03/10/2015

L'Adieu au Temps

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Sur le vif - Samedi 03.10.15 - 10.53h

 

Il y a quelques jours, j'ai commis un acte majeur dans ma vie de passionné de journaux (depuis l'âge de dix ou onze ans) : je me suis désabonné du Temps.

 

Pour moi, ça n'est pas rien. J'étais un abonné de la première heure, dès le premier numéro. Surtout, en amont de la création du Temps en 1998, j'étais abonné depuis des décennies à son ancêtre, le Journal de Genève, où j'ai d'ailleurs accompli, il y a trente ans, mes premières années de journalisme. J'en garde un souvenir ému.

 

C'est donc avec une partie de ma vie, avec de longues années que j'opère cette rupture. Je ne reproche rien au Temps. Il a parfaitement le droit d'être ce qu'il est. La presse est libre. Je ne vais quand même pas, moi, dire le contraire.

 

Aucun reproche, donc. Sauf que je ne le lis plus. Alors, couper des arbres pour ne même pas lire, c'est dommage. Politiquement, il est devenu le journal du PLR. Le journal de M. Burkhalter. Le journal de M. Longchamp. Le journal de M. Maudet. Le journal du patronat, plus précisément d’Économie Suisse, surtout pas de l'USAM, puisque cette dernière est maintenant présidée par un UDC. Le journal des pleurnicheries post-9-février de M. Aebischer. Le journal de la libre circulation, érigée en dogme. Le journal de la "démocratie représentative" contre la démocratie directe. Le journal du lobby pro-SSR, miroir oblige. Le journal du NOMES. Le journal qui nous ventile l'extase europhile de M. Cherix.

 

Le cahier culturel est illisible. Il ne fait que se greffer sur les dernières promotions des circuits d'éditeurs ou de producteurs de films. Il suinte la mode et les affinités d'un tout petit cercle lausannois. Il n'y a ni choix assumé, ni plumes transgressives. Juste l'élégance d'être dans le courant. C'est tellement confortable, le courant. Pour la culture, s'il faut lire des journaux, je lis Gauchebdo, la Weltwoche, le cahier du samedi de la NZZ, la Frankfurter Allgemeine.

 

Je ne reproche rien au Temps. Tout ce qu'il est devenu, il en a le droit. Les journaux sont libres. Les lecteurs aussi.

 

Le Temps est un journal élégant, mais manque singulièrement de courage. Il me fait penser à ces officiers d'état-major qui, faute d'avoir remporté des victoires sur le terrain, se pavanent dans les salons avec des uniformes trop lustrés pour être vrais. Manque de courage. Manque de solitude. Manque de plumes. Oh, certains ont du style, de belles tournures. Mais où est passé l'engagement ? Celui, par exemple, d'oser parfois la posture minoritaire, la Marge ? Où sont les plumes qui osent affronter la pensée dominante ?

 

Le Temps est devenu le Journal du pouvoir. Il est devenu le média suisse de révérence.


 

Pascal Décaillet

 

 

10:53 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (16) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Allons, allons,

Ce n'est qu'un au-revoir; pire, un coup de gueule symbolique, mais dès demain, vous allez lire le Temps en catimini. J'en suis sûr.
D'ailleurs, ce serait mieux pour l'estime que j'ai de vous et votre largesse de vues, jusqu'aux paradoxes, jusqu'à l'outrance, jusqu'à la provocation.

Écrit par : Peyrot | 03/10/2015

L'adieu aux armes. On m'a dit que dès lundi, la formule du Temps va évoluer. Tu as été entendu...

Écrit par : Jean Romain | 03/10/2015

L'adieu à la garde impériale ?

Écrit par : Jean Romain | 03/10/2015

Monsieur Décaillet,

Vous avez une belle plume qui fait mouche. Si j'ai bien compris le journal de l'élite. Celle dénoncée par Udo Ulfkotte.
http://www.egaliteetreconciliation.fr/Propagande-mediatique-les-revelations-d-Udo-Ulfkotte-ancien-grand-reporter-allemand-repenti-28415.html

Écrit par : Charles | 03/10/2015

Entièrement d'accord avec vous : immense déception surtout depuis le 1er octobre car la refonte de la présentation des articles ressemble à un copié-collé des journaux hexagonaux !

Ceci dit, j'apprécie les suppléments tels que "Mode", "Architecture", etc.. mais en revanche ce jour - samedi 3.10. - l'encart Vins de France m'a ... fâchée lorsque l'on sait que la viticulture suisse a de la peine à vendre ses produits même chez nous.

Écrit par : Marie | 03/10/2015

Permettez-moi un immense bravo. Rajoutez-y le fait qu'il a salement tourné le dos à Genève, c'est donc ce qu'il mérite de la part du plus de gens possibles.

J'en parlais, pour qui souhaiterait lire...

http://autreregard.blog.tdg.ch/archive/2015/10/03/fiche-le-temps-270623.html

Écrit par : Danijol | 03/10/2015

Avec internet, la pensée minoritaire est largement représenté à travers différent blog. On y voit tous les extrêmes possibles.

Les postures minoritaires sont souvent dans l'émotionnel. La presse traditionnel à du mal à donner de l'importance à l'émotionnel face à la "science" : il n'y a aucun doute que la libre circulation est un bien pour l'économie. Mais que dit l'émotionnel : on est plus chez nous, les trains sont bondé etc..Ce qui amène un mal de vivre chez certain

La vie n'est pas que économie, ni que émotionnel. Les postures idéologique sont un obstacle au bon sens.

L'UDC est un cas à part. Si les thèmes qu'ils amènent ont souvent un sens parce qu'ils traduisent un malaise de la population, leur posture populiste, xénophobe, agressif font que leur non représentativité émeut peu de monde.

Trouvez moi un sympathisant udc qui n'est pas dans une posture idéologique. Qui est capable d'un débat intellectuel, et non dans une série de slogan ou d'exemple local qu'ils transforment en généralité. Et puis, cette posture bêbête de dire le contraire des autres par principe.

Ainsi l'immigration mérite un débat sans slogan, sans fausse vérité, donc surtout pas avec l'UDC. Nul besoin d'être un énervé de l'UDC pour penser qu'à terme, face au future pression migratoire, l'immigration choisie est probablement la seule solution pour un petit pays.

Les 25-30% de la population sont mal représenté, c'est ça le mahleur.

Pour le moment la place de l'UDC sur internet se trouverait entre les illuminati et les théories du complot. Et non parmi les théories diverse de la société ( libéral, socialisme,...)

La pensée minoritaire n'est pas victime d'une "censure", mais du parti qui les représente

Écrit par : Glob | 03/10/2015

Mettre votre goût des positions soi-disant minoritaires au service de votre passion pour les majorités politiques de droite, c'est un défi à la logique ou juste un numéro de prestidigitateur ?

Écrit par : Mondialiste | 03/10/2015

@Peyrot

Je ne partage pas votre sentiment Monsieur. J'espère que non seulement cela ne sera pas un coup de gueule symbolique de la part de Monsieur Décaillet, mais que son article sera un déclic pour des milliers de lecteurs et abonnés du Temps, qui n'osaient pas se désabonner jusqu'à maintenant et vont saisir l'occasion de lâcher enfin ce torchon en profitant du changement de formule.

J'espère que Monsieur Décaillet, comme un grand leader d'opinion qu'il est, amplifiera le phénomène de désabonnements massifs qui, d'après ce qu'on m'a dit, commence déjà à se manifester au Temps, et qu'enfin nous serons débarrassés d'une feuille qui a trahi l'esprit du Journal de Genève et de la Gazette de Lausanne, pour se faire le porte parole des ennemis des banques, des ennemis de l'armée, des ennemis de la Suisse et sont devenus les thuriféraires de l'Union Européenne qui nous oppresse.

Un tel journal est une nuisance. Qu'il crève. Pardonnez-moi la violence du propos. Mais trop c'est trop. On ne peut plus supporter ce canard prétentieux qui scie à la base notre patrie. Monsieur Décaillet a exprimé son sentiment de patriote. Honneur à lui. J'espère que beaucoup suivront son exemple et j'ouvrirai le champagne le jour où j'apprendrai que la maison Tamédia a décidé de cesser définitivement la publication de ce mauvais journal.

En revanche, si M. Décaillet continue à le lire en cachette, comme vous le suggérez, là je ne pourrai pas le lui reprocher. Car ce faisant il ne verse pas un centime dans la caisse de cet organe de propagande antisuisse. Et c'est ça qui compte. C'est exactement ce que je fais moi-même: depuis 10 ans je n'ai plus jamais payé un centime pour lire Le Temps. Je le lis parfois dans un café, ou dans une salle d'attente. Il m'arrive de lire gratuitement quelques articles sur leur site internet, mais quand l'ordinateur m'annonce que j'ai atteint le quota mensuel de dix articles gratuits, je suis sans regret et je n'insiste pas.

Ce n'est pas de la radinerie, c'est une question de principe. C'est une attitude citoyenne. Il s'agit d'assécher la trésorerie, sous par sou, d'une entreprise que je considère comme ennemie de mon pays. Je réagis comme ces juifs qui, par dignité élémentaire, n'achetaient jamais d'autos de marque Ford. C'aurait été une trahison envers leur propre peuple, compte tenu des opinions bien connues de Henry Ford. J'estime que depuis des années on peut le dire: payer, ne serait-ce qu'un centime pour lire Le Temps, c'est trahir la Suisse et le peuple suisse qui luttent pour leur survie en tant que pays et peuple souverain et qui doivent se défendre par tous les moyens contre des institutions traitreuses (notamment médiatiques) qui refusent d'appliquer les décisions populaires et se sont mises au service du pouvoir illégitime sis à Bruxelles.

S'il m'arrive de lire quand-même quelques articles du Temps, c'est en resquilleur assumé, et ce n'est pas que je leur trouve une quelconque qualité. Simplement je souhaite vérifier si la propagande antisuisse de ces caniches de l'establishment est toujours pareille et si elle me débecte toujours autant. A chaque fois j'en ai la confirmation.

Si Le Temps changeait sa ligne éditoriale et se mettait à écrire un peu dans le ton de Pascal Décaillet, ou de l'excellent Uli Windisch, dont le blog est en train de devenir LE VRAI média de référence en Suisse romande, alors je m'abonnerais au Temps. Mais, ne rêvons pas.

J'ai bon espoir que Le Temps coulera à pic et le plus tôt sera le mieux. Ce journal est détesté de son lectorat naturel: le public cultivé et patriote de Suisse romande, qui en a marre d'être révulsé tous les matins par le contenu de ce journal. Désormais le mot d'ordre doit être: boycott : Tout sauf Le Temps!

La Tribune, 24Heures, La Liberté, Le Nouvelliste, même s'ils ne sont pas toujours excellents, peuvent être lus sans honte. On ne peut pas dire cela du Temps.

Le Temps delenda est!

Écrit par : exaspéré | 04/10/2015

Dès que j'avais appris que le "Le Temps" quittait Genève je n'ai plus renouvelé mon abonnement car j'étais persuadé qu'il allait perdre son esprit propre à Genève.
Je ne me suis point trompé. Bien que ce quotidien joue une partition différente il n'en demeure pas moins qu'il est tombé au niveau de la "petite presse lausannoise" c'est-à-dire qu'il est devenu le frère de lait de 24heures la gazette urbaine et agricole du Pays de Vaud et de la pilule orangée de Lôzane-sous-gare!

Écrit par : François Henri Jolivet | 04/10/2015

Avec le Temps, va, tout s'en va,

La déontologie

L'honnêteté intellectuelle

Le courage

L'audace

La vérité

L'indépendance

La charte de Munich...

http://eeas.europa.eu/delegations/tunisia/documents/page_content/charte_munich1971_fr.pdf

https://www.youtube.com/watch?v=_2TSVNmsaiA

Mais le temps se chargera de juger Le Temps.

Je viens de lire un article de cette triste Marcela Iacub dans Libération qui s'est acharnée sur la parole libre et à contre-courant de Michel Onfray. La réalité, c'est qu'il a critiqué dernièrement Libération, et que ce journal, se borne juste à faire du lynchage.

On ne trompe pas indéfiniment le peuple, quand on a une mentalité de larbin vis à vis du pouvoir. Il suffit de voir les commentaires de cet article. On n'attaque pas impunément la liberté d'expression et les propos lucides et clairvoyants. Néanmoins, Libération publie ces commentaires, donc tout n'est pas perdu.

http://www.liberation.fr/chroniques/2015/10/02/michel-onfray-jusqu-a-la-folie-dieudonne_1396019

Il faudrait protéger le statut de journaliste et de journal. Un journaliste et un journal devrait être uniquement déclaré comme tel, quand il effectue un travail d'investigation et que les articles respectent la charte de Munich. Les autres devraient juste être désignés comme commentateur d'un support de communication pour tel ou tel boutique.

Cela se fait pour des produits alimentaires, cela peut aussi se faire dans ce domaine.

Il y a beaucoup d’imposture dans le domaine journalistique, il faut que les vrais journalistes y mettent de l'ordre pour protéger leur profession et qu'ils se distancent de toute cette médiocrité, car nous le peuple, on compte sur eux, il n'y a que les vrais journalistes qui informent correctement le peuple. En ce qui me concerne, j'ai plus confiance dans le vrai journalisme que dans la justice. En Suisse, on ne voit jamais un juge se mêler des affaires de Nestlé, Glencore, Novartis, si un journaliste n'a pas dénoncé publiquement l'affaire.

Écrit par : Lucignolo | 04/10/2015

C'est aussi le signe des temps. Les débats entre politiques à la télévision sont souvent un débats de postures politiques. Et la satisfaction des spectateurs se limitent aux effets des un pour contrarier les autres.

Je ne suis pas optimiste. Un débats d'idée sans démagogie sur différents thèmes ne sera pas forcément vu ou lu par les gens qui ont une opinion définitif. Ni même un journal qui représente ces 30% minoritaires.
A ce titre, il serait intéressant de savoir qui en France regarde cet émission "C dans l'air", les classes "populaires" ?

Mon opinion est qu'un journaliste ne doit pas représenté un courant, mais doit être dans un débats contradictoire pour chaque thème. Débat qui mets de côté l'émotionnel : Parler des différents impacts sur les individus, la société, et non par exemple, pour faire peur, d'une pseudo islamisation de la Suisse.

Les débats entre politiques, très souvent, ne fait pas avancer grand chose, tout au plus, apprenons nous à les connaître.

Écrit par : Glob | 04/10/2015

Bonjour M. Descaillet,

ce que vous écrivez correspond à mon avis, peut-être pas trait pour trait, mais presque à ... l'Hebdo!
Autrefois journal de référence des intellectuels (ou prétendus tel) de gauche, il est devenu le journal de la droite bien-pensante.
C'est en tous cas mon impression...

b

Écrit par : b | 04/10/2015

Glob:
"l'émotionnel?"
Allez dire cela aux 100 000 genevois qui n'arrivent même plus à payer leur assurance maladie. Cela signifie qu'au moins un quart de la population de Genève est dans la pauvreté ! Belle réussite économique ! Allez dire cela également aux genevois qui grâce à la pénurie de logement sans précédent et à l'explosion des loyers sont obligés d'aller habiter en France.
La libre circulation est bon l'économie ? vraiment ? La classe moyenne est entrain de s’appauvrir et de disparaître lentement dans ce pays. Les salaires sont à la baisse et les conditions de travail ne cessent de ce durcir. Il n'y a qu'a voir les explosions de burn-out dans le monde du travail. L'ultra libéralisme c'est la compétition sans merci des travailleurs du monde entier entre eux. Ceux qui profitent du libre échange sans restriction sont une infime minorité.

Écrit par : philippe | 04/10/2015

@b

J'ai trouvé votre commentaire très intéressant.

Vous parlez de L'Hebdo, mais L'Hebdo et Le Temps ne sont que deux variantes de la même maladie.

Vous écrivez: "Autrefois journal de référence des intellectuels (ou prétendus tel) de gauche, il (L'Hebdo, mais c'est pareil pour Le Temps) est devenu le journal de la droite bien-pensante. C'est en tous cas votre impression..."

Donc vous n'êtes plus intéressé par L'Hebdo, qui vous plaisait au début, quand il était encore de gauche. Par conséquent je pense que vous ne vous abonnerez pas à L'Hebdo et ne l'achèterez pas non plus au kiosque. Donc, si beaucoup de gens font comme vous, ce qui à mon avis sera le cas, L'Hebdo est foutu.

Il en sera de même du Temps, j'en suis convaincu, car à mon avis plus personne ne s'y intéresse et pour les mêmes raisons que L'Hebdo.

Il y a les gens comme vous pour qui ces journaux ne sont plus assez gauchisants. Ils l'étaient au temps de Pilet, mais ils ne le sont plus. Le constat est exact. Et il y a les gens comme moi qui ont détesté le Nouveau Q (nouveau cul comme on disait à l'époque), et L'Hebdo de Pilet, dès le début, parce que trop gauchisants, et qui maintenant que ces torchons ont viré un peu à droite, les détestent toujours autant parce que ce n'est pas assez à droite à notre goût et parce que c'est une droite, ou un centre droite, qui nous débecte: libéral-progressiste anti-helvétique et pro-européen, beurk !

Ces deux groupes opposé sont unis dans la même détestation de ces organes de presse.

Par conséquent je suis de plus en plus convaincu que ces deux organes de presse se trouvent suspendus dans le vide, le sol se dérobant sous eux, à cause de l'antipathie qu'ils inspirent à ces deux groupes de lecteurs dont la désaffection se cumule.

Boycottés, et rejetés par les gens comme moi, ET par les gens comme vous, cher b, L'Hebdo et Le Temps ne pourront plus jamais reprendre pied, ni avoir un lectorat fidèle qui leur permettre de se maintenir.

Ces deux torchons sont donc condamnés, cuits, grillés, foutus. Ils vont couler. Glou glou glou glou....

La maisaon Tamédia, en les dégradant tous deux au rang d'une minable newsroom dans la tour EDIPRESSE de Lausanne, a involontairement donné un signal: ces deux titres ont fait leur temps. Ils ont correspondu à une brève séquence historique et sociologique, DEFINITIVEMENT close. Celle des années 1980 à 2010 environ, âge d'or des bobos petits bourgeois post soixante-huitards romands. Leur monde s'écroule. Leurs illusions s'envolent. Les titres qui avaient représenté leur mentalité et leur idéologie vont disparaître. Bien fait !

C'est juste dommage pour quelques journalistes sympas, comme la belle Chantal Tauxe pour laquelle j'avoue une tendresse coupable à cause de son physique plantureux, son côté gnangnan bien de chez nous et sa gentillesse (même si ses articles m'agacent prodigieusement). Mais ces journalistes là, tant pis pour eux. Ils n'avaient qu'à pas écrire dans ces torchons.

Ci-gisent

L'Hebdo

et

Le Temps

journaux gaucho bobos
en vogue à la fin du XXe siècle
disparus sans laisser de traces

R. I. P.

Écrit par : requiem | 04/10/2015

Je partage pleinement votre sentiment. Le Temps est dénué d'audaces. Il semble que les journalistes n'osent plus avoir d'opinions.

Écrit par : Tim Monnier | 05/10/2015

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