22/02/2014

La Suisse, ça vous intéresse ?

 

Chronique publiée dans "Tribune" (Le Journal du PLR vaudois) - No2 - Mercredi 19.02.14

 

J’avais plaidé ici même, ces dernières semaines, pour le oui à l’initiative de l’UDC sur les migrations massives. C’est donc avec satisfaction, le 9 février, que j’ai accueilli le verdict du peuple et des cantons. Nous n’allons pas refaire la campagne, mais il est certain que les élites ont failli. En tentant constamment de nous faire peur avec les réactions de l’Union européenne, le Conseil fédéral, l’immense majorité de la classe politique, les organisations patronales ont négligé d’écouter la souffrance des Suisses qui n’ont pas bénéficié d’un partage de la croissance. Car ces fameuses glorieuses de la dernière décennie, il n’est pas sûr qu’elles aient profité à tous. Le cas du Tessin est flagrant. Mais aussi, en considérant la carte du vote avec un peu d’attention, les oubliés de la prospérité. Suisse orientale contre Suisse occidentale, Suisse des villes nanties contre Suisse de la périphérie, zones rurales délaissées : les lignes de fracture sont aussi révélatrices que passionnantes.

 

Cette Suisse, il faudra peut-être que nous commencions à nous intéresser à elle. Exactement ce que les rédactions de Suisse romande, dès les heures qui ont suivi le résultat, ont négligé. Elles ont fait quoi ? Elle se sont tournées, tétanisées, en palpitation, à l’affût de la moindre réaction « d’inquiétude » de Bruxelles, de Paris, de Rome ou de Berlin. Il fallait être les premiers, dès le dimanche soir et pendante toute la journée du lundi, à s’en aller quérir servilement les mots de morgue et de condamnation du peuple suisse, souverain, par les apparatchiks des chancelleries d’Europe. Il fallait être les premiers à orchestrer la musique des protestations de tel Commissaire européen, telle ministre italienne, tel Fabius « inquiet », tel économiste nous prédisant « de grandes difficultés ». Oui, il fallait se fournir en verges, nous dénuder le torse, et nous auto-fustiger voluptueusement jusqu’à l’extase. Le scénario peut ravir les adeptes du Divin Marquis. Il ne saurait pour autant faire office de lucidité politique.

 

Cette Suisse, il faut maintenant aller à sa rencontre. Un peu moins de correspondants à Bruxelles, dans les méandres de la machine européenne, un peu plus dans le pays profond qui a commis, le 9 février, le sacrilège de voter oui. Car enfin, ces fameux Tessinois écrasés par le rouleau compresseur de l’immigration lombarde, on pourrait peut-être prendre le train, passer le Gotthard, et aller boire un verre de Merlot avec eux. En en profiter pour les écouter un peu. Idem, pour nos compatriotes alémaniques qui se plaignent de la pression exercée par les Allemands. Avant de les traiter d’attardés, on pourrait se porter à leur rencontre, non ? Au lieu de cela, notre bonne presse douillette et moralisante s’est contentée de faire la leçon. Répétant à l’envi les arguments du patronat, réactivant les peurs qu’il nous brandissait, jusqu’à ce mot thermidorien de « guillotine » pour qualifier le sort que Bruxelles nous réserverait.

 

Et si la presse suisse s’intéressait un peu à la Suisse ? La proposition vous semble si délirante ? Non par repli, mais par connaissance du terrain. Ou du terroir. Puisque nous avons vocation à tenir un discours sur le pays, apprenons-en la grammaire. Sortons. Allons les voir, les habitants de la Suisse. Et tentons au moins de les comprendre. Ile ne le mériteraient pas ?

 

Pascal Décaillet

 

14:27 Publié dans Chroniques Tribune VD | Lien permanent | Commentaires (21) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Merci d'avoir soutenu la bonne cause, celle du bon sens et de la sagesse!
Nul besoin d'aller jusqu'au Tessin pour rencontrer ces "ya sager" de la Suisse profonde! Allez vous promener Aux Avanchets, à Châtelaine, à Vernier ou à Meyrin pour avoir une chance sur deux de rencontrer des citoyens favorables à un contrôle de l'immigration! Les journalistes et les politiciens seraient bien inspirés d'en connaître leurs motivations. Parce qu'il fallait être fondamentalement convaincu par le OUI pour oser braver le rouleau compresseur de la presse romande et de l'intelligentia politique avec ses groupes de pression.

Le vent va tourner. Les bruits de catastrophes vont soudainement se taire,les menaces de boycoot européen se transformer en objet de négociations. Alors nous pourrons envisager sans complexe les bienfaits de ce moment de réflexion. Parce que notre démocratie s'est offert trois ans de répit pour réfléchir calmement à quelle future Suisse que nous voulons léguer à nos petits-enfants!

Cet instant délicieux d'une victoire inespérée, personne ne peut nous le ravir!

Écrit par : J-F Girardet | 22/02/2014

Pour apporter un soupçon d'humour et de fantaisie à des choses aussi graves, je ne peux pas résister à vous délivrer ce que j'ai lu, il y a de nombreux mois (blog du 30.09.2012) : la vision des conversations en coulisses de l'UE, par le très réaliste mais non moins délicieux personnage Tunay Akoglu, ministre de la culture en Turquie :

Une fantaisie par Tunay Akoglu

http://yenihaber.be/une-fantaise-par-tunay-akoglu/7013/

Le niveau des fonctionnaires et des dirigeants et stagiaires de l'UE vaut son pesant de cacahuètes. Le prix des coûts qu'ils engendrent vaut son pesant d'or.

Écrit par : Jmemêledetout | 22/02/2014

S'il y a les Suisses qui n'ont pas bénéficié des bénéfices de la croissance (insistez! Pascal Décaillet, nous connaisons la réaction de certains, nombreux, hélas! é votre affirmation: sans autre, sans plus, on vous traitera de "populiste"!) D'autres Suisses ont réalisé que, partout, se pose la problème des migrations massives qui, si nous n'y prenons pas garde, demain, par la "rue", comme on dit, seront ressenties "hordes déferlantes" redooutables et, attendez un peu, combattues armes "légitimes" à la main. Raison pour laquelle, sans xénophobie, quoi qu'on en dise, ces Suisses ont dit oui à l'initiative (peu importe UDC ou non UDC, simplement parce qu'il ne saurait y avoir "société" sans conditions de vie gratifiantes non pas éternellement toujours pour les mêmes mais pour tous, à commencer par respect, reconnaissance de l'autre, Ouverture... mais imaginons un hôpital, passablement plus de malades en attente que de lits. Arrivent toujours plus de patients, l'hôpital (la libre circulation: c'est mon "droit"! (Schengen)! Rien ne va plus: ordre de la Direction: "Fermez les portes de l'hôpital sans plus discuter" (fin, par "impossibilité", non "xénophobi", de la libre circulation)... Faut-il en arriver à quelque chose de pareil ou se concerter entre nations concernées pour maîtriser, non les uns contre les autres (gesticulationa du ministre Montebourg!) mais les uns avec les autres...?!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 22/02/2014

Certaines personnes ne sont pas intéressées par la Suisse. Certaines personnes veulent diviser la Suisse. Certaines personnes n'acceptent pas une décision démocratique qui s'applique à tout le pays. Certaines personnes sont prêtes à mentir tout en accusant à tort d'autres de mentir. Certaines personnes censurent ce qui ne leur plaît pas. Certaines personnes sont des ennemis de la démocratie. La nationalité suisse est donnée à tort et à travers à certaines personnes qui ont une mentalité anti-démocratique. C'est fort dommageable.

Écrit par : Charles | 22/02/2014

Êtes vous un chômeur en fin de droit ou l'avez vous été avant que l'on vous propose un travail précaire , genre "Emploi de Solidarité" crée par François longchamp et le PLR ? avec un salaire de 3250 francs par mois ?
L'émission va traiter sur les chômeurs en fin de droit mais je ne sais pas si l'on parlera de pourquoi beaucoup on perdu leur emploi (moi personnellement a cause du mobbing pour laisser la place à des travailleurs frontaliers) et pourquoi ils n'ont jamais pu trouver un emploi. La TSR cherche des témoignages.
C'est le moment de dire pourquoi la libre circulation des personnes est a l'origine du chômage en Suisse Romande.

Écrit par : Manco | 22/02/2014

"Arrivent toujours plus de patients, l'hôpital (la libre circulation: c'est mon "droit"! (Schengen)!"

Belle illustration de l'ignorance de la commentatrice. Ignorance qui prétend nous gouverner.

Bon je crois que je vais dételer quelques wagons.

Écrit par : CEDH | 22/02/2014

Oui Monsieur Décaillet, vous avez raison d'appeler toute la classe politique de notre pays à s'intéresser à la Suisse, et à apporter son attention particulière aux régions et quartiers asphyxiés depuis longtemps.

Les indignations offensantes de nos élites montrent à quel point elles sont déconnectées de cette Europe même qu'elles défendent et de sa réalité présente - des dégâts qu'elle a déjà causés et d'autres qu'elle est en train de commettre.

Un ancien journaliste de la chronique judiciaire, dans un de ses récents billets, évoque à ce propos:"le nomadisme"des travailleurs - avec ses multiples déclinaisons. Oui, je pense que le nomadisme préside actuellement aux changements de notre société. Il est la résultante de ce marché unique que l'Union Européenne ne sera plus capable de faire vivre plus longtemps.
Ce marché a déjà jeté travailleurs et familles sur les routes de l'aventure à la recherche de leur prospérité individuelle, il a exproprié la petite bourgeoisie (de ses biens et de ses économies pour venir en aide aux siens), les petits capitaines d'entreprises tués par la concurrence sauvage, il a vidé les caisses des états en les évinçant de leurs pouvoirs régaliens...
Les peuples seront bientôt apatrides sur leurs propres terres et emprisonnés dans la pauvreté à l'intérieur de leur continent.
La circulation et encore la circulation sera leur seule alternative.
.
Voilà à quoi sert la trompeuse libre circulation. Elle pousse les gens à mourir sur les routes loin de chez eux et notre classe politique est assez naïve ou hypocrite pour lui donner des vertus qu'elle n'a pas: elle n'est ni ouverte ni libre!
Elle est ouverture que si on l'on choisit librement sa destination et qu'on possède un lieu de repli, de retrouvailles et de récollection pour se refaire.

Le Nomadisme, dépourvu de repaires et de lieux communs, sans repli ou retour possible, n'est que vagabondage et destruction. Cette déconstruction systématique est en train de gagner du terrain, elle touche en ce moment l'Ukraine et elle en touchera certainement d'autres.
L'Europe sera un grand marché de pauvres corvéables à merci.

Notre classe politique croit qu'elle pourra toujours repousser ces limites au plus lointain. Elle se trompe. J'en suis sûre. Elle n'a qu'à en faire un rapide bilan. Les conflits sanglants en Ukraine pour devenir son héritier doivent la mettre sur ses gardes. Cette Europe se militarise du Nord au Sud. Est-ce cela qu'elle veut?


Il faut rendre justice au peuple Suisse qui vous alerte du danger latent en disant OUI à l'initiative. Si les initiateurs sont réputés être des xénophobes, ils ont, à tout le moins, fourni une occasion exceptionnelle pour que les profondes inquiétudes, ignorées jusque là, puissent s'exprimer. Non pas à cause de la simple présence des immigrants chez eux et partout, mais à cause de ce Marché Unique qui oblige les gens modestes à migrer. Ils ne veulent pas devoir émigrer eux aussi, un jour. Ils ne veulent pas que ce jour-là arrive plus vite que prévu où ils seront jetés, à leur tour, sur les routes dans une précarité extrême qui use prématurément leur physique et leur psychique.

En définitive, émigrer pour aller où?
"Où est-ce que l'on va et quand est-ce-qu'on y va Papa?" (chanson de Renaud)

Écrit par : Beatrix | 22/02/2014

Zones rurales. Ne pas oublier la forme d'exode intérieur imposée par le manque de logement, et la multiplication qui n'a rien de miraculeuse des prix.
Ainsi toute une partie de la population "ex-urbaine" pendule en zone "rurale" bientôt conurbaine! Et là aussi, les loyers augmentent. Finalement ou pourront vivre ces "exilés" ou ceux qui seront amenés à le faire?
Ceci est un complément au commentaire de Beatrix, émigration intérieure ou extérieure.

Écrit par : Antoine Robinson | 23/02/2014

CEDH, quant à vos aimables propos, vous êtes, vous, dans l'ignorance la plus absolue. Je ne cherche à rien gouverner. Pour m'exprimer, si vous le permettez, j'emploie volontiers des images, ici, celle de la libre circulation,vue "comme" un hôpital, qui, à moins d'être de mauvaise foi, vous ne l'ignorez pas, ne peut pas ne pas être maîtrisée. Image d'un hôpital qui ne peut accueillir plus de monde que de lits. Si bien, j'insiste, il ne s'agit pas d'un hôpital mais du problème, que cela vous convienne ou non, de la "libre circulation non maîtrisée" (je ne m'occupe pas de l'UDC ou de pas l'UDC). De façon plus générale, concernant l'entrée de la Suisse, qui est aussi mon pays, un nom de famille n'étant pas forcément "révélateur" de l'identité propre d'une personne, en revanche par mon père, "juive", je suis par l'aimable auteur de blog Philippe Souaille, un ami de vous, sans doute? ou non... "refoulée aux frontières" de son blog, bons souvenirs, n'est-ce pas?! Je constate qu'il y a les Suisses qui ont les moyens de "voir venir" l'adhésion de la Suisse à l'UE et ceux qui qui, ces moyens, ne les ont pas ce qui, en nos temps d'hypocrisie, ne peut que faire crier me concernant, comme d'autres, au POPULISME! désormais mot alibi. Le temps n'est plus, CEDH, où je tendais l'autre joue à qui me claquait la première ou accordais, inconditionnellement, mon pardon. Voir bouddhisme au chapitre de la non-violence laquelle, Dalaï-Lama, dixit, n'est pas démission.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 23/02/2014

@ Myriam Belakovsky

Voilà ce que j'avais écrit suite à votre premier commentaire.

""Arrivent toujours plus de patients, l'hôpital (la libre circulation: c'est mon "droit"! (Schengen)!" Belle illustration de l'ignorance de la commentatrice. Ignorance qui prétend nous gouverner."

Dès lors vos propos désarticulés relatifs à Souaille ou à votre non judaïcité ou, encore, au bouddhisme me paraissent étranges.

Par contre, de toute évidence, vos écrits, que je rappelle pour la postérité :

"Arrivent toujours plus de patients, l'hôpital (la libre circulation: c'est mon "droit"! (Schengen)!"

sont très clairement l'expression de votre ignorance en le domaine que vous traitez.

Écrit par : CEDH | 23/02/2014

Il est inutile de faire vouloir ouvrir les yeux à qui a décidé de les tenir fermés.
Toutefois, CEDH, où voyez-vous référence à ma non judaïcité puisque je vous ai écrit que mon père était juif ( pour les juifs, lorsque le père d'une personne l'est, mais non la mère, ma situation, la personne n'est pas juive) mais, génétiquement parlant, comme nous tenons fifti de la mère et fifti du père je ne vois pas comment on peut ne pas "fifti"! tenir du père, donc avoir un peu de sang "juif" (j'ai un grand nez, pas laid, en revanche, mes doigts ne sont pas crochus pas plus que mes mains moites). Par libre circulation, pour dire qq chose qui n'est peut-être pas inutile, j'imagine que s'il vient toujours plus de monde, loin de renvoyer les frontaliers, par exemple, il sera nécessaire de répartir les nouveaux arrivants en les régions de la Suisse les moins surhabitées... sans rien rompre des accords concernant la libre circulation TANT QUE POSSIBLE SERA.. Quant au reste, la mauvaise foi crasse de notre temps, je reprends l'image de l'Hôpital. Il y a manque de personnel qui ne sait plus où donner de la tête. Attente, dans les corridors, des patients dont une très vieille femme victime d'un malaise cardiaque. Après avoir été rapidement examinée, il semble qu'elle puisse attendre mais... lorsque le personnel soignant arrive enfin "sérieusement" auprès d'elle, elle est morte. Choeur des Pharisiens (mais la plupart d'entre eux, il y a 2000 ans étaient éclairés et tolérants)! Pour juste un instant faisons apparaître ici les pharisiens des évangiles pas forcément, en "vérité" historiques. Choeur des Pharisiens, donc: "La vieille grand-maman est morte, savez-vous pourquoi? Parce qu'ici (pour les psys, fausser la pensée ou la motivation d'une personne est pratiquer la "projection")! en cet hôpital de (...) "ils" ne veulent pas soigner les vieux`! Je vous parle, CEDH d'une mentalité contemporaine... Pour un autre exemple, une image: imaginez un tricot, deux mailles demeurées non tricotées béent lamentablement au bas du tricot l'une, un peu plus haut, l'autre qu'il va falloir retricoter jusqu'à l'aiguille... Connaissez-vous le nom de ces deux mailles? Non?! on vous le dit: l'une s'appelle éthique, l'autre "émotion de compassion, de Jésus, les voyant en de telles détresses. "Il fut ému de compassion"! Si j'étais Mère Antoine-Marie, bien cher Fils ou Fille CEDH (?) je vous dirai, ainsi qu'à ce bon Philippe Souaille:! "Bon dimanche" Une sainte femme, cette Mère Antoine-Marie...

Écrit par : Myriam Belakovskx | 23/02/2014

@ Myriam Belakovskx

Décidément vous avez des problèmes non résolus avec votre père et la judaïcité. Quant à l'hôpital, je vous invite à vous informer de la proportion du personnel étranger et de celle des patients étrangers. Sans parler des EMS. Cela vous éviterait une argumentation à côté de la plaque.

Cela je persiste : "Arrivent toujours plus de patients, l'hôpital (la libre circulation: c'est mon "droit"! (Schengen)!", est très clairement l'expression de votre ignorance en le domaine que vous traitez. De plus, non seulement je persiste mais je signe : sur ce point vous n'êtes pas ignorante mais ignare.

Pour le reste, je n'entend pas poursuivre notre échange.

Écrit par : CEDH | 23/02/2014

@ Myriam Belakovskx

Décidément vous avez des problèmes non résolus avec votre père et la judaïcité. Quant à l'hôpital, je vous invite à vous informer de la proportion du personnel étranger et de celle des patients étrangers. Sans parler des EMS. Cela vous éviterait une argumentation à côté de la plaque.

Cela je persiste : "Arrivent toujours plus de patients, l'hôpital (la libre circulation: c'est mon "droit"! (Schengen)!", est très clairement l'expression de votre ignorance en le domaine que vous traitez. De plus, non seulement je persiste mais je signe : sur ce point vous n'êtes pas ignorante mais ignare.

Pour le reste, je n'entend pas poursuivre notre échange.

Écrit par : CEDH | 23/02/2014

CEDH:" sur ce point vous n'êtes pas ignorante mais ignare."

Parce que vous y voyez une différence?!!!!!

Écrit par : Patoucha | 23/02/2014

" sur ce point vous n'êtes pas ignorante mais ignare."

Parce que vous y voyez une différence?

Il faut être ignarante pour ignarer la différence.

Écrit par : Plouf | 23/02/2014

CEDH, de personnes de votre EAU, mon père, Edmond Kaiser, disait quelque chose, une expression qui ne saurait avoir sa place en un blog "courtois", "concis". En revanche, de telles personnes, il me disait aussi qu'"elles n'existent pas"!
Dont acte.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 23/02/2014

@Patoucha

IGNARE adj. XIVe siècle. Emprunté du latin ignarus, « ignorant ».
Qui est d'une ignorance complète. C'est l'homme le plus ignare du monde. Subst. Quel ignare ! Par affaibl. J'avoue que je suis ignare dans ce domaine, que je n'y connais rien

J'avoue que "La libre circulation: c'est mon "droit"! (Schengen)" me tape sur les nerfs, tout comme les "Directives de la Commission UE".

Écrit par : CEDH | 23/02/2014

Madame Belakovski la première chose qui est demandée aux soignants c'est qu'une fois entrés dans leur service ils laissent leurs émotions personnelles sur le palier de l'établissement pour lequel ils travaillent
Chose identiques demandées dans d'autres professions.
Et si vous saviez le stress du personnel soignant surtout en période de pliene lune ou en veille de relâches scolaires faut y avoir travaillé pour savoir le mieux en parler
Les médias s'en donnent à cœur joie pour nous faire disjoncter émotionnellement aussi le mieux est de fermer son ordi et sa tv,prendre un livre ou écrire sa vie
Quand au cas dont vous parlez sur le ton de l'ironie on est tenté de dire puisque les Vieux en Suisse coutent trop cher ,réinitialisons la célèbre phrase ,ce sera une bouche en moins à nourrir au cas ou la personne décèderait
Ce qui n'a pas traversé l'esprit des soignants ,je vous rassure mais si les restrictions budgétaires continuent ainsi,faudra pas s'étonner du nombre de suicides que ce soit au niveau personnel et patients
Personne n'est à l'abri et un soignant encore moins que quiconque
On est plus malheureusement à l'époque des religieuses qui elles étaient présentes 24 heures sur 24 .Epaulant les patrons ne comptant pas leurs heures normal elles n'avaient pas charge de famille à assumer et les remplacements se faisaient sans autre
L'italie a résolu le problème c'est à la famille de s'occuper du patient ,croisons les doigts pour ne pas en arriver là ,raison pour laquelle il faut toujours remercier le personnel qui ne fait qu'appliquer les ordres émanant de ses supérieurs qui eux sont dépendants de l'Etat
Il y a peut-être une solution on en parlait en 2000 déjà je parle pour un autre canton , c'est engager des religieuses orthodoxes ,elles sont extraordinaires et le Canton de Vaud a pu s'en rendre compte avec Sœur Sofia

Écrit par : lovsmeralda | 24/02/2014

Troll CEDH, vous reprendrez bien une tranche de soleil à fin mai prochain?

Nos amis Tessinois ont mis le doigt sur Schengen maintenant! Comme quoi tout se met en place et par le peuple s'il vous plait!

Bien à vous.

Écrit par : Corélande | 24/02/2014

@ Corélande

S'agissant de votre attaque ad hominem, je vous la laisse.

Votre commentaire est étrange. La fin de l'accord de libre circulation (ALCP) entrainerait la fin de Schengen. Alors pourquoi s'y remettre ? Parce que vous n'êtes nullement assurée de la fin de l'ALCP, que le peuple n'a pas voté.

Le mandat donné par le peuple est clair : négocier afin d'aligner le traité sur nos nouveaux principes constitutionnels. En cas d'échec de la négociation, il n'est rien n'est prévu. Et échec il y aura.

Alors le Conseil fédéral ne prendra pas sur lui la décision de dénoncer l'ALCP, et on revotera. D'ailleurs votre Chef a déclarer qu'il n'y voit pas d'objection de principe. Alors ... obéissez.

Autant dire que l'UDC a besoin de se mettre quelque chose sous la dent pour des raisons électorales.

Et puis si vous saviez comme Schengen je m'en fiche.

Écrit par : CEDH | 24/02/2014

@CEHD dans la vie il y a des virages à prendre; ça se sent, c'est une évidence!

L'UE est un désastre, si elle continue dans son délire barrosomaniak elle va finir dans un bain de sang!
(A mon sens ce n'est pas pour rien qu'elle s'est focalisée sur l'Ukraine. Pendant ce temps elle a détourné l'attention de ses problèmes internes, et certainement qu'elle aurait bien voulu voir durer cela jusqu'à fin mai. Je ne me suis pas positionnée, car j'ai trop peu d'information de ce côté est du continent).

Il est temps que l'UE se réforme en profondeur, et si la Suisse et sa démocratie ont pu lui ouvrir un œil, c'est parfait! Mieux vaut des bagarres ou batailles juridico-administratives que des peuples qui se battent!
(Ukraine quand tu nous parles!)

Écrit par : Corélande | 24/02/2014

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