26/09/2016

Caisse unique, bordel !

 

Sur le vif - Lundi 26.09.16 - 13.40h

 

Caisse unique, bordel ! Même si le peuple a dit non, vote qui doit évidemment être respecté, il faut, dans l'avenir, revenir, et revenir encore, par la démocratie directe, avec des projets où l’État, garant de la Santé publique, puisse assumer son rôle régulateur et redistributeur dans la gestion de l'assurance maladie. L’État, dans un pays fédéraliste, cela peut être un canton, ou un groupe de cantons. Mais cela peut être aussi la Confédération. Tous les modèles, Caisse unique ou Caisse publique, sont à étudier, sans tabou.

 

Il faut en finir avec la loi de la jungle, la stupidité de cette mise en concurrence des Caisses, qui avait été acceptée dans les années 1990 par une conseillère fédérale... socialiste ! Il faut, dans les années, les décennies qui viennent, remettre l’État, non au sens d'une armée de fonctionnaires bien sûr, mais au sens de l'intérêt supérieur de tous, au centre du débat sur la Santé publique en Suisse.

 

Regardez l'Histoire de nos grandes assurances sociales : aucune d'entre elles n'a surgi du premier coup. Il a fallu, chaque fois, se battre pendant des générations, saisir le peuple pendant des décennies. Jusqu'au jour où, l'affaire étant mûre, le peuple dit oui.

 

La politique suisse est un chantier de très longue haleine. Il ne faut jamais se décourager.

 

Pascal Décaillet

 

13:40 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (11) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

A ce stade, qu'est-ce qu'on risque ? Autant essayer, ça ne peut pas être pire.

Écrit par : Pierre Jenni | 26/09/2016

Tenir compte des salaires qui n'augmentent pas

Pas plus que l'AVS!

Avant que les socialistes ne prennent les choses en mains l'assurance maladie ne posait aucun problème, primes de base, d'une part, et facultative, de l'autre.

Il ne s'agissait nullement de l'arnaque présente ruinant certains sans scrupule mais d'une "sécurité en cas de maladie" et ceux qui n'étaient pas encore ghettoïsés SENIORS non coupables de coûter prétendument plus chers que les "actifs"!

Les Suisses chérissaient l'assurance maladie, indiscutable avancée sociale, en ses débuts.

A propos d'AVS au départ chaque habitant reçoit une rente mais pourquoi l'accorder aux habitants immensément riches du pays qui n'en ont aucun besoin?

Cet argent des rentes ainsi restant dans les caisses assurant financièrement l'AVS (on note l'égoïsme des jeunes qui ne veulent pas "bosser" pour les vieux ainsi que leur inconscience puisque les vieux en l'occurrence concernés précisément seront eux-mêmes)!

Parvenir par la contrainte imposée par cette cette assurance maladie obligatoire à rendre insomniaques et parfois malades d'angoisse (parce que n'ayant aucun droit à un subside sans être véritablement "riches") les affiliés qui ne sont pas en mesure de se défendre de la part d'une "assurance maladie*... quel "exploit"!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 26/09/2016

Sur Facebook, il y a une page pour dire carrément stop à la LAMAL.
Pourquoi ne pas y adhérer ?

https://www.facebook.com/groups/284826805234143/

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu © | 26/09/2016

Mais c'est trop facile de donner la faute à une socialiste ! par votre insinuation mesquine ... le rajout (une conseillère fédérale ... socialiste.
L'assurance maladie est (était) une nécessité pour que tout le monde puisse obtenir un minimum de soins. Or les bonnes intentions initiales de la loi ont été prises au vol par le privé (en grande-partie) et ils se sont donnés à coeur-joie de la crédulité de la population et montré une opacité de ce business qui leur a été donné clé en main (comme une rente de situation).
Que je sache, ces acteurs privés, les caisses-maladies entre-autre, ne sont pas valablement contrôlés et maîtrisés par les organes de surveillance.
Sur la base de leurs informations comptables, ils peuvent accentuer ce qu'ils veulent. D'ailleurs les assurances maladies ne donnnent pas au service public, de tout regarder; sous le prétexte qu'elles auraient des secrets d'affaires mêlés à ces comptes; c-à-d le domaine des assurances-maladies complémentaires. C'est un joli joker que voilà ! Il ne montrent que ce qu'elles veulent et définissent elles-memes quasiment les hausses qu'elles veulent et utilisent le service public (le ministre de l'intérieur, un autre socialiste) comme bouclier.

Écrit par : Manuel Alonso Unica | 26/09/2016

Avec un peu de distance,on doit bien convenir que beaucoup des partisans de la "caisse unique", concept nébuleux dont on ne sait ni ne connaît rien, le sont davantage par l'exaspération que leur cause le système actuel que par goût ou inclination. C'est mon cas, à tout le moins.

Cette exaspération est d'autant plus justifiée que la Suisse est le seul pays de la planète où des assureurs peuvent voler des assurés des années durant et ne leur restituer qu'un maigre partie de leur larcin, et où toutes les dépenses de santé sont au minimum 30 à 40% plus onéreuses que partout ailleurs non pas en Europe, mais dans le monde - sans aucune justification aucune.

Et où des assurés, sans droit de recours, sont contraints de payer pour l'opacité des assureurs et l'incurie de l'office des assurances sociales.

Souriez, vous vous faites avoir.

Écrit par : Déblogueur | 26/09/2016

Nous savons qu'une partie de l'UDC et du PLR qui ont de l'influence dans leur parti, veulent la mort de l'AVS, du 2eme pilier et de l'assurance maladie obligatoire. Bref, le chacun pour soi, et tant pis pour les faible : Le Psychopathe Paradise Land.

Pour que les choses changent, il faudrait que la droite classique qui a une aspiration d'une droite humaine, se réveille et lance une initiative afin que les caisses cantonales puissent avoir la liberté d'exister. Cela sous-entend, de laisser de côté l'idéologie pour du pragmatisme.

Tant que c'est la gauche qui s'occupe de ce problème, les échecs dans les initiatives se suivront.

Écrit par : motus | 26/09/2016

À sa retraite, Ruth Dreifuss, a reconnu que contrairement à ce qu'elle a dû dire.... L'AVS n'était pas en danger et qu'il y avait de l'argent...... Donc, on s'est fait avoir!
Quelqu'un de gauche m'avait dit : Cette votation n'est pas sociale!

Écrit par : Patoucha | 26/09/2016

" la stupidité de cette mise en concurrence des Caisses "

Cette concurrence entre les caisses c'est un peu comme si il n'y avait que des Migros pour faire ses courses et que l'on parlerait de concurrence entre supermarchés puisque on laisserai le consommateur le choix de sa Migros.

C'est la LAMAL qui décide des prestations qui sont remboursées ou non par les caisses maladies et non une quelconque liberté de contracter entre assurés et assureurs. L'explosion des primes coïncide avec l'introduction de la LAmal c'est à dire quand l'état a décidé de mettre son nez dans le système de santé en le rendant entre autres obligatoire. Et vous croyez que c'est l'état qui va sauver un système qui là mis lui-même dans cet état?

D.J

Faut vraiment le faire pour parler de loi de la jungle dans système régulé par l'état.

Écrit par : D.J | 26/09/2016

" et où toutes les dépenses de santé sont au minimum 30 à 40% plus onéreuses que partout ailleurs non pas en Europe, mais dans le monde "

Faux!!! Non seulement la Suisse est troisième des pays de l'OCDE mais en plus on est loin des 30 à 40% plus onéreux des pays qui suivent la Suisse où il faut remonter 22 rang plus loin avec la Rep. Tchèque pour trouver 30% moins onéreux que la Suisse.

https://www.oecd.org/fr/sante/systemes-sante/French%20Country-Note-FRANCE-OECD-Health-Statistics-2015.pdf

Il est intéressant de voir dans ce graphique le part total des dépenses publiques pour la santé aux USA qui se situent aux alentour de 40% des dépenses totales. Alors que les partisans de la caisse unique nous sortent à chaque fois l'exemple des USA pour nous expliquer l'échec des systèmes de santé " néolibérales " essentiellement en main privée.

D.J

Écrit par : D.J | 26/09/2016

@Déblogueur
Bon résumé de la situation.

Écrit par : Mère-Grand | 27/09/2016

Je ne pense pas qu'on puisse dire que les assureurs ont volé les assurés car, tout au moins pour ce qui concerne l'assurance de base, le système n'est pas basé sur la notion de profit. Alors si montants monstrueux sont engrangés par les caisses, ils ne vont en aucun cas dans les poches avides des administrateurs !

Aussi bien plutôt que de vouer les caisses aux gémonies, il serait sans doute plus utile de se pencher sur le fonctionnement du système. Et nous avons un Parlement qui ne semble guère enclin à trouver des solutions.

Au fond, les caisses en ligne de mire, c'est un peu comme un abcès de fixation : ça permet de rester accroché à une situation sans chercher vraiment si les ennuis ne viennent pas d'ailleurs.

Quant à la formule "Caisse unique, bordel", M. Décaillet, certains vous diront que c'est le système actuel qui est le bordel, alors que d'autres prétendront que la Caisse unique serait le bordel. Qui croire ?

"Ceux qui prétendent détenir la vérité sont ceux qui ont abandonné la poursuite du chemin vers elle. La vérité ne se possède pas, elle se cherche."
Albert Jacquard - Petite philosophie à l'usage des non-philosophes - 1997

Écrit par : Michel Sommer | 27/09/2016

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