10/02/2014

Pierre Veya : virons les vainqueurs !

 

Sur le vif - Lundi 10.02.14 - 00.27h

 

De tous les éditos à paraître ce lundi matin dans vos journaux, celui de Pierre Veya pulvérise tous les records dans l’art du mauvais perdant. Fidèle à la ligne de son journal pendant toute la campagne, qui fut d’obédience totale aux puissances patronales, à M. Burkhalter et au pouvoir en place, le rédacteur en chef du Temps n’a d’autre souci, d’autre urgence, que d’instruire le procès du vainqueur. Le message tient en une phrase : « Ils ont gagné, donc il faut les virer ».

 

Sur le signal tellurique donné par la Suisse profonde, le désaveu cinglant des élites, le soufflet à un Conseil fédéral et un président de la Confédération qui ont jeté toutes leurs forces dans la bataille, pas un mot. Aucune tentative de comprendre le pourquoi de ce oui jailli des entrailles d’une communauté humaine que personne, jusque-là, n’a daigné écouter. Non. La seule leçon que l’éditorialiste, du haut de sa superbe, estime pouvoir tirer de ce signal, c’est qu’il faut virer l’UDC de toute association à des responsabilités en Suisse. Comme à l’automne 2007 : ce parti gagne les élections, comme jamais, donc un mois après, on vire son chef historique du Conseil fédéral. Logique, non ? Je vous laisse goûter la prose de Pierre Veya, à la une du Temps à paraître ce lundi :

 

« Cette situation est intolérable. L’UDC n’est plus un parti gouvernemental, mais d’opposition. Il doit être traité en tant que tel. Et en tout premier lieu par les milieux économiques, qui doivent cesser de faire alliance avec un partenaire qui viole l’essence même du libéralisme économique. Le système politique suisse est l’équivalent d’un mécanisme d’horlogerie fine; il ne peut supporter plus longtemps le double jeu d’un parti populiste qui fait fi des intérêts stratégiques de ce pays. Un nouvel équilibre politique est nécessaire. Avec cette initiative, l’UDC a franchi une ligne rouge. Ceux qui croient aux vertus du libre-échange doivent se rassembler et faire front contre une forme de national-protectionnisme qui nous mène dans une impasse. Le peuple a tranché, mais il n’a pas (toujours) raison ! ».

 

Détenteur d'une raison supérieure que le souverain ne comprend pas, Pierre Veya, rédacteur en chef du Temps, journal à vendre à qui voudra bien l’acheter, écrit noir sur blanc qu’il se contrefout de la décision souveraine du peuple et des cantons de ce pays. Il ne cherche en rien à scruter les causes profondes du scrutin. Pire : en appelant le grand patronat, celui qui stipendie son journal, à casser les liens avec le premier parti du pays, il confirme rétrospectivement le rôle joué par « les milieux économiques » pour aider les opposants. « Nous qui sommes du même monde », nous laisse-t-il entendre. Définitivement, il se place au service de l’oligarchie financière, en la pressant de surtout se détourner de ce parti qui a commis le péché mortel d’avoir avec lui le peuple de ce pays.

 

Le Temps nous livre ce lundi matin un éditorial totalement déconnecté du pays réel, d’une hallucinante arrogance. Ses amis apprécieront. Ça tombe bien : le Temps, paraît-il, a tant d’amis, qui lui veulent tant de bien.

 

 Pascal Décaillet

 

00:27 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (28) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

En paraphrasant la phrase célèbre du général Sheridan à propos des indiens, pour beaucoup de membres de l'élite médiatico-politico-économico-universitaire: "le bon votant UDC est le votant UDC mort".

Écrit par : La censure prospère en Suisse | 10/02/2014

Du pays réel. La rhétorique d'extrême-droite de Pascal Démagogue s'affirme donc de plus belle.

Écrit par : Grégoire Barbey | 10/02/2014

L'arrogance de l'Union Étrangère est sans limites. Maintenant les menaces. Ces gens de l'empire européen qui n'ont pas de légitimité osent tout.

Auparavant les mensonges. Bien de chez nous. Sur un blog et à la radio. Soi-disant qu'après le refus de l'eee, la Suisse avait souffert économiquement, que le refus de l'eee avait coûté cher à la Suisse.

Il suffit d'aller à cette page:

https://www.google.ch/search?q=pib+suisse&ie=utf-8&oe=utf-8&rls=org.mozilla:fr:official&client=firefox-a&gws_rd=cr&ei=gRn4Ut-QO-vX7Abgj4GgAw

Et qu'est-ce qu'on constate? La baisse est générale. Rien à voir avec le refus de la Suisse... qui fait mieux que l'Autriche et la Suède pourtant membres de l'union étrangère. Surtout étrangère à la démocratie.

Écrit par : Johann | 10/02/2014

Il y a une leçon simple à tirer de ce scrutin: le PS doit rejoindre le PLR ou inversément.
Il faut que cesse cette imposture de l'un ou de l'autre. Le peuple ne s'y retrouve pas, il en a marre et il l'a dit à sa façon.

Parce qu'avec tous les anathèmes jetés en pâture, tous les slogans mensongers, toutes les statistiques biaisées, l'engagement de l'ensemble des médias privés aux côtés de la RTS et les manoeuvres du Conseil fédéral, c'est pas 49,6% de voix qu'ils auraient dû récolter. C'est au minimum 70 % comme le oui au Tessin.

Le titre de l'édito de Thierry Meyer n'est pas triste non plus: «Le jour où un pays prospère s'est inventé une crise majeure»

Il faudrait quand même une fois pour toute mettre les choses à plat et répondre honnêtement:
- la prospérité de ce pays c'est dû à qui à quoi ?
- pourquoi tant de migrants choisissent la Suisse ?
- pourquoi l'ensemble de l'Europe est en crise et pas nous ?

C'est sûr que dans ce débat, tous les protagonistes chercheront à s'arroger les bons points et rejeter sur l'autre les mauvais.

Il y a tout de même un constat qui est sans appel: cette Europe qui ne cesse ne nous menacer de sanctions si on ne lui obéit pas, cette Europe-là a raté sa copie.

Écrit par : petard | 10/02/2014

Les milieux économiques ultralibéraux chercheront certainement à casser le dos à la Suisse et amplifieront les conséquences écononomiques découlant de la fin des bilatérales.

Le chômage augmentera massivement. Des étrangers devront alors, comme lors de la crise de 1973, quitter la Suisse. Moins d'emplois, moins de demandeurs d'emploi.

Comment résister ?

En suivant scrupuleusement la volonté du peuple et des cantons. Priorité des nationaux à l'emploi. Le souverain a décidé :

"Les plafonds et les contingents annuels pour les étrangers exerçant une activité lucrative doivent être fixés en fonction des intérêts économiques globaux de la suisse et dans LE RESPECT DE LA PREFERENCE NATIONALE."

Préférence nationale. Nationale, nationaux. Les nationaux en Suisse ce ne sont pas les résidents, ce sont les Suisses. Préférence aux citoyens suisses. Le texte allemand prévoit la préférence aux suisses et suissesses.

C'est d'ailleurs la seule manière de s'en sortir et c'est celle voulue par le peuple et le souverain.

Or des traitres s'apprêtent à bafouer la volonté du peuple, comme par exemple, la dénommée Christine Meissner et sa priorité aux résidents.

http://leblogdezebulon.blog.tdg.ch/archive/2014/02/09/votations-du-9-fevrier-2014-252822.html

Mais aussi le dénommé Nidegger, franco-suisse logé des deux côtés de la frontière, aussi.

http://yvesnidegger.blog.tdg.ch/archive/2014/01/24/immigration-de-masse-252212.html#comments

Spolier les vainqueurs, voilà ce que préconisent ces traitres.

Écrit par : CEDH | 10/02/2014

Cher Monsieur Décaillet,

Vous avez bien fait de citer les propos de Pierre Veya qui démontrent bien la volonté de certains de vouloir faire peur via le levier économique, via l'emploi et la prospérité d'une démocratie enviée par bon nombre de pays dans le monde dont la France. Il est salutaire de voir que la démocratie directe suisse fonctionne correctement et qu'elle tient compte de l'avis du citoyen suisse dans toute sa diversité culturelle et linguistique malgré certaines intimidations et les pressions. Que fait l'EU avec l'Ukraine ? Comment agit-elle avec la Turquie ? Ne met-elle pas la charrue avant les boeufs ? Que pensent les Grecs de l'Europe ? Est-elle crédible face à l'Amérique ? La Corée du sud n'est-elle pas compétitive seule ?
L'Union Européenne avant de condamner aveuglément l'un des trois votes démocratiques suisses devrait balayer devant sa porte qui est pleine de déchets nauséeux ! Le "citoyen" européen possède-t--il un droit au référendum ?
La construction européenne est bancale car l'EU a grandi trop vite sans réelle réflexion. Son fonctionnement est lourd et trop bureaucratique.

Le rôle de la Suisse à l'avenir ? : elle devrait être le catalyseur pour une réforme en profondeur d'une EU mal faite, vers une construction plus souple et moins dépendante du vieux couple France-Allemagne, vers une confédération européenne démocratique et réellement solidaire.

Bien à vous

PPC

Écrit par : PP Chappuis | 10/02/2014

Le Temps est LE journal de l'oligarchie financière. Laissons les oligarques financiers l'acheter et continuons de le boycotter...

Écrit par : Géo | 10/02/2014

Que de bla-bla ! On pourrait aussi plus simplement résumer le résultat ainsi : sur quatre citoyens suisses un a dit oui, un a dit non et les deux derniers s'en f.... !C'est aussi ça la Suisse et il faut s'y faire.

Écrit par : Brunette | 10/02/2014

nouveau guide touristique: au delà du pays réel:DADA ET SURRÉALISME - Musée d'Art Moderne - Ville de Genève-Lausanne-Zurich-etc.

Écrit par : briand | 10/02/2014

"C'est une mauvaise nouvelle pour l'Europe et pour la Suisse" dixit L. Fabius !
C'est peut-être aussi une chance d'écouter un peu mieux les citoyens, oui, ceux qui vivent dans le pays, pas les technocrates qui vivent dans leur bureau, sorte de microcosme coupé de la réalité. C'est aussi une chance d'inventer, de créer, d'innover en étant plus proactifs que réactifs et en reconnaissant les problèmes , oui ceux qui touchent les citoyens de ce pays. Le Temps a choisi son camp, on le savait depuis longtemps, mais c'est le camp opposé à la démocratie, c'est le camp des pseudo élites et des donneurs de leçon. Qu'il devienne journal européen si ça lui fait plaisir puisque visiblement ce pays serait indigne de sa prose élitiste et partisane, personnellement je ne le regretterais pas un instant.

Écrit par : uranus2011 | 10/02/2014

Je suis quand même un peu effaré qu'on puisse affirmer sans broncher que la participation a été très forte avec 56 %...

En clair 28 Suisses sur 100 ont accepté l'initiative, 28 Suisse l'ont refusé et 44 Suisses s'en badigeonnent le coquillard...

L'abstentionnisme est décidément endémique dans notre pays. Ne serait-il pas urgent d'en déterminer les causes ?

Écrit par : Michel Sommer | 10/02/2014

« Ils ont gagné, donc il faut les virer ». C'est une grande honte dans notre pays que de voir comment on flingue la volonté des urnes après avoir sermonné la population du haut taux d'absentéisme qui menace chaque votation.

Le pouvoir exécutif, les rédacteurs-en-chef, cherchent à mater toute liberté, toute intelligence. Le mépris affiché hier soir par des décideurs, dans le genre "on verra bien qui va gagner; c'est moi qui au final, décide" ... Cette attitude est scandaleuse; si elle s'exprimait dans une démocratie balbutiante selon nos critères, elle serait fustigée, contrée en bonne et due forme. Aucune place ne serait laissée à ce vulgaire cynisme et cette malhonnêteté foncière dans le traitement des affaires publiques, c'est sûr!

Nul mot sur les "partenariats migratoires" n'a été dit dans le débats publics. La politique de l'autruche dégoûte. Dans ce pays, on donne des subventions à des organismes hors-la-loi et à des sans-papiers, sans utilité pour nous et qui jouissent de billets d'avions aller-retour avec leur pays d'origine; avec leur statut très spécial, ils pourront bientôt obtenir des permis de séjour, voire une naturalisation.

Ne mélangeons pas toutes les migrations!

Ici, on joue à qui perd, gagne, qui gagne, perd. Et on ose appeler cette m.... démocratie directe. Personne n'est choqué et c'est un gros problème. Le règlement d'application torpillera l'initiative et des postes de carrière seront créés pour faire le contraire de la vox populi. Il est étonnant là aussi que personne ne s'en offusque. Bizarre!

Un peu d'honnêteté intellectuelle et morale ferait du bien dans ce pays sclérosé.

Écrit par : Nobody | 10/02/2014

Tout à fait, M. Sommer
Hier sur la RTS, l'analyse faisait un parallèle avec la votation sur l'EEE (aux enjeux à mon avis moindres que ceux de hier), et j'ai été impressionné par la différence de participation : Votation sur l'EEE - Oui : 1'762'872 - Non : 1'786'708 / 78,73 % de participation.

Écrit par : Souflette | 10/02/2014

Je trouve aussi que 56 % de participants c'est très peu sur une votation d'une telle importance. Mais ce score pourrait s'expliquer par une dualité entre pragmatisme et émotion dans ce cas-ci. Difficile de choisir entre les deux. Personnellement, il m'aura fallu beaucoup lire, beaucoup étudier le sujet, beaucoup soupeser, y confronter mes propres expériences, pour pouvoir choisir.

Mais cela n'explique pas l'abstentionnisme récurrent sur les autres votations.

Écrit par : Jmemêledetout | 10/02/2014

Que l'on vive dans une démocratie et qu'on dédaigne les votations c'est un choix mais c'est fort de café de venir nous laisser entendre que ceux qui se sont abstenus auraient certainement été dans le camp des nons, ou cela signifie tout au moins qu'ils voulaient dire non, sans oser le dire!
En voila un bon moyen de poursuivre le discrédit!
Vraiment pas digne de bons citoyens et concitoyens respectueux de leur démocratie; seule et unique au monde, comme on a pu le lire dans divers commentaires étrangers.

Écrit par : Corélande | 10/02/2014

"Le règlement d'application torpillera l'initiative et des postes de carrière seront créés pour faire le contraire de la vox populi. Il est étonnant là aussi que personne ne s'en offusque. Bizarre!"
Ben, on attend de voir avant. A quoi pourrait-on réagir maintenant ?

Écrit par : Géo | 10/02/2014

@ Géo : vous verrez! C'est malheureusement toujours le cas. Et on appelle ça, démocratie directe. Rien ne se passera pour les forts contingents qui travaillent dans les services d'Etat, pour des postes que des Genevois pourraient occuper (secrétaires, assistants sociaux, etc.) ... À votre question : "à quoi pourrait-on réagir maintenant?" La réponse est toute trouvée.

Écrit par : Nobody | 10/02/2014

Pourquoi nos politiciens ne copient-ils pas leurs homologues européens et donnent leur démissions ?

Didier Burkhalter devrait y songer et même passer à l'acte.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 10/02/2014

Nobody@ J'avais déjà écrit quelques fois pendant la campagne que de toute façon, lF trouvera facilement les moyens de ne pas respecter la volonté populaire, comme ils l'ont fait pour l'"initiative pour la détention à vie des criminels dangereux" et le "renvoi des criminels étrangers". Donc nous sommes plus ou moins d'accord. Ce qui va peser très lourd pour aborder la résolution du problème, c'est le renouvellement des députés européens. Si, comme c'est annoncé, les partis de droite nationales ont du succès, il ne sera pas facile pour leurs adversaires - les Impériaux - de punir la Suisse de son insolence aussi facilement qu'ils le voudraient. Voyez la réaction de Fillon aux commentaires fielleux de Fabius...Souvenez-vous de ce que disait Cavada sur les ondes suisses au grand dam du larbin de service...
Il est donc assez probable qu'en fin de compte, ce soit l'Europe qui change ses vues sur la liberté totale de circulation...

Écrit par : Géo | 10/02/2014

«L'abstentionnisme est décidément endémique dans notre pays. Ne serait-il pas urgent d'en déterminer les causes ?»

Encore un petit effort et vous allez nous dire que la démocratie directe est usée, que c'est passéiste et qu'il faut la supprimer.

Écrit par : petard | 10/02/2014

M. Décaillet, vous avez laissé s'exprimer "vos instincts les plus bas" selon Martin Schulz, président du parlement de l'UE. Ces oligarques à la solde de la finance internationale sont de tristes sirs...

Écrit par : Grognon | 10/02/2014

Parmi toutes les réactions, celles qui m'épate le plus est celle du jeune président du gouvernement genevois. Lorsque je dis "jeune" c'est par rapport à la durée de la fonction. Il semble que les constituants aient taillé une costume qui n'est manifestement pas à la mesure de notre frêle apollon.

Quelle sotte idée d'aller prétendre que la Genève internationale et ses fonctionnaires internationaux sont en danger. Est-ce dû au fait que le brave homme n'était pas né lorsque les traités de fondations de cet Office européen des Nations Unies ont été signés qui le conduisent à la faute? Est-ce par ignorance qui le met dans un état segond qu'il prétend des choses aussi énormes?

Décidément ces politiciens contemporains perdent le sens de la mesure et surtout du sens de l'Etat.

Rien ni personne ne pourra toucher ces fonctionnaires internationaux, tout au plus cela contraindra à l'emploi de personnel non qualifié en provenance du bassin d'emploi local, et qui s'en plaindra? Personne, à commencer par les chômeurs!

Décidément Monsieur Longchamp est bien mal à l'aise dans ce poste et c'est à se demander s'il n'eut pas dû laisser la place à son jeune co-listier, bien plus baraqué que lui et surtout plus formaté pour affronter ce genre d'épreuve, ne serait-ce que par sa formation militaire qui, du coup, lui fait cruellement défaut!

Écrit par : G. Duboulot | 10/02/2014

Le parti des verts suisse marche sur la tête, il a complétement perdu la raison !

Je vote en général pour le parti écologique, car ils sont censés avoir une vision à long terme et faire preuve de pragmatisme.

Mais je suis consterné que le parti des verts demandait de rejeter cette initiative, à part au Tessin.

La Suisse en l'an 2000 comptait environ 7 million d'habitants, En 2014, elle en compte plus de 8 million.

Depuis 2007, 80'000 personnes environ immigrent en Suisse chaque année, ce qui correspond au nombre d'habitants de la ville de Lucerne ou des villes de Nyon, Morges, Vevey, Montreux réunies. Rien qu'en 2008, il y a eu une augmentation de 108'000 habitants, une ville comme Lausanne !

http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mographie_de_la_Suisse

Et il ne s'agit pas de les regrouper sitôt le travail terminé dans un stade. Il faut des logements, des écoles, des hôpitaux, plus de place dans les transports publics, plus de voitures, etc. C'est à dire qu'il aurait fallu construire une ville comme Lucerne chaque année pour pourvoir les accueillir.

Comme le dit si bien Franz Weber, si cela continue, le plateau Suisse sera recouvert de béton, de Genève à Saint Gall !

Voir le lien ci-dessous : (Franz Weber face à Bernard Crettaz au journal de la RTS le 12 mars 2012)

http://www.rts.ch/video/info/journal-19h30/3849431-debat-sur-l-initiative-sur-les-residences-secondaires-avec-franz-weber-et-le-sociologue-bernard-crettaz-retour-sur-une-victoire-phare-de-l-ecologiste-la-sauvegarde-du-lavaux-vd.html

Où est la qualité de vie la dedans. Voir du gris partout, des panneaux publicitaires.

Le parti des verts est sensé préserver les paysages, ne pas promouvoir la croissance, mais la décroissance. Cela ne m'étonne pas que les verts font de plus en plus de mauvais résultats dans les élections.

Notre nourriture, elle ne pousse pas dans le béton, mais dans la terre.

Merci l'UDC d'avoir apporté une réponse avec cette initiative et de préserver l'environnement. Je n'aurai jamais cru un jour devoir soutenir une initiative de l'UDC pour préserver les paysages de la Suisse, j'attendais cela plutôt des verts.

Les membres du parti des verts, devraient eux, immigrer dans le parti socialiste ou le parti libéral-radical, pour éviter cette confusion. Être membre d'un parti écologique, cela ne consiste pas juste à demander aux citoyens à changer des ampoules ou à trier des déchets, il s'agit d'avoir une vision à long terme pour l'environnement, pour l'humanité, la flore et la faune.

La solution écologique doit se régler sur le plan mondial, c'est évident, mais il faut d'abord que la parti vert suisse apprenne à balayer devant sa porte, s'il veut être crédible !

Documentaire Home ci-dessous :

http://www.youtube.com/watch?v=NNGDj9IeAuI

Écrit par : Lucignolo | 10/02/2014

Trouvé ceci sur le site de la tdg:

"Genève vote proeuropéen depuis 1992"

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/geneve-vote-proeuropeen-1992/story/26252664

Certaines personnes sont tellement mauvaises perdantes (la liste est longue), qu'elles n'hésitent pas à se livrer à de la désinformation la plus bête.

Dans le titre ci-dessus il y a un petit hic. C'est en effet un mensonge.
Passée sous silence la votation de 1997. Et quel est le canton le plus anti-européen lors de cette votation? Et question subsidiaire: quel a été le canton le plus pro-européen?

Allez vérifier ici:

http://www.admin.ch/ch/f//pore/va//19970608/can434.html


Parmi les mauvais perdants il vaut la peine de signaler celui-ci:

http://causetoujours.blog.tdg.ch/archive/2014/02/10/l-initiative-xenophobe-approuvee-d-un-cheveu-rare-un-vote-de-252837.html

Il décroche sans conteste la médaille d'or du mauvais perdant. Il "refait" le match, décide qu'une majorité de 20'000 voix n'est qu'anecdotique (au passage, salauds de tessinois qui ont mal voté, surtout les verts tessinois...), et que finalement le résultat devrait être inversé puisque "la suisse qui gagne", "la suisse qui compte", la mienne, la seule, la vraie à voté non. Et au passage il ne se prive pas d'insulter les suisses qui ont voté oui: xénophobes, arriérés, mentalités étroites et j'en passe. Crétins n'est pas loin. Car si les mots n'y sont pas, l'esprit y est. Bref le peuple a tort, la démocratie peut se tromper. Et comme "ils" ont tort, il faut appeler l'union étrangère à flageller la Suisse pour son mauvais choix. Plus suissophobe, difficile. Les xénophobes sont ceux qui ont peur de l'Union Etrangère.

Et finalement la "volonté populaire" n'est pas celle qu'on croit. En plus il ne sait pas calculer: la majorité n'est pas de 0.3%, mais le double. Et ça se dit "socialiste"... Pffff...

Écrit par : Johann | 10/02/2014

Dans la presse, c'est le délire total...

24 h: «Paris et Berlin sonnées après le scrutin»

Selon Laurent Fabius, qui juge ce vote préoccupant, «la Suisse vivrait très largement de l'UE», autrement dit, la Suisse vivrait aux crochets de l'UE puisque elle ferait, selon lui 60% de son commerce extérieur avec l'UE.

Qu'elle est grandiose la manipulation des chiffres !

Voyons ça d'un peu plus près.

Depuis 1993, à l'exception de 2000, la Suisse présente un excédent dans ses échanges commerciaux avec l'étranger. Depuis 2006, la balance franchit la barre des dix milliards pour atteindre les 20 milliards ces trois dernières années. En 2010, les exportations s'élèvent à 193,4 mia et les importations à 174 mia.

On est donc, à 20 mia d'excédent, c'est-à-d. de "compétitivité excédentaire" ou de "vivre aux crochets" avec le monde, selon les interprétations. Pour l'Europe, selon M. Fabius, ce "cadeau" représenterait 12 mia, si on pratiquait par simple règle de trois. Mais c'est pas comme ça qu'on calcule…

Regardons encore bien plus près.

Il se trouve que l'excédent global repose sur trois groupes dont deux principaux: La chimie et l'horlogerie. Troisième, avec que 5 mia: l'industrie des machines. Dans la statistique de l'OFS, il ressort - par branche -, que la chimie à elle seule génère un excédent de 38 mia et l'horlogerie 18,4 mia.
Pour simplifier, selon la règle de trois, c'est la chimie et l'horlogerie qui vivraient pour 12 mia "aux crochets" de l'UE. Quand au reste de l'économie, ce serait fifti fifti. Ben, non.

Dans le détail, on remarque que rien que pour l'automobile et autres véhicules, nous achetons pour 16,6 mia, alors que nous "mendions" que pour 4 mia de commandes. Pour le texile notre excédent d'achat est de 6 mia, l'énergie 7 mia, pour l'agriculture c'est 5 milliards et nous devons indemniser nos paysans pour pouvoir acheter à l'étranger. C'est comme si les automobiliste devaient donner 100 francs aux CFF chaque fois qu'ils font le plein, pour couvrir leur manque à gagner. etc., etc., c'est comme-ça, on paie toujours deux fois: à celui à qui on achète et à l'autre à qui on achète pas, pour le consoler...

Conclusion: Pour toutes les branches hors chimie et horlogerie, notre excédent d'achat s'élève à plus de 30 mia. Et selon la règle de trois: 20 milliards seraient en faveurs de l'UE.
Arithmétiquement, si l'on reprend le cadeau de 12 mia que l'UE nous ferait (selon l'excédent global) et qu'on le compare aux 20 mia en leur faveur… Ça fait en finalité encore un cadeau de 8 mia en faveur de l'UE. Sans parler des centaines de milliers d'emplois que nous donnons aux ressortissants de l'UE.

On comprend mieux leur inquiétude.

Mais que M. Fabius ait l'audace de dire que la Suisse vit très largement de l'UE ou a ses crochets, c'est de la haine !

Écrit par : petard | 10/02/2014

Tout cela est bel et bon, mais enfin la campagne des votations est maintenant terminée, vous avez gagné, bravo.

On attend maintenant de l'UDC, accessoirement de M. Décaillet, quelques lumières sur la manière d'aller de l'avant avec cette histoire de quotas. Pour l'instant, je n'ai entendu que "ce sera facile, on va simplement blabla", "le CF n'a qu'à... puisque..." On n'a pas l'impression qu'une grande réflexion ait entouré cette dimension concrète, c'est le moins que l'on puisse dire. Du coup, je trouve les analyses du Temps sur les visées strictement anti-européennes de M. Blocher assez justes, quoi qu'en dise le chroniqueur.

Écrit par : ellipse | 11/02/2014

ellipse @ Vous aimeriez que l'UDC décide de la suite ? Cela ne se passe jamais comme cela en Suisse. Les rares fois où les initiatives aboutissent avec des solutions pré-mâchées, les lois d'application les mettent en charpie. Cette initiative a signifié au CF que la ligne suivie avec invasion étrangère à la clé n'était pas du goût de la majorité du peuple et des cantons. C'est son boulot de trouver une voie qui convienne à tout le monde ou à tout le moins à la majorité...

Écrit par : Géo | 11/02/2014

@ Geo
Oui, nous connaissons tous cet argument - après moi le déluge - que l'on verrait bien dans la bouche d'un parti d'opposition.

Mais à moins de l'injurier gravement, on ne saurait renvoyer l'UDC dans les rangs de l'opposition, si j'en crois l'indignation de M. Décaillet. Sans parler du fait que M. Maurer représente l'UDC au CF, quoi que disent les usages constitutionnels du pays. On voit donc mal comment ce parti pourrait se laver les mains des suites de la votation, comme vous pensez qu'il en a le droit.

Écrit par : ellipse | 11/02/2014

Les commentaires sont fermés.