04/03/2015

Sans solidarité, pas de Suisse

 

Commentaire publié dans GHI - Mercredi 04.03.15
 
 
Il y a quelque chose de puissant qui, lentement mais sûrement, est en train de monter dans la société suisse : le rejet sans appel de cet ultralibéralisme né dans les années 1990, celui qui nie la dimension de l’Etat, ne prône que la réussite individuelle, le profit spéculatif, l’argent facile. Ce type de démarche, ou de société, est peut-être imaginable dans l’univers anglo-saxon (et encore, je n’en suis pas sûr du tout). Mais dans nos pays, la Suisse, la France, l’Allemagne, il ne correspond absolument pas à ce qui a fondé l’édification de nos réseaux de solidarité, naguère les grands Ordres chrétiens, et depuis la Révolution française, l’Etat : celui qui codifie notre vie commune, envisage en priorité l’intérêt collectif, protège le faible, redistribue la richesse, met en œuvre les politiques de santé, d’éducation, de recherche, de sécurité, et tant d’autres encore.
 
 
Prenez l’Allemagne. Une crasse ignorance, dans le grand public, sur l’Histoire de ce pays, empêche les gens de voir ce que fut, dans la seconde partie du dix-neuvième siècle, l’avancée sociale de l’époque bismarckienne. Premières caisses de retraite, premières protections contre l’accident et la maladie, essor d’un capitalisme « rhénan » fondé sur la puissance de l’industrie, très loin du seul profit virtuel et spéculatif. Encore aujourd’hui, après deux guerres mondiales, après le nazisme, après la séparation du pays en deux pendant quatre décennies, la société allemande demeure construite sur la primauté du travail, le dialogue entre syndicats et patronat, les conventions collectives. Nous les Suisses, nous sommes proches de ce modèle-là. Quant à la France, à part sous le Second Empire (1852-1870), elle n’a jamais été un pays libéral.
 
 
En Suisse, échec de quoi ? Non l’échec du libéralisme comme grand mouvement de pensée, éminemment respectable, porté par de remarquables figures (à Genève, un Olivier Reverdin, par exemple), mais bel et bien de son application « ultra », années 90, tout début des années 2000, enrichissement hallucinant de quelques-uns sur des pratiques bancaires tellement complexes que nul citoyen n’y entendait rien, produits dérivés par ci, structurés par-là, retenons surtout – cela fut tranché a posteriori à la lumière d’affaires fracassantes – qu’il s’agissait de pures et simples méthodes de spéculation.
 
 
Eh bien moi, qui ne suis pas un homme de gauche, ou tout au moins pas réputé l’être, je dis que la Suisse a eu tort de céder à cette tendance. Elle n’a pas assez contrôlé ses banques. Elle n’a régulé les salaires des grands dirigeants que sur pression du peuple (Minder), les excès bancaires que sur pression internationale. Je n’aime pas la Suisse lorsqu’elle s’aligne, n’ayant plus aucune marge de manœuvre. Mais lorsqu’elle invente, donne l’exemple : elle en a les ressources, les capacités.
 
 
La Suisse est un pays fragile, une petite fleur chétive. Il faut en prendre soin, l’aimer. Ce pays ne survivra que par la constante réinvention de réseaux de solidarité. Entre nantis et pauvres, entre les générations, entre les régions. Pour cela, il faut une classe politique, de gauche comme de droite, avec le sens de l’Etat. Le sens de la primauté de l’intérêt public. Le seul culte de la réussite individuelle, style Berlusconi, ne pourrait mener notre pays qu’à l’impasse. Le sens de la main tendue, au contraire, en fera un exemple, honoré et apprécié.
 
 
Pascal Décaillet
 

13:12 Publié dans Commentaires GHI | Lien permanent | Commentaires (20) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

ça aussi c'est bon à lire.
Seulement voilà, avec les meilleures intentions du monde, on ne pourra pas ne pas faire comme tout le monde.
Quant à la tentation de se considérer et se présenter comme un modèle...

Écrit par : PIerre Jenni | 04/03/2015

Qu'il fait bon de lire ce genre de billet. Delamuraz revient. Ils sont devenus complètement fous par le Veau d'Or qui les hallucine de plus en plus. Peut-être enfin le début d'une révolution culturelle...ou alors la fin totale de nos illusions et de nos idéaux par une guerre mondiale catastrophique...en bonne partie provoquée par nos chers ultra-libéraux du monde entier qui détiennent à eux seuls tous les cordons de la Bourse pour créer les réseaux terroristes, les armées sophistiquées, et la propagande pour créer les haines fictives entre nations devenues bien réelles grâce à des idéologies immondes déversées sur les peuples du monde.

Écrit par : pachakmac | 04/03/2015

L'autre pendant du néo-libéralisme, c'est la haine des riches. On l'a vu avec la soit-disant affaire Firmenich (mais vraie affaire Stefanini) mis en exergue par la presse mainstream et sa cohorte de journalistes socialistes.

Écrit par : Géo | 04/03/2015

La haine des riches, ce n'est pas là le problème. Il y a des riches qui savent ce que veut dire solidarité avec le peuple en créant moult projets dont bénéficient la société. Le problème devient vicieux lorsque les ultra-riches se solidarisent entre eux, mettent le magot à disposition exclusive pour eux et leurs projets pharaoniques de luxe et qu'ils abandonnent le peuple à lui-même, qu'ils fraudent pas à 5% ou 10% le fisc mais à 10'000% l'Etat démocratique si cela était mathématiquement possible. Ce cynisme-là, ce déni de réalité de l'existence des autres sur la planète nous conduit tout droit à la grande catastrophe dont de plus en plus de gens redoutent.

Écrit par : pachakmac | 04/03/2015

" le rejet sans appel de cet ultralibéralisme né dans les années 1990, celui qui nie la dimension de l’Etat, ne prône que la réussite individuelle, le profit spéculatif, l’argent facile "

Je me demande où vous avez trouvé de l'ultralibéralisme dans un pays qui a vu ses dépenses publiques augmentés de 44% depuis ces fameux années 90

http://www.unige.ch/fapse/pegei/Enseignement/752460/documentationannee0910/752460_Evol_Effectifs_Depenses.pdf

De plus l'ultralibéralisme si cela devait exister ne serait pas axé sur l'argent facile ou la spéculation mais sur le droit individuel qu'aurait chaque individus pour être libre.

@ Pachakmac,

" ...ou alors la fin totale de nos illusions et de nos idéaux par une guerre mondiale catastrophique...en bonne partie provoquée par nos chers ultra-libéraux du monde entier qui détiennent à eux seuls tous les cordons de la Bourse pour créer les réseaux terroristes, les armées sophistiquées, et la propagande "

Les guerres, les armées et la propagande se sont les états qui les crééent. De plus vouloir réduire les ultralibéraux à des spéculateurs boursiers est un raccourci des antilibéraux qui ne savent pas de quoi ils parlent. Les ultra-libéraux militent pour une société libre ou le droit de l'individu serait au dessus de tout le reste et où l'état serait très limité voir inexistant pour les libertariens. Personne dans une société libre n'est obligé d'être un spéculateur boursier.

D.J

Écrit par : D.J | 04/03/2015

< l’Etat : celui qui codifie notre vie commune, envisage en priorité l’intérêt collectif, protège le faible, redistribue la richesse...>

< Quant à la France, à part sous le Second Empire (1852-1870), elle n’a jamais été un pays libéral >

La France est aussi un pays fragile, où l'idéal égalitaire se perd avec peu d'espoir d'amélioration prochaine d'une situation scandaleuse dans la scolarisation, par exsemple. Voir l'excellent article de la NZZ de samedi dernier à ce sujet:
http://www.nzz.ch/international/apartheid-in-frankreichs-schulen-1.18492161

Écrit par : Daniel Gubler | 04/03/2015

« Quant à la France, à part sous le Second Empire (1852-1870), elle n’a jamais été un pays libéral. »

La IIIème république, jusqu'à l'arrivée au pouvoir du Front Populaire, n'était pas, de forts caractère et aspiration, libérale ?

C'est pourtant sous la IIIème qui se développèrent les grandes fortunes industrielles et financières.

Écrit par : Chuck Jones | 04/03/2015

@DJ

« Les ultra-libéraux militent pour une société libre ou le droit de l'individu serait au dessus de tout le reste et où l'état serait très limité voir inexistant pour les libertariens... »

Ainsi, quand deux individus, qui ont les mêmes droits, sont en conflit, si aucune autorité n'existe pour règler les différents, c'est le plus fort qui prévaudra toujours.

Par contre, si une telle autorité existe, c'est celui qui subviendra le mieux aux besoins de cette autorité pour vivre, généralement le plus riche, qui prévaudra toujours.


« Personne dans une société libre n'est obligé d'être un spéculateur boursier. »

Et personne dans une société libre n'est obligé d'être faible, et personne n'est obligé d'être pauvre.

Ca ne veut strictement rien dire mais ca a le mérite de mettre en évidence l'absurdité du dernier propos rapporté ci-dessus.

Écrit par : Chuck Jones | 04/03/2015

Intéressant billet qui, au-delà de la question de la solidarité en tant que ciment de la société (celuzi-ci d'ailleurs largement dénigré par la droite "nationaliste de tendance UDC, MCG et autres) pose la question de la différence (sociale, nationale) au XXIe siècle.

N'étant clairement pas de gauche, je suis aussi en ligne avec ce que déclarait hier le couturier Daniel Hechter à la RTS, à savoir que déposséder les riches ne rend pas le pauvres plus riches. Mais cependant, un système de solidarité est indispensable aux fins de soutenir les plus défavorisés, qu'ils soient indigènes ou immigrés.

MAis lorsque vous qualifiez la Suisse de "pays fragile, de petite fleur chétive", je ne peux pas vous suivre. Nous vivons dans l'un des pays les plus riches du monde (aux sens propre et figuré) et le pays n'est ni fragile, ni chétif. En revanche, à maints égards, nous dépensons comme des riches, sans grand souci de l'efficience des projets que nous menons.

Par exemple, cela a conduit la Ville de Genève à dépenser 40 millions de francs pour l'aménagement de la plaine de Plainpalais au lieu des 20 prévus initialement sans que personne ne réagisse véritablement - et d'ailluers, avec un résultat désastreux.

Donc la solidarité perdurera si nous parvenons à dépenser nos richesses avec davantage de sagesse. Ce qui revient à nous demander - et à demander à nos politiciens si, dans le projets, nous arrivons à faire mieux avec ce que nous avons, plutôt que de faire "plus avec moins".

Bien à vous.

Écrit par : Déblogueur | 05/03/2015

DJ, je défends comme vous la responsabilisation des individus. Je pense pourtant que vous faites fausse route en supportant les dérives du capitalisme financier qui, ne vous en déplaise, n'est pas circonscrit à la Suisse. L'économie s'est mondialisée sur un modèle qui a atteint ses limites et qui provoque des effets contraires à ceux escomptés. Du moins pour ceux qui ont la chance de bénéficier d'une éducation qui leur permette d'analyser leurs actes et leurs conséquences.
C'est en ce sens qu'en Suisse, nous pratiquons un libéralisme modéré par un Etat plutôt bien présent comme vous le soulignez. Ce n'est pas demain la veille que nous verrons des libertariens dans les sphères du pouvoir chez nous.
J'observe pourtant que l'Etat est plutôt démuni et à la limite de la schizophrénie pour tenter de limiter les dégâts.
La mise en application du vote du 9 février en est un bon exemple. Plus proche de moi, dans le domaine du transport professionnel de personnes, Le mastodonte Californien qui émane de Google se fout du monde entier et des règles pour engranger le plus grand profit dans le plus court terme sans être ennuyé le moins du monde. La Confédération renvoie les taxis vers les Cantons et la semaine dernière, la Cour de justice de Genève les renvoyais vers les services de l'Etat supposés faire respecter la loi.

Écrit par : PIerre Jenni | 05/03/2015

Monsieur Décaillet pour qu'il y ait solidarité et responsabilité il faut en tout premier que les partis montrent l'exemple ce qui avec l'arrivée d'Internet a disparu dans les limbes pour rejoindre les âmes de nos anciens Conseillers Fédéraux comme Monsieur Delamuraz et bien d'autres
En y réfléchissant bien ce qui coute le plus aux contribuables ce sont ces guerres entre partis qui ne cessent de se chercher broutilles avec pour seuls effets davantage de bâtons dans les roues pour chaque jour que dieu fait et en tout premier pour le simple citoyen
très belle journée pour Vous Monsieur

Écrit par : lovejoie | 05/03/2015

@ Jenni,

" Je pense pourtant que vous faites fausse route en supportant les dérives du capitalisme financier qui, ne vous en déplaise, n'est pas circonscrit à la Suisse. "

Le libéraux demande aussi la responsabilité individuelle et que l'individu assume ses propres choix. Et on ne responsabilise pas les individus si à chaque fois l'état doit venir réparer les pots cassés suite à des décisions irresponsable. Vous milité pour un libéralisme modéré? Et bien assumez cette modération à chaque fois que l'état renfloue une banques qui a pris des décisions irresponsables.

@ Chuck

" Ainsi, quand deux individus, qui ont les mêmes droits, sont en conflit, si aucune autorité n'existe pour règler les différents, c'est le plus fort qui prévaudra toujours. "

C'et la raison pour lequel il faut un minimum d'état pour protéger le droit des individus.

" Et personne dans une société libre n'est obligé d'être faible, et personne n'est obligé d'être pauvre.

Ca ne veut strictement rien dire mais ca a le mérite de mettre en évidence l'absurdité du dernier propos rapporté ci-dessus. "

Ce que je voulais dire c'est qu'il ne faut pas toujours réduire l'ultralibéralisme à la finance à le spéculation etc... On peut-être libéral ou ultralibéral est ne pas travailler dans la finance.

Milton Freidmann n'était pas un financier ou un banquier, ni Hayek et encore moins Bastiat.

D.J

Écrit par : D.J | 05/03/2015

« Les ultra-libéraux militent pour une société libre ou le droit de l'individu serait au dessus de tout le reste et où l'état serait très limité voir inexistant pour les libertariens... »

Plus utopique que l'anarchisme en fin de compte! Cette liberté est la volonté même de l'anarchie. Sauf qu'elle ne prend pas le bon chemin. Entre le but et la réalité, je crois qu'il y a le monde des télétubies entre. Je suis pour la disparition des tutelles (comme l'Etat) à partir du moment ou, ce qui se fait reste éthique. Ce qui n'est clairement pas le cas. Et malheureusement il est lourd de devoir reprimander des grandes personnes comme des gamins. Un enfant un jour n'a plus besoin de ses parents et peu voler de ses propres ailes. Le libéralisme malheureusement n'apprends pas à ses enfants d'être indépendant. Non il le pousse sur le chemin de l'esclavagisme à bon marché. Et il faudrait laisser ça...

Écrit par : plumenoire | 05/03/2015

DJ:

"Je me demande où vous avez trouvé de l'ultralibéralisme..."

Vous n'avez qu'a regarder le marché du travail, où les employés sont de plus en plus mis sous pression, car il sont en concurrence avec les travailleurs du monde entier, pour des salaires à la baisse. Après certains libéraux s'étonnent que leur doctrine ne soient pas partagées par tout le monde !

Écrit par : Philippe | 05/03/2015

@ Philippe,

Marché du travail ultralibéral? C'est surement par ultralibéalisme que les commerces en suisses sont soumis à des règlements communaux quasi soviétique qui leur imposent leurs horaire d'ouvertures et qui leur interdit l'ouverture les dimanches pour le soit-disant bien des travailleurs.

Quand la concurrence du monde entier il faut savoir que si il y a concurrence avec les travailleurs en suisse c'est qu'en Suisse il y a des consommateurs qui achètent massivement étrangers. J'imagine pas combien de ceux qui s'en plaignent de cette mondialisation que vous dites ultralibéral achètent du made in china ou vont faire leur course en France.

D.J

Écrit par : D.J | 06/03/2015

" Vous n'avez qu'a regarder le marché du travail, où les employés sont de plus en plus mis sous pression, car il sont en concurrence "

Et je rajouterais que si les salaires en suisse sont mis sous pression par la concurrence avec les travailleurs du monde entier c'est surtout en grande partie à cause des charges sociales y c. vacances et jours fériés qui se situes entre 50 et 60% du salaire brut. Pareil pour l'employé qui voit son revenu brut fondre et son pouvoir d'achat avec après que l'état lui a fait les poches à chaque fin de mois en charges sociales, en impôt et autres taxes. Moi j'appel pas cela de l'ultralibéralisme

D.J

Écrit par : D.J | 06/03/2015

@ Plumenoire,

" Cette liberté est la volonté même de l'anarchie. "

Faux vous mélangez faussement l'anarchisme et le libéralisme. le premier combat toute hiérarchie dans une entreprises alors que le second non. Le premier combat le principe de propriété privée individuelle alors que pour le second la propriété privée est un droit pour chaque individu.

" Le libéralisme malheureusement n'apprends pas à ses enfants d'être indépendant. Non il le pousse sur le chemin de l'esclavagisme à bon marché. Et il faudrait laisser ça... "

ça c'est le comble d'accuser le libéralisme de rendre les individus dépendant de x ou y alors que l'essence même du libéralisme c'est de laisser le libre arbitre pour chaque individu. Vous avez réussi l'exploit à confondre le modèle socialiste avec celui du libéralisme. Comme vous avez réussi l'exploit à confondre libéralisme avec esclavagisme. L'esclave l'est devenu par la contrainte et la privation de liberté et il reste dépendant de son maître. Alors que dans une société libre pour les libéraux chaque individu qui travail pour un autre le fait par un accord contractuelle.

Vous me dites chaque fois que vous n'êtes pas un gauchiste. Le problème c'est que chaque fois que vous évoquez le libéralisme vous raisonnez exactement comme un gauchiste.

D.J

Écrit par : D.J | 06/03/2015

DJ, depuis les expériences de Benjamin Libet (1990), nous savons que le libre arbitre se limite au droit de veto.
Et oui, ne vous en déplaise, le corps répond aux sollicitations avant le cerveau qui ne fait que valider, ou non, les décisions.
Faudra trouver d'autres arguments...

Écrit par : PIerre Jenni | 06/03/2015

@ Pierre Jenni,

Le jour où l'on vous obligera à vous coucher à tel heure et à manger tel ou tel aliment parce que l'on vous dira que c'est pour votre bien et que l'on vous obligera à ne plus regarder tel ou tel programme à la TV parce que l'on vous dira que c'est moralement pas bon pour votre équilibre mental ou encore quand on vous interdira définitivement de rouler en voiture individuelle pour vous obliger à utiliser les transports en commun car on vous dira qu'être écolo c'est bien pour votre santé et cela malgré que vous ne soyez pas d'accord avec tout cela; hé bien quand ce jour sera arrivé on en reparlera de votre Benjamin Libet et ces histoires de corps et de cerveau.

Car malheureusement ces obligations que j'ai énoncé c'est ce qui nous pend au nez avec cette nouvelle dictature de l'hygiénisme, de l'écologisme et de la morale que l'on nous gave de plus en plus pour nous culpabiliser de nos fait et geste.

Et puisque vous parlez de droit de véto. Hé bien oui; le droit de véto pour les individus devrait justement être la norme pour se protéger quand une majorité surtout démocratique veut s'en prendre aux droits individuelles des minorités. Les grand libéraux comme Tocqueville ou Bastiat se méfiaient déjà à l'époque de la démocratie et de sa tyrannie de la majorité qui viole justement le libre arbitre des individus. Et ils avaient bien raison. En Suisse la démocratie aujourd'hui est devenue trop souvent l'arme des esprits totalitaires. Ces esprits totalitaires c'est le cas à chaque fois que les socialistes ou les verts lancent une initiative populaire. Ils veulent nous imposer à tous leur mode de vie, leur façon de travailler et même leur façon de penser.

Heureusement qu'en votation le bon sens l'emporte le plus souvent. Mais un jour on risquera bien de regretter nos choix démocratiques.

D.J

Écrit par : D.J | 06/03/2015

Est-ce que ces vagues de la stigmatisation de la police, du secteur public et privé, des sujets sensibles, ces gréves de transport et des professeurs contribuent pour cela?
Cette "chose puissante" en tout cas, semble essayer de confondre et déstabiliser la vie des personnes par des pressions en passant par les principaux secteurs. J'espère que les citoyens prennent leurs reculs et le dialogue nécessaire pour garantir l’intérêt de la Suisse, et enfin continuer à être ce pays.

Écrit par : A.M. | 14/03/2015

Les commentaires sont fermés.