17/04/2014

Couchepin, la Weltwoche, la lumière d'un journal

 

Sur le vif - Jeudi 17.04.14 - 14.44h

 

"Was die Schweiz ist" - Papier de Pascal Couchepin, en pages 13 et 14 de la Weltwoche d'aujourd'hui.

Le contenu: une réflexion sur les langues en Suisse, leur coexistence.

Mais l'important n'est pas l'objet du papier. L'essentiel, c'est que la Weltwoche ouvre ses colonnes à Pascal Couchepin, qui ne cesse de démolir au vitriol toute la philosophie politique qui sous-tend la ligne éditoriale de cet hebdomadaire.

Déjà, la Weltwoche confie depuis longtemps une chronique à Peter Bodenmann, l'ancien président du parti socialiste suisse.

La grandeur d'un journal, sa puissance, son rayonnement, c'est, en plus d'avoir une ligne éditoriale claire et assumée (de gauche, de droite, d'où il voudra), de s'ouvrir, en les invitant, à d'autres courants de pensée.

La Weltwoche fait cela.

La Frankfurter Allgemeine fait cela.

La Neue Zürcher Zeitung (dans une moindre mesure) fait cela.

Le Figaro fait cela.

Je ne suis pas sûr, hélas, de trouver l'équivalent dans la presse de gauche.

 

Ni même dans nos ineffables quotidiens consensuels de centre droit, en Suisse romande, attirés par le seul parfum du pouvoir en place. Quel qu'il soit, au fond.

 

 

Pascal Décaillet

 

 

14:44 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

La tolérance leur fait défaut.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 17/04/2014

Vous avez raison Pascal. Ces journaux consensuels font du communautarisme d'opinion. Si vous ne pensez pas comme eux, vous êtes rejeté.

Écrit par : norbertmaendly | 17/04/2014

La presse de gauche ?
Le Courrier donne une chronique hebdomadaire à Guy Mettan homme de droite.

On ne peut exiger des journaux partisans (Gauche Hebdo, Solidarités, etc.) qui survivent, de sacrifier les quelques colonnes qu'ils publient à des invités qui en plus ne pensent pas comme eux et qu'on entend déjà ailleurs.

S'agissant de l'étranger, des titres de gauche et du centre (pensons à Marianne) ouvrent leurs colonnes à la pensée de droite.

Mais polémiquons :

1. Tous les médias ouvrent leurs colonnes à la bourse, l'économie de marché, au gouvernements qui mènent invariablement une politique en accord avec l'économie le marché. Faut-il en plus qu'ils fassent de la place à Finkie et Nemo?

2. Y a-t-il assez d’intellectuels à droite pour alimenter la presse quotidienne (de droite)?

Bonne Pâques.

Écrit par : willemin | 20/04/2014

Les commentaires sont fermés.