16/06/2014

Vous m'en mettrez une Caisse, SVP.

 

Sur le vif - Lundi 16.06.14 - 14.02h

 

Le Conseil fédéral ne veut pas d'une Caisse publique unique, tartinent les journaux.



On s'en doute bien, qu'il n'en veut pas. Cet aimable septuor passe son temps à dire non à toutes les initiatives. Le premier Neinsager du pays, c'est lui ! Une fois qu'elles sont acceptées, il passe son temps à nous dire qu'elles sont inapplicables, et que le souverain a mal voté.



Que le Conseil fédéral veuille ou non de la Caisse publique unique, que les Chambres en veuillent ou non, n'a aucune importance. Ils passent leur temps à se boucher le nez, de dégoût, face à tout message venu du peuple. Tout signal tellurique surgi d'en-bas. Et là, avec une initiative ou un référendum, nous sommes bien dans l'ordre du démos, dûment prévu dans notre ordre juridique, et non dans la doxa des sondages d'opinion, ou de café du commerce.



Ce qui compte, c'est ce que décideront le peuple et les cantons, le dimanche 28 septembre.



Une initiative est une affaire du peuple avec le peuple. Elle n'est pas prioritairement l'affaire du petit monde de la molasse bernoise.

 

 

Pascal Décaillet

 

14:02 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Vu le prix des assurances maladie dans le canton de Berne (subventionnées par les romands), je comprends tout à fait qu'ils soient contre une caisse unique.

Écrit par : Pierre-Alain Oberson | 16/06/2014

C'est tout de même étrange que les conseillers fédéraux, qui font partie de l'administration fédérale, de l'administration publique, de l'État, considère que l'État est inapte à gérer la santé. Une caisse publique par canton, fait pourtant partie du domaine public, au même titre que l'office fédéral de la santé publique.

C'est comme si ces conseillers fédéraux déclaraient que toutes les personnes travaillant à l'office de la santé publique sont des incapables, des feignants, des ignorants, qui seraient totalement inapte à gérer cette affaire. Étant donné que nos conseillers fédéraux considèrent que l'Etat ne sert à rien, alors ils n'ont qu'à déclarer de supprimer l'État, les fonctionnaires, l'armée, et tout ce qui va avec, y compris eux-mêmes, les conseillers fédéraux, qui ne servent à rien non plus, vu qu'ils ne font pas partie du privé, qui sont tellement meilleur. Les 450'000 frs qu'ils reçoivent chaque année du peuple, sans parler de leur rente à vie, ne sert là aussi à rien.

Serait-ce plutôt là, un aveu des conseillers fédéraux qui ne soutiennent pas cette initiative d'une caisse publique par canton, de leur incompétence à la gérer, ou alors, cela les dérangeraient de ne plus pouvoir faire partie, après leur passage au conseil fédéral, dans des conseils d'administration dans ces caisses privées, grassement payé, à ne rien faire...

Écrit par : Lucignolo | 16/06/2014

Si le Conseil fédéral avait pour préoccupation principale le bienêtre du Peuple, cela se saurait!

Il en va de même de la vaste majorité des parlementaires fédéraux qui sont plus occupés à protéger les lobbies qui, ensuite, assureront leur réélection qu'à se soucier des citoyennes et citoyens qui ont naïvement voté pour eux!

Le débat sur l'assurance ne devrait être conduit que par celles et ceux qui n'ont aucun lien d'intérêt avec le lobby, aussi ténu fut-il.

Voilà qui raccourcirait considérablement le débat, la moitié au moins du parlement ne pouvant plus l'ouvrir et la totalité du gouvernement devenant muet de fait.

Il est possible que la caisse unique ne soit pas la meilleure solution mais elle ne peut être pire que le racket légalisé actuel.

Écrit par : Patrick Dimier | 16/06/2014

Hors sujet: "Pas son genre" la nuit des longs canifs, l'existence précède les sens, Eric et Mauro un couple qui n'était pas fait pour durer. Qui fait de l'ombre à qui, sur cette baby-bling plage ,là où les corps n'exultent plus , retour à la dure réalité parasitaire, celle des puces de canard qui démangent aux HUG ,comme dirait le gendarme qui ne parle pas en allemand dans le poste contrairement aux apparences , on va devoir refermer les fenêtres aux Assises du MCG

Écrit par : briand | 16/06/2014

Personne ne devrait ignorer que la Caisse unique ne signifie en aucun cas la baisse des primes... ce qui est le problème d'une assurance ruineuse à tant de monde et lourde aux prestations sociales jadis en ses débuts facultative et présentée, annoncée, proclamée (chérie de et par tous): "sécurité en cas de maladie à la portée de toutes les bourses y compris modestes"!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 18/06/2014

Il y a un paradoxe que je ne comprends pas : d'un côté on accuse les caisses-maladie de tous les maux et de l'autre on encourage leur maintien en prétendant que la concurrence est le meilleur système pour contenir les coûts et les primes.

Il est probable que la Caisse dite unique ne sera pas en mesure de régler le problème des coûts de la santé et encore moins celui des cotisations des assurés. Mais elle pourrait au moins avoir le mérite de démontrer, a contrario en quelque sorte, que les caisses-maladie ne sont pas responsables des augmentations des coûts de la santé. Elles n'en sont que le reflet. Il convient absolument de revenir à un débat serein. Au fond je me tamponne complètement de l'avis du Conseil fédéral sur la question. Il ne faut pas que la discussion se radicalise.

La santé, en Suisse, comme ailleurs, coûte très cher. On en vante la qualité et l'excellence. On veut des établissements proches de chez soi. On exige d'être opérés dans les meilleurs délais. Certes la santé n'a pas de prix mais elle a un budget. Que les caisses soient multiples ou qu'une caisse soit unique n'aura aucun impact sur les coûts réels générés en amont par tous les prestataires de soins.

Il serait parfaitement malhonnête de faire croire aux Suisses que leurs cotisations vont diminuer comme par enchantement avec une caisse unique. En revanche on pourrait parvenir à une meilleure transparence dans l'analyse des coûts, transparence dont les caisses actuelles sont accusées d'en avoir confondu le sens avec celui d'opacité.

Écrit par : Michel Sommer | 18/06/2014

Vous avez entièrement raison Monsieur Décaillet.

Écrit par : jacques joray | 18/06/2014

Cruel ce qu'entendu hier. Une femme en phase terminale dispose d'un médicament qui lui convient parfaitement. Médicament estimé trop cher par son assurance qui ne le lui remboursera plus. Médicament extrêmement cher (côté industrie coût réel?) que cette femme ne peut en aucun cas s'"offrir"!

Inhumain ce qui fut promis, annoncé, proclamé "sécurité"!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 19/06/2014

Pour l'ensemble des décisions qui afectent le "petit peuple" le MCG (entre autres) va perdre beaucoup d'électeurs à cause du cheval de Troie qui représente leur conseiller d'état

http://lemontecristo.wordpress.com/2014/06/19/315/

Écrit par : Edmond Dantès | 21/06/2014

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