02/08/2015

Série Allemagne - Intermezzo no 3 - 144 épisodes - Mes Années de Pèlerinage

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 L'Histoire allemande en 144 épisodes - Intermezzo no 3 - Quelques notes sur le dessein, et sur la méthode.

 

A la fin de mon épisode no 10, publié hier soir 18.30h, j’ai annoncé ma décision, prise quelques heures auparavant : ma Série Allemagne ne comptera pas 12 épisodes, mais 144.

 

 

J’ai pris cette décision, qui va engager une part importante de mon existence dans les deux années qui viennent, la nuit de vendredi à samedi, prenant en considération l’immensité du sujet. Mais aussi, la férocité de ma passion pour la question allemande. Mais encore, l’incroyable télescopage d’idées, dans ma tête, depuis que je me suis mis à l’ouvrage. Une image, un sujet, une part d’instinct en entraînent mille autres, tout va très vite et se catapulte, une forêt de correspondances émerge : bref, j’ai beaucoup à dire, beaucoup trop retenu de choses en moi depuis plus de quatre décennies, il faut maintenant que cela sorte.

 

 

Les centaines d’ouvrages que j’ai lus, il faut désormais que j’en fasse bénéficier au lecteur. Enfin, à tout lecteur qui voudra bien prendre connaissance de mes textes. Le sujet, j’en suis conscient, n’est pas nécessairement très populaire, il ne pulvérisera pas les audiences. Mais en mon âme, rien de cela n’importe : je veux accomplir ce pèlerinage, j’ai d’ailleurs commencé, j’irai jusqu’au bout. Rien ne pourra m’arrêter.

 

 

A la vérité, j’ai commencé ce pèlerinage à la fin de l’enfance, et tout le temps que j’ai pu passer en Allemagne, à un âge tellement crucial dans la genèse des passions, puis plus tard comme adulte, et toutes ces centaines de lectures, font déjà partie du chemin. La phase d’écriture, pour laquelle je me donne deux ans, sera l’étape finale, celle de la mise en forme, celle de la transmission.

 

 

Reste la question centrale de l’organisation du propos. J’ai fait un choix initial, auquel je me tiendrai : celui de renoncer, d’une chronique à l’autre, à la chronologie. J’ai annoncé que l’étendue de mon sujet commençait en 1522, avec la traduction de la Bible en allemand par Luther, et irait jusqu’à aujourd’hui. Je ne m’occuperai donc pas de l’Allemagne médiévale. Mais de 1522 à nos jours, je ne déroulerai pas mes chroniques en fonction de la chronologie. Oh, certes, chacune d’entre elles est dûment datée, inscrite dans le temps, située dans son époque. Mais je veux me laisser la totale liberté de sauter d’un siècle à l’autre. Cela n’empêchera pas, lorsque les 144 chroniques auront été écrites, de les réunir, peut-être, dans l’ordre chronologique.

 

 

Mes grandes passions sont l’Histoire, la littérature, la poésie et la musique. On ne s’étonnera pas de découvrir ces domaines fort représentés dans la Série. J’assume en cela la totale subjectivité de mes choix. Ma grande ambition est de faire pénétrer le lecteur, petit à petit, avec la lenteur d’une révélation photographique en chambre noire, dans un certain portrait de l’âme allemande. La continuité qui aurait fait défaut aux amateurs de chronologie, je suis habité par l’idée qu’on peut la retrouver ailleurs, en recréant, avec le temps et la patience d’une traversée initiatique, un « fil rouge » du destin germanique. Dans ce dessein, il est très clair que les grands textes littéraires, les grandes œuvres musicales, les actes artistiques ne constituent ni un détail ni un luxe pour bourgeois, mais justement des parts majeures, inaltérables, de l’identité germanique. C’est par elles que dès l’adolescence, je suis entré en passion allemande. C’est donc à travers elles, entre autres, que je veux vous parler d’Allemagne.

 

 

Cette Série, pour moi, fait partie de mes « Années de Pèlerinage », pour reprendre le si beau titre de Franz Liszt. Pèlerinage, vers quoi ? Je l’ignore totalement. Mais impérieuse nécessité de prendre le Chemin. Je vous invite à le prendre avec moi, dans les deux ans qui viennent. Qu’y trouverons nous ? Nous verrons bien. Laissons-nous surprendre. Et surtout, cheminons.

 

 

Pascal Décaillet

 

 

12:50 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Merci Pascal.

Écrit par : norbert maendly | 02/08/2015

Sympa ! Si votre entreprise m'apparait surtout comme une thérapie personnelle, elle a le mérite de la gratuité et du désintéressement. Un bout de chemin vers la sagesse par le renoncement à récolter les fruits. Et un don. C'est déjà énorme. Bonne ballade !

Écrit par : Pierre Jenni | 03/08/2015

On vous suivra.
Bonne route, bon vent.

Wir fahren...

Écrit par : Myriam Belakowsky | 03/08/2015

Que de travail en perspective, mais pour les non-initiés sur l'histoire allemande, dont je fais partie, il faudrait y apporter quelques modifications pour rendre la lecture plus stimulante.

Car aligner des noms, des lieux, des évènements, des dates, quand les lecteurs sont ignorants en la matière, peut rendre la lecture rébarbative. Je parle pour moi, bien sûr.

N'oubliez pas, qu'un écrivain, devrait toujours se mettre à la place d'un lecteur quand il écrit. Alors que pour vous, vous nager comme un poisson dans l'eau avec tous ces termes, vous risquez donc de noyer vos lecteurs dans le puit de vos connaissances.

À la fin de vos textes, vous devriez vous dire. Quels sont les termes, que moi je comprends, mais que mes lecteurs ou un enfant, curieux mais incultes en la matière, sont susceptible de ne pas comprendre. Comment leur rendre la lecture la plus agréable possible ? Comment rendre mes pavés, plus ludique.

Le but de mon message, est donc d'apporter des solutions, qui vous compliquera évidemment la tâche, mais sinon cela serait moins drôle. Il s’agit néanmoins d’un mal nécessaire, selon moi. Je fais partie d’une génération qui aime apprendre, mais sans me prendre la tête.
Donc, le mot qui devrait systématiquement revenir à votre esprit, à la relecture de vos textes est : LIEN CONNEXE. Et sur votre clavier, les touches COPIER, COLLER.

Et oui, nous sommes sur internet, alors il serait regrettable de se priver des outils qu’internet offrent.

Dans Wikipédia, qui est une encyclopédie pas toujours fiable, il y a quelque chose de néanmoins très pratique. Dans les textes, il y a des mots en bleu, et il suffit de cliquer dessus, pour renvoyer à une autre page, qui permet d'approfondir le sujet. Cela évite de devoir chercher dans le dictionnaire ou de faire une recherche sur internet. Maintenant, voudriez-vous faire un lien connexe sur une page internet déjà existante, ou faire un lien connexe sur votre propre blog, qui renvoie à une page qui donne la définition du lieu, de l’évènement, de la personne, (avec une photo si possible), de la période, (moyen âge, les trente glorieuses, etc.), selon votre propre désir, ou jongler avec les deux.
Dans des lieux, pour les liens connexes, vous pouvez aussi utiliser maps Google.

Voici l'adresse de maps Google pour la cathédrale Saint-pierre à Genève.


https://www.google.fr/maps/place/Ch%C3%A2teau+de+Chillon/@46.201005,6.148072,3a,90y,49.8h,104.38t/data=!3m8!1e1!3m6!1sG4lLu671s1sAAAQfCXc4lw!2e0!3e11!6s%2F%2Fgeo2.ggpht.com%2Fcbk%3Fpanoid%3DG4lLu671s1sAAAQfCXc4lw%26output%3Dthumbnail%26cb_client%3Dmaps_sv.tactile.gps%26thumb%3D2%26w%3D100%26h%3D80%26yaw%3D6.58776%26pitch%3D0!7i2508!8i1254!4m3!3m2!1s0x478e9a5baedd65c3:0x22994259155c8307!4b1


Donc, quand vous mettez un lieu, vous pouvez à la fois mettre un lien connexe sur un lien internet qui parle du lieu, et sur une image à 360 degré, comme sur maps Google.

Avec le petit bonhomme jaune, vous n'avez qu'à cliquer dessus et le poser sur une rue, qui a des photos.

Prenons au hasard, la rue des photographes à Genève, et hop, copier-coller, le tour est joué.

https://www.google.fr/maps/place/Ch%C3%A2teau+de+Chillon/@46.202441,6.159695,3a,75y,255.7h,81.88t/data=!3m7!1e1!3m5!1sPt07KHO8ZmDpNkhPv3IPsA!2e0!6s%2F%2Fgeo2.ggpht.com%2Fcbk%3Fpanoid%3DPt07KHO8ZmDpNkhPv3IPsA%26output%3Dthumbnail%26cb_client%3Dmaps_sv.tactile.gps%26thumb%3D2%26w%3D100%26h%3D80%26yaw%3D148.21616%26pitch%3D0!7i13312!8i6656!4m3!3m2!1s0x478e9a5baedd65c3:0x22994259155c8307!4b1

Certes, comme sur Wikipédia, il n’y aurait pas besoin de voir l’adresse internet, mais une opération informatique, que j’ignore, permet en cliquant sur le mot, de renvoyer à la page en question.

Vous pouvez aussi créer des liens, qui permettent de naviguer rapidement entre les 144 thèmes, quand deux textes sont proches l’un avec l’autre. Par exemple, vous parlez une fois d’une personne et une autre fois d’une autre personne ou d’un évènement, qui étaient proche et dont vous avez mentionné dans le texte le nom. Et hop, avec un lien connexe, vous renvoyez au texte sur l’autre personne ou événement que vous avez déjà traité.
Autre chose, il faut aussi un SOMMAIRE, indispensable avec 144 thèmes, avec des liens connexes qui renvoient directement aux textes.

Navré de vous proposer cette idée, qui ne vous donnera que plus de travail, à devoir créer tous ces liens pour éveiller un peu plus la curiosité des lecteurs. Par contre, si vous écrivez pour des experts de l'histoire allemande, une petite communauté de connaisseurs, tout cela et bien sûr inutile. Entre initiés, on se comprend, pas besoin de chichi…
Dans les musées, qui attirent du monde, ils ont compris qu’il faut rendre la visite virtuelle. Placer des objets dans une pièce, qui prennent la poussière, cela attire de moins en moins de monde, à moins qu’il s’agisse d’objets exceptionnels.

P.S. Quand vous aurez fini avec l’Allemagne, je vous suggère de continuer avec l’Italie. Il y a bien le col du Gothard en Suisse, et en plus, il y a une randonnée simple entre Hospental et Airolo, et vice versa.

Départ de la randonnée depuis Hospental, vers la maison brune, que j’ai emprunté il y a moins de trois semaines. La descente sur l’ancien chemin routier, qui est encore pavé, pour Airolo, est très agréable.

https://www.google.ch/maps/@46.617602,8.566675,3a,75y,116.68h,88.79t/data=!3m6!1e1!3m4!1sCxpyO8QSkdYNRuO5uXESTg!2e0!7i13312!8i6656

Écrit par : Lucignolo | 05/08/2015

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