03/02/2014

Mesures d'accompagnement : l'Arlésienne de la droite libérale

 

Sur le vif - Lundi 03.02.14 - 13.14h

 

A quelques jours du verdict du peuple et des cantons, le camp du non semble pris de panique. Il a d’ailleurs tort, car rien n’est joué, ni dans un sens ni dans l’autre, et je serais totalement incapable de vous livrer le moindre pronostic. Il panique, un peu à cause de la deuxième vague de sondages, mais surtout parce qu’il commence à se rendre compte de la faiblesse et des limites de son argumentaire. Passons sur le grief de « xénophobie », nous l’avons maintes fois démonté, il est hors-sujet, et les leaders du camp du non le savent très bien. Lisons le texte : il s’agit de contrôler les flux migratoires, nulle déconsidération de l’étranger en tant que tel ne s’y trouve. Mais venons-en à cette rengaine qui n'en peut plus de nous brandir l'épouvantail d'une « fermeture des frontières ». Où ont-ils lu cela ? Nulle fermeture, juste une régulation.

 

Les citoyennes et citoyens de notre pays sont des gens parfaitement intelligents. Ils savent lire. Ils font la différence entre fermeture et régulation. Ensuite, on peut contester le principe même de régulation, notamment l’idée de contingents, et c’est précisément sur cela qu’aurait dû porter le débat. Il n’y est venu que fort tard, une fois évaporés dans l’éther les premiers argumentaires, qui n’avaient simplement pas la solidité nécessaire pour tenir. Oui, les opposants se sont trompés de campagne. Oui, ils ont englouti des millions à mauvais escient. Beaucoup d’entre eux, à qui je parle, le reconnaissent d’ailleurs.

 

L’opposition de gauche s’étant évanouie (vous allez voir, le nombre de gens de gauche qui vont voter oui, et pas seulement au Tessin), demeure la seule vraie ligne de force du camp du non : le PLR, avec ses alliés les patrons, ou plutôt un certain patronat, parce qu’il sera, dans les analyses VOX, diablement intéressant de jauger le vote des tenanciers de PME, et même du gros des troupes de l’USAM. Le grand patronat, donc, celui qui met les millions dans les pages complètes de vos journaux, ainsi que le Conseil fédéral, ainsi que les conseillers d’Etat PLR, ne cessent de nous dire que dès le lundi 10 février à 8 heures du matin, ils se mettront au boulot pour les mesures d’accompagnement. Et là, ça va barder ! On va voir ce qu’on va voir ! Pierre Maudet, premier flic de Genève et bizarrement aussi ministre de l’Economie, nous promet, tambour battant, un contrôle généralisé de toutes nos entreprises.

 

Je ne doute pas de la sincérité de Pierre Maudet. Mais ce camp du oui, celui de la droite patronale, la droite de l’Argent, on a quand même envie de lui dire que les mesures d’accompagnement, ça fait dix ans qu’ils pouvaient s’en occuper. Depuis l’entrée en vigueur des bilatérales ! Or, le collègue de parti et de Conseil d’Etat de Pierre Maudet, le PLR François Longchamp, qui fut six ans (de 2005 à 2012) aux Affaires sociales, qu’a-t-il concrètement fait dans ce domaine ? A la vérité, ce conseiller d’Etat a soutenu à fond l’idéologie du libre-échange, la libre circulation sans entraves, sans compter l’apologie du Grand Genève. Alors, venir maintenant nous promettre des contrôles draconiens, dès le 10 février, sur le marché du travail, désolé Messieurs, mais c’est un peu tard. Les syndicats, la gauche, mais aussi la droite protectionniste, les réclament depuis une décennie. Pendant ces dix ans, vous n’avez pas bougé. Vous avez, tout au plus, fait semblant. Il faudra sans doute, le 9 février, en payer le prix.

 

Pascal Décaillet

 

13:14 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (15) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Militant UDC.

Écrit par : Grégoire Barbey | 03/02/2014

Bonjour Monsieur Décaillet,

"Lisons le texte : il s’agit de contrôler les flux migratoires, nulle déconsidération de l’étranger en tant que tel ne s’y trouve."

Et bien lisons le texte (article 123a al.3) :
"eines Vorranges für Schweizerinnen und Schweizer auszurichten"
"dans le respect du principe de la préférence nationale"
"e nel rispetto del principio di preferenza agli Svizzeri"

Il s'agit de la priorité sur le marché du travail de tous les suisses (y compris les frontaliers) sur tous les étrangers, y compris ceux qui résident depuis longtemps.

Il ne s'agit donc pas de contrôler les flux migratoires à l'entrée, mais aussi de faire sortir ceux qui seront trop longtemps au chômage et n'auraient ni d'autres ressources suffisantes, ni droit de séjour permanent. C'est-à-dire d'expulser les titulaires de permis B et de permis C de moins de 15 ans. Et comme on ne voudra pas entretenir les chômeurs titulaires d'un permis C de plus de 15 ans, la loi sera modifiée, et ils seront tous expulsables.

Et bien moi j'achète cette solution.

Sauf que jamais l'UE et des 28 Etats membres, et une modification de l'ALCP suppose l'accord des 28 Etats puisqu'il s'agit d'un traité conclu entre la Suisse et l'UE et chacun des 28 Etats, jamais, disais-je, tous les 28 états membres n'accepteront pareille modification.

Et vous le savez.


La conséquence sera la disparition des bilatérales avec les conséquences économiques à prévoir sur les exportations. Là je prends encore. La priorité aux suisses et la sortie des économiquement indésirables compensera la baisses des exportations. On ferra comme en 1973.

Mais il y la complication de la positions Suisse dans les forums internationaux, soit au sein de l'OCDE où vous retrouvez les pays de l'UE, et le G20 (Allemagne, France, Italie, UK, et invité permanent : l'Espagne).

Il est à ce jour géostratégiquement impossible de s'affaiblir sur ces fronts. La situation mondiale n'est pas celle de 1973. C'est cette année là qu'a commencé l'ère qui se finit avec les complications que l'on sait : BNS avec un PIB de réserve, fin du système monnayeur Banque/Etat comme on le connaissait depuis 1973, nouvelle donne fiscale.

Cela peut paraître bien abstrait mais je ne crois pas que nos compatriotes veulent passer par une solution à la chypriote.

Là je n'achète plus et j'attends l'année prochaine avec Ecopop.


2. Monsieur Décaillet vous dites voter avec le cœur et bien je vous crois.

Je vous ai compris.

J'y reviendrai.

Écrit par : CEDH | 03/02/2014

CEDH, je veux bien prendre vos arguments et les acheter comme vous dites!
Mais ce qui m'étonne, c'est de voir à quel point vous êtes isolationniste dans votre position, comme si la Suisse avait tout à y perdre et elle seule!

Il semble que depuis 5 petites années beaucoup de choses ont changés. Les attitudes des pays les uns (USA-France c/Suisse) envers les autres. Les pressions sur certains par d'autres (secret bancaire).
Certains ont des droits que d'autres n'ont plus( voir ci-dessus).

La dedans les populations qui perdent tous leurs repères (Espagnols, Portugais, Français et autres nordiques), une commission européenne qui n'arrive plus à gérer sa propre débâcle et un parlement UE qui va faire sortir les eurosceptiques du bois!

Nos autorités ont baissé leurs frocs devant tous ces défis, mais maintenant c'est terminé, les problèmes de la libre-circulation annoncés par l'UDC sont là, les évidences parlent d'elles-mêmes.
Alors le temps de la renégociation est venu, que cela plaisent à nos partenaires ou non. Le peuple Suisse va donner un mandat à ses dirigeants
et ils vont devoir en parler à Bruxelles.

Toute phase transitoire apporte de l'incertitude, mais les institutions ne sont pas immuables, ni statiques, et pour ma part je sais combien d'Européens attendent que le déclic vienne de la Suisse, car eux ils sont ligotés dans leurs propres démocraties.
OUI cette initiative pose les pions d'une nouvelle donne qu'il faudra bien que les européens prennent en considération et ce sera un bon moyen de leur dire que nous ne sommes pas leurs cons de service!

Écrit par : Corélande | 03/02/2014

Eh bien ! On ne pourra pas dire que vous n'aurez pas tout essayé pour faire accepter cette triste initiative !

Écrit par : Michel Sommer | 03/02/2014

À côté sur le site de Philippe Souaille, la marmite est en train de bouillir avec les anathèmes les plus grotesques envers l'UDC et son leader historique.

Non contents de s'en donner à coeur joie sur son site (où pour eux, l'au-delà de la liberté d'expression est permise), il viennent déverser leur fiel ici pour salir Pascal Décaillet.

Ils deviennent fous furieux à l'idée que l'on fâcherait nos voisins... C'est sûr que les voisins qui sont au pouvoir en ce moment... et qui sont loin de faire l'unanimité sur leur territoire, sont déjà fâchés. Et alors ?

C'est quand-même pas compliqué d'expliquer à tout ce beau monde, que la Suisse c'est 44000 km2 et qu'une fois qu'on a soustrait les montagnes, les forêts et les champs de pommes de terre, il n'y a plus assez de place pour accueillir tous les chômeurs que l'UE européenne fabrique.

L'immigration européenne que nous connaissons est anormale. Elle est due essentiellement à l'incurie du système bruxellois qui a confisqué la souveraineté nationale à ses adhérents.

Écrit par : petard | 03/02/2014

C'est vrai que sur les blogs des PLRS, c'est le gros délire haineux. Souaille nous sort des "Le mur de Berlin est tombé, par exemple. Or il empêchait les habitants de ces pays de gagner l'Ouest, malgré l'envie qu'ils pouvaient en avoir. A moins de rebâtir un nouveau mur avec miradors et schupos".

Limite cinglé. Ce qui s'appelle perdre toute crédibilité, s'il en a jamais eu avec sa gouvernance universelle si réaliste...

Écrit par : Géo | 03/02/2014

Voici des documents qui aident à comprendre l’enjeu de souveraineté de cette votation historique, afin d’assurer un futur indépendant pour la Confédération suisse. Et tout d’abord un texte relatif à l’initiative à lire, à faire lire et… aussi à redistribuer ! :

DOCUMENTS EN FAVEUR DE L’INITIATIVE CONTRE L’IMMIGRATION MASSIVE ( vers. XXVI/2014 )

1 Les pays industrialisés reconnus (Canada, USA, Japon, Inde, etc.) disposent tous d’une politique d’immigration. Elle leur permet de lutter contre l’immigration illégale, le travail au noir, le dumping salarial, la précarisation des conditions de vie dans le pays, la criminalité et le chômage montants. Invoquer la libre circulation UE comme principe fondamental pour refuser ce droit de contrôle aux Suisses est irrespectueux de la part de nos élus politiques. Aujourd’hui, les accords bilatéraux privent la Suisse d’une capacité de mise en œuvre d’une politique d’immigration autonome, non conforme à la volonté de Bruxelles.

2 Sur recommandation du Grand Capital, l’EU fédérale a édité la directive concernant le détachement des travailleurs étrangers sur un modèle ultralibéral permettant la mise en concurrence des peuples à l’intérieur des frontières européennes (salaires pratiqués selon le niveau dans le pays du lieu de travail additionné des charges sociales pratiquées dans le pays d’origine). Ce principe fondamental, lié à la libre circulation, est un rouage indispensable de cette machine «Europe» destinée à soumettre les peuples. Issu du «Pacte de l’Euro», il démantèle la capacité de résistance des peuples européens face à la domination du capitalisme en les réduisant économiquement et socialement. En 2005, lors des votations sur les accords bilatéraux, notre classe dirigeante ne nous a pas expliqué les conséquences de ces dispositions européennes. Elle a préféré mettre l’accent sur des mesures soi-disant accompagnatrices qui se sont révélées finalement volontairement inappliquées, eu égard au respect des règles de l’UE fédérale (motion de la Conseillère nationale Viola AMHERD qui n’a pas été reçue).
Pourquoi la Suisse a-t-elle imposé aux entreprises du gros-œuvre de la construction le modèle de « la responsabilité solidaire des entreprises face à l’immigration de masse due à la libre circulation » ?
Réponse : notre classe politique dogmatique, eu égard aux accords bilatéraux qu’elle ordonne en accord avec Bruxelles, applique la politique élaborée par cette dernière. Ainsi dès le milieu de l’année 2013, la Suisse a mis en pratique une nouvelle disposition de cette directive européenne, relative à la responsabilité solidaire aux seules entreprises de construction (plus tard ce sera le tour des autres branches économiques, en fonction du souhait de Bruxelles). Cela sans débat en Suisse et bien avant que cette responsabilité solidaire fasse l’objet d’un accord définitif et clair entre les 28 membres de l’UE… Dans l’UE fédérale, elle n’entrera en vigueur probablement qu’en 2016, a souligné Mme Annick LEPETIT, porte-parole PS rapportant ces propos du groupe des députés socialistes français à Bruxelles !
En Suisse à travail égal on tend à donner un salaire égal. Or maintenant, en raison de la directive européenne, la concurrence est déloyale ; car il est possible de verser à un travailleur européen détaché en Suisse un salaire et des charges sociales inférieures de plus de 30% à ce qu’elles sont pour les travailleurs fixes. Avec cette distorsion résultant des accords bilatéraux, comment les entreprises utilisant du personnel établit en Suisse peuvent-elles encore garantir de bonnes conditions sociales à leurs collaborateurs, face à des concurrents/dirigeants cupides desserrant leurs responsabilités sociales et dévalorisant ainsi économiquement les formations et le travail de la population de notre pays ?
Des mesures d’accompagnement futures, maintes fois, annoncées par la Suisse et /ou par l’UE fédérale ne règleront rien… en accord avec le Grand Capital. Ainsi en Suisse, le contrôle de l’immigration massive en votation constitue le moyen de rajustement uniforme du niveau de vie du pays, actuellement menacé par une pratique de concurrence déloyale d’origine européenne autorisée par les accords bilatéraux dans notre économie.

3 Avant les accords bilatéraux avec l’UE fédérale, la Suisse disposait d’une économie qui fonctionnait déjà… clients et entreprises commerçants auparavant par-dessus les frontières, sans accords bilatéraux. Un bon produit s’impose de lui-même. N’ayons crainte de remettre en cause ces accords bilatéraux : les produits de qualité renverseront toujours toutes les barrières pour arriver vers une clientèle séduite et ainsi s’imposer. Retrouvons le goût du bien commun qui se perd, protégeons la solidarité nationale en danger et soutenons la paix sociale à travers la répartition de l’aisance, 1er rôle social des entreprises.

4 Etre contre l’immigration de masse, c’est surtout permettre l’entrée d’immigrants aidant à renforcer le bien-être du pays, face à une politique d’ouverture non maîtrisée par l’UE. Cela en répartissant mieux les revenus entre tous – gage de la paix sociale - et par une lutte efficace contre : le travail au noir, l’immigration inégale, la criminalité, le dumping salarial, le chômage montant et la précarisation des conditions de travail en imposant aux travailleurs entrants en Suisse des salaires et des prestations sociales agréés par les partenaires sociaux suisses.

5 Le contrôle des immigrants ne compliquera pas le recrutement de main-d’œuvre étrangère. Au contraire, il va l’optimiser en permettant d’accueillir en nombre les travailleurs dont nous avons besoin, sans exhumer le statut de saisonnier dépassé. Cela contrairement aux affirmations des personnes favorables à l’UE fédérale.

6 Le contrôle de l’immigration ne demandera pas plus de travail administratif que la situation actuelle ne l’exige, puisque les travailleurs étrangers doivent déjà aujourd’hui régulariser leurs rapports de travail. Seuls les papiers échangés différeront de ceux actuellement. Dans un même temps une baisse des effectifs de police et un regain de respect du savoir-vivre et des mœurs suisses pourraient être appréciés par tous...

7 Etre contre l’immigration de masse ne permettrait-il pas de renégocier avec l’UE fédérale ? Et même si, en raison de la clause guillotine, tout l'édifice bilatéral s'écroulerait, cela constituerait-il vraiment une menace rédhibitoire pour notre économie? Soyons pragmatiques : la Suisse est un petit hors-bord économique et non un pétrolier. Multiplions des accords économiques respectueux avec des pays d’Asie. Il y a là-bas un avenir pour notre Etat-nation.

8 Une politicienne a dit que le contrôle de l’immigration est un poison pour la Suisse. Elle ne considère pas la grande quantité de mauvais cholestérol que nos accords bilatéraux avec l’UE fédérale déversent dans notre économie, sang de notre pays : dumping salarial, risque de coûts accrus du chômage, démographie et insécurité ainsi qu’incivilité montantes, perte de notre culture et de nos valeurs, pollution grandissante, augmentation des fréquences d’expertises des véhicules, obligation d’allumer les phares, contraintes sans valeur ajoutée pour devenir « euro-compatible », etc. Le peuple suisse supporte beaucoup d’obligations jugées inutiles. Il souffre de la baisse de sa qualité de vie, de ses routes surchargées, de ses trains bondés, de ses écoles et de ses hôpitaux débordés !

9 Les politiciens suisses affirment que la paupérisation grandissante, résultant de la concentration du capital et du pouvoir en main d’un tout petit nombre, est causée par la crise économique. Aussi pour y voir plus clair, il y a lieu d’évoquer une suite vraisemblable :
En même temps que cette course effrénée à la concentration des richesses et du pouvoir, Economie Suisse nous propose d’engager les femmes pour lutter contre l’immigration de masse. A première vue, cette proposition séduisante permet aussi à certains ménages – de la classe moyenne - de rester à flot en envoyant épouses et mères de famille au travail. Certes, l’émancipation des femmes joue un rôle important, ainsi que l’offre croissante d’emplois dans le secteur des services où l’activité est moins pénible que dans l’industrie. Mais cette féminisation du travail est surtout dictée par la nécessité… d’atteindre les buts économiques visés. Grâce à cela, demain les salaires pourront à nouveau baisser et le supplément de revenu deviendra à terme insuffisant pour prendre en charge les frais de garde d’enfant(s) …, comme c’est d’ailleurs déjà le cas aujourd’hui en Espagne et au Portugal.
Puis, lorsque ce levier financier sera totalement exploité, il nous sera proposé un deuxième mécanisme d’adaptation : tous ceux qui le pourront allongeront leurs temps de travail. D’autres, de plus en plus nombreux, cumuleront deux ou trois emplois exigeant chacun au moins 20 ( ?) heures de présence. Le troisième mécanisme sera alors la ponction de l’épargne et le recours massif au crédit simple ou hypothécaire gagé sur la résidence principale, dont la valeur ne cesse(ra) d’augmenter… jusqu’à l’effondrement de l’immobilier et le rachat des plus beaux morceaux par…, devinez qui ?
C’est ainsi que le dépouillement et l’asservissement des peuples s’obtient pour le Grand Capital, au nez et à la barbe des honnêtes travailleurs, des bien-intentionnés, des ignorants et des simples d’esprit, tous collaborant à leur insu. Aujourd’hui, les armes sont essentiellement économiques : la pauvreté (réduction de la force du peuple) et la dette (asservissement du peuple)… Aussi il faut être conscient que, durant cette dernière décennie en Europe, les actions du Grand Capital, agissant à travers les organes de l’UE fédérale, ont été couvertes de succès retentissants : il dispose désormais d’une vaste zone territoriale et d’une population à coûts de production de plus en plus faibles, avec des systèmes sociaux différents aux services des populations qui seront finalement déclarés contraires aux règlements économiques européens que la Bruxelles fédérale développe…

Lire les « PRINCIPES DE RICARDO », chapitre 7, d’après l’essai de Robert TORRENS : (…) le taux de profit ne peut jamais hausser qu’en raison d’une baisse des salaires.

10 Pour réduire un peuple en esclavage, on pénètre son territoire, on s’installe chez lui et on lui confisque ses droits, en particulier celui de battre monnaie. De façon inavouée, l’Europe fédérale poursuit la dissolution des Etats-nations en imposant des pratiques de coûts de main-d’œuvre inégaux, appauvrissant ainsi les Européens et permettant de dévaloriser les places de travail existantes en Suisse ! Cette misère montante est révoltante. Un oui le 9 février prochain en faveur de l’initiative contre l’immigration massive permet à la Suisse de reprendre le contrôle des salaires et des charges sociales pratiqués par les Suisses et par les travailleurs européens détachés en Suisse.

11 Selon l’AFP, en France actuellement, un débat sur la limitation de l’immigration fait colère. Au-delà de ce thème récurrent inscrit au programme du Front National depuis longtemps, c’est maintenant l’UMP et son Président, M. Jean-François COPE, qui s’en emparent. Déclarant cette question « trop sérieuse pour être laissée à la gauche et aux démagogues de l’extrême droite », il dépose 41 propositions pour « reprendre le contrôle ». Dans un document de travail d’une trentaine de pages, le groupe de travail UMP coordonné par M. Hervé MARITON déroule des propositions qu’il veut « concrètes, fermes, et justes, inspirées des meilleures pratiques des grandes démocraties occidentales ». L’objectif, explique sans détour le député de la Drône au Journal Le Point, est de mettre en place une immigration non plus subie mais choisie. Un principe fondateur qui rappelle à s’y méprendre le projet porté par M. Nicolas SARKOZY en… 2006. « Nous ne voulons pas d’une immigration subie, nous voulons une immigration choisie », avait-il déclaré alors qu’il était ministre de l’Intérieur.
Cette thématique fait également l’objet d’un rapport que la gauche au pouvoir conduit non sans quelques fuites provoquant une situation facétieuse entre le Président Hollande et son Premier Ministre… Ces évènements peuvent être compris grâce à Internet. Observez l’évolution de la France, comprenez le lien intime entre immigration non contrôlée et insécurité montante, conséquences des volontés de l’Europe fédérale et de ses mécanismes révélés fin 2013 à un peuple de France impuissant face à Bruxelles.

12 …
• Comprendre les motivations de l’actuelle UE imposant une Europe fédérale. Etre conscient des volontés de dissolution des Etats-nations poursuivies par l’UE.
• Comprendre la différence entre l’Europe fédérale actuelle et une autre Europe respectueuse des peuples et de leurs différences : l’EUROPE DES ETATS-NATIONS.
• M. David CAMERON (Angleterre) veut réformer l’immigration légale …
• Volonté d’indépendance affichée par la Catalogne vis-à-vis de l’Espagne.
• Emeutes en Grèce… ; Trajectoire des Français et de la France… ; Révolte des fourches en Italie…
• Confiscation des dépôts bancaires (bail-in) à Chypres, et demain ailleurs ...
• Consulter les sites Web suisses et européens concernés et leurs blogs, etc.

Puis toujours au sujet de cette initiative, encore des documents permettant de saisir les actions de l’Union Européenne actuelle, son « pacte pour l’Euro» et l’enjeu de souveraineté nationale pour nous les Suisses :
http://www.lecontrarien.com/la-dissolution-de-letat-nation-18-12-2013-edito
http://www.contrepoints.org/2013/12/31/151797-suisse-une-prosperite-en-trompe-loeil
http://dessousdebruxelles.ellynn.fr/spip.php?article146 et http://www.ideologie-europeenne.fr/
http://www.dailymotion.com/video/x19q8n6_nigel-farage-antonis-samaras-vous-etes-une-marionnette-de-goldman-sachs-15-01-14_news et http://dessousdebruxelles.ellynn.fr/spip.php?article184

Enfin, pour connaître comment, dès 1992, nos politiciens ont modifié la Constitution pour retirer au peuple suisse sa souveraineté et pourquoi maintenant ils ne peuvent que s’en remettre aux exigences de l’UE, voici trois articles et une vidéo. Notamment pour comprendre cette sorte de grande alliance de notre classe politique supérieure qui, quittant le contrat social qui unissait le peuple suisse, ses partis politiques et la Confédération suisse, se légitime par l’idéologie «économiste» et par les règles européennes de déséquilibre économique qu’elle autorise, à la satisfaction du Grand Capital et de l’Europe fédérale :
http://leblogalupus.com/2013/12/31/la-democratie-suisse-a-lepreuve-de-la-mondialisation/
http://lilianeheldkhawam.wordpress.com/2013/09/05/la-democratie-suisse-devoyee/
http://www.adimante.ch/extrait.jset?uid=1 et http://www.youtube.com/watch?v=jGqMSj-lj8M

Et demain, lorsque les politiciens ambitionneront de nous limiter ou de nous retirer notre droit de referendum sous prétexte d’abus, ils mettront un terme à plus de 700 ans d’indépendance de la Nation Suisse et de son peuple souverain. Soyons lucides dès maintenant !

Écrit par : TS | 03/02/2014

Bravo. Au moins, vous avez le courage de brandir effrontément des arguments percutants qui éclairent des électeurs indécis dont je faisais partie. Sus aux opposants !

Écrit par : Dominique | 03/02/2014

Le sondage de la TdG affole les conteurs bobos. Bientôt 58% de OUI sur 1'600 votants ça c'est du sondage non trafiqué! Vivement dimanche!

Écrit par : Corélande | 03/02/2014

Cher Pascal Décaillet, vous faites bien de souligner l'incurie de toutes celles et ceux (de droite comme de gauche) qui ont cru pouvoir tromper le quidam (entendez le salarié) en lui vendant les bien nommées "mesures d'accompagnement" (du dumping salarial et social, évidemment) comme d'autres s'affairent à vendre des stock options sur la "vie éternelle"...
LE COMMENTAIRE QUI SUIT A ETE PUBLIE DANS LE JOURNAL EN LIGNE "LA MEDUSE", IL EST SIGNE DE VOTRE SERVITEUR :

Singulière «Union sacrée» qui va de l’extrême gauche à l’extrême droite libérale

L’initiative de l’UDC «contre une immigration massive» a l’inquiétant mérite d’avoir dressé contre elle un front aligné-couvert derrière le Conseil fédéral allant de l’extrême gauche aux faîtières patronales les plus libérales.

Plus inquiétant encore, les arguments des uns et des autres se recoupent tous en un point d’intersection précis : l’accord bilatéral Suisse/UE sur la «libre circulation des travailleurs et des services» qu’un OUI à l’initiative de l’UDC remettrait en question.

Que les patrons, les gros entrepreneurs, les capitaines d’industrie, la grande distribution et les banquiers, grands bénéficiaires de la «libre circulation des personnes et des services», combattent l’initiative de l’UDC pour «sauver» cet accord et le dumping salarial qui en résulte, on comprend… mais à gauche ?

Oublie-t-on que, sous son vernis «humaniste», la «libre circulation des personnes et des services» constitue l’une des pièces maîtresses de l’arsenal maastrichtien destiné à casser le coût de la force de travail ? Oublie-t-on que dans les conditions de l’exploitation capitaliste, des restructurations, délocalisations et privatisations, les directives et lois qui s’y attachent permettent la constitution d’une imposante armée de réserve réunissant tous les chômeurs et travailleurs précaires que les politiques antisociales décidées à Bruxelles produisent («baisse compétitive du coût de la force de travail», plans d’austérité, assainissement des «dettes» prétendues pour recapitaliser les banques et spéculateurs, etc.) ? Enfin, oublie-t-on que la «libre circulation des personnes et des services» est le moyen par lequel l’UE met tous les travailleurs d’Europe en concurrence tendant à imposer le plus petit dénominateur commun en matières sociale et salariale ?

Un syndicaliste tessinois, s’interrogeant sur la revendication d’un salaire minimum à 4000 CHF, lance une alerte et s’inquiète en mentionnant l’exemple d’une entreprise établie au Tessin qui vient de licencier neuf de ses dix ingénieurs hautement qualifiés, rémunérés à hauteur d’environ 10'000 CHF par mois, et qui réengage, dans la foulée, huit ingénieurs italiens qu’elle paie désormais 4000 CHF par mois.

Ne nous y trompons pas, il ne s’agit pas, pour l’auteur de ces lignes, de donner un blanc-seing à l’initiative de l’UDC mais bien de signaler qu’en la combattant pour la raison essentielle qu’elle remettrait en cause l’accord bilatéral de la Suisse avec l’UE sur la libre circulation de la sous-enchère salariale, les tenants d’une certaine gauche se noient, une fois de plus, dans l’insoluble contradiction du soutien «critique» aux institutions politiques et réactionnaires de l’UE. En passant sous silence le contenu véritable du «permis L» délivré aux esclaves des temps «modernes» au titre de la libre circulation des travailleurs détachés et, comme font aussi les patrons, en ne colportant que l’argument selon lequel un OUI à l’initiative du parti «nationaliste» restaurerait les contingents et l’«inhumain» permis de saisonnier (auquel le permis L… accordé pour seulement 90 jours d’intense exploitation n’a rien à envier), les comités de cette gauche bien pensante participent d’une imposture politique et intellectuelle.

Au final, nous saurons, le 9 février prochain, si l’initiative de l’UDC sera acceptée ou non. Toujours est-il qu’en focalisant le débat sur la «libre circulation des personnes – en fait, des travailleurs – et des services», il ne faudrait pas que les directions syndicales et les gauches, plus ou moins radicales et/ou bien pensantes, ne stigmatisent trop les travailleurs qui auront glissé un OUI désespéré dans l’urne. De fait, n’eut-il pas été préférable que les dirigeants syndicaux et les responsables du PS ne se fendent d’une déclaration dont les accents eussent, peu ou prou, résonnés comme suit : « Pour nous, syndicaliste, militants socialistes, travailleurs, apprentis et étudiants, l’initiative de l’UDC «contre l’immigration de masse» s’appuie sur d’inacceptables motifs xénophobes qui, comme pour l’initiative Schwarzenbach de l’Action nationale en 1970, doivent être combattus. Cependant, nous constatons que créant la confusion, le Conseil fédéral, soutenu en cela par le patronat, cherche à transformer le rejet de cette initiative en plébiscite à l’appui de l’accord bilatéral Suisse/UE sur la «libre circulation des personnes et des services». Attentifs à cette manœuvre de diversion, nous ne nous laissons pas berner et déclarons que tout en rejetant l’initiative de l’UDC pour les motivations racistes et xénophobes qui la distingue, nous prenons l’engagement de combattre, sur notre terrain et par tous les moyens, y compris en lançant le référendum contre la reconduction de l’accord bilatéral sur la libre circulation des personnes et des services et son extension à la Croatie, toutes les politiques fondées sur le dogme de concurrence libre et non faussée consignées dans le traité de Maastricht. Ce faisant, nous apportons, en tant que syndicalistes et sociaux-démocrates, notre concours et notre soutien au combat quotidien que mènent l’ensemble des travailleurs d’Europe qui, dans d’effroyables circonstances, cherchent à résister au rouleau compresseur de la Troïka (FMI, BCE, UE) et de la dictature des marchés et des multinationales dont l’agence européenne se trouve à Bruxelles» ?

Rêvons, rêvons… il en restera toujours quelque chose…

Michel Zimmermann

Écrit par : Zimmermann Michel | 04/02/2014

Michel Zimmermann @ "l’initiative de l’UDC pour les motivations racistes et xénophobes qui la distingue,"
Où ça ? Des preuves, svp !
Toujours cette confusion dans la gauche, qui défend toutes les migrations, y compris celles qui après être passées par les mains d'ignobles mafias de
passeurs atterrissent dans les serres d'Andalousie pour y être réduit à l'esclavage...
Bravo pour votre lucidité, les gens de gauche. Vous n'êtes pas xénophobes, certes non, mais vous êtes complétement idiots...

Écrit par : Géo | 04/02/2014

Cette panique fait de la peine. Entendre Couchepin ce soir sur Forum nous dire que tous les anciens CF sont contre parce qu'ils "savent"! Autrement dit les citoyens sont des ignares et heureusement que blanche neige change les 7 nains de temps en temps, sinon on finirait par n'avoir que des Simplets!

Nous devons leur montrer que dans ce pays, les petites combines entre "ceux qui savent" n'ont pas cours et c'est bien nous les patrons!

Le OUI aura peut-être cette vertu thérapeutique.

Écrit par : Dominique Vergas | 04/02/2014

"Bravo pour votre lucidité, les gens de gauche. Vous n'êtes pas xénophobes, certes non, mais vous êtes complétement idiots..."

...ce dont on vous remercie très fort en pensant à vos attaques tout-à-fait justifiées contre Schneider-Ammann, le n°1 de l'opposition à l'initiative contre l'immigration de masse. Comme démonstration de ce que j'écrivais sur le blog de Soeur Claire-marie Jeannotat, on ne peut tomber mieux...

Écrit par : Géo | 05/02/2014

Pour la petite histoire, l'affaire Ammann est assez cocasse et ne concerne probablement que peu le fisc helvétique. Le groupe de Langenthal possède notamment une importante une usine de construction de machines en France, à Saint-Dizier dans la Haute Marne...

...des comptes au Luxembourg, par une société écran et pour toute adresses une boîte aux lettres...

Risque d'avoir des soucis avec Mister Hollande, notre ministre de l'économie. Aïe, aïe, aïe !

Écrit par : petard | 06/02/2014

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