28/06/2016

Des yeux pour ne pas voir

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Sur le vif - Mardi 28.06.16 - 12.59h

 

A la SSR et dans les médias dominants (Ringier, jusqu'à la caricature), tous les sujets sur l'après-Brexit sont construits sur la recherche du moyen de sauver l'Union européenne. C'est tout de même étrange, de la part de médias suisses. Notre pays n'est pas dans l'UE. L'écrasante majorité des Suisses n'a aucune envie d'en être. Mais nos chers médias se cramponnent de toutes leurs forces à la pérennité d'une structure dont notre pays ne veut pas pour lui. Elle ne serait bonne que pour les autres ?

 

Pourquoi personne n'ose franchement la question d'une dissolution de cette usine à gaz ? Et d'une réinvention de l'idée européenne sur des fondements totalement différents, par exemple un vrai respect des nations (au lieu de vouloir les abolir), des souverainetés, des frontières, de la voix des peuples. L'usine à gaz est pourrie, polluée, infectée. La détruire, pour construire autre chose, plutôt que désespérément bricoler son rafistolage.

 

Ce pas intellectuel et mental, pourquoi nos médias dominants suisses ne l'osent-ils pas ? À quoi, à quels réseaux d'intérêts, financiers par exemple, se sentent-ils liés ? A quels dogmes supranationaux, attachés ? À quelle école de formation, redevables ? A quels maîtres à penser, reconnaissants ?

 

Toute la question est là. Cette génération d'éditorialistes (chez Ringier, c'est flagrant) baignés dans l'idéologie de Mai 68, passés par les sciences sociales, ou sciences po, ou HEI, illuminés par l'idée que la nation était ringarde et que seuls des conglomérats plus vastes nous apporteraient le salut, cette génération s'accroche follement à ses lentilles de lecture.

 

Elle ne veut pas voir que l'Europe a changé. Nous entrons dans un vaste mouvement de Révolution conservatrice, nous n'en sommes qu'au début, les structures mêmes de nos démocraties représentatives sont promises, dans les décennies qui vont venir, à laisser la place à des prises de décision plus directes de l'ensemble des citoyennes et citoyens. L'échelon de la nation, vilipendé depuis un demi-siècle, revient en force. La préférence aux résidents monte.

 

Les nations se tournent vers elles-mêmes. Et ce regard vers l'intérieur leur réservera des trésors. C'est exactement ce qui est arrivé à l'âme allemande, au moment du Sturm und Drang, puis du Romantisme naissant.

 

Ce mouvement, la génération des éditorialistes de type Ringier, tour à tour européistes, mondialistes, tout sauf nationaux, ne peut tout simplement pas l'appréhender. Il dépasse et contredit tout ce qui fut leur outillage intellectuel, leur système de valeurs. Ils ont des yeux, pourtant, et ne voient pas.

 

À quand un grand média romand proposant à ses lecteurs une vision à la fois conservatrice et sociale, populaire, proche des plus démunis, patriotique et nationale ? Une vision de solidarité interne, pour sauver le corps social du pays. Et non le meurtrir à l'infini, en le livrant à la tyrannie des marchés financiers ?

 

À quand, oui ? Cela devient urgent.

 

Pascal Décaillet

 

 

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Commentaires

Si je ne suis pas certain que le repli ne nous réservera que des trésors, je ne puis que souscrire au constat général et le besoin de se recentrer sur les véritables besoins des individus.
En revanche je peine à comprendre, surtout de la part de ceux qui, comme vous, ont eu la chance de le vivre dans la fleur de l'âge, cette tendance à fustiger l'héritage de 1968.
Même la jeunesse d'aujourd'hui en rêve et écoute à nouveau la musique de cette époque. Nous avons vécu des années bénies dans une liberté jamais atteinte, sans Sida, avec peu de lois castratrices et rédhibitoires, une créativité artistique débordante et le plein emploi.
Entre 1975 et 1985 j'ai passé près de six mois par an à voyager en retrouvant du travail immédiatement à chaque retour pour renflouer la caisse et repartir.
Le sexe était décomplexé et autrement plus spontané.
Je ne suis pas un nostalgique et je suis très enthousiaste de pouvoir vivre la profonde révolution du monde actuel. Mais je ne comprendrai jamais qu'on puisse dénoncer une époque bénie qui devrait nous servir de modèle.

Écrit par : Pierre Jenni | 28/06/2016

Les gens de progrès dont l'occupation principale consiste à détruire l'idée de nation feraient bien d'être prudents. Car la nation est le seul espace collectif où un fonctionnement de type démocratique peut vraiment se déployer. Continuez à détruire l'idée de nation, Mesdames et Messieurs les globalistes, et vous finirez par voir revenir le clan et l'empire. Et ce que vous devriez craindre par dessus tout, vous les planétaristes réunis, c'est que les gens comme moi, qui pleurent leur nation qui s'efface, finissent par retourner au clan et à appeler à l'empire...

Écrit par : Paul Bär | 28/06/2016

En France, l'excellente Natacha Polony se pose les mêmes questions:

https://youtu.be/db26_acAeF4

Écrit par : Paul Bär | 28/06/2016

"À quand un grand média romand proposant à ses lecteurs une vision à la fois conservatrice et sociale, populaire, proche des plus démunis, patriotique et nationale ?"

Je ne pense pas qu'un grand média tel que vous le décrivez soit envisageable (étant donné la concentration des médias), ni nécessaire. En effet, nous avons maintenant internet et des blogs tels que le votre, et cela me suffit amplement. Cela fait longtemps que je ne regarde pratiquement plus les infos à la télévision, ni les quotidiens romands.

Écrit par : Philippe | 28/06/2016

Le Brexit a montré le fossé entre jeunes et vieux, entre la ville et la campagne, entre gens favorisés et défavorisés. Le conservatisme des vieux a gagné. Mais l'avenir appartient au jeune et les villes continueront à grandir.

Il n'y a pas de révolution conservatrices. Comment arrivez-vous à cette conclusion ?

Le fait qu'en Europe, les conservateurs ont marqué des succès n'ont rien à voir à une volonté d'un retour conservatisme poussiéreux. Dans les situation de crises, le conservatisme et populisme font leur retour. Comme si brandir le nationalisme, pense les plaies des soucis présents. Mais au premier rayon du soleil, le conservatisme retourne dans sa cave poussiéreuse.

Ce conservatisme reste minoritaire. Parfois première force politique, mais généralement jamais majoritaire dans la population.
Les échecs de l'UDC dans les dernières votations montrent qu'il n'y a aucune révolution, qu'il y a une limite au retour de ce vieux conservatisme.

Quant à l'Europe, il n'y a pas de salut sans une Europe solide. Il n'est plus possible, pour un pays européen seul, de rivaliser avec les grandes puissances, comme la Chine, l'Inde, les USA.

Les Etats Unis d'Europe doivent se faire du point de vue économique, militaire et diplomatique. Tout en respectant les identités nationales.
La Suisse a du plié face au USA. L'UE ne se saurait jamais soumis ainsi face aux USA sans contrepartie, parce qu'elle forme une puissance.
Et la Suisse continuera à baisser la tête face au Grands.

Les nationalistes sont des gens qui ne sont pas capable de se projeter dans l'avenir.
Il crie à l'indépendance, alors que celle-ci ne peut exister. L'autarcie n'existe pas. Tout pays doit créé des lien avec d'autres, donc est soumis à des compromis qui par définition annule l'indépendance.

La Nature nous montre l'exemple. Pour se protéger des prédateurs. les herbivores vivent en groupe.

L'échec de l'Europe présent n'est pas d'avoir ouvert les frontières, mais de croire que s'occuper que de l'économie allait suffire à une grande cohésion.

L'Angleterre partie, c'est une chance pour l'UE d'avancer plus rapidement, L'Angleterre n'avait pour l'Europe que des intérêts économiques et sabordait tout le reste.

Écrit par : motus | 28/06/2016

«Les nations se tournent vers elles-mêmes. Et ce regard vers l'intérieur leur réservera des trésors.»

Je crains que ce «regard vers l’intérieur» ne nous réserve pas que des trésors et s’accompagne, comme on le voit déjà hélas, d’un regard hostile vers ceux qui viennent de «l’extérieur».

C’est Nigel Farage qui déclare pendant sa campagne pour le Brexit que rester membre de l’UE et laisser rentrer des réfugiés au Royaume-Uni, c’est faire courir un risque massif de viol aux femmes anglaises. C’est Yves Niddeger qui déclare sur votre plateau, sourire narquois aux lèvres, qu’«on vient d'importer en Europe un million de paires de couilles pleines et frustrées» en parlant des migrants.

Ce sont les graffiti et incidents racistes qui se sont multipliés en Angleterre depuis vendredi dernier. Ce sont des enfants d’origine polonaise de la ville de Huntingdon qui on trouvé, quelques heures après l’annonce des résultats, des cartes postales dans leur boîte aux lettres les traitant de “vermine” et leur demandant de quitter l’Angleterre au plus vite.

Ce sont les cris de haine, les «Get out of here!», qui résonnent partout en Angleterre depuis quelques jours et toutes leurs variantes («On a repris notre pays; maintenant faisons sauter ces merdes de mosquées”. Je cite le Guardian, pas Ringier.)

Ce sont les Indiens installés depuis des lustres en Angleterre qui sentent tout à coup une hostilité nouvelle à leur égard. C’est la peur des musulmans américains à l’heure des effrayantes diatribes racistes de Trump.

Il faut être bien naïf pour ne pas voir aussi cela, cette bête immonde qui relève la tête, dans cette lame de fond nationaliste que vous décrivez si bien et qui vous enchante, ici et ailleurs, et ne pas en être effrayé.

J’aimerais bien vous entendre dénoncer ces dérives xénophobes avec la même éloquence et la même urgence avec lesquelles vous saluez cette «Révolution conservatrice» et encensez «la voix des peuples».

Écrit par : Pascale Torracinta | 28/06/2016

"L'UE ne se saurait jamais soumis ainsi face aux USA sans contrepartie, parce qu'elle forme une puissance."

L'UE de Bruxelles est une construction américaine visant à empêcher un bloc continental européen cohérent, efficace et indépendant de se constituer.
Mackinder, la théorie du Heartland etc...

https://youtu.be/1Atyvt9TlcQ

https://www.upr.fr/wp-content/uploads/2011/02/UPR-DOSSIER-DE-FOND-LA-FACE-CACHEE-DE-ROBERT-SCHUMAN-f%C3%A9vrier-2011.pdf

En fait, l'Europe est toujours stratégiquement occupée.
Le bloc ex-soviétique s'en est retiré. Les USA, non.
Et il est temps pour nous de nous libérer.
Cela ne pourra se faire sans d'abord nous séparer de nos propres "élites" politiques.

Écrit par : Paul Bär | 28/06/2016

Si la majeure partie des Suisses ne souhaite pas entrer dans l'UE il n'y a donc pas de concernés qu'habitants des villes ou des campagnes, personnes âgées ou défavorisées.

Depuis des années que n'entend-t-on-on pas en fait de critiques concernant l'UE (caricatures, Mme Merkel, notamment)) et combien d'entre nous n'ont pas imaginé, pour ne pas dire plus, que la sortie de l'Euro de la Grande-Bretagne serait suivie par d'autre sorties de l'Euro!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 28/06/2016

@ Philippe

Un grand media proposant à ses lecteurs une vision à la fois conservatrice (mauvaise réputation conservatrice comme conservateur!)et sociale, populaire, proche des plus démunis, patriotique et nationale ne serait-il pas accusé, dénoncé "populiste"?

Les personnes démunies ne sont-elles pas celles qui nous dérangent et que,pour un peu, on accuserait de le "faire exprès" juste pour nous compliquer la vie?!

Tout n'est-il pas désormais à la démolition des acquis sociaux?

Jeunes indignés d'avoir à travailler pour ces vieux qui coûtent si chers?

Si l'on écrivait des articles réels sans pressions, manipulations, menaces ou tabous... nous aurions des journaux n'occultant plus rien, ou moins, mais les lecteurs seraient-ils présents, "prêts" lorsqu'il s'agirait de défendre un journaliste clairvoyant annonçant les dérives de décideurs qui s'annoncent élite d'entre les élites?

Un journal proposait ou propose à ses lecteurs d'entrer dans un cercle direction,journalistes et lecteurs mais suivait un questionnaire invraisemblable concernant les lecteurs. Questionnaire que certains sans avoir "rien à cacher" ne pouvait que trouver excessif... et décourageant ceux qui n'ont pas de bagages, titres ou diplômes particuliers...
exactement comme le ressenti de certains participants à des tours de table pour faire connaissance comme autrefois les rencontres scolaires entre profs parents d'élèves, les uns parents frétillants et pressés d'avoir à se présenter parce que très à l'aise dans la vie les autres regrettant d'être venus...

Écrit par : Myriam Belakovsky | 29/06/2016

Motus@ Rarement vu un texte aussi mal écrit. Aussi immature...

Écrit par : Géo | 29/06/2016

@ motus,

Votre analyse jette une lumière différente sur les tendances actuelles elle et vaut le détour.
Il est compliqué de comprendre de quoi il en retourne, lorsqu'on est encore dans le tourbillon de l'actualité. Dans quelques années, il sera plus simple de dire, si en 2016 on était en pleine "révolution conservatrice" ou s'il s'agissait de la poussée périodique d'une lame de fond.
Le Brexit provoque un grand chambardement et on mesurera la maturité politique de tous, à l'aune de la gestion de la nouvelle donne. Par exemple en Irlande du Nord ou en Écosse. En l'état, je pense que les Britanniques sont en première ligne, ce sont vraiment eux qui porteront les conséquences les plus directes de leur choix.

Avec le Brexit, chacun voit midi à sa porte. Les prises de position sont à l'image de notre vision du monde et de nos priorités.
On peut comprendre que tout Eurosceptique soit enchanté. Il ne faut pas s'en étonner, ni s'en offusquer, simplement prendre acte.
On peut tout aussi bien comprendre que les membres de l'UE regrettent la sortie d'un grand pays. L'idée d'un éclatement est contraire aux intérêts de tout grand ensemble. Il y a, là aussi, une volonté de conservation d'un statu quo.
Le gouvernement britannique lui-même s'est battu pour faire pencher le vote des Écossais en faveur du Royaume-Uni, les Anglais ont été soulagés de savoir que le Royaume était encore uni, simplement pour des raisons économiques, pour ne pas parler de l'aspect "conservateur" ! Quel ne fut pas le soulagement général à l'issue du vote !

S'imaginer l'effondrement de l'UE réjouit beaucoup d’Européens (et de Suisses), ils rêvent d'un Grand Soir, de la tabula rasa, d'un avenir radieux et d'une liberté retrouvée.
C'est probablement une réaction très humaine et spontanée et il y a une sorte de noblesse dans l'aspiration vers des principes qui transcendent les petits calculs du quotidien.
J'ai encore besoin de temps pour accepter que c'est politiquement judicieux, mes yeux ne voient pas encore le positif dans le projet de effondrement de toute la construction européenne. Il faut beaucoup d'imagination, d’abnégation et de confiance dans les générations futures pour affirmer que c'est maintenant le bon moment pour faire table rase et de recommencer à fonctionner comme nations individuelles.

Nous, en Suisse, nous sommes sur un strapontin. Et nous n'y pouvons rien.
Nous ne sommes pas du tout la priorité de l'UE et nous savions très bien que le Brexit aurait des conséquences sur nos négociations. Notre souveraineté ne signifie pas, que nous imposerons quoi que ce soit aux membres de l'UE.
Se retrouver en position marginale n'est pas forcément négatif, si on sait en jouer, mais ça implique qu'on ne soit pas pressé, qu'on sache attendre son heure.
Mais comme on dirait qu'il est très "tendance" d'être énervé et de se profiler le plus nettement possible, je ne suis pas sûre que le compromis helvétique soit la valeur du moment.

Écrit par : Calendula | 29/06/2016

@ Calendula

Se retrouver en position marginale en souhaitant que le Brexit apporte le moyen qu'il faut pour refonder l'UE cette fois non sur des mensonges mais sur un socle de vérité, ce, d'urgence, ne serait-ce pas, cette position marginale, un honneur?

Pourquoi la Suisse qui, une fois résolu le problème de son assurance maladie curieusement nommée "LAMAL" (pourquoi pas plutôt "LABIEN" ou "LAVAMIEUX")! pourrait se permettre d'éclairer autrui n'inviterait-elle pas les mécontents de l'UE pour "de bon comme pour de vrai" à la rejoindre pour un réel redressement européen (en terme biblique "redressement" peut signifier forme de résurrection) en attendant l'autre: redressement mondial!

Du pain sur la planche, certes, mais de quoi motiver ou remotiver pas mal de monde sans oublier cesdits pasteurs désormais courageux "fonctionnaires d'Etat" avec présentation ou mise en scène édifiante en une église lausannoise:

conforme à la paulinienne parole "Voyez comme ils s'aiment"?!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 29/06/2016

"Des yeux pour ne pas voir" un troisième commentaire cependant non rédigé pour ne rien dire ou "en rajouter".
Schade!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 29/06/2016

"Des yeux pour ne pas voir" tel troisième honnête commentaire reflet d'une répandue pensée perle parce qu'à la recherche de ce que l'on pourrait bien faire pour éviter de toujours profiter sans forcément trop s'impliquer.

Le peuple suisse, nul ne l'ignore, n'entrerait pas volontiers dans l'UE non sans savoir pourquoi à commencer par le souci de son indépendance, de sa liberté, de sa dignité.

Je le proposai en ce troisième commentaire: pourquoi ne pas inviter les pays pas d'accord avec l'UE...une fois réglée, je tiens à le redire, l'aspect irrégulier pas solidaire comme il le faudrait de la LAMAL accablant les personnes juste au-dessus d'un barème pour recevoir un subside sérieux pour ne pas dire généreux!
Afin de ne pas jeter aux oubliettes deux ou trois versets du gênant Evangile que l'on sait à propos d'une paille et d'une poutre...

Il y avait un chant religieux donnant à penser que si Jésus était "né chez nous" il n'aurait pas été crucifié.
A noter quelques apparentes censures (?) je poserai la question de savoir si Jésus aurait eu la possibilité de se faire entendre ou, plus précisément, de laisser passer par lui, comme par une flûte, le divin souffle inspirateur de l'esprit...!?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 30/06/2016

@ Myriam Belakovsky,

Si je comprends bien le sens de votre propos, je nous vois investis d'une mission énorme !
Je ne suis pas sûre que la majorité de nos concitoyens s'imaginent comme pays-leader d'un mouvement de redressement européen ou mondial.
La neutralité est certainement une valeur encore très appréciée et elle me semble en contradiction avec cette mission ...
Votre vision dépasse probablement un horizon proche, puisque la réforme de la LAMAL nous occupera encore un sacré bout de temps ! ;-)))

Écrit par : Calendula | 30/06/2016

excellent article merci M Decaillet c est un régal de vous lire .

Écrit par : deleze c. | 01/07/2016

Puissant, merci.

Et pour Motus et son allégorie des herbivores qui vivent en groupe, ok mais il y en a toujours un qui finit par se faire bouffer. C'est pas complétement au point non plus, semble-t-il.

Écrit par : JDJ | 02/07/2016

Les Niçois ont vu l'horreur sous les feux du 14 juillet 2016:

14 juillet meurtrier à Nice: Au moins 84 morts selon un bilan encore provisoire.
Le chauffeur du camion identifié -Un Franco-tunisien de 31 ans. Tout en conduisant, il aurait tiré sur la foule. Il s’agit de Mohamed Lahouaiej Bouhlel, chauffeur-livreur,
Au moins 84 morts selon un bilan encore provisoire

Au moins 84 personnes ont été tuées jeudi soir dans un attentat à Nice, lorsqu’un camion a foncé sur la foule qui assistait au feu d’artifice sur la Promenade des Anglais.

Il y aurait par ailleurs des dizaines de blessés, dont 18 “en état d’urgence absolue”. Une cinquantaine d’enfants ont notamment été hospitalisés à l’hôpital Lenval situé à proximité du lieu de l’attentat.

Selon les premières informations de Nice-Matin, l’homme aux commandes du véhicule est un Franco-tunisien de 31 ans. Tout en conduisant, il aurait tiré sur la foule.

Depuis, son identité a été confirmée. Il s’agit de Mohamed Lahouaiej Bouhlel, chauffeur-livreur, père de trois enfants. Il était connu des forces de police pour des faits de violence mais n’était pas « fiché S ». Son ancien domicile (dont il a été exclu en 2012 après des violences conjugales et où vit toujours son ex-compagne), situé à Nice Nord, près du stade du Ray, a été perquisitionné ce vendredi matin.

Présent sur les lieux lors du feu d’artifice jeudi, un journaliste de l’AFP a vu le camion blanc foncer à pleine vitesse dans la foule, suscitant un mouvement de panique. “C’était le chaos absolu”, a-t-il décrit.

Le camion “a foncé sur la foule sur une longue distance, le long de la Promenade (des Anglais), ce qui explique ce bilan extrêmement lourd”, a précisé le sous-préfet : “Il y a eu des coups de feu et le chauffeur a été abattu”.

Sur i-Télé, Eric Ciotti, député et président du Conseil général des Alpes-Maritimes, affirme que le semi-remorque a heurté la foule sur 2 km. Selon lui, le chauffeur a été stoppé par des tirs de la police à proximité du Palais de la Méditerranée, un grand hôtel de la Promenade des Anglais (voir le trajet sur cette infographie interactive du New York Times).

D’après l’ancien maire de Nice, Christian Estrosi, le véhicule était “chargé d’armes et de grenades”. Ce vendredi matin, il est désormais question d’une grenade dite “inopérante” et d’“armes longues factices”.

Article publié initialement dans la nuit du 14 au 15 juillet. Il est réactualisé en fonction des dernières informations.

http://www.causeur.fr/attentat-nice-promenade-anglais-terrorisme-39235.html

Écrit par : Patoucha | 15/07/2016

Aujourd'hui, le danger principal auquel les peuples sont confrontés résulte de l'alliance entre les intérêts de lobbyistes d'entreprises mammouth mondialisées et les fonctionnaires de la bureaucratie européenne supra-étatique, une construction qui doit beaucoup à l'imprégnation marxiste internationaliste des années 60 et 70. L'histoire a montré les dégâts du centralisme bureaucratique "au service du peuple" mais les "élites" médiatiques et économiques refusent de modifier les paramètres de leur grille de lecture au contact du réel obstiné. Cette cécité est étonnante aux gens dotés d'un peu de bon sens mais elle se comprend mieux dès qu'on se déplace du côté des élites : elles défendent leurs intérêts tempérés de bonne conscience sociale.

Écrit par : Malentraide | 17/07/2016

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