenons la paix sociale à travers la répartition de l’aisance, 1er rôle social des entreprises.

4 Etre contre l’immigration de masse, c’est surtout permettre l’entrée d’immigrants aidant à renforcer le bien-être du pays, face à une politique d’ouverture non maîtrisée par l’UE. Cela en répartissant mieux les revenus entre tous – gage de la paix sociale - et par une lutte efficace contre : le travail au noir, l’immigration inégale, la criminalité, le dumping salarial, le chômage montant et la précarisation des conditions de travail en imposant aux travailleurs entrants en Suisse des salaires et des prestations sociales agréés par les partenaires sociaux suisses.

5 Le contrôle des immigrants ne compliquera pas le recrutement de main-d’œuvre étrangère. Au contraire, il va l’optimiser en permettant d’accueillir en nombre les travailleurs dont nous avons besoin, sans exhumer le statut de saisonnier dépassé. Cela contrairement aux affirmations des personnes favorables à l’UE fédérale.

6 Le contrôle de l’immigration ne demandera pas plus de travail administratif que la situation actuelle ne l’exige, puisque les travailleurs étrangers doivent déjà aujourd’hui régulariser leurs rapports de travail. Seuls les papiers échangés différeront de ceux actuellement. Dans un même temps une baisse des effectifs de police et un regain de respect du savoir-vivre et des mœurs suisses pourraient être appréciés par tous...

7 Etre contre l’immigration de masse ne permettrait-il pas de renégocier avec l’UE fédérale ? Et même si, en raison de la clause guillotine, tout l'édifice bilatéral s'écroulerait, cela constituerait-il vraiment une menace rédhibitoire pour notre économie? Soyons pragmatiques : la Suisse est un petit hors-bord économique et non un pétrolier. Multiplions des accords économiques respectueux avec des pays d’Asie. Il y a là-bas un avenir pour notre Etat-nation.

8 Une politicienne a dit que le contrôle de l’immigration est un poison pour la Suisse. Elle ne considère pas la grande quantité de mauvais cholestérol que nos accords bilatéraux avec l’UE fédérale déversent dans notre économie, sang de notre pays : dumping salarial, risque de coûts accrus du chômage, démographie et insécurité ainsi qu’incivilité montantes, perte de notre culture et de nos valeurs, pollution grandissante, augmentation des fréquences d’expertises des véhicules, obligation d’allumer les phares, contraintes sans valeur ajoutée pour devenir « euro-compatible », etc. Le peuple suisse supporte beaucoup d’obligations jugées inutiles. Il souffre de la baisse de sa qualité de vie, de ses routes surchargées, de ses trains bondés, de ses écoles et de ses hôpitaux débordés !

9 Les politiciens suisses affirment que la paupérisation grandissante, résultant de la concentration du capital et du pouvoir en main d’un tout petit nombre, est causée par la crise économique. Aussi pour y voir plus clair, il y a lieu d’évoquer une suite vraisemblable :
En même temps que cette course effrénée à la concentration des richesses et du pouvoir, Economie Suisse nous propose d’engager les femmes pour lutter contre l’immigration de masse. A première vue, cette proposition séduisante permet aussi à certains ménages – de la classe moyenne - de rester à flot en envoyant épouses et mères de famille au travail. Certes, l’émancipation des femmes joue un rôle important, ainsi que l’offre croissante d’emplois dans le secteur des services où l’activité est moins pénible que dans l’industrie. Mais cette féminisation du travail est surtout dictée par la nécessité… d’atteindre les buts économiques visés. Grâce à cela, demain les salaires pourront à nouveau baisser et le supplément de revenu deviendra à terme insuffisant pour prendre en charge les frais de garde d’enfant(s) …, comme c’est d’ailleurs déjà le cas aujourd’hui en Espagne et au Portugal.
Puis, lorsque ce levier financier sera totalement exploité, il nous sera proposé un deuxième mécanisme d’adaptation : tous ceux qui le pourront allongeront leurs temps de travail. D’autres, de plus en plus nombreux, cumuleront deux ou trois emplois exigeant chacun au moins 20 ( ?) heures de présence. Le troisième mécanisme sera alors la ponction de l’épargne et le recours massif au crédit simple ou hypothécaire gagé sur la résidence principale, dont la valeur ne cesse(ra) d’augmenter… jusqu’à l’effondrement de l’immobilier et le rachat des plus beaux morceaux par…, devinez qui ?
C’est ainsi que le dépouillement et l’asservissement des peuples s’obtient pour le Grand Capital, au nez et à la barbe des honnêtes travailleurs, des bien-intentionnés, des ignorants et des simples d’esprit, tous collaborant à leur insu. Aujourd’hui, les armes sont essentiellement économiques : la pauvreté (réduction de la force du peuple) et la dette (asservissement du peuple)… Aussi il faut être conscient que, durant cette dernière décennie en Europe, les actions du Grand Capital, agissant à travers les organes de l’UE fédérale, ont été couvertes de succès retentissants : il dispose désormais d’une vaste zone territoriale et d’une population à coûts de production de plus en plus faibles, avec des systèmes sociaux différents aux services des populations qui seront finalement déclarés contraires aux règlements économiques européens que la Bruxelles fédérale développe…

Lire les « PRINCIPES DE RICARDO », chapitre 7, d’après l’essai de Robert TORRENS : (…) le taux de profit ne peut jamais hausser qu’en raison d’une baisse des salaires.

10 Pour réduire un peuple en esclavage, on pénètre son territoire, on s’installe chez lui et on lui confisque ses droits, en particulier celui de battre monnaie. De façon inavouée, l’Europe fédérale poursuit la dissolution des Etats-nations en imposant des pratiques de coûts de main-d’œuvre inégaux, appauvrissant ainsi les Européens et permettant de dévaloriser les places de travail existantes en Suisse ! Cette misère montante est révoltante. Un oui le 9 février prochain en faveur de l’initiative contre l’immigration massive permet à la Suisse de reprendre le contrôle des salaires et des charges sociales pratiqués par les Suisses et par les travailleurs européens détachés en Suisse.

11 Selon l’AFP, en France actuellement, un débat sur la limitation de l’immigration fait colère. Au-delà de ce thème récurrent inscrit au programme du Front National depuis longtemps, c’est maintenant l’UMP et son Président, M. Jean-François COPE, qui s’en emparent. Déclarant cette question « trop sérieuse pour être laissée à la gauche et aux démagogues de l’extrême droite », il dépose 41 propositions pour « reprendre le contrôle ». Dans un document de travail d’une trentaine de pages, le groupe de travail UMP coordonné par M. Hervé MARITON déroule des propositions qu’il veut « concrètes, fermes, et justes, inspirées des meilleures pratiques des grandes démocraties occidentales ». L’objectif, explique sans détour le député de la Drône au Journal Le Point, est de mettre en place une immigration non plus subie mais choisie. Un principe fondateur qui rappelle à s’y méprendre le projet porté par M. Nicolas SARKOZY en… 2006. « Nous ne voulons pas d’une immigration subie, nous voulons une immigration choisie », avait-il déclaré alors qu’il était ministre de l’Intérieur.
Cette thématique fait également l’objet d’un rapport que la gauche au pouvoir conduit non sans quelques fuites provoquant une situation facétieuse entre le Président Hollande et son Premier Ministre… Ces évènements peuvent être compris grâce à Internet. Observez l’évolution de la France, comprenez le lien intime entre immigration non contrôlée et insécurité montante, conséquences des volontés de l’Europe fédérale et de ses mécanismes révélés fin 2013 à un peuple de France impuissant face à Bruxelles.

12 …
• Comprendre les motivations de l’actuelle UE imposant une Europe fédérale. Etre conscient des volontés de dissolution des Etats-nations poursuivies par l’UE.
• Comprendre la différence entre l’Europe fédérale actuelle et une autre Europe respectueuse des peuples et de leurs différences : l’EUROPE DES ETATS-NATIONS.
• M. David CAMERON (Angleterre) veut réformer l’immigration légale …
• Volonté d’indépendance affichée par la Catalogne vis-à-vis de l’Espagne.
• Emeutes en Grèce… ; Trajectoire des Français et de la France… ; Révolte des fourches en Italie…
• Confiscation des dépôts bancaires (bail-in) à Chypres, et demain ailleurs ...
• Consulter les sites Web suisses et européens concernés et leurs blogs, etc.

Puis toujours au sujet de cette initiative, encore des documents permettant de saisir les actions de l’Union Européenne actuelle, son « pacte pour l’Euro» et l’enjeu de souveraineté nationale pour nous les Suisses :
http://www.lecontrarien.com/la-dissolution-de-letat-nation-18-12-2013-edito
http://www.contrepoints.org/2013/12/31/151797-suisse-une-prosperite-en-trompe-loeil
http://dessousdebruxelles.ellynn.fr/spip.php?article146 et http://www.ideologie-europeenne.fr/
http://www.dailymotion.com/video/x19q8n6_nigel-farage-antonis-samaras-vous-etes-une-marionnette-de-goldman-sachs-15-01-14_news et http://dessousdebruxelles.ellynn.fr/spip.php?article184

Enfin, pour connaître comment, dès 1992, nos politiciens ont modifié la Constitution pour retirer au peuple suisse sa souveraineté et pourquoi maintenant ils ne peuvent que s’en remettre aux exigences de l’UE, voici trois articles et une vidéo. Notamment pour comprendre cette sorte de grande alliance de notre classe politique supérieure qui, quittant le contrat social qui unissait le peuple suisse, ses partis politiques et la Confédération suisse, se légitime par l’idéologie «économiste» et par les règles européennes de déséquilibre économique qu’elle autorise, à la satisfaction du Grand Capital et de l’Europe fédérale :
http://leblogalupus.com/2013/12/31/la-democratie-suisse-a-lepreuve-de-la-mondialisation/
http://lilianeheldkhawam.wordpress.com/2013/09/05/la-democratie-suisse-devoyee/
http://www.adimante.ch/extrait.jset?uid=1 et http://www.youtube.com/watch?v=jGqMSj-lj8M

Et demain, lorsque les politiciens ambitionneront de nous limiter ou de nous retirer notre droit de referendum sous prétexte d’abus, ils mettront un terme à plus de 700 ans d’indépendance de la Nation Suisse et de son peuple souverain. Soyons lucides dès maintenant !

Écrit par : TS | 31/01/2014

Monsieur Décaillet,

Bravo pour votre article qui pose les vraies questions. Quand à votre affirmation "On a commis l'IMMENSE erreur de faire du profit sans faire du social", elle résume très bien l'inégalité sociale croissante.

Écrit par : François | 02/02/2014

"Le taux de chômage des suisses de Suisse et de 2.5 % grâce aux bilatérales."

Oui, et alors? Sans les bilatérales il serait peut-être inférieur. Et le taux de chômage en Suisse m'intéresse moins que le taux de chômage à Genève qui est le double de celui de la Suisse. A cause des bilatérales. Un certain nombre de citoyens estiment que la population devrait décroître. Une croissance infinie n'est pas possible dans un monde fini. Est-ce si difficile à comprendre?

C'est aussi pourquoi je préfère ECOPOP qui donne une limite chiffrée contrairement à l'initiative du 9 février. Et qui encourage le contrôle des naissances.

Qu'arrivera-t-il à l'humanité le jour où les ressources d'énergies fossiles seront épuisées?

Écrit par : Johann | 02/02/2014

@CEDH
Les suisses vivant en France ne sont pas considérés comme frontaliers, ils n'ont pas de permis G !

J'ai voté oui pour tenter de m'opposer à ce désastre qui est imposé à la population suisse et plus particulièrement à celle des cantons frontaliers depuis des mois. Mes amis et les enfants de mes amis bien qu'ayant des CFC, diplômes, formations et ayant toujours vécu à Genève se voient refuser des emplois par des frontaliers, infiltrés partout dans les directions de services, dans les RH, dans les communes, à l'Etat, aux SIG, aux TPG etc etc. Un de mes ami très proche, 40 ans, seul avec sa fille de 10 ans croupi au chômage depuis des mois malgré un CFC de commerce obtenu a l'AIG. Il a tout tenté, même de postuler dans une entreprise de nettoyages, il est prêt à faire n'importe quoi. Des centaines de CV envoyés et autant de réponses négatives, et encore, quand les entreprises daignent répondre !!

Nos dirigeants tant Cantonaux que Fédéraux n'en ont rien à faire de voir s'appauvrir la population suisse. Ils sont tous, tant à droite qu'à gauche, très bien organisés dans des castes, avec des réseaux qui fonctionnent parfaitement bien. Ils vivent dans de beaux appartements, dans des quartiers privilégiés, ne sont pas confrontés à la concurrence frontalière, n'ont aucun problème pour se loger ou pour trouver travail et appartement à leurs enfants.

Cette immigration complètement démesurée que nous subissons depuis des années n'a servi qu'à rendre encore plus riches des gens qui l'étaient déjà.

Les immigrés et leurs enfants, installés chez nous depuis les années 60 et les gens de la classe moyenne sont les premières victimes de cette immigration et de cette concurrence frontalière déloyale, qui accepte de bosser pour des salaires de misère quant eux (nous !) avons besoin de 6 ou 7000.-/mois pour vivre à Genève à 4, les frontaliers se contente de 3000.-. Et ne venez pas me parler de salaire minimum ou de CCT, le dumping à lieu bien avant, quand un patron ou un RH, à formation équivalente, va engager le français qui va lui coûter deux fois moins cher. Cette pratique se fait même à l'Etat de Genève ou il est très facile de "jongler" avec les annuités des classes de traitement, surtout quand le candidat est frontalier.

Dans le "tout l'immobilier" No 705 du 6 janvier 2014, Pierre Maudet nous informe "qu'il dit NON à l'initiative de l'UDC, car les bilatérales sont le carburant de la suisse. Il nous explique que la libre circulation a permis aux entreprises de créer à Genève les emplois qu'elles auraient dû délocaliser (tiens donc, voilà une nouveauté !). Selon PM, notre canton compte environ 60'000 emplois de plus que de personnes actives. La libre circulation des personnes est un carburant essentiel de notre économie. Sa mise en œuvre doit se faire de manière plus rigoureuse et être davantage contrôlée. La pression migratoire que connait notre région - entre 2002 et 2012, la population a augmenté de 43000 âmes et chaque jour, 85000 frontaliers viennent travailler à Genève - génère des craintes auprès de la population. L'Etat doit montrer qu'il peut maitriser les flux migratoires. Les abus doivent être punis".

Ceci m'amène aux réflexions suivantes : si on ajoute aux 85000 frontaliers, les 29000 pendulaires qui viennent d'autres cantons, nous arrivons à 114000 personnes qui ne vivent pas à Genève mais viennent y travailler. Selon M. Maudet, Genève propose 60'000 places de travail de plus que le nombre d'actif du canton. Résultat il manque 54000 places de travail, au détriment des genevois et des gens qui y vivent.

Deuxièmement, pourquoi mettre en place des contrôles puisqu'il n'y a pas de problème ? ou alors pourquoi n'avoir rien mis en place depuis l'ouverture de la libre circulation si problème il y a ?

43000 personnes de plus dans le canton en 10 ans alors qu'on ne construit pas et que les genevois et leurs enfants ne peuvent plus se loger !!

La libre circulation aurait permis aux entreprises de ne pas délocaliser....je ne crois pas du tout à ça mais en l'admettant, cela prouverait bien qu'en engageant des étrangers nouvellement arrivés ou des frontaliers, les patrons, ont tirés les salaires vers le bas au détriment des genevois.

Sur le lien ci-dessous (chiffres tirés du SECO) :

http://www.svp.ch/g3.cms/s_page/81190/NEWSCONTRACTOR_YEAR/2014/NEWSCONTRACTOR_ID/0/NEWSID/3960/S_NAME/newsschlagzeile/NEWS_NEWSCONTRACTOR_YEAR/2014/NEWS_NEWSCONTRACTOR_DISPLAY_TYPE/catByYear/lang/FR

Vous pourrez voir les chiffres de la population suisse au chômage par branches d'activités et le comparatif avec le nombre de travailleurs européens travaillant dans ces branches en suisse. Le constat est sans appel. On a mit au chômage des gens qualifiés pour faire venir des européens qui coûtent moins chers.

Il serait temps qu'Economie suisse arrête avec ses mensonges et ses menaces de manquer de personnel. C'est absolument faux. La libre circulation a simplement permis de faire venir du personnel étranger moins cher et de mettre les suisses au chômage sans état d'âme. Les politiques et les milieux économiques suisses réfléchissent à court terme et profit immédiat. C'est exactement pour cette raison que rien n'a été anticipé, ni en matière de logements, ni en matière de transports, ni en matière de protection des travailleurs. On nous avait annoncé 8000 migrants par année, ils sont 80000 mais de qui se moque-t-on ? Ces gens, il va falloir les loger, leur trouver du boulot, scolariser leurs enfants, les soigner....Cette politique de la démesure est absolument irresponsable.

Quant aux verts genevois comment osent-ils s'opposer à l'initiative ? On nous a imposé une taxe CO2 pour nos véhicules, alors que les frontaliers représentent 400000 mouvements de véhicules par jour à Genève, certains font plus de 150 km pour venir travailler à Genève (300km/jour), soit quasi 6 fois genève-lausanne par jour !!! Elle est où là la protection de l'environnement ? Autour de chez moi c'est complètement envahi de véhicules avec des plaques 38, 39, 67, 69, 83, 06, 75. Ils viennent de toujours plus loin, se refilent les bon plans, cassent les prix... c'est sans espoir pour la population locale car aucun politique ne s'en préoccupe.

J'espère bien que le peuple va se révolter en acceptant l'initiative le 9 février. Si elle devait ne pas passer, nous allons créer des générations de chômeurs, NOS enfants, ce qui est inacceptable dans un pays ou il y a le plein emploi !

Et une dernière chose, je ne crois pas du tout, mais alors pas du tout aux menaces du CF et de l'UE concernant la fin des bilatérales en cas d'acceptation de l'initiative. Les fonctionnaires de Bruxelles qui dirigent l'UE réfléchiront à deux fois avant de se passer des milliards de coopération que la suisse verse à l'UE. De plus la suisse est le 3ème partenaire économique de l'UE si nous exportons pour environ 140 milliards vers l'UE, nous en importons pour 155 milliards. Et si....nous nous tournerons vers les marchés émergeants où nos produits sont très appréciés, mais cela n'arrivera pas.

Écrit par : corinne Strohheker-Bavaud | 03/02/2014

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