21/10/2015

Ni "peur", ni "repli", juste l'attachement au pays

 

Sur le vif - Mercredi 21.10.15 - 02.39h

 

Je conteste absolument que la "peur des migrants" soit l'explication principale de la victoire de l'UDC dimanche. Il faut d'ailleurs cesser d'imputer aux "peurs", "crispations", "mouvements de repli", le vote conservateur en Suisse.

 

Il y a quelque chose de beaucoup plus profond : une part importante de nos compatriotes ne veut ni de la gauche, ni surtout de la droite libérale, libre-échangiste à souhait, gommeuse d'identité nationale et de valeurs.

 

Cette droite-là, alliée à certains patrons peu soucieux de notre corps social, immigrationnistes par profit à court terme, adeptes d'une sous-enchère qui n'a absolument pas été contrôlée depuis 2002, régresse face à une autre droite, porteuse d'autres valeurs.

 

Ne sous-estimons en aucun cas l'initiative de Franz Weber, ni celle du 9 février 2014. Sachons en lire les messages : attachement physique, émotif, filial, au paysage du pays, besoin d'équilibre et de régulation des flux migratoires, volonté de conserver une Suisse à taille humaine, où il fasse bon vivre.

 

Il n'y a là rien de xénophobe, aucun abaissement de l'Autre, aucune "peur", aucun "repli". Il y a juste la volonté raisonnée de poursuivre avec simplicité la lente, patiente et magnifique construction de nos ancêtres.

 

Pascal Décaillet

 

 

17:18 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (14) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Vous n'êtes pas le seul à contester ces versions farfelues ...

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu © | 21/10/2015

très juste !

Écrit par : curieux | 21/10/2015

Le cheval de bataille de l'UDC a toujours été l'étranger sous toutes ces formes, traité parfois de parasite, et l'Europe.

L'UDC n'a jamais motivé ses choix, ses affiches pour promouvoir une Suisse à taille humaine. Si elle l'avait fait, il y aurait moins d'antipathie pour ce parti.
A gauche aussi, certain préconisent une construction lente de la Suisse.

Par contre, oui, l'UDC représente pour certain comme le parti qui lutte contre cette Suisse qui va trop vite.

Si l'UDC explique clairement, avec cohérence, qu'il est pour une Suisse à développement contrôlé, ce qui implique une immigration limité, il ne se présente plus comme un parti xénophobe.
Est-ce que l'aile ultra-libérale de l'UDC accepterait ?

Un nouvel UDC pourrait même parfois s'allier à une certaine gauche qui elle aussi souhaite un développement contrôlé.

En conclusion, l'UDC et le PLR/PDC n'ont rien en commun, inutiles que ces partis se prennent la tête.
Et l'UDC devrait cesser de se focaliser sur les étrangers parce que ce sont des étrangers, ou musulmans parce que ce sont des musulmans. Mais avoir une cohérence, et englober l'immigration dans un débat plus grand.

Écrit par : Glob | 21/10/2015

Dire qu'il faut rappeler ce genre de choses, pourtant élémentaires, à nos journalistes et politiciens.
Mais peut-être ne veulent-ils simplement ni l'entendre ni le comprendre.

Écrit par : Mère-Grand | 21/10/2015

Tous, nous avons besoin de repères.
Identité nationale et valeurs.

Apprécié en un article de Marianne la dénonciation du culte à la "modernitude" au slogan détestable: Que voulez-vous ma brave dame il "faut bien être de son temps"!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 21/10/2015

J'aurais aimé écrire ce message plein de bon sens et de bonté.

Écrit par : norbert maendly | 21/10/2015

Et je conteste absolument vos dires.

Écrit par : Lucien | 21/10/2015

"d'une sous-enchère qui n'a absolument pas été contrôlée depuis 2002"


Voici un extrait pour corroborer vos dires Monsieur Décaillet :


"Ceci expliquant cela, l’on comprendra d’autant l’évaluation catastrophique de ces mesures d’accompagnements que le Contrôle parlementaire de l’Administration fit en 2011. (Rapport du Contrôle parlementaire de l’administration à l’attention de la Commission de gestion du Conseil national du 16 juin 2011. FF 2012 1039).

Evaluation qui aurait dû soulever un véritable tollé au sein de la population mais qui fut quasiment passée sous silence par les médias.

L’exercice ressemble à un véritable épisode de manipulation de la conscience collective.

Alors que le Secrétariat à l’économie (SECO) et le Conseil fédéral n’avaient cessé d’affirmer depuis plus de cinq ans que la libre circulation n’avait induit aucune pression à la baisse sur les salaires (« … la libre circulation des personnes n’a pas d’effet négatif sur l’emploi et l’évolution des salaires ; … les mesures d’accompagnement sont efficaces ; les mesures d’accompagnement ont, une fois encore, permis d’éviter une évolution négative du côté des bas salaires », Rapport de la Commission de gestion du Conseil national à l’attention du Conseil fédéral du 21 octobre 2011, FF 2012 1034) cette même Commission relevait selon le rapport précité, en substance, et sous cette forme euphémique propre à l’administration, que les conclusions du SECO ne pouvaient pas refléter la réalité puisqu’elles reposaient sur « des données incomplètes et de qualité médiocre » (FF 2012 1031).

Cette mise en cause directe de l’Administration et du Gouvernement renvoyait notamment, en termes concrets, au fait que dans plusieurs cantons les infractions à la sous-enchère salariale constatées mais qui étaient réparées sur le champs ou par voie de conciliation entre l’employeur et le salarié n’étaient tout simplement ni reconnues comme infractions, ni comptabilisées comme telles…

Non content de ne comptabiliser qu’une partie des infractions, plus de la moitié des contrôles effectués par l’administration avaient été opérés, soit dans des secteurs déjà surveillés et déjà dans l’obligation d’appliquer des salaires minimum, soit dans des secteurs (les travailleurs européens détachés pour moins de 90 jours) représentant à peine 0.5% de l’emploi en Suisse. Autant dire que c’est comme si la police avait effectué la moitié de ses contrôles de vitesse à un endroit où il est impossible de rouler vite et l’autre moitié dans un endroit ou presque personne ne passe et en avait conclu qu’il y a en somme peu d’infractions."


Extrait de "La croissance économique de la Suisse, un drame politique caché" p.24


Les questions de la libre-circulation des personnes et de la croissance économique de la Suisse vont revenir à la vitesse grand V, plus vite que ne courent les chevaux.

Vous voulez faire quelque chose pour votre pays, pour l'information dans ce pays. Offrez ce livre à votre voisin. Pour que l'on cesse maintenant de raconter tout et n'importe quoi sur les effets de la libre-circulation des personnes (sur ces effets que l'on vous cache). Battez vous et défendez les livres citoyens.

Michel Piccand


Cliquez sur le nom, aidez-nous, parce que si ce n'est pas vous qui nous aidez personne ne le fera. Pour être très franc, sans votre aide nous allons bientôt disparaître. Dans ce pays, il n'y a aucune subvention pour qui dit la vérité politique. Et je ne suis ni de droite ni de gauche.

Écrit par : Piccand Michel | 22/10/2015

Pascal, je vous prie de diffuser largement cette vidéo dans laquelle Georges Marchais, secrétaire général du Parti Communiste Français, déclarait vouloir stopper l'immigration clandestine.

Des fois que certains pourrait devenir moins (-) bêtes et moins (-) aveugles !

http://www.youtube.com/watch?v=WNOiZMrd3wQ

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu © | 22/10/2015

Mais que fait donc l'UDC pour être pareillement diabolisée ?
Pourquoi la place-t-on à l'extrême droite ?
Quels sont les critères pour être à la droite de la droite ? Le conservatisme ou l'ultralibéralisme ?

Écrit par : PIerre Jenni | 22/10/2015

Le slogan était clair: Rester Libre!

Les partisans ou membres UDC n'ont jamais peur de voter contre les mots d'ordre du parti, mais pas si ça touche au pays, à sa sécurité, à sa souveraineté!
Cela s'est vu clairement avec l'initiative Weber et dans l'autre sens avec l'initiative contre l'immigration massive; beaucoup de Socialistes nous ont rejoint.
Il y a donc bien une préoccupation sociale, suivi d'un positionnement dans les votes UDC il suffit de regarder de près les votes au parlement.

A la différence du PLR, l'UDC prend en compte les salariés, les travailleurs, les employés. Dans son management, il fait des choix qui privilégie l'intérêt du pays de son économie et de sa pérennité.

Tout l'inverse du PLR qui est déjà dans la mondialisation et le traité transatlantique TTIP.

Ca on ne veut pas voir chez nous:
http://24heuresactu.com/2014/04/14/viol-devry-la-barbarie-antifrancaise-passee-sous-silence/

Écrit par : Corélande | 22/10/2015

"Mais que fait donc l'UDC pour être pareillement diabolisée ?"
Ses adversaires manquent cruellement d'arguments mais ont la haute main sur les médias...

Écrit par : Géo | 22/10/2015

Vous oubliez tous l'essentiel : SECRET BANCAIRE

L'immigration de masse n'est qu'une excuse, qui n'explique pas la réalité de ce vote massif pour l'UDC et le PLR.

En 2018, c'est la fin du secret bancaire en Suisse pour les étrangers, avec l'accord avec l'OCDE.

Mais lors de ces élections fédérales, la majorité des suisses ont surtout voté massivement pour l'UDC et le PLR pour qu'ils protègent le secret bancaire pour les suisses en Suisse. C'est clair que si le peuple suisse, dans sa majorité, aurait voté pour les partis de gauche, les partis de gauche auraient achevé le secret bancaire pour les suisses en Suisse, lors de la prochaine législature.

Mais la majorité des suisses peuvent souffler. En votant pour l'UDC et le PLR, le secret bancaire en Suisse pour les suisses est sauvé. La majorité des suisses vont pouvoir continuer à cacher leur argent dans leur banque, et ne pas déclarer aux impôts leurs combines.

Voir l'article ci-dessous de la Tribune de Genève du 16 septembre 2015

"Le Conseil national enterre le secret bancaire"

http://www.tdg.ch/suisse/Le-Conseil-national-enterre-le-secret-bancaire/story/18016667

La gauche, cela veut dire un État fort, qui exige de la transparence sur l'argent des citoyens, pour prélever des impôts.

La droite, cela veut dire un État faible, qui ne doit pas fourrer son nez dans l'argent des citoyens, et prélever le moins d'argent possible.

Qui sont les mieux élus dans le canton de Genève : Trois Libéraux-radicaux : Christian Lüscher, Hugues Hiltpold, Benoît Genecand

Qui sont les meilleurs élus dans le canton de Vaud : Deux Libéraux radicaux : Isabelle Moret, Olivier Français

Les libéraux radicaux sont pour l'immigration de masse, c'est bon pour les affaires, mais surtout pour la préservation du secret bancaire pour les suisses en Suisse. Ils l'étaient aussi pour les étrangers, mais les États-Unis et l'Europe ont dit STOP. Fini de planquer l'argent en Suisse.

Il n'y a eu aucun sens patriotique dans ces élections fédérales, pas d'attachement au pays, mais un attachement au secret bancaire.

Écrit par : Lucignolo | 22/10/2015

Pas seulement sur les médias, Géo, mais également sur toute la filière de l'éducation.

"Ses adversaires manquent cruellement d'arguments mais ont la haute main sur les médias...
Écrit par : Géo | 22/10/2015"

Le lavage des cerveaux commence donc au berceau ...

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu © | 23/10/2015

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