12/11/2014

Ecopop et les quarantièmes rugissants

 

Sur le vif - Mercredi 12.11.14 - 17.18h

 

Je couvre la politique suisse depuis près de trente ans, et crois bien n’avoir jamais assisté, sauf peut-être pour le 9 février 2014, à un tel déchaînement contre une initiative. Pour démolir Ecopop, les quarantièmes rugissants : toute la classe politique, les partis au pouvoir à Berne, le patronat, les syndicats. Lesquels bénéficient de l’unanime et écrasante collaboration des grands groupes de presse : Tamedia, Ringier, la SSR. Quand on a contre soi un tel déferlement de tempêtes, la tentation pourrait être grande de baisser les bras. Faire le dos rond. Laisser passer l’orage. Abandonner le combat. En lieu et place de cela, les rares plumes ou voix ayant le courage de soutenir le texte, au premier plan desquels Philippe Roch, tiennent bon. Ils se comportent en combattants. Ils lutteront jusqu’au bout, donc encore dix-huit jours. Pour obtenir, le 30 novembre, le meilleur résultat possible.

 

Cette ténacité, contre tous, mérite l’admiration, et cela quoi qu’on pense d’Ecopop. Pourquoi ? Parce que notre démocratie directe, la puissance de la terre qu’elle va chercher dans les partisans minoritaires d’une initiative, c’est justement cela. C’est ce qu’il y a de plus beau au monde, et qui s’appelle un combat. Se battre, c’est être seul. C’est croire en des idées. Tenter de convaincre. On réussit ou non. Mais au moins, on aura essayé. Contre tous. Contre le maelström. Contre l’unanimité de ceux qui se partagent aujourd’hui le pouvoir. En cela, avec Ecopop, nous sommes au cœur même de ce que doit être une initiative : le défi d’un tout petit groupe de citoyennes et citoyens, au départ, lancé à l’ensemble du corps électoral suisse, plus de quatre millions de votants potentiels.

 

Oui, Ecopop est, au contraire de ce que les opposants nous rabâchent de façon mécanique et formatée, un exemple du cœur vivant de notre démocratie suisse. Il brasse des thèmes très chers à nos concitoyens : immigration et environnement. Il provoque. Il s’attire les foudres. Eh bien, qu’elles se déchaînent, c’est le jeu, ça fait partie du trajet initiatique, dans sa rudesse, sa dureté, pour parvenir, peut-être, à convaincre un jour une majorité. Gagner. Ou perdre. Mais se battre : rien, pour ma part, dans la vie n’est plus noble que se battre pour une cause qui nous semble aller dans le sens de l’intérêt commun.

 

Face à cela, le déchaînement des puissances d’argent, des médias d’argent, des rédacteurs en chef aux âmes de valets, tout occupés à plaire aux directions générales de leurs groupes à Zurich, ou, pour la SSR, à ce cher M. de Weck, dont est notoire qu’il ne prend pas de parti ni ne fait de politique. Mais enfin, de qui se moque-t-on ?

 

Derniers missiles en date, ceux de l’Hebdo à paraître demain, qui, parlant d’Ecopop, n’hésite pas à titrer sur « le suicide de la Suisse ». Quand on voit cela, je veux dire une telle violence, une telle démesure, quoi qu’on pense d’Ecopop, on devrait être amené à réfléchir sur les unanimités suspectes, le pouvoir de l’argent sur la presse, les fausses indépendances, les vrais liens d’intérêt. Là se trouve le véritable enjeu sociologique de cette votation.

 

A partir de là, votez pour ou contre Ecopop. C’est à vous de juger. Dans tous les cas, vous êtes mes concitoyennes, mes concitoyens. Dans tous le cas, je vous respecte. Parce que notre démocratie, vivante et parfois furieuse, doit se jouer sur le débat d’idées. Et non sur le dénigrement des personnes. J’ignore ce que le peuple et les cantons voteront, mais il n’y aura en aucun cas un «suicide de la Suisse ». Pour la simple raison que nous aimons ce pays, Et que dans tous les choix citoyens du souverain, avec ces choix et au-delà de ces choix, nous voulons qu’il vive. Longtemps après nous.

 

Pascal Décaillet

 

17:18 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (23) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Lire l'excellent billet de Pierre Santschi dans 24 heures. J'espère qu'il paraît aussi dans la TdG...
Lire aussi sur la plateforme 24 heures le billet de Philippe Barraud, ancien rédacteur en chef de la Gazette de Lausanne, qui y fait allusion et le commente.

Écrit par : Géo | 12/11/2014

« le suicide de la Suisse »

Je viens de répondre à Jean D'Hôtaux qui, lui aussi, parle de "suicide". Et de bombe atomique. Pourquoi pas de fin de la civilisation? De la mort de la Suisse?

Tout ça pour conserver leur petit, tout petit confort matériel et leur "tranquillité".

Donc demain si l'initiative devait passer, les trains s'arrêteront, le chômage atteindra, que dis-je, dépassera ceux de l'Italie, de la France et de l'Espagne réunies, des soupes populaires seront organisées, des immeubles s'effondreront et notre pays sera absorbé pas ses voisins...

C'est tout simplement grotesque. Ou comme quoi les "promesses" ont toujours de l'avenir en politique. Et les mensonges et la propagande aussi. Qui a dit que plus c'est gros, plus ça a de chances de passer?

Et on a droit aux mêmes mensonges sur les forfaits fiscaux.

Il faut faire PEUR! Ca marche.

Écrit par : Johann | 12/11/2014

Ecopropre: la seule lessive qui respecte "notre" environnement en s'attaquant spécifiquement aux xénoenzymes gloutons , mais encore mieux en préservant dans la durée la blancheur de nos cimes par un traitement préventif visant à favoriser les organismes eugéniquement modifiés .
Hip Hip Hip Tchouri , notre comète qui va résister à Rosetta.

Écrit par : briand | 12/11/2014

Concernant l'article de l'Hebdo. il n'est pas totalement improbable que Monsieur Cherix se fasse entarter par un sans-dent, histoire de lui rappeller quelques fondamentaux. A commencer par soigner sa mythomanie avant de faire croire que les autres le sont, en déclarant que nous vivons désormais dans une mythocratie.

Écrit par : Pascal Legendre | 12/11/2014

Il n'y a en effet qu'en Suisse qu'une minorité peut arriver à imposer les idées les plus fantaisistes ou dénuées de fondement à une majorité passive et abstentionniste.

Vous vous émerveillez de ce "coeur vivant de notre démocratie suisse". Personnellement, j'en suis affligé.

Écrit par : Déblogueur | 12/11/2014

Les fauves rugissent, est-ce le chant du signe? Les politiques perdent la main et c'est le peuple qui va la reprendre.

Comme le suggère Etienne Chouard, nous, nous allons peut-être trouver le chemin pour réinventer une autre démocratie; celle qui élira ses représentants par tirage au sort!
Pour contrer ces politicars qui veulent maintenir leurs privilèges en nous préparant un couperet sur nos droit d'initiatives.

Écrit par : Corélande | 12/11/2014

"Il n'y a en effet qu'en Suisse qu'une minorité peut arriver à imposer les idées les plus fantaisistes ou dénuées de fondement à une majorité passive et abstentionniste."

Déconsidérer l'adversaire, il n'y a que ça de vrai, n'est-ce pas? Si la majorité est "passive et abstentionniste", que craignez-vous?

A moins que ce soit la minorité qui nous gouverne qui effectivement non seulement peut, mais arrive à imposer ses vues à "coût" de millions de propagande.


"Vous vous émerveillez de ce "coeur vivant de notre démocratie suisse". Personnellement, j'en suis affligé."

Et un anti-démocrate, un!

Écrit par : Johann | 12/11/2014

L'Hebdo est un magazine de propagande dont j'ai résilié mon abonnement avant la dernière votation du 9 février pour la seul pensée unique qu'ils n'ont pas arrêté de véhiculer tout le long de leurs numéros consécutifs et à première vu ils continuent avec Ecopop.
J'ai encore la TDG mais elle commence également à me fatiguer, il n'y a plus de presse écrite indépendante qui relate impartialement et sans prendre parti le point de vue des deux côté d'une votation et qui informe les futurs votants.

Écrit par : Eric C. | 13/11/2014

A force de discuter système politique avec les gens autour de moi, je remarque qu'il se dégage vraiment 2 tendances chez les gens :

Les uns pensent que d'une manière générale, les gens sont stupides et que donc peut importe les systèmes éducatifs et de citoyenneté en place, la démocratie ne peut pas fonctionner.

Les autres pensent qu'avec des systèmes éducatifs et de citoyenneté adéquat, la masse se révèle plus juste et intelligente.

Les premiers sont contre la démocratie directe, pour un systèmes élitiste à la française/UE.

Les seconds sont pour la démocratie directe voir plus loin avec tirage au sort etc...

Il est là le fondement majeur, selon moi, de toutes les confrontations que l'ont retrouve en politique ces dernières décennies.

Écrit par : Peter Bishop | 13/11/2014

....M. Bischop et je dirais qu'au milieu il y a l'intérêt du public, la défense du bien commun et la défense tout court de la communauté des Citoyens.
Quand on regarde les débats parlementaires cantonaux (je regarde parfois Genève, et ce matin les Valaisans) ce ne sont que des joutes de propos humiliants sur projet-motion-concordat des uns ou des autres, et l'on s'aperçoit que l'intérêt du Citoyen est totalement mis de côté, oublié!

Chacun de ces pontes roulent pour sa confrérie en premier lieu, puis pour ces intérêts perso ensuite. Nantermod, ce matin, fait bien son "stage dans ce cadre-là" et le ton péremptoire usité est révélateur de l'unique intérêt personnel de ce monsieur.

D'où le regard vers le tirage au sort, comme au tribunal afin de neutraliser le pouvoir des intérêts des élus (selon le mode actuel).

Écrit par : Corélande | 13/11/2014

@ Johann - Pascal Décaillet, dans son billet, fait part de ce qui l'émerveille dans le système démocratique suisse. Je le comprends, en même temps que ce qui l'émerveille m'afflige, car en effet, ce système permet à de très petites minorités d'en user (voire d'en abuser) aux fins de tenter de faire passer des projets fantaisistes, déconnectés des réalités et, mais plus rarement, je le concède volontiers, utiles à la construction du pays.

Tel n'est pas le cas d'"écopop", à mon humble avis.

Mais voter, encore et toujours sur les thèmes de l'immigration ou de la fiscalité m'ennuie assez profondément, je l'avoue. Et pourtant, je vais voter (j'ai déjà voté pour la consultation du 30 novembre) car, en dépit de tout, je considère que les droits démocratiques ne s'usent que lorsque l'on ne s'en sert pas.

Ce que je souhaiterais, néanmoins, serait que les partis politiques, les groupes de pression et les minorités de toutes sortes usent de l'outil démocratique des initiatives et référendums avec davantage de parcimonie et de sens de l'opportunité.

Cela fait-il de moi un "anti-démocrate"? Je ne le pense pas contrairement à ce que vous vous plaisez à affirmer, sans me connaître. Preuve en est que, depuis que j'ai le droit de vote, je n'ai raté qu'un seul scrutin, étant alors en voyage en dehors de Suisse... Mais au fond, quelle importance? Je m'en remets donc à votre avis autorisé.

Bien à vous.

Écrit par : Déblogueur | 13/11/2014

Le débat de hier soir à Infrarouge était très révélateur. Les adversaires d'Ecopop n'ont pas d'arguments parce qu'en fait, leur seul but est de sortir du jeu de l'avion qu'ils ont créé sans donner l'impression à ceux qui restent et vont tout perdre qu'ils se sont fait avoir jusqu'au trognon. Et comme ils ne sont pas très bons dans leur genre, cela donne les prestations hypo-minables de Cramer et de Lüscher...
Mais ne vous enfaites pas pour eux, ils ont déjà leur mas en Provence ou leur résidence en Algarve, quand leurs entreprises auront fini de bétonner la Suisse...

Écrit par : Géo | 13/11/2014

Et si tant de monde se prononce contre Ecopop tenait au fait que cette initiative est simplement mauvaise, qu'elle ne résoudra rien et qu'elle démontre clairement l'égoïsme qui tient lieu d'argument aux initiants. Le maire de cette commune alémanique qui pense à ses enfants, son petit village, sa petite commune et ses petits intérêts personnels dénote un bel esprit d'égoïsme caché derière une volonté pseudo-patriotique de s'opposer aux hordes étrangères déboulant sur notre territoire. Das Boot ist voll ?

Ce n'est pas xénophobe, juste navrant.

Écrit par : Michel Sommer | 13/11/2014

Comme par hasard, la majorité des membres du comité ecopop vit à la campagne, dans sa petite maison familiale, privilégiée et bien 'à l'abri'... mais ce dont la suisse a besoin c'est moins d'une initiative (que je prétend xenophobe, puisque les seuls concernés par l'entrée en suisse sont les étrangers, les suisses ont ce droit garanti dans la constitution) idéaliste que d'une réflexion, profonde avec tous les acteurs économiques et politiques sur l'avenir du pays. Qui fait le plus peur, écopop ou les arguments des opposants évaluant les conséquences possibles ? Ira-t-on au nom d'ecopop jusqu'à refouler les citoyens suisses qui voudront rentrer au bercail ? poser la question c'est clairement dire non à cette initiative.

Écrit par : uranus2011 | 13/11/2014

Ecopop n'est ni égoïste ni raciste. La surpopulation nous mine le quotidien. Entassez 10 personnes dans un ascenseur, la température s'approchera de 37 degrés et on trouvera bien 3 des ignares de service pour parler de réchauffement de la planète. Les surélévations d'immeuble augmentent l'ombre et donc la chaleur naturel, qui paiera la facture de chauffage supplémentaires?
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Depuis qu'on a imposé l'assurance maladie les primes sont devenues l'équivalent d'un impôt supplémentaire. Obligation due aux socialistes (Dreifuss la pro cannabis était-elle déjà sous substance ?) pour faire passer la pilule des conséquences de l'immigration sournoise, alors que la logique voudrait que plus il y a d'assurés plus les coûts diminuent.
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La montée de la violence est directement liée à cette surpopulation. Tout le monde mord parce qu'il aspire au maintien de son espace vital. La guerre civile n'est plus très loin et les pays en surpopulation le démontrent depuis longtemps. Le mélange prôné par les apprentis sorciers non dénués d'objectifs commerciaux, n'est qu'une utopie de charlatans férocement démentie par les réalités.
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Mais peut-être que le charabia de ces racistes anti-racistes ne pèse plus lourd, tant il est usé jusqu'à la corde. http://w1p.fr/165142 avec ceci vous serez très rapidement convaincu de l'urgence d'appliquer Ecopop.

Écrit par : pascal | 14/11/2014

"qu'elle démontre clairement l'égoïsme qui tient lieu d'argument aux initiants."

Je vous retourne le compliment. Les opposants prédisent une catastrophe économique et eux comme vous craignez pour votre petit confort matériel. Et ce ne serait pas de l'égoïsme cela? Parce qu'à part insulter en traitant les autres d'égoïstes, je ne vois aucun argument dans vos exagérations et vous éructations.

Le bateau n'est pas plein, il est bétonné. Moins de place pour les animaux et les petites fleurs et la biodiversité. Vous voyez que vous êtes égoïste, et je dirais de la pire espèce, vous ne voulez pas laisser une place suffisantes aux autres espèces vivantes. Qui disparaissent à la vitesse grand V.

Un plan Wahlen actuellement aurait bonne mine...

Écrit par : Johann | 14/11/2014

En tant que chrétien, nous aimerions vous faire partager ces excellentes réflexions de Mme Jeanne Smits :

http://leblogdejeannesmits.blogspot.ch/2014/11/ecopop-une-initiative-mortifere-des.html

Derrière le paravent de protection de la population, nous trouvons, sans masque aucun, poindre la culture de mort, avatar du modernisme mortifère. A croire qu'en Suisse désormais il suffise de mentionner, explicitement ou implicitement, l'immigration étrangère pour faire passer n'importe quelle idée (l'initiative sur les forfaits fiscaux n'est pas tant éloignée de cette logique), aussi horrible soit-elle. Espérons que les croyants ne seront pas dupes de cette tromperie, car s'allier avec de tels "amis" (souvent de vieux gauchistes 68-arts sans enfants, pro-avortements et antichrétiens), c'est pactiser avec le diable. Non à Ecopop, initiative de mort !

Écrit par : Willy Lötscher | 14/11/2014

Il y a 25 ans, j'habitais à Berlin lors de la réunification.

Rien n'a été facile, ni pour les Allemands de l'Est qui ont vu leur monde s'écrouler, ni pour ceux de l'Ouest qui ont financé la reconstruction. La crise et le chômage ont été terribles dans les années qui ont suivi la chute du mur.

Et malgré ces difficultés il régnait un enthousiasme extraordinaire dans la ville. Tout le monde se réjouissait de la liberté gagnée. Depuis, des millions de Polonais, de Baltes, de Tchèques etc bénéficient de la liberté inouie de s'établir là où bon leur semble en Europe.

J'aimerais un futur dans lequel mes enfants suisses auront la même liberté. Si nous refusons aux étrangers le droit de s'installer chez nous, pourquoi permettraient-ils à mon fils d'aller travailler ou étudier chez eux? Et si ma fille s'éprend d'un mari européen, va-t-on lui interdire de s'établir en Suisse parce que les quotas sont atteints? Faudrait-il reconstruire le mur pour se protéger?

Si seulement un peu de l'utopie qui a fait tomber le mur de Berlin pouvait subsister aujourd'hui..

Écrit par : Christophe | 14/11/2014

"Et si ma fille s'éprend d'un mari européen, va-t-on lui interdire de s'établir en Suisse" Si Ecopop ne passe pas, bien sûr que oui : il n'y aura plus de place ou les loyers seront prohibitifs. Vous devriez sérieusement commencer à essayer de réfléchir, cela peut-être utile.

Écrit par : Géo | 14/11/2014

@ W. Lötscher : "Ecopop, initiative de mort" alors là, Monsieur, c'est le déraillement complet. Locomotive et tout le convoi. Vous verrez la vie, avec 10, 15 ou 20 millions de personnes dans ce pays !

@ Christophe : Rempli de joie également, votre commentaire. Toutefois sachez que les millions de Polonais, de Baltes, de Tchèques etc. ne sont pas véritablement les bienvenus où ils ont été en masse. Voyez en Allemagne et en Grande-Bretagne.

Et demandez aux Espagnols et aux Portugais ce qu'ils pensent des Roumains et Bulgares qui désormais prennent les rares boulots qui restent pour € 400,- par moi (oui, € 400,-, je confirme le chiffre, parfois 300,- même).

Ecopop mettra minimalement un frein, quitte à faire sauter les bilatérales, bien entendu.

Écrit par : JDJ | 15/11/2014

Le syndrome du Titanic

Ce qui échappe aux opposants du oui à ecopop, c'est la prise de conscience qu'aujourd'hui déjà, nous sommes pris dans un processus dont l'arrêt va engendrer des difficultés très importantes. Mais ces conséquences ne feront que s'amplifier encore plus les prochaines années face à ce qu’il faut appeler le syndrome du Titanic.
.
A la vision d’un gigantesque iceberg, les responsables du navire Suisse n’ont que faire des craintes des passagers. Rassurés par la presse, elle-même rassurée par le dossier de presse du constructeur et de ses experts auto-agréés, ils reprennent, tels des singes savant, la prose qui affirme que le navire est garanti insubmersible. Ayant reçu l’assurance, qu’après la collision qui démontrera l’efficacité du navire, ils recevront comme récompense une prime sous forme d’actions supplémentaires. Dès lors, ils n’hésitent pas à se moquer de cette foule délirante, tout en laissant planer les menaces qu’en cas d’échec de l’expérience les milliers de commandes et d’emplois seraient perdus.
.
C’est une méthode de plus en plus courante chez les irresponsables qui jouent un rôle appris par cœur faute d’avoir l’envergure de leur charge. Alors en parfaits comédiens, ils jouent du virtuel dans le réel, trompent leurs fidèles crédules parce qu’il y a une grosse carotte au bout.

La dénonciation par la Basler Zeitung https://tinyurl.com/qa36osp d’un inventaire des cadeaux financiers de la part de l’Europe, octroyés à des associations suisses, parfois très éphémères, démontre des méthodes scélérates. Le but ultime était de couler la votation du 9 février 2014, pour briser la démocratie suisse sous la charge de mercenaires prédicateurs prompts à passer à la caisse afin d’ offrir la Suisse au pillage de l’Europe. Aujourd’hui rien n’a changé. Ce pouvoir de nuisance et réédité avec presque les mêmes acteurs médiatiques. Et si vous n’avez pas peur d’effayantes démonstrations de ce qui nous attend voici ce qui vous édifiera :
https://tinyurl.com/ltooraj

Écrit par : Le diable | 15/11/2014

Le syndrome du Titanic

Ce qui échappe aux opposants du oui à ecopop, c'est la prise de conscience qu'aujourd'hui déjà, nous sommes pris dans un processus dont l'arrêt va engendrer des difficultés très importantes. Mais ces conséquences ne feront que s'amplifier encore plus les prochaines années face à ce qu’il faut appeler le syndrome du Titanic.
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A la vision d’un gigantesque iceberg, les responsables du navire Suisse n’ont que faire des craintes des passagers. Rassurés par la presse, elle-même rassurée par le dossier de presse du constructeur et de ses experts auto-agréés, ils reprennent, tels des singes savant, la prose qui affirme que le navire est garanti insubmersible. Ayant reçu l’assurance, qu’après la collision qui démontrera l’efficacité du navire, ils recevront comme récompense une prime sous forme d’actions supplémentaires. Dès lors, ils n’hésitent pas à se moquer de cette foule délirante, tout en laissant planer les menaces qu’en cas d’échec de l’expérience les milliers de commandes et d’emplois seraient perdus.
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C’est une méthode de plus en plus courante chez les irresponsables qui jouent un rôle appris par cœur faute d’avoir l’envergure de leur charge. Alors en parfaits comédiens, ils jouent du virtuel dans le réel, trompent leurs fidèles crédules parce qu’il y a une grosse carotte au bout.

La dénonciation par la Basler Zeitung https://tinyurl.com/qa36osp d’un inventaire des cadeaux financiers de la part de l’Europe, octroyés à des associations suisses, parfois très éphémères, démontre des méthodes scélérates. Le but ultime était de couler la votation du 9 février 2014, pour briser la démocratie suisse sous la charge de mercenaires prédicateurs prompts à passer à la caisse afin d’ offrir la Suisse au pillage de l’Europe. Aujourd’hui rien n’a changé. Ce pouvoir de nuisance et réédité avec presque les mêmes acteurs médiatiques. Et si vous n’avez pas peur d’effayantes démonstrations de ce qui nous attend voici ce qui vous édifiera :
https://tinyurl.com/ltooraj

Écrit par : Le diable | 15/11/2014

Vous citez l'article de l'Hebdo, d'accord, mais vous auriez pu citer la page publicitaire de Sanasativa (concernant Ecopop) que le Nouvelliste a publié.

Je trouve cela vraiment en dessous de tout et me fait presque penser, dans le sens, pas dans la forme, à un article du fondateur du Nouvelliste Charles Haegler. Dans le nouvelliste du 26 juillet 1944, M.Haegler (qui signe Ch.Saint Maurice), a traité "de voyoux, de repris de justice", des gens qui se sont battus pour la liberté, contre le fascisme. Et qui disait qu'il y a avait 9 communistes sur 10 partisans, alors qu'il a été prouvé qu'il n'y en avait au maximum que 20%.

Une vieille histoire, mais nous avons un devoir de mémoire vis à vis de ces gens qui se sont battus pour nous et qui, pour la plupart n'ont pas vu rire leurs enfants.

Écrit par : Georges Dumoulin | 29/11/2014

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