03/12/2016

Le monde, sans les socialistes

 

Sur le vif - Samedi 03.12.16 - 15.26h

 

Je l'ai dit maintes fois depuis des années, je ne comprends absolument pas pourquoi les socialistes suisses, ainsi que les syndicats, s'accrochent à ce point aux principes de mondialisation et de libre-circulation. Eux qui prétendent protéger les plus faibles, ne voient-ils pas que les premières victimes d'un monde sans frontières sont justement les plus précaires d'entre nous ?

 

Les socialistes et les syndicats s'accrochent à une libre-circulation qu'ils n'ont acceptée, il y a une quinzaine d'années, qu'à la condition qu'on lui adjoigne des mesures d'accompagnement. Or, AUCUNE de ces mesures, promises par les libéraux et le patronat, n'a été mise en oeuvre. Je dis bien : AUCUNE.

 

Les socialistes et les syndicats, comment font-ils pour ne pas voir qu'un minimum de régulation des flux migratoires (personne ne parle de fermer les frontières), et aussi un minimum de protectionnisme (urgent et vital dans le domaine agricole) sont les seuls garants d'une protection des plus démunis, chez nous ?

 

Les socialistes et les syndicats, au nom du vieux mythe de l'Internationale, vont-ils continuer à vouloir embrasser toute la globalité planétaire du monde, cette illusion, alors que les communautés humaines, surgies des entrailles de la terre, ont un vital besoin d’horizons définis, de bornes, de délimitations, en un mot de frontières au sein desquelles puisse s'exercer la loi voulue par tous, celle du démos.

 

Si les socialistes, en Suisse comme ailleurs, continuent dans ce déni, dans cette béatitude internationaliste, s'ils continuent à ignorer le principe de la nation, à mépriser les lieux de mémoire et la communauté des souffrances, les classes populaires les quitteront définitivement. Le monde continuera. Mais sans les socialistes.

 

Pascal Décaillet

 

15:45 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (16) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Un propos sur la photo de couverture d'un site de Charlot Sommaruga où il était écrit que le capitalisme était une imposture m'a inspiré cette pensée:

Le socialisme et ses avatars sont une imposture. Ces doctrines se repaissent de la misère humaine, raison pour laquelle elles sont favorables à l'immigration massive et à la régulation des sans-papier.


J'ai démissionné du syndicat UNIA car il s'affichait ouvertement pro immigrationnisme. Je leur ai écrit en fournissant la raison de ma démission. Cela n'a pas été apprécié. Voici ce qui m'a été répondu:

"Nous regrettons vivement votre décision et votre désolidarisation des valeurs portées par notre syndicat. Il est, en effet, de l'intérêt de tous de rester unis et solidaires face à un patronat de plus en plus agressif. Notre ligne de combat se concentre sur la défense de travailleurs, quelle que soit leur origine ou leur provenance. Nous ne pouvons dès lors que regretter votre sentiment et qu'il soit moteur de votre intention de démissionner."

C'est la réponse que j'ai eu suite à ce courrier que je leur ai adressé:

"Cela fait un moment que je constate que vous faites de la citation suivante « Les autres avant les nôtres » votre politique alors que votre mission première est de défendre les intérêts des travailleurs habitant en Suisse, comme par exemple la lutte contre le chômage. J’ai également constaté que, comme la plupart de nos politiciens, vous refusiez de voir les dangers s’abattant sur nos pays avec les invasions que nous subissons lui préférant le doux euphémisme de migrations, que vous encouragez par ailleurs, estimant les Helvètes suffisamment riches, donc parfaits cochons payeurs pour accueillir toute la misère du monde. Je considère vos positions comme de la trahison et estime que vous avez rompu la relation de confiance entre votre syndicat et le citoyen que je suis, des faits récents le montrent et cela n’ira pas en s’améliorant. C’est donc la raison pour laquelle je démissionne avec effet immédiat car il m’est intolérable de financer une politique que je réprouve, combats et pense criminelle."

Écrit par : G. Vuilliomenet | 03/12/2016

Soyons claire avec "les mesures d’accompagnements": Ça veut bien dire ce que ça veut dire, a savoir qu'on crée délibérément des conditions cadres avec des effets prévisibles tellement négatifs pour les salariés qu'elles nécessitent de prévoir des "mesures d’accompagnements" avant même d'être en vigueur.

Quelles sortes d'idiots schizophrènes crées volontairement un problème avec des impactes humains graves sur les plus vulnérables pour ensuite prétendre en avoir le remède avec des "mesures d’accompagnements" ?

Réponse dans votre article: Les socialistes suisses en plein déni de réalité.

Écrit par : Eastwood | 03/12/2016

Je pense qu'ils ne sont pas encore sortis du traumatisme des nations transformées en armes de la première moitié du XXe siècle et en partie du XIXe.
Or ce n'est pas une fatalité, c'était une dérive idéologique dans des circonstances historiques particulières qui a produit cela.

Écrit par : hommelibre | 03/12/2016

L'éternelle contradiction entre anti-capitalistes et aménageurs du capitalisme dans le sens social. Ce sont deux partis différents. Vous qui aimez l'histoire allemande, souvenez-vous que pour les communistes, l'adversaire principal dans l'Allemagne des années 30, ce n'étaient pas les nazis mais les socialistes...
Ils ne changeront jamais et je m'abstiens de le commenter, vous censureriez mon commentaire...

Écrit par : Géo | 03/12/2016

Avant, le socialisme, c'était cela:

"Je n’ai jamais été un partisan bien vif des idées et des principes du cosmopolitisme. Ils ont quelque chose de trop vague, de trop idéal, malgré certains côtés brillants et spéciaux, je crois que leur effet le plus certain est d’effacer ou de trop amoindrir l’amour de la Patrie et le devoir de la responsabilité civique. (lettre au Congrès de la Paix de Lausanne)"

"Je crois que l’existence de patries autonomes est nécessaire à l’humanité. Je crois notamment que la disparition de la France ou sa domestication serve d’une volonté étrangère serait un désastre pour la race humaine, pour la liberté et pour la justice universelle. Voilà ma conception, voilà ma politique. Jamais nous ne livrerons la Patrie. Jamais nous ne demanderons au prolétariat d’être dupe de ceux qui exploitent la Patrie. (lettre à la Dépêche de Toulouse, 1905)"

"La vérité c’est que partout où il y a des patries, c’est-à-dire des groupes historiques ayant conscience de leur continuité, toute atteinte à l’intégrité et à la liberté de ces patries est un attentat contre la civilisation. (L’Armée nouvelle)"

Jean Jaurès

Écrit par : Paul Bär | 03/12/2016

Marx également:

"La masse des travailleurs sans emploi ou sous-employés dont l’existence est une menace pour les travailleurs employés permet aux patrons d’imposer une discipline des salaires. Il semble qu’aujourd’hui l’immigration fournit au capitalisme global son armée de réserve."

En fait, nos socialistes actuels sont, dans leur immense majorité, des "socio-traîtres" libéraux.

"Dans sa répugnante apatridité le libéralisme a attribué à la richesse qui se communique la vertu qu’elle a refusée au sang qui se transmet : sa seule préoccupation est désormais de sauvegarder sa richesse par la libre circulation des capitaux et des êtres humains en détruisant le droit du sang pour le remplacer par le droit du sol, avant l’anéantissement programmé de toute frontière géographique après celle des frontières douanières."

Cette citation illustre à merveille le paradigme politique actuel qui voit si souvent, notamment en Suisse dans les débats à Infrarouge, se tenir côte-à-côte en alliés de circonstance, mais aussi de conviction mondialiste et globaliste, les représentants du patronat et les représentants de la gauche (à la notable exception de Jean Spielman, quand il intervenait encore dans ce genre de débats).

Et après, ils arrivent encore à s'étonner que les classes industrieuses indigènes ne votent plus pour eux ! Ainsi, rien d'étonnant qu'ils soient tous, à gauche, pour l'importation d'un électorat allogène de substitution !

Marchais, reviens !

"Je vous le déclare nettement : oui, la vérité des faits me conduit à approuver, sans réserve, la riposte de mon ami Paul Mercieca. Plus généralement, j’approuve son refus de laisser s’accroître dans sa commune le nombre, déjà élevé, de travailleurs immigrés. En raison de la présence en France de près de quatre millions et demi de travailleurs immigrés et de membres de leur familles, la poursuite de l’immigration pose aujourd’hui de graves problèmes. Il faut les regarder en face et prendre rapidement les mesures indispensables. La cote d’alerte est atteinte. C’est pourquoi nous disons : il faut arrêter l’immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs au chômage. Je précise bien : il faut stopper l’immigration officielle et clandestine. Il faut résoudre l’important problème posé dans la vie locale française par l’immigration. Se trouvent entassés dans ce qu’il faut bien appeler des ghettos, des travailleurs et des familles aux traditions, aux langues, aux façons de vivre différentes. Cela crée des tensions, et parfois des heurts entre immigrés des divers pays. Cela rend difficiles leurs relations avec les Français. Quand la concentration devient très importante. La crise du logement s’aggrave ; les HLM font cruellement défaut et de nombreuses familles françaises ne peuvent y accéder. Les charges d’aide sociale nécessaires pour les familles immigrés plongées dans la misère deviennent insupportables pour les budgets des communes. (lettre de Georges Marchais, alors secrétaire général du PC, reproduite dans « L’Humanité » du 6 janvier 1981. Elle est adressée au recteur de la mosquée de Paris, qui venait de s’indigner contre la destruction au bulldozer.


(le 24 décembre 1980, veille de Noël, expulsion d’un foyer de 300 travailleurs maliens par le maire communiste de Vitry, Paul Mercieca)"


Ils pourraient aussi écouter le sous-commandant Marcos:

"Toutes les cultures que les nations ont forgées - le noble passé indigène de l’Amérique, la brillante civilisation européenne, la sage histoire des nations asiatiques et la richesse ancestrale de l’Afrique et de l’Océanie - sont corrodées par le mode de vie américain. Le néolibéralisme impose ainsi la destruction de nations et de groupes de nations pour les fondre dans un seul modèle. Il s’agit donc bien d’une guerre planétaire, la pire et la plus cruelle, que le néolibéralisme livre contre l’humanité.
(1997)"

Mais peu importe, on arrive en fin de course et les choses sérieuses vont bientôt commencer...

Écrit par : Paul Bär | 03/12/2016

Je pense tout à fait comme Pascal Décaillet. La seule chose que je ne comprends pas c'est: comment se fait-il que le PS n'ait pas encore été pénalisé par les électeurs comme il le mérite? C'est à dire:comment se fait-il qu'il ne soit pas à 5%?

Je pense qu'il existe quand même chez les électeurs de tous les partis une certaine tendance à prendre plaisir au rôle du cocu. Ou alors c'est une confiance aveugle faite à un parti par jobardise complète, tradition familiale ou on ne sait quoi.

Ca existe aussi chez les PDC qui ont mis très très longtemps à comprendre que le patriotisme chrétien plutôt conservateur qui était la raison d'être de leur vote était désormais représenté par l'UDC. Ca existe aussi chez les radicaux, parti des colonels, parti de l'indépendance helvétique fièrement proclamée et défendue depuis 1848, et de l'esprit républicain démocratique. Les électeurs radicaux ont mis très longtemps aussi pour comprendre, qu'ils sont trahis par les Fathi Derder et les Burkhalter, internationalistes et pressés de brader la Suisse pour un plat de lentilles bruxelloises. Et pourtant il y a encore trop de gens qui votent PDC et PLR sans se rendre compte que ces partis travaillent contre leurs intérêts et contre notre pays.

La Suisse est vraiment un pays très conservateur. Les choses y vont encore trop bien. Les gens n'ont pas encore compris que le moment est venu de donner LE grand coup de balai. Mais ça viendra, et peut-être plus tôt qu'on ne pense.

Ce qui est dommage c'est que l'UDC est trop bourgeoise, trop gouvernementale, trop concordante pour recueillir les raisins de la colère. Elle ne pourra pas dépasser les 30%. On ne sait pas encore qui va recueillir la colère qui monte. Mais on sent, je sens très fortement le bouillonnement, même dans ce pays si calme et, nous dit-on, si prospère.

Ce que je sens venir c'est un mouvement social populiste et de gauche, socialement de gauche, attaché aux service publics, à la préférence nationale à l'emuche, un mouvement tumultueux qui rejettera brutalement l'internationalisme et exigera l'application de l'art 121a de la Constitution fédérale.

Qui va se lancer et incarner cette sensibilité "justicialiste", comme justice sociale, et nationaliste en même temps? Il y a une attente très forte dans le pays.

En tous cas le gros Levrat n'arrivera à rien avec son virage à gauche vers la "lutte de classes". Ca va tomber à plat. Ca c'est sur. Du moins tant qu'il sera pour la libre circulation - libre exploitation. Et quant à l'horripilante Cesla (Communauté de Etats Socialistes Latino Américains) Amarelle, qui ose se présenter aux suffrages des Vaudoises et Vaudois alors qu'elle veut les remplacer par un autre peuplevenu de tous els continents, elle va plomber le PS vaudois qui avait un certain succès avec la politique sensée et proche des gens menée par Pierre-Yves Maillard.

Écrit par : Nuance... | 04/12/2016

Encore une journée charnière que ce 4 décembre! Si les Autrichiens Votants lisent la presse allemande récente ils auront certainement fait le bon choix dans les urnes.

Exemple : "Tribunal allemand qui a jugé que 7 islamistes qui patrouillaient dans les rues de Wuppertal pour faire appliquer la charia, a estimé que ces derniers n'avaient pas enfreint le droit allemand; ils n'ont fait qu'exercer leur droit à la libre expression".
D'autres tribunaux ont mêmes légalisés le mariage d'enfants (de filles en bas âge donc). Cour d'appel de Bamberg.
Augmentation de la criminalité en Allemagne sur une année: 31,6%

Tout cela à nos portes d'à côté dans une sociale démocratie!

A une certaine époque le pire est venu d'Autriche, espérons que ce jour, le meilleur viendra des Autrichiens.....et des Italiens. Afin qu'un vrai "coup de sac" vienne secouer ce socialisme qui n'est pas le "nazional" d'antan mais qui a tous les mêmes effets pervers!

Écrit par : Corélande | 04/12/2016

Je rectifie une faute de frappe: préférence nationale à l'embauche bien entendu, pas à "l'emuche". Désolé

Écrit par : Nuance... | 04/12/2016

Nuance:
Pourquoi les socialistes ne sont pas à 5% ? Je pense que la principal raison est qu'il y a encore pas mal de gens qui ne sont pas directement confrontés au marché du travail (fonctionnaires, retraités, étudiants) et qui ne se rendent pas assez compte de la brutalité de la mondialisation.
Pour réponde à l'article de monsieur Decaillet, il semble que les socialistes sont avant tout intéressés par les droits des étrangers et pas celui des Suisses, et puis ceux qui sont à la tête des instances dirigeantes n'ont aucun soucis à se faire pour leur avenir ou ceux de leurs enfants.

Écrit par : Philippe | 04/12/2016

TDG d'aujourd'hui, interview d'une élue PS à propos de leur congrès: "Les propositions les plus extrêmes comme la contestation de la propriété privée du sol ont été finalement rejetées." Avec les propositions pareilles on est dans l'idéologie communiste.
Alicja

Écrit par : Alicja | 05/12/2016

Ces discours gauche/droite commencent véritablement à devenir lassant tant ils sont anachroniques.
Le monde d'aujourd'hui ne fonctionne plus sur ce clivage d'un autre âge.
Tout le monde a évidemment raison selon sa grille de lecture. Mais personne ne semble mesurer véritablement la portée de la révolution numérique qui ramène le politique à une structure obsolète, incapable de répondre aux défis de notre siècle. Ils sont tous à côté de la plaque.
La gauche, au sens large, revient avec son concept de lutte des classes en élisant à l'unanimité le seul candidat par défaut de leur idéologie, Christian Levrat.
La droite, économique, veut embrasser passionnément les disrupteurs qui proposent de réinstaurer la loi de la jungle, ou la loi du plus fort.
Le centre, comme à son habitude, navigue à vue mais reste servile dans son soutien à la droite.
Les populistes rebondissent momentanément s'appuyant sur la peur du changement et le repli identitaire qui pourrait être beau s'il n'était pas centré sur lui-même.
Le salut viendra d'ailleurs. Certainement d'en bas s'il veut s'installer durablement. Mais il y a de fortes chance que ce changement se fasse dans la douleur parce que personne ne veut rien lâcher.

Écrit par : Pierre Jenni | 07/12/2016

"Le centre, comme à son habitude, navigue à vue mais reste servile dans son soutien à la droite."

Ca c'est un point de vue d'homme de gauche. Vu de droite il faudrait dire:

"Le centre, comme à son habitude, navigue à vue mais reste servile dans son soutien à la gauche."

En effet le soutien du PDC aux socialistes est une évidence. L'hostilité faux cul du PDC à l'UDC est tout aussi évidente.

Ou alors c'est que vous parliez de la servilité du centre envers la droite économique essentiellement. Dans ce sens vous avez raison. Le centre est un larbin des intérêts de l'économie.

Ce que je reproche à ce centre c'est de trahir la vraie droite: celle de l'attachement à la patrie, celle de l'indépendance et de la neutalité de notre pays, celle de l'armée, celle de l'ordre et de la tradition, celle des valeurs traditionnelles.

De ce point de vue le centre (PDC) a vraiment trahi et viré à gauche. C'est pourquoi il inspire le dégoût.

Écrit par : Nuance... | 10/12/2016

Enfin un journaliste qui ose dire cela ... BRAVOOO Mr Descaillet.
La Religion socialiste a fait des ravages (exemple la FRANCE)on est d'accord ils ont eu parfois de bonnes idöes MAIS STOP !

Écrit par : SYLVIE RG | 15/12/2016

Les Socialistes? Ils font du social avec l'argent des autres. se remplissent les poches, et ça vomit sur les riches.....!

Écrit par : Patoucha | 17/12/2016

Sans eux ce ciel noir se décantera!

Écrit par : Patoucha | 17/12/2016

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