13/06/2014

Ecopop, "épouvantail pour l'UE" - Et alors ?

 
Sur le vif - Vendredi 13.06.14 - 09.50h
 
 
"Ecopop, épouvantail pour l'Union européenne", titre le Temps.


Avant de nous dire ce qu'Ecopop représente pour l'UE, ce journal pourrait déjà commencer par nous expliquer les enjeux d'Ecopop. En quoi consiste cette initiative. A quelles carences, omissions ou impérities des pouvoirs intermédiaires elle réagit. Donner la parole aux initiants. Tenter de comprendre leurs motivations profondes. S'interroger sur les questions majeures brassées par ce texte, pour l'avenir de notre pays, en matière de démographie, de qualité d'environnement. Poser le problème en termes d'intérêts supérieurs du peuple suisse. Et non d'image donnée à l'UE.


Une initiative s'inscrit dans les intérêts supérieurs du peuple suisse. On l'accepte, ou on la refuse, en fonction des intérêts supérieurs du peuple suisse. Notre horizon d'attente n'est pas celui de l'univers, mais celui, tellurique, de notre appartenance à un destin national commun. Chacun juge, et un beau dimanche on tranche. Une initiative est une affaire du peuple suisse avec le peuple suisse, et non avec la carte de visite que nous souhaitons présenter à Bruxelles.
 

La question de l'image que notre décision souveraine, celle de notre peuple et de nos cantons, délivre à l'institution (au demeurant chancelante) appelée "UE" doit venir loin après la pesée de nos intérêts nationaux. Par rapport à ces derniers, elle est très accessoire.


A force de génuflexions apeurées face à tout ce qui ressemble aux conglomérats multinationaux, lesquels sont d'ailleurs en voie de liquéfaction, le Temps semble considérer comme dépassé, désuet, le stade d'une réflexion nationale. Il a tort, parce que non seulement l'échelon de la souveraineté nationale est encore là, mais il a peut-être un très bel avenir devant lui. En Suisse, comme partout ailleurs.


Titrer sur cette cette affaire d'image est révélateur de l'idéologie de ce journal. Il a le droit de l'avoir. Nous, de la décrypter.
 
 
Pascal Décaillet
 
 

09:50 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Cela s'appelle l'influence ou manipulation à travers le temps de la pensée/de l'opinion en vue de cimenter les positions d'une oligarchie globalisée dont les intérêts ne sont plus du tout nationaux.

Et dans cet Univers là, l'UE sert de bélier pour défoncer toutes les résistances nationales. 75% des lois adoptées dans les pays de l'UE sont des reprises automatiques des décisions du parlement européen.

Donc, au final, les députés des parlements nationaux sont payés un 100% pour seulement 25% de décisions législatives propres...

http://www.youtube.com/watch?v=c0IqaAhF_YA

La création d'un cheval de Troie supra-national est la meilleure façon d'imposer à un peuple réticent des lois qui sont financées et inspirées par des lobbys privés.

Prochaine étape, le traité transatlantique négocié entre l'UE et les USA, Canada et Mexique et dont les avancées restent secrètes sauf pour des fuites de ci delà.

Écrit par : La censure a vaincu la Suisse | 13/06/2014

Simple à réfléchir! Nous avons signé les accords de Kyoto, nous ne les respectons pas. Pas difficile; 80'000 personnes de plus par an, qui consomment de l'essence (et là vous y ajouter les frontaliers) dont la prise est à hauteur de 40% dans le calcul des émissions nocives.

Par dessus le marché, se sont les Suisses qui sont montrés du doigt, car c'est la Suisse qui ne respectent pas les accords qu'elle a signé.

Pour moi et je fais campagne pour cela, se sera OUI à Ecopop! Point!

Écrit par : Corélande | 13/06/2014

L'Europe négocie sa survie avec les USA. Envoyons lui EXIT pour qu'elle en finisse avec elle même et votons OUI à ECOPOP pour ne pas faire partie convoi mortuaire.

Écrit par : norbertmaendly | 13/06/2014

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