12/01/2017

Loin, les sondages !

15519212-trump-contre-clinton-8-astuces-pour-bien-lire-les-sondages.jpg 

Commentaire publié dans GHI - 11.01.17

 

Ils nous ont annoncé l’élection de Jospin en 1995, puis à nouveau celle de Jospin en 2002, puis la victoire de Juppé aux primaires de la droite en 2016, sans compter celle – éclatante – de Mme Clinton à la présidentielle américaine. Ou encore, la défaite du Brexit, le 23 juin 2016. En Suisse, ils n’ont rien vu venir lors du vote du 9 février 2014, sur l’immigration de masse. Brillants, les sondages politiques.

 

Brillants, et surtout totalement inutiles. Juste bons à faire vivre les instituts qui les sécrètent, et les médias qui passent des partenariats avec eux. De plus en plus à côté de la plaque. Décalés, face au réel. « Cela n’est qu’une photographie de l’instant », s’excusent-ils. Mais diable, qui d’entre nous a besoin de la moindre de ces « photographies » ?

 

Je plaide ici pour une interdiction des sondages politiques en période de votations ou d’élections, en Suisse. Nous n’avons nulle nécessité de ces projections, au demeurant de plus en plus fausses. Dans notre démocratie, le seul sondage qui vaille, c’est celui, grandeur nature, du jour de l’élection, ou de la votation. Le reste, c’est du vent. Du brassage.

 

Citoyennes et citoyens, constituant ensemble le souverain de notre pays, nous n’avons nul besoin de ces « photographies » intermédiaires de campagne. Nous avons besoin de connaître les dossiers. Débattre, entre nous, et pourquoi pas avec vivacité. Nous engueuler, fraternellement. Et prendre acte, ensemble, du résultat, un beau dimanche. Le reste, c’est de l’intox. Nous n’en voulons pas.

 

Pascal Décaillet

 

12:56 Publié dans Commentaires GHI | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Cher Monsieur,

Diantre, que d'emportement! Les sondages en soi ne sont pas inutiles, ils sont un baromètre de la vie politique. Le problème réside plutôt dans l'interprétation qu'on en fait. En l’occurrence, tant pour l'élection de Donlad Trump que pour le 14 février, les sondages (sérieux) avaient vu juste. La faute - et là je vous rejoins en partie - revient plutôt à ceux qui les interprètent à leur manière, en voulant absolument leur faire dire ce qu'ils veulent. Ce sont les messagers les coupables, pas les messages.

A l'instar de toutes les sciences, celle des sondage n'est pas exacte. Elle est cependant un outil (de gouvernance, de choix politique, etc.) puissant et utile, pour autant qu'on veuille bien l'utiliser comme il se doit. Avec un minimum de sérieux, de déontologie, de méthode et de savoir-faire.

Ne jetons pas, je vous en prie, le bébé avec l'eau du bain!

Bien à vous

Écrit par : Marko Bandler | 13/01/2017

Cher Pascal Décaillet,

Je comprends votre souhait mais une fois les sondages supprimés que fera-t-on des sondeurs et des go-between médiatiques qui emploient et rémunèrent leurs incompétences ? Il faudra leur inventer des postes où ils travailleront à leurs carrières au détriment du contribuable, une perspective inquiétante. ;)
Bonne année

Écrit par : Malentraide | 14/01/2017

Concernant madame Clinton, elle a obtenu quelques millions de suffrages en + que mister Trump.
Les sondages sont faits sur des nombres très réduit de sondés. Il n'est pas rare de lire dans la Presse, suite a un sondage, que tant de % des citoyens d'un pays seraient pour ou contre une chose. Cela est de la manipulation médiatique de base, car il faut toujours préciser que ce sont un % sur X personnes sondées et jamais tous les citoyens d'un pays. En Suisse, ça varie entre (environ) quelques centaines a 15 000 sondés, ce qui est beaucoup.

Écrit par : Steve Roecck | 17/01/2017

Les commentaires sont fermés.