09/09/2015

Le souverain, c'est le peuple

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Commentaire publié dans GHI - Mercredi 09.09.15

 

Avec ces élections, nous sommes tous en train de nous exciter comme des fous, pendant quelques semaines, autour de l’identité de treize futurs parlementaires fédéraux genevois à Berne : onze pour le National, deux pour les Etats. C’est bien, excitons-nous, et je ne suis pas en reste, puisque dans mes émissions j’invite TOUS les candidats sur mon plateau : les 178 candidats au National, les 10 aux Etats. Je ne crois pas, pour l’heure, qu’une telle entreprise « grandeur nature » ait jamais été tentée, ni à Genève, ni dans un autre canton.

 

Excitons-nous, mais gardons à l’esprit l’essentiel : le vrai patron, dans ce pays, ça n’est pas le Parlement. C’est le peuple. Nos 246 représentants aux Chambres fédérales font des lois, c’est une tâche noble et difficile, c’est leur rôle. Mais souvenons-nous que, si ces lois ne nous conviennent pas, nous pouvons les attaquer par référendum. Alors, si nous obtenons les signatures nécessaires, c’est le peuple suisse qui tranche.

 

Un référendum, comme d’ailleurs une initiative, ça n’a rien d’anormal, rien de bizarre : ce sont des INSTRUMENTS de notre ordre démocratique, dûment prévus par notre Constitution. Il est parfaitement normal, et même fort sain, d’y avoir recours. En quoi un corps électoral de près de cinq millions de personnes serait-il moins sage qu’un cénacle de 246 ?

 

Ajoutons qu’élire quelqu’un, c’est lui donner le droit de vote dans une assemblée. Le droit de siéger, de s’exprimer, de voter, au sein de cette assemblée. C’est cela, mais rien de plus. Le débat démocratique, lui, est l’affaire de toutes les citoyennes, tous les citoyens de notre pays. Il n’est pas question de nous le faire confisquer par le petit monde des élus sous la Coupole.  A partir de là, bonne campagne, et bonne chance à tous !

 

Pascal Décaillet

 

 

15:34 Publié dans Commentaires GHI | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Le peuple est souverain ? C'est ce que nous croyons presque tous. Dans les commissions des institutions politiques à Berne, chez les théoriciens des principaux partis gouvernementaux, la démocratie directe est déjà en train d'être remise en question.


Sans une véritable prise de conscience du peuple suisse la démocratie directe de la Suisse va probablement disparaître. C'est là une très grande probabilité puisque le peuple, spécialement en Suisse-romande n'est pas correctement informé sur ces questions, puisque des livres ont été écrits pour l'informer mais que bien peu font l'effort de les lire, et parce qu'aucun média et aucun journaliste n'en parle.


Un jour, il y a longtemps, des hommes ici et ailleurs se sont battus au risque de leurs vies pour défendre leurs droits et leurs libertés, ceux dont nous jouissons tous aujourd'hui. En 2015 les Suisses-romands ne sont pas foutus de faire l'effort d'aller lire ne serait-ce qu'un livre qui leur explique ce que les principaux partis sont en train de faire avec leurs droits politiques et leur souveraineté. Ils lisent les journaux, regardent la télévision et écoutent la radio et croient avoir eu accès à toute la réalité.

Quand demain les Suisses auront perdus leurs droits politiques uniques au monde, qu'ils ne pourront plus les transmettre à leurs descendants, alors ils faudra qu'ils se demandent ce qu'ils ont fait pour s'informer et informer les autres lorsque des personnes les prévenaient de faire attention, que le danger était plus grand qu'il ne l'imaginait.


Le devoir d'un homme ou d'une femme honnête qui entend rester libre est au minimum de s'informer et de chercher les différentes informations qu'on lui présente, ici y compris celui de chercher à lire les rares essais sur la politique suisse qui existent. Même s'ils dérangent. Le combat de l'homme et de la femme d'aujourd'hui est de faire cet effort. Qui ne le fait pas ne pourra s'en prendre demain qu'à lui-même.


La démocratie directe de la Suisse est en train de commencer à disparaître. Et c'est au-delà de l'opposition des discours gauche-droite. Ceux qui s'y intéressent trouveront un extrait ici.

http://lc.cx/Z8zv


Michel Piccand


PS. Que les citoyen-ne-s ne m'en veuillent pas ici de ma sévérité. Mais lorsque je vois les débats politiques qui ont lieu, le niveau de la relation entre les hommes et les femmes de ce pays et les partis politiques avant cette élection fédérale 2015, j'avoue franchement que je suis à nouveau choqué et catastrophé.

Écrit par : Michel Piccand | 09/09/2015

Oui, Pascal Décaillet, mais lorsque le peuple souverain par vote ne vote pas selon les diktats de l'UE on parle, en l'infantilisant, de le faire revoter afin de lui faire faire précisément ce qu'exige Bruxelles c'est-à- dire qu'il se soumette.

Soumettre menant à soumission traduction précise du mot islam.

Comme l'a écrit Bruno Bettelheim... dans le camp de concentration où il fut détenu de ceux qui étaient fatalistes et, par le fait, surnommés "muslims"! aucun ne fut en mesure de survivre.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 10/09/2015

Je rejoins pleinement le commentaire de Michel Piccand.

Lorsqu'enfant j'arrivai en Suisse les chants suivants retinrent mon attention:

"Salut glaciers sublimes... Qui, à la fin de la seconde guerre mondiale, aurait eu la folie d'en vouloir vendre ne fût-ce qu'un caillou?

"O monts indépendants...

Indépendance et neutralité qui furent le soc sur lequel fut construite, autre chant, celui de cette "Suisse chérie" désormais par l'UE et la mondialisation en péril. Mondialisation: marché au détriment du social, de l'éthique, de l'humain.

A quand le réveil, le "réveil", lequel?

Réveil citoyen n'empêchant pas le sentiments d'être également, mais "en toute liberté", citoyen du monde, de l'univers voire... par rapport aux autres planète... citoyen extraterrestre!

Avec fin de l'idolâtrie à la modernité. Modernité de qualité ou non du moment que "modernité"!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 10/09/2015

"A quand le réveil..." le 18 octobre 2015; dans les urnes!

Écrit par : Corélande | 10/09/2015

J'ai apprécié votre commentaire Monsieur Piccand. C'est également ce que je pense mais comment faire pour éviter que notre Démocratie directe disparaisse?

Ce sont des questions qui reviennent fréquemment sur les sites et blogs de ré-information souvent traités de réacosphères quand ce n'est pas de fachosphères.

On se sent impuissant devant ce rouleau compresseur qui nous broie lentement mais sûrement. En quatre ans je pense que des individus ne représentant finalement que des lobbies, leur parti et eux-mêmes par un ego mal placé peuvent faire énormément de tort à notre démocratie.

Comment arrêter les folies furieuses des conseillers fédéraux qui se couchent devant les baillis de Bruxelles ou les Maîtres du Monde US? Les rares politiciens qui osent s'opposer à ces félons parlent de trahison, de violation du Droit, mais quand on leur demande pourquoi ne pas saisir le Ministère Public de la Confédération, on vous répond que Mon Repos est politisé et qu'il y a peu de chance que ce genre d'action aboutisse.

PS: votre essai semble intéressant, dommage qu'il ne soit disponible qu'en format Kindle.

Écrit par : G. Vuilliomenet | 11/09/2015

Le souverain c'est le peuple....en tout cas pas en Allemagne. Voyez plutôt!
https://www.youtube.com/watch?v=J0YaulZSdDA

Écrit par : Corélande | 11/09/2015

Merci pour votre commentaire Mr Vuilliomenet.

Comment faire pour que notre démocratie directe ne disparaisse pas est aussi pour moi une question lancinante. Je tourne et retourne cette question depuis de nombreuses années et il en ressort quelques évidences que je cherche à porter à la connaissance du peuple. Tout mon travail tourne autour de ça. En voici un bref résumé. Deux constats.


1. Le peuple en Suisse n'est pas correctement informé. C'est une évidence qui est aujourd'hui démontrée.


L'information politique et économique est essentiellement produite en Suisse par l’administration fédérale et des groupes d'intérêts politiques ou économiques, qui produisent eux-mêmes des études et des rapports ou mandatent des chercheurs universitaires qu'ils rémunèrent. Cette information est ensuite diffusée par la presse mainstream et la radiotélévision d'Etat.


Dans mon premier essai "La croissance économique de la Suisse, un drame politique caché" où j'analyse de manière rigoureuse la manière dont la libre-circulation des personnes a été introduite en Suisse, et dresse le catalogue de ses effets négatifs passés sous silences par les études et rapports officiels précités, le lecteur comprend très vite que les producteurs d'information précités sont tous à la fois "juge et partie" qu'ils ont tous un intérêt particulier à faire pencher l'information dans le sens qui les arrange. Ce qui est une catastrophe du point de vue à la fois scientifique et politique.


Toute l'information est biaisé et des erreurs monumentales sont commises, je le démontre dans l'essai précité par des faits précis et documentés reposant uniquement sur des faits avérés et des sources officielles. Les dissimulations et les manipulations du peuple sont clairement documentées. Il est probable qu'une partie même des politiciens et des journalistes n'en soient eux-mêmes pas tout à fait conscients.


2. Le peuple Suisse est aujourd'hui totalement divisé et polarisé entre droite et gauche.


C'est la pire des choses qui pouvait lui arriver. Je ne vous apprendrai rien sur la formule « diviser pour régner ». Je crois que nous sommes en plein dedans. Le peuple passe aujourd'hui son temps à s'invectiver et à se disputer sur des sujets proposés par la presse et les politiciens, dans des disputes parfois très secondaires du point de vue global de notre société, ou montées de toute pièce (je ne crois pas vivre dans un monde aussi xénophobe qu’on le décrit) alors que précisément notre démocratie est en train de régresser voir de disparaître. Pendant que le peuple se dispute sur ces questions, il regarde ailleurs et ne pose pas les questions qui dérangent.


Il ressort à mon avis de ces deux constats (1 + 2) que si le peuple veut changer quelque chose en Suisse cela doit émerger de lui-même et surtout en dehors des médias précités et des partis politiques. Par exemple un mouvement informel qui ferait abstraction de la division gauche droite et réunirait tous les Suisses qui défendent la démocratie directe et qui pourrait, pour commencer, prendre la forme d'une pétition pour des Etats généraux sur l'information, comme vous pourrez le trouver ici :

http://lc.cx/ZqP3

Si des vérités ne sont pas dites ou cachées alors il n'y a pas de dialogue possible, il n’y pas d’avancée possible. Il n'y a pas de démocratie sans vérité. Tous mes essais reposent sur cette idée et ce principe, d'abord écrire des essais sérieux qui rétablissent les faits et la vérité. C'est tout l'objet de mon travail. C’est une base argumentaire nécessaire avant toute revendication.


Mais depuis maintenant plus de deux ans alors que tous ceux qui font l'opinion en Suisse-romande en ont été informés presque pas un-e n'a daigné même me répondre... ni même prendre connaissance de mon travail. Et sans surprise puisque je les remets en question et souvent les dénonce.


Seul le peuple pourrait s'intéresser à mon travail et en parler entre lui-même par bouche à oreille, mais est-ce encore possible. Tout le matériel, les livres et les arguments sont là à sa disposition, il suffirait que les gens en parlent entre eux. J'ai travaillé durant des années sur ces essais et cette démarche, je n'ai reçu aucun soutien ni aide de personne, et je rêve que les Suisses se demandent quand même un jour pourquoi un citoyen écrit à leur intention des livres pour les informer. Qu'ils se demandent s'ils ne devraient pas s'intéresser à ce que leur raconte avec honnêteté un citoyen dans des livres citoyens qui n'ont été financés par aucun lobby, parti politique ou groupe financier ou médiatique.

Les essais précités vont paraître dans la semaine qui vient sur Kobo et donc le lecteur e-book de la fnac.


Merci encore pour votre intérêt Mr Vuilliomenet.


Si des personnes sont intéressées ou ont d’autre projets dans ce sens elles peuvent me contacter à adimante@bluewin.ch

merci

Écrit par : Michel Piccand | 12/09/2015

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