20/09/2017

La droite vous dérange, Chers Confrères ?

 

Sur le vif - Mardi 20.09.17 - 15.07h

 

L'exaspération avec laquelle tant de journalistes SSR, notamment en radio, considèrent le "glissement à droite" du Conseil fédéral, suite à l'élection d'Ignazio Cassis, est singulièrement révélatrice.

 

Que se passe-t-il, et de quoi parle-t-on ? Aux élections fédérales d'octobre 2015, le peuple suisse a envoyé aux Chambres fédérales une très nette majorité de droite, principalement UDC (premier parti du pays) et PLR. Mais aussi, des PDC nettement plus conservateurs, en moyenne, que la section genevoise, sur la jauge de laquelle il faudrait, du bout du lac, cesser de mesurer le parti national.

 

Oui, la Suisse est à droite. Son Parlement est de ceux, en comparaison européenne, où le poids de la gauche est le plus faible. Non par grâce divine, mais par volonté populaire, venue d'en bas.

 

Dans ces conditions, le "glissement à droite", qui fait s'étrangler les intervieweurs SSR, n'est rien d'autre qu'une adaptation souhaitable de l'exécutif fédéral sur la représentation parlementaire, voulue il y a deux ans par le souverain. Nous sommes à l'exact milieu de la législature : il était temps que cette évolution du curseur s'opérât.

 

Et puis, quoi, Mesdames et Messieurs les journalistes SSR ! Le gouvernement de notre pays n'aurait pas le droit d'être, éventuellement, à droite, surtout si les Chambres le sont aussi nettement ? En quoi cela serait-il une tare ? Morale ? Théologique ? Transcendante ?

 

Le vrai problème, ça n'est pas l'adaptation du curseur à Berne. Mais les jugements de valeur, toujours les mêmes, des journalistes SSR, visant à faire du centre-gauche un positionnement moralement acceptable, et de tout ce qui ressemble à la droite, une anomalie condamnable.

 

 

Pascal Décaillet

 

 

15:37 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Il aura fallu 10 ans, pour que le curseur, comme vous dites revienne à son juste côté! L'éviction de déc. 2007 de Ch. Blocher, toute la suite chaotique, déstabilisée par une conseillère (et ses copines, notamment calmy-rey) pour brader notre pays et nos valeurs au devant des "dieux étrangers et européens.
Enfin un de leurs copains-co-débiteurs-solidaires sorti de notre gouvernement, notre pays peut enfin redresser la barre, retrouver ses valeurs, ses principes et son courage face aux multi-libéralistes aux têtes d'ogre.
Dans 2 ans, après des élections fédérales le coup de Trafalgar sera alors derrière nous, et nous en restera que le prix faramineux et les noms des parasites destructeurs de cette vilaine époque, dont les 2 pires; Widmer-strumpf, qui a trahi sa famille politique pour des rêves de grandeur familiale, et d'un darbellay qui continue encore aujourd'hui à faire des enfants dans le dos et tromper son monde sans vergogne.

Écrit par : Corélande | 21/09/2017

Il faut tout de même remarquer la force du bloc UDC, très compact, qui a barré la route à Maudet. Effectivement c'est l'UDC qui a hérité ce rôle de droite bourgeoise dure qui était joué par le parti radical suisse allemand du temps où Mr Décailet faisait ses débuts. Dans toute cette campagne Maudet s'est contenté d'être dans le baratin et le superficiel émotionnel. A Genève celà fait illusion, pas à Berne heureusement. La baudruche Maudet, tellement enflée et pleine d'air, a donc explosé sur les lances du carré discipliné des Suisses de l'UDC. Ouf!

Ce qui est affligeant c'est que les journalistes, sauf Décailet il faut dire, n'accordent de crédit qu'au discours superficiel vide et idéologique d'un Maudet et passent à côté des réalités politiques. C'est le symptôme d'une grave baisse du niveau dans cette profession.

Écrit par : Bonivard | 21/09/2017

Je dois dire que je partage les vues de Corélande, à ceci près que si la mère Schlumpf a en effet trahi la Suisse, ce n'était pas pour des rêves de grandeur familiale à mon avis, mais bien dans une tradition familiale radicale de gauche qui est celle des démocrates des Grisons: un parti radical de gauche qui s'était formé dans l'entre deux guerres en réaction au fait que les radicaux de l'époque, aux Grisons s'etaient alliés aux conservateurs catholiques contre la gauche socialiste. Ce parti démocrate etait dirigé par le Dr Andreas Gadient qui votait toujours avec les socialistes à Berne. La famille Schlumpf appartient à cette tradition. Pour que Leo Schlumpf puisse être élu au CF il avait fallu d'abord la fusion, intervenue juste avant son élection, entre le parti démocrate des Grisons, de Glaris, etc., et le PAI romand, bref une nébuleuse agrarienne plutôt de centre gauche étatiste d'une part, et le grand parti PAB (paysans, artisans et bourgeois) de Minger, d'autre part, qui était un vrai parti de droite. C'était donc une manœuvre de la classe politique dans les années 70 pour noyer un parti conservateur, le PAB, dans un parti de tendance opposée et infléchir ainsi la politique suisse dans un sens socialisant. Le nom UDC date de là: Union Démocratique du Centre.

La politique de Kurt Furgler au PDC allait dans le même sens, consistant à abandonner le conservatisme du vieux parti catholique et l'ouvrir su monde dans un sens étatiste, internationaliste et mondialiste avant la lettre.

Fort heureusement la direction de l'UDC a réussi, en somme grâce à la trahison de miss Schlumpf, à éjecter de son sein le corps étranger que constituait cette tendance de gauche, en excluant en bloc la section des Grisons, ce qui a servi d'exemple aux autres sections et permis de discipliner le parti. En a résulté la naissance du PBD qui regroupe l'ancienne tendance démocrate mais qui n'a aucun succès et n'a réussi nulle part à défier l'UDC. Quant à l'UDC elle n'a pas perdu de plumes dans cette opération. Au contraire ça l'a renforcée. C'est grâce à ça qu'aujourd'hui la députation UDC est si compacte et disciplinée, unie sur la défense de l'indépendance du pays. Et c'est ce qui lui a permis de servir de rempart contre Maudet, le porte parole du parti de l'étranger.

Le cas Darbellay est un peu différent mais c'est certain que Darbellay incarne la même tendance internationaliste anti conservatrice et euroturbo que la famille Schlumpf et que Maudet.

Écrit par : Bonivard | 21/09/2017

J'ai bien observé Maudet pendant cette campagne. Son bagou impressionne certains, mais en réalité il ne dit que des phrases creuses. Il n'est jamais désarçonné. Il a toujours réponse à tout et s'en sort toujours en alignant une série de platitudes qui donnent l'illusion d'une certaine intelligence. Puis, après une minute on s'aperçoit qu'il a parlé pour ne rien dire.

Ce style politique est typique de l'Union Européenne. C'est la manière de s'exprimer de carriéristes de la politique qui savent qu'ils n'ont aucun pouvoir ni aucune prise sur la réalité puisqu'ils ont accepté l'abandon de la souverainete de leur pays. Dans ces conditions tout leur savoir faire consiste à faire semblant. C'est le cas de Macron, et de Maudet qui est un Macron de poche miniaturisé. Ces gens ont développé une capacité extraordinaire à aligner des déclarations en l'air, qui ne leur coûtent rien puisque de toute façon ils n'auront jamais aucune prise sur le réel. Ce ne sont pas ceux qui gouvernent. Ils se contentent de servir les puissances occultes qui gouvernent dans l'ombre à Bruxelles: lobbies économiques, OTAN, hégémonie américaine, Fondation Ford, Carnegie, Open Society de Soros, think thanks mondialistes, Bilderberg (ou le Guignol Maudet a réussi à se faire inviter pour y faire de la figuration), CFR, lobbies LGBT, loges, etc.

Les Maudet et les Macron de ce monde font semblant d'avoir un mot à dire et ne disent rien. Ou plutôt ils disent tout, et n'importe quoi. Ils sont capables de faire plaisir à toutes les clientèles, sans se soucier du fait que pour celà ils énoncent des choses contradictoires entre elles. Celà n'a aucune importance car jamais ils ne seront soumis à l'épreuve de vérité. Jamais ils n'auront à mener une politique. Ils resteront toujours dans la posture, dans le "narrative", dans le "story telling" et la "Selbstdarstellung" comme on dit en allemand, c'est à dire la mise en scène de soi-même.

Heureusement, en Suisse cette imposture ne prend pas. Car la Suisse n'est pas dans l'Union Européenne et donc elle est encore un état souverain malgré toutes les trahisons de ses dirigeants et toutes les pressions internationales. Donc en Suisse on a encore besoin de substance et de politiciens responsables. On n'a que faire des phrases creuses d'une gueule élastique comme Maudet. Il a eu raison de garder sa nationalité française. Il n'est pas fait pour la Suisse. Il devrait se présenter aux élections en France et avec un peu de chance il pourrait faire carrière en Macronie.

On espère que la Suisse n'entrera jamais dans l'Union Européenne et que grâce à celà des enflures comme Maudet ne parviendront jamais à rien au delà de la Versoix. Au delà de l'Allondon il peut y aller, on s'en fout.

Écrit par : Bonivard | 21/09/2017

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