26/09/2015

M. de Senarclens : un parfum de rue des Granges

VIS_SUI_GEN_046_A.jpg 

 Sur le vif - Samedi 26.09.15 - 19.00h

 

Un parfum de rue des Granges. Le fumet d’un autre temps, celui où le bonheur patricien se jouait, à Genève, de toute concurrence dans la galaxie des droites. Il fallait être libéral, ou avoir l’élémentaire politesse de ne point être. Radical, c’était déjà limite, on voulait bien leur laisser la nostalgie bonapartiste, celle de Fazy, ou l’ivresse si raisonnable de se réunir en des Cercles cryptés – ou peut-être des Cryptes circulaires – pour cogiter puissamment, en commune liturgie, sur les thèmes du progrès, de la géométrie et de la mort.

 

Un parfum de rue des Granges, oui, émane de l’interview donnée à la Tribune de Genève, édition de ce matin, par le président du PLR, Alexandre de Senarclens. Il y défend les bilatérales, soit. Il refuse de voir l’insignifiante faiblesse de cette immense plaisanterie appelée, dès la votation de 2002, les « mesures d’accompagnement », soit. Il proclame Genève canton modèle en matière de contrôles du travail, soit. C’est faux, mais soit.

 

Un parfum de rue des Granges, lorsque le sourcilleux défenseur du libre-échange évoque l’élection au Conseil des Etats. Du haut de son Parnasse libéral, il y exclut toute alliance avec l’autre droite du canton, celle qui, comme la sienne, pèse un tiers de l’électoral, l’UDC-MCG. Là encore, soit : chacun est libre d’envisager la bataille comme il veut. Mais là où l’éminent patricien pousse un peu, c'est que dans le même temps, il espère un « ralliement » de l’électorat de ces deux partis.

 

C’est beaucoup demander, Monsieur le libéral. Si l’on sollicite le soutien d’autrui, dans la vie, la meilleure méthode n’est pas nécessairement de commencer par l’exclure. Encore moins de le traiter de Gueux. Mais enfin, vous faites comme vous voulez, c’est vous le grand stratège. Simplement, vous rouleriez pour Mme Maury Pasquier et M. Cramer, vous ne vous y seriez assurément pas pris autrement. Longue vie à ces deux éminentes personnalités de gauche sous les augustes boiseries du Stöckli.

 

Pascal Décaillet

 

 

19:00 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (11) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Aussi quelques relents de "suffisance aristocratique ancien régime".

Et si, comble de l'audace, un certain nombre voire un nombre certain de ses ouailles décidaient de voter UDC...

Mais attendons la publication des résultats, bien des affirmations péremptoires pourraient devenir caduques.

Écrit par : Patrick Lussi | 26/09/2015

Comme j'aimerais être de gauche quand je lis de pareilles inepties!
le parti libéral était mort sur le plan national sans l'alliance avec ces gueux de radicaux, mais à Genève, il pense encore tenir l'alliance, alors quîl s'est fait phagociter par des gens qu'il considérait comme inférieurs. D'où viennet les deux Conseiller d'Etat? La gauche peut exulter, elle a de beaux jours devant elle.

Écrit par : Leyvraz | 26/09/2015

Votre aversion manifeste de la droite patricienne genevoise me donne à penser qu'il y a chez vous, peut-être, un certain complexe sinon d'infériorité, mais au moins de ne pas appartenir à cette classe sociale illustre.

La rue des Granges était bien belle à habiter, comme c'était mon cas dans les années soixante (du côté impair, cependant). Nous "descendions" en ville, au sens propre comme au sens figuré, pour faire nos cours au "Grand Passage", ou au "Bon Génie". Pour l'épicerie, il y en avait une à la Grand-Rue, ainsi que plusieurs boulangeries et pâtisseries aujourd'hui disparues.

Nous allions à la mer et à la montagne en été, au ski (dans le Valais) en hiver. Nous allions, nous les enfants, à l'école Brechbühl car nos mères considéraient que l'école publique était pour... le public.

Il y avait de l'argent en suffisance, mais pas d'étalage. Mon père, banquier privé, a roulé en Peugeot 404 jusqu'au milieu des années soixante-dix.

Et puis, comme partout, on apprend à réaliser qu'il y a chez les patriciens autant d'abrutis qu'ailleurs. La seule différence, c'est qu'ils ont reçu de l'éducation, une sorte de vernis indélébile que personne qui n'est pas né là-bas ne peut ni apprécier, ni comprendre, ni connaître vraiment.

Pas vous non plus. Mais la critique est aisée, l'art est difficile.

Écrit par : Déblogueur | 27/09/2015

Je me souviens des propos d'un certain Nicolas Brunschwig sur Infrarouge il y a deux ans, qui nous affirmait que le dumping salarial n'existait qu'à une échelle microscropique.

Petite profession de foi sur l'employabilité des "migrants", affichée sur le site de la Fédération des Entreprises Romandes. Notez bien les deux derniers paragraphes.



"D’abord les chiffres: en 2014, 660 000 migrants sont arrivés sur le continent européen. Au premier semestre 2015, il y en a eu plus de 400 000. Ces chiffres sont impressionnants, mais il faut les mettre en perspective. En 1992, à la suite de la guerre dans les Balkans, 670 000 demandes d’asile avaient été déposées dans une UE à quinze membres, contre 620 000 en 2014 dans une Union qui en compte vingt-huit. Il convient aussi de rapporter ces chiffres aux cinq cents millions d’habitants que compte le continent. Les migrants actuels représentent donc une proportion de 0,2% de la population totale, ce qui devrait être gérable à moyen terme. Or, entre les pays qui ont pris le parti de fermer leurs frontières et ceux qui les ont ouvertes, les migrants effectuent des choix rationnels. Ils tentent de rejoindre un lieu où ils trouveront des compatriotes.

A défaut, ils décideront de rejoindre un pays où l’accueil est bon et où les conditions économiques sont porteuses. Les migrants syriens ne choisissent pas massivement la Suisse, où seuls 35% d’entre eux sont admis de façon pérenne, contre 70% en moyenne dans les pays européens. D’autres pays, comme la France, par exemple, n’attirent pas ces populations, car les conditions économiques n’y sont pas suffisamment bonnes.

Pour celles et ceux qui atteignent une terre d’accueil, la situation est difficile. En Suisse, la plupart des réfugiés sont admis provisoirement, alors que l’idéal serait qu’ils puissent s’intégrer rapidement, ce qui passe par un apprentissage de la langue et par le travail. Les enfants doivent trouver des structures qui les prennent en charge et des efforts doivent être faits pour les mineurs adolescents qui arrivent seuls.

Après l’acceptation de l’initiative contre l’immigration de masse, le Conseil fédéral a proposé de juguler le manque de main-d’oeuvre qui en découlerait en encourageant le travail des réfugiés. Si l’idée n’est pas mauvaise, elle demande que les migrants aient atteint un niveau d’intégration suffisamment élevé en termes de maîtrise de la langue et de niveau de formation pour pouvoir être engagés. De leur côté, les entreprises souhaitent pouvoir compter sur ces collaborateurs pour une période relativement longue, sans quoi les coûts de formation se révéleraient trop élevés. C’est pourquoi il est crucial que la décision quant à l’admission des réfugiés ait lieu le plus rapidement possible après leur arrivée. Plus longtemps ils restent dans le doute, plus leur situation devient précaire et plus l’empathie de la population résidente diminue à leur égard.

A cela s’ajoute, pour les entreprises, la difficulté de devoir engager du personnel qualifié dont le profil corresponde à un cahier des charges précis. Il ne suffit pas que l’économie ait des places de travail à pourvoir, il faut qu’elle puisse trouver la bonne personne pour le bon poste. L’employabilité des migrants sera donc au centre du débat dans les années à venir. Les partenaires sociaux auront du pain sur la planche."



On peut donc en conclure que les membres du PLR, non contents de nous raconter des fadaises à longeur d'année, renient qui plus est, ce qui fait la force de la Suisse... l'apprentissage. Et ils comptent bien sur les acteurs sociaux et la gauche, pour arriver à leurs fins. Ils ont les mêmes enflures en Allemagne.

Écrit par : Pascal Legendre | 27/09/2015

Mr de Senarclens ne semble guère habité par le doute…

Dans la course aux Etats il fait le calcul que les voix des souverainistes (MCG, UDC) reviendront automatiquement au PLR et au PDC au second tour, si la droite souverainiste veut s’opposer à la gauche. Mr de Senarclens fait bien de nous le dire. Selon son scénario, les citoyens de ce canton devront voter pour des pro-européens de droite (le PLR et le PDC) au second tour s’ils veulent éviter des pro-européens de gauche (PS) au Conseil des Etats. Le message est entendu.

C.Q.F.D. Si les Genevois veulent que quelque chose change dans la protection de leurs droits que l’UE est en train de réduire à néant, ils n’ont plus d’autre choix que de voter massivement pour la droite souverainiste au premier tour. Cela s’appelle du réalisme et de la stratégie. S’ils ne le font pas, qu’ils soient de droite ou de gauche, ils éliront des pro-européens et leurs droits politiques seront définitivement perdus par Berne à la prochaine législature.

Les droits de démocratie directe qu’ils ont reçus de leurs parents ils ne pourront plus jamais les transmettre à leurs enfants ou à leurs descendants. Cela les citoyens doivent en être sûrs. 2015 est une année charnière, si les pro-européens se retrouvent en majorité à Berne la souveraineté de la Suisse sera définitivement perdue à la prochaine législature et la démocratie directe avec.

Voici les propos qu’a tenu le 10 septembre 2014, François Longchamp, Président du Conseil d'Etat genevois, PLR, à l'occasion de la célébration du Bicentenaire de l'entrée de Genève dans la Confédération : « NOTRE SYSTÈME politique … N'EST PAS celui de la "DÉMOCRATIE DIRECTE" : c'est celui du "pouvoir partagé." » Source : « Suisse, années 2015… Un Peuple Qui Disparaît » p. 8. http://lc.cx/Z8zv

Maintenant à chacun de prendre ses responsabilités face à lui-même, face à la démocratie directe et à face à la Suisse de demain.

Michel Piccand

Écrit par : Michel Piccand | 28/09/2015

Au passage merci à Mr Décaillet pour ses excellents billets et la liberté d'expression qu'il permet à d'autres sur son blog. Cela devient tellement rare... Au-delà des couleurs politiques je tiens Mr Décaillet pour un des seuls journalistes Suisses romands qui défend la démocratie directe. C'est tout à son honneur.

Écrit par : Michel Piccand | 28/09/2015

Ce jeune de Senarclens est très gants jaunes. C'est vrai. Pas beaucoup de charisme. Un avocat d'affaires, pas d'assises. On l'imagine mal chauffer une salle.

Je ne suis pas sur que le parti libéral ait choisi le bon cheval. La famille de Senarclens est une bonne famille, rien à dire. Et bien apparentée. C'est parfait. Les Genevois n'ont jamais rechigné à élire des Micheli, des Turrettini, des Gautier, de Pictet, des Vernet, etc. Patriciens sans particule, certes. La particule c'est un peu plus dur à porter dans notre démocratie égalitaire, comme les titres de baron. (Le titre, notamment, des familles de Senarclens et Sommaruga, chose qu'on ne dit jamais et pourtant il faudrait toujours le dire: la baronne Sommaruga, présidente de la Confédération, le baron Sommaruga, Carlo, président de la commission des affaires étrangères. Ca leur ferait les pieds à ces socialistes de gauche caviar dont les électeurs ne savent même pas à qui ils ont affaire).

Non, le problème avec ce jeune homme de bonne famille ce n'est pas sa particule ni son parler affecté. C'est son côté euroturbo. Le peuple est opposé à ça à 80%. Donc ça ne va pas marcher. Je suis sur qu'un monsieur de Senarclens, de Candolle, de Beaumont, de Saussure, de Saugy, de Freundenreich, van Berchem, par exemple, pourrait être une locomotive électorale à Genève, mais seulement s'il se met du côté du peuple. C'est à dire s'il est au MCG ou UDC, s'il a du charisme, s'il est pour la préférence nationale à l'embauche, pour les quotas d'immigration et s'il tire à boulets rouges contre l'Europe.

Evidemment on ne peut pas demander ça au petit de Senarclens. Je crois que c'est son père, ou son oncle, le diplomate, qui avait eu l'idée malencontreuse de déposer cette stupide demande d'adhésion à Bruxelles. Faux pas qui a eu pour effet le NON à l'EEE. Alors le fils ou le neveu ne peut pas renier sa famille.

Je ne prognostique pas une grande carrière politique pour ce garçon. Dommage. On aurait aimé voter une fois pour un fils de bonne famille, pour changer un peu. Mais voter pour lui ne vaudrait pas la peine.

Écrit par : Jacques Delarue des Granges | 04/10/2015

@Déblogueur

Je ne sais pas qui vous êtes, mais vous vous méprenez sur le chevalier des Caillets dont j'aimerais prendre la défense. A une autre époque quelqu'un comme lui aurait reçu des lettres de noblesses, d'un prince quelconque: roi de Sardaigne, de France, de Prusse ou autre. Même Beaumarchais en avait reçues, "scellées du grand sceau de cire jaune". Alors pourquoi pas ce bretteur journalistique genevois?

Ici un lien vers les mémoires de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais:

https://books.google.ch/books?id=7rhWAAAAMAAJ&pg=RA1-PA129&lpg=RA1-PA129&dq=beaumarchais+cire+jaune&source=bl&ots=VPPstaU0Fn&sig=b_cVSfipOCnj4b3cRNUW85zhIH8&hl=en&sa=X&ved=0CB4Q6AEwAGoVChMIyezJlsWnyAIVBy4aCh2rhwjQ#v=onepage&q=beaumarchais%20cire%20jaune&f=false

Je ne crois donc pas du tout que monsieur des Caillets ait le moindre "complexe d'infériorité, de ne pas appartenir à cette classe sociale illustre", à laquelle je ne sais pas si vous appartenez vous-même, comme vous le suggérez. (Je ne pense pas sinon vous auriez habité du côté pair.) Personnellement je trouve monsieur des Caillets un peu snob, mais, je dirais, dans le bon sens du terme. Il accepte les distinctions sociales. En revanche c'est bien son droit de critiquer l'absence totale de sens politique d'un garçon qui a avalé un parapluie et qui, depuis qu'il a été bombardé à la tête du "péellaire", mériterait d'ajouter à son nom un nouveau titre: baron de Senarclens de l'Erreur de Casting.

Et toc.

Écrit par : Regimentsfähig | 04/10/2015

@ Regimentsfähig - très amusantes, ces élucubrations.

N'empêche, vous ne m'enlèverez pas de l'esprit qu'il y a une pointe de jalousie, de sentiment d'exclusion peut-être, chez Pascal Décaillet. D'ailleurs, c'est lui qui vient au sujet des patriciens de la rue des Granges. Il critique ce qu'il ne connaît pas - et ne connaîtra sans doute jamais.

Mais comme indiqué, il y a chez ces gens autant de crétins qu'ailleurs. Ils sont juste mieux élevés, ne serait-ce qu'en apparence. Enfin, on ne peut reprocher au candidat de Senarclens d'appartenir à sa propre famille et d'avoir ses origines. C'est court, c'est faible, c'est bête.

Écrit par : Déblogueur | 14/10/2015

Déblogueur vous débloquez. Vous avez vécu à la rue des Granges dans les années 70, et encore, du mauvais côté. Alors vous pensez que vous êtes "né". Mais, sans vous connaître, je sens instinctivement que vous ne l'êtes pas. Vous êtes un snob, tout au plus, c'est à dire quelqu'un qui a fréquenté les mêmes endroits que les nobles mais sur les pupitres desquels, quand ils étaient écoliers, était écrit: "sine nobilitate" pour rappeler quand même la distinction entre les torchons et les serviettes. Ce n'est pas tout d'avoir eu un papa banquier privé, et le fait d'être banquier privé ne fait pas de vous un "patricien" ni un "aristocrate". Je me permettrais de vous faire remarquer qu'à part les familles Pictet et Lullin, qui effectivement sont nobles, les banquiers privés genevois n'appartiennent pas du tout à l'aristocratie historique de la Suisse. Pour la plupart ce sont des parvenus qui ont fricoté avec les troupes d'occupation françaises dans les années 1798 à 1815. Il n'y a pas de quoi se vanter. Par la suite ces familles, enrichies, se sont mêlées par mariage à d'autres plus anciennes et honorables. C'est ainsi que ça marche depuis la nuit des temps. Donc aujourd'hui il y a des gens comme vous qui ne voient plus la différence. Mais moi qui en suis vraiment je la vois. Vous accablez ce pauvre Décaillet de votre mépris de classe. Vous avez tout à fait tort. Décaillet n'a pas de prétention. Il est issu du peuple, dans le vrai sens de ce terme, qui inclut un peu tout le monde allant des paysans, ouvriers, jusqu'aux gens de la haute, du moins certains, car dans le peuple il y a tout, sauf les gens comme vous: les péteux, les cuistres et les pisse froids qui croient être quelque chose et qui ne sont rien. Décaillet a tout à fait raison de remettre à sa place le petit gandin ridicule de Senarclens de l'Erreur de Casting quand ce dernier prend une position politique imbécile en rejetant par principe tout accord avec l'UDC et le MCG. Vous prenez la défense de de Senarclens. Je veux bien. Ce serait en effet déplorable de s'attaquer à quelqu'un à cause de sa naissance, de son nom ou de son milieu social. Mais ce n'est pas ce qu'a fait Décaillet. Il a fait une critique politique, parfaitement justifiée. Maintenant à quelle aune faut-il mesurer la noblesse ou le sang bleu de ce garçon? Là je ne voudrais pas entrer trop dans les détails. La famille de Senarclens est incontestablement une vieille famille vaudoise d'origine féodale. Il y a même eu un baron de Senarclens-Grancy, Auguste-Louis de son prénom, (je ne sais pas s'il est un ancêtre direct du président du parti libéral) qui était chambellan dans le grand-duché de Hesse et qui couchait avec la grande duchesse à laquelle il a fait un enfant, une fille, Willhelmine-Louise, qui plus tard épousera le tsar Alexandre II. On attribue encore d'autres bâtards à ce chaud lapin, mais on ne sait pas s'il s'agit de légendes ou pas. Je raconte cette anecdote juste pour rire un peu et faire plaisir à ceux qui aiment les gossips de la presse pipole. De toute façon le falot président du parti libéral semble bien incapable d'un exploit de ce genre. De toute façon tout ça ne m'impressionne pas beaucoup. Ma mère a l'habitude de dire de ce genre de gens de "bonne" famille, mais coincés, insipides et conformistes, qu'ils ne sont plus rien que des "petits bourgeois à particule". C'est dans cette catégorie que je classerais le ridicule président du parti libéral.

Écrit par : Regimentsfähig | 19/10/2015

Maintenant pour revenir à cette élection. La politique inepte du jeune baron de Senarclens de l'Erreur de Casting a porté ses fruits.La droite s'est plantée à cause de lui, et de Lorétan qui a fait des déclarations grotesques sur le refus d'alliance avec la "droite nationaliste". Tellement ridicule.

Maintenant le résultat est là. Inutile de rêver. Ce ne sera pas en culpabilisant les électeurs UDC-MCG en leur disant qu'ils seraient responsables de la reconduction du tandem de gauche Maury-Pasquier-Cramer s'ils se maintiennent, qu'on fera élire Lorétan et Genecand. Ca ne marche pas comme ça. On ne peut pas commencer par insulter les gens et ensuite leur demander de vous faire la courte échelle. Bien entendu les électeurs patriotes ont été blessés, ils ne lèveront pas le petit doigt pour sauver la mise à l'"Entente".

Il faut que Lorétan (autre erreur de casting) se retire en disant qu'il a compris son erreur et regrette son exclusive inepte envers les électeurs de droite. Et peut-être qu'un tandem Genécand-Nydegger aura une petite chance, malgré les erreurs commises par le baron. Pour Lorétan, il aurait mieux fait de rester à la SSR, avec son compère Roger von Fünfer und Weckli. Il aurait du avoir un minimum de sens politique et sentir qu'un muscadin comme lui n'avait aucune chance de plaire à l'électeur genevois.

Ce sera très difficile. A mon avis les carottes sont cuites. Je ne vois pas comment la drote peut encore corriger les bévues du baron de l'Erreur de Casting. C'est Décaillet qui avait raison. Cette Entente est vraiment la "droite" la plus bête du monde. La gauche sait s'unir sur un large front rose-vert, sans exclusive. Mais le sectarisme de ces euroturbos est sans limite. Aujourd'hui ils sont rejetés avec mépris par 80% du peuple et ils s'acharnent à aller dans le mur.

Tant pis pour eux.

Un petit coup de chapeau quand même à Genécand. Puisqu'ici on aime disserter des nuances sociales, la famille Genécand est ce que du temps de mes grands parents on appelait de la "deusse". C'est à dire une assez bonne famille, mais pas de la rue des Granges justement. Genécand a fait une bonne campagne. Il n'est pas péteux, ni cuistre, ni snob comme ces gens du parti libéral, et du PDC à la Lorétan. Il s'est bien gardé, me semble-t-il, d'insulter le principal réservoir de voix du deuxième tour. C'est à dire les citoyens qui ne sont pas d'accord de bazarder la Suisse dans le foutoir soi-disant européen. Donc je souhaiterais à Genécand d'être élu. Mais d'abord il faut faire le ménage, le baronet et le Lorétan doivent mettre les bouts.

Écrit par : Regimentsfähig | 19/10/2015

Les commentaires sont fermés.