26/06/2016

Les marchés ou la patrie : il faut parfois choisir

Jean-Pascal_Delamuraz_by_Erling_Mandelmann.jpg 

Sur le vif - Dimanche 26.06.16 - 15.55h

 

Une mentalité de commis-voyageurs. Au plus haut niveau de notre pays. Une tyrannie du commerce extérieur qui, sous prétexte qu’un franc sur deux est gagné à l’étranger, tyrannise notre diplomatie. Ce qu’on fait pour nos exportateurs, on n’en fait pas le dixième pour nos paysans. Sous l’impulsion du PLR, qui tient à la fois nos Affaires étrangères et notre Economie, tout est organisé, en Suisse, pour la plus grande facilité de ceux qui font des affaires à l’étranger, sans contrepartie pour ceux qui, ayant choisi de demeurer attachés à un sol qu’ils aiment, labourent et produisent, travaillent à la qualité du terroir suisse, respectent l’environnement, nourrissent notre population. Toute la lecture de nos relations avec l’Europe est à placer dans ce contexte-là, qui procède de choix politiques très précis, dictés par une idéologie plus que jamais au pouvoir à Berne : celle du néo-libéralisme. D’abord les marchés, ensuite la patrie.

 

Le 9 février 2014, le peuple et les cantons de ce pays, souverains, ont exigé l’instauration de contingents. Il n’y a pas à tergiverser, c’est parfaitement clair. Deux ans et demi plus tard, non seulement pas l’ombre d’un contingent, alors que le délai de mise en application approche, mais la volonté très claire, de la part du Conseil fédéral et du PLR, d’entreprendre toutes choses pour freiner, voire annihiler la mise en œuvre de la volonté populaire. C’est un absolu scandale, cela donne l’image d’un gouvernement et d’un parti à la botte et à la solde du grand patronat, composé justement, de façon très majoritaire, de ce puissant lobby des importateurs et des exportateurs, ceux qui font commerce avec l’étranger. Ce sont eux qui ont poussé à mort Jean-Pascal Delamuraz dans l’aventure de l’Espace Economique Européen (EEE) en 1992, eux qui ensuite ont lancé la Suisse dans l’idéologie de la libre circulation des personnes, non par humanisme pour les mouvements migratoires (ne soyons tout de même pas naïfs), mais par attrait de l’aubaine d’une main d’œuvre providentielle, infiniment moins regardante que les Suisses sur les conditions contractuelles.

 

Pendant ce temps, à petit feu, on a laissé gentiment crever la paysannerie suisse. On lui a imposé des normes concurrentielles étouffantes, on a laissé les exploitations fermer les unes après les autres, on a voulu livrer à la sauvagerie du marché un secteur si cher à la patrie, tenant une place si importante dans le cœur des Suisses, et qui, dans aucun pays au monde (en tout cas pas les Etats-Unis !) ne saurait survivre sans une sérieuse dose de protectionnisme. Bref, sans que nous soyons dans l’Union européenne, le parti radical, Jean-Pascal Delamuraz nous ayant à peine quittés, puis plus tard le PLR, ont imposé à la Suisse ce que l’UE avait de pire : l’idéologie ultra-libérale, tueuse de services publics, préférant l’actionnaire à l’entrepreneur, plus soucieuse de profits à court terme que de consolidation durable du corps social. Proche de Jean-Pascal Delamuraz, à l’époque, je me suis longtemps, comme on sait, senti des proximités avec le radicalisme historique, républicain ; aujourd’hui, je ne m’en sens aucune – je dis bien aucune – avec le PLR.

 

Tyrannie du commerce extérieur, jusque sur les discours des responsables PLR. Deux ou trois exemples. Le Royaume-Uni quitte l’Union européenne, c’est le Brexit. Qu’entend-on de nos deux conseillers fédéraux radicaux, et même à Genève du président radical du Conseil d’Etat, dans une intervention d’ailleurs intempestive vendredi 14h devant le Grand Conseil ? On entend des Messieurs qui, au lieu d’affirmer, face à une UE totalement affaiblie par cette amputation, la volonté farouche de la Suisse d’appliquer la volonté voulue par son peuple et ses cantons, n’ont de cesse de nous rappeler les impératifs de libre circulation. Et les contingents, Messieurs ? Vous essayez de profiter du tumulte pour les passer par pertes et profits ? Mais votre politique, MM Burkhalter, Schneider-Ammann et Longchamp, vous la puisez où ? Dans quelles valeurs, si ce n’est la sage duplication de ce que vous dictent les grands patrons, ceux-là mêmes qui financent vos campagnes ?

 

Brexit ou pas, la Suisse se fonde sur des valeurs. La solidarité intérieure. Le partage des richesses. La mutualité. Une très grande attention à préserver nos équilibres, car nous ne sommes qu’une petite fleur fragile. Plus que jamais, nous devons tourner nos regards vers l’intérieur du pays. Préserver le corps social parmi les gens qui sont déjà là. Ce sont, voyez-vous, les plus humbles et les plus fragiles d’entre eux qui souffrent le plus d’une ouverture des vannes, et d’un afflux massif de « migrants », guettés comme aubaine par certains employeurs peu regardants sur les conditions sociales, en un mot peu patriotes.

 

Le marché ou la patrie ? Bien sûr, il faut du marché, nul ne le nie. Mais il y a des moments où les intérêts supérieurs d’une communauté nationale doivent prendre en compte d’autres dimensions que la seule prospérité de notre commerce extérieur. Le marché ou la patrie : s’il faut choisir, je choisirai toujours la patrie.

 

Pascal Décaillet

 

 

15:55 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (13) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Je salue ce retour tonitruant. Voua m'avez manqué.

Écrit par : Pierre Jenni | 26/06/2016

Parfaite analyse.

Écrit par : A. Piller | 27/06/2016

Votre cri du cœur est fort louable Monsieur Decaillet mais il intervient au moment ou des millions d'humains vont partir en vacances tandis que d'autres millions arrivés d'ailleurs tous à l'origine de produits étrangers vendus chez nous achèteront ces produits qu'ils ont l'habitude de consommer
Mais les paysans Suisses peuvent compter sur la fidélité des anciens qui continuent leurs achats chez les petits commerçants et qui lorsqu'ils ont besoin d'une âme secourable donneront à chaque fois 10 frs pour remercier ce genre d'humains qui ne coure pas les rues et qui tous ne sont pas abonnés aux mouvements solidaires dont la seule particularité est d'être selfié pour ne pas se faire oublier ou paraitre
D'où la très grande importance sa savoir cultiver les repères du passé surtout dans un monde ou les changements interviennent presque à chaque nouvelle lunaison ce qui et de plus en plus ne permettra plus de différencier les humains de la faune sauvage voir des fruits et légumes
Très bonne journée

Écrit par : lovejoie | 27/06/2016

L'ethnocentrisme comme réponse et commentaire au Brexit. Magnifique.

Écrit par : Déblogueur | 27/06/2016

Excellent billet et le non moins excellent Eric Werner souligne lui-aussi ici ...

http://ericwerner.blogspot.ch/2016/06/jusquau-bout.html

... le véritable problème: les oligarchies mondialistes qui font au pouvoir ce qu'elles veulent, derrière l'écran de fumée de la démocratie représentative.



PS: ici...

https://youtu.be/zQtKyWbhvEM

... deux "poissons-volants", un banquier et un journaliste patriotes ! On aimerait vraiment qu'ils soient un peu plus la loi de l'espèce et pas seulement des exceptions.

Écrit par : Paul Bär | 27/06/2016

Le problème c'est que les Suisses se sentent bien comme ça et qu'ils et elles ne se révoltent pas... Jusqu'à quand serons-nous assez satisfaits de nos vies avant de nous révolter contre ce néolibéralisme qui envahit les consciences? Quand nos salaires deviendront vraiment minables? Quand nos banques et assurances feront faillites? Je vous rejoins dans votre analyse. Il faut quitter ce néolibéralisme sans regret et avec force révolte...

Écrit par : pachakmac | 27/06/2016

"Le problème c'est que les Suisses se sentent bien comme ça et qu'ils et elles ne se révoltent pas... "


Chez nos voisins allemands, les premiers foyers de révolte semblent sur le point d'être allumés. Hier, le président allemand était en déplacement dans la petite ville de Sebnitz. Voilà comment il fut reçu (1) :

https://youtu.be/Gd5TPWXgOFQ

Je trouve ces images extrêmement impressionnantes et réconfortantes. Le peuple allemand n'est pas encore mort. Nous, d'Europe, ne sommes pas encore morts.

Il n'est donc pas étonnant que le président allemand estime que "les peuples sont actuellement le problème."

Que nos propres autorités veillent bien à ne pas suivre trop loin la voie des "élites" dirigeantes européennes, elles risqueraient de découvrir que les indigènes de ce pays ne sont pas tous, politiquement, déjà morts.


(1) images évidemment non diffusées sur nos médias systémistes de masse, qu'ils soient privés ou d'état, car ce que l'on y voit ne correspond pas au discours calibré pour nous garder endormis.

Écrit par : Paul Bär | 27/06/2016

100% d'accord avec votre analyse.
Vous écrivez :

"Pendant ce temps, à petit feu, on a laissé gentiment crever la paysannerie suisse."

Vous pouvez généraliser :

Pendant ce temps, à petit feu, on a laissé gentiment crever le peuple suisse.

La classe moyenne est en train de disparaître sous nos yeux.
Ce qui est insupportable c'est de voir le déni total d'un Longchamp qui nous dit que tout va bien dans le meilleur des mondes et d'un Maudet qui veut nous faire croire qu'il n'y a pas de concurrence déloyale et de sous enchère salariale.

Écrit par : Philippe | 27/06/2016

" Une tyrannie du commerce extérieur qui, sous prétexte qu’un franc sur deux est gagné à l’étranger, tyrannise notre diplomatie. "

Faudra m'expliquer en quoi faire du commerce serait tyrannique? Vous n'avez pas l'impression que quelque chose cloche d'écrire cela avec des produits ( ordinateurs et smartphones ) issue du commerce mondiale?

" Toute la lecture de nos relations avec l’Europe est à placer dans ce contexte-là, qui procède de choix politiques très précis, dictés par une idéologie plus que jamais au pouvoir à Berne : celle du néo-libéralisme. "

Le libéralisme ou le néo-libéralisme comme vous le nommez est une absence d'idéologie. De plus c'est en contradiction avec vos propos plus haut quand vous dites:

" Sous l’impulsion du PLR, qui tient à la fois nos Affaires étrangères et notre Economie, tout est organisé, en Suisse, pour la plus grande facilité de ceux qui font des affaires à l’étranger ".

Je en sais pas si vous êtes au courant mais le libéralisme c'est l’absence d' organisation de l'état en économie.

" C’est un absolu scandale, cela donne l’image d’un gouvernement et d’un parti à la botte et à la solde du grand patronat, composé justement, de façon très majoritaire, de ce puissant lobby des importateurs et des exportateurs, ceux qui font commerce avec l’étranger."

Mais d'où croyez qu'ils viennent tout ce qui vous permet d'accéder à internet? En quoi est-ce un mal de défendre un libre commerce? Le commerce n'a jamais été une source de pauvreté c'est son absence qui en est une. Vous devriez aller un peu voir ce qui se passe au Venezuela pays qui devrait vous plaire puisque le libéralisme et le patronat y a été détruit pas le socialisme d'un dirigeant comme vous n'aimaient pas le libéralisme et le commerce mondiale.

" Pendant ce temps, à petit feu, on a laissé gentiment crever la paysannerie suisse. On lui a imposé des normes concurrentielles étouffantes, on a laissé les exploitations fermer les unes après les autres, "

L'agriculture en Suisse a été trop longtemps une économie de rente dépendante de l'état et de ses subventions et qui n'ont pas su par la suite à s'adapter à ce qu'attendent les consommateurs dans un marché libre. Ce n'est pas vraiment de la faute des paysans mais plutôt de l'état qui les a trop longtemps assisté à coup de subventions qui je le rappel est financé par nos impôts.

" plus tard le PLR, ont imposé à la Suisse ce que l’UE avait de pire : l’idéologie ultra-libérale, tueuse de services publics, préférant l’actionnaire à l’entrepreneur, plus soucieuse de profits à court terme que de consolidation durable du corps social. "

Je ne vois pas trop où vous voyez de l'ultra-libéralise en Europe. L'ultra-libéralisme consiste à une quasi absence de l'état. Les endettements publiques qui ne sont pas si petites et les dépenses publique et sociales qui souvent sont au dessus des 50% du PIB prouvent que l'état est bien présent et non absent. Quand aux services publiques ils n'ont pas été tué mais ils ont été remis à leur place qui consiste à satisfaire un consommateur qui a le choix de ce que l'on lui offre par rapport à ce d'autres offrent. C'est l'intérêt des consommateurs qui doit être pris en compte et pas les intérêts des monopoles publiques vivant sur des rentes à vie en faisant entre autres les poches des consommateurs de façon arbitraire.

" eux qui ensuite ont lancé la Suisse dans l’idéologie de la libre circulation des personnes, non par humanisme pour les mouvements migratoires (ne soyons tout de même pas naïfs), mais par attrait de l’aubaine d’une main d’œuvre providentielle, infiniment moins regardante que les Suisses sur les conditions contractuelles. "

La liberté de circuler est un droit naturelle et non une idéologie. Quand vous vous déplacé à quelque part vous ne le faites pas par idéologie mais parce que c'est dans votre nature. Je veut bien qu'il faut certaines règles en matière d'immigration, mais de ressortir l'immigration comme une sorte d’épouvantail qui ruinerait le niveau de vie des suisses et l'emploi ne tien debout. La Suisse compte un taux d'immigrés bien supérieur à la moyenne des pays de l'OCDE. Les conditions salariales des suisses sont parmi les meilleurs du monde. Le chômage est l'un des plus bas d'Europe et son taux d'actif l'un des plus élevé.

" Le marché ou la patrie ? Bien sûr, il faut du marché, nul ne le nie. Mais il y a des moments où les intérêts supérieurs d’une communauté nationale doivent prendre en compte d’autres dimensions que la seule prospérité de notre commerce extérieur. "

L'intérêt supérieur doit être les droits de l'individu. Et faire du commerce que ce soit dans l'importation ou l'exportation est un de ces droits individuelles.

D.J

Écrit par : D.J | 27/06/2016

Une précision: je ne pense pas que l’on puisse dire que c’est le «lobby des importateurs et des exportateurs» qui a «lancé la Suisse dans l’idéologie de la libre circulation des personnes». Après le vote de 1992 contre l’EEE, le Conseil fédéral a demandé à ses partenaires européens d’ouvrir des négociations dans seize domaines, parmi lesquels la libre circulation des personnes ne figurait pas. Et pour cause: le refus de la libre circulation avait été l’un des arguments massue des adversaires de l’EEE. C’est bel et bien la Commission européenne qui, dès septembre 1993, a exigé d’ouvrir des négociations sur la libre circulation des personnes.

La libre circulation a été la principale pierre d’achoppement à l’avancement des négociations Suisse-UE dans les années 1990, à cause des réticences suisses. Ce qui est vrai, c’est que le patronat voulait que les bilatérales aboutissent rapidement et que, pour cela, il a enjoint le Conseil fédéral de lâcher du lest sur la libre circulation. Bien sûr, une fois ce régime adopté, importateurs et exportateurs y ont largement trouvé leur compte…

Concernant les intérêts divergents entre exportateurs et paysans, je pense que la mère des batailles, ce sera l’accord transatlantique – s’il voit le jour. Si le Conseil fédéral veut que la Suisse adhère au TTIP, on se dirige vers un choc frontal entre l’agriculture et le reste de l’économie suisse.

Écrit par : Guillaume | 28/06/2016

Oui Monsieur Decaillet, sortons de cette hypocrisie! Avoir une résidence,un passeport et vivre sur une aire géographique doit avoir du SENS.
Un pays se définit aussi par ses frontières. le sort de Toutes celles et tous ceux qui y vivent doit impérativement être la priorité de ceux qui s'autorisent de parler et d'agir en leur nom.

Je suis à fond avec cette analyse.

Ghoudoussi

Écrit par : Ghoudoussi | 29/06/2016

Il convient de revenir à certains fondamentaux comme le fait bravement Charles Gave dans son think tank. Morceaux choisis:

"Le libéralisme est une doctrine JURIDIQUE posant comme vérité centrale que le Droit est au coeur d’une société démocratique (cf. Montesquieu, Tocqueville, Hayek, Milton Friedman etc..) et que le Droit est le même pour tous.De la stabilité du Droit naissent les conditions qui permettent à chacun de se réaliser pleinement au niveau individuel et cette possibilité ouvre la voie à la croissance économique qui n’est donc que le résultat de la combinaison entre la stabilité juridique et les initiatives individuelles.

Pour qu’il y ait stabilité juridique, il faut qu’un certain nombre de conditions soient réunies, et ces conditions je les ai souvent évoquées: Existence d’un État à qui a été consenti le monopole de la violence légitime, séparation des Pouvoirs, existence d’une volonté de vivre ensemble (sens de l’identité, patriotisme), existence d’une monnaie, bien commun s’il en fut, et donc gérée en dehors de l’État et des intérêts particuliers…

Le néo libéralisme prend à rebours chacun de ces principes.Tout d’ abord, nous n’avons plus de stabilité du Droit puisqu’il prend sa source principale dans les directives de la commission européenne, un organisme qui à la fois prépare le Droit et l’exécute. Je veux dire par la qu’il n’y a pas de séparation des pouvoirs en Europe puisque le législatif et l’Exécutif sont les mêmes.En ce qui concerne la volonté de vivre ensemble, nous en sommes au degré zéro puisque les traités interdisent tout transfert entre nations et que les peuples eux mêmes ne veulent pas en entendre parler. Des transferts se conçoivent à l’intérieur d’une Nation. Mais l’Europe est une Civilisation et non pas une Nation. Il y a une volonté de vivre ensemble dans une Nation, mais pas à l’intérieur d’une civilisation."

Article complet : http://institutdeslibertes.org/le-neo-liberalisme-avance/

Le vote des anglais exprime la volonté qu'un ordre juridique composé de personnes non-élues ne prévale pas sur l'ordre juridique national qui lui est élu et possède donc la légitimité.

Écrit par : Raknor | 05/07/2016

Vous avez été proche de JPD mais pas très proche visiblement. Sinon vous sauriez que ce n'est pas tant le grand capital exportateur et importateur qui a "poussé à mort Jean-Pascal Delamuraz dans l’aventure de l’Espace Economique Européen (EEE) en 1992". Le pauvre chou, il a été poussé à mort, contre son gré, alors qu'au fond de lui il se rendait bien compte que c'était mauvais pour le peuple. Comme c'est touchant, cette vision des choses.

JPD comme son frangin René Felber agissaient dans ce domaine avant tout en tant que porte paroles de la loge. L'aspect économique était relativement secondaire là dedans, même si c'est vrai que l'économie poussait à la roue. On peut faire la même remarque pour d'autres personnages pro européens de l'écurie JPD, comme David de Pury, notamment. Ou alors on peut voir les choses autrement et constater que la grande loge suisse Alpina, si influente internationalement et dont on murmure que Jacques Chirac y appartenait, est principalement active dans les milieux d'affaires.

Et quand vous vous interrogez sur la raison de l'unanimisme des médias dans le sens euroturbo, elle s'explique par la même appartenance des décideurs placés aux points stratégiques du pouvoir médiatique. La SSR est un fief maçon depuis ses débuts et jusqu'à Roger de Weck inclus. Bien sur le gauchisme post soixante-huitard joue son rôle aussi. Mais ce sont les initiés qui ont pris la décision de laisser tous ces gauchistes s'installer dans les postes clés.

C'est le vieux principe: "pas d'ennemis à gauche". Ne nous dites pas que vous ne savez pas ces choses.

Écrit par : râleur | 19/07/2016

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