29/09/2017

Prise d'otages

 

Sur le vif - Vendredi 29.09.17 - 12.40h

 

Bon. Le scootériste rusé que je suis, connaissant sa ville par coeur depuis bientôt six décennies, a pu, à peu près, s'en sortir. Je ne parle donc pas ici pour mon cas personnel.

 

Mais, désolé, aussi sublime soit la manifestation dite des "Géants" (je ne mets pas ici en cause sa qualité), il faut dire les choses comme elles sont : on prend l'ensemble d'une communauté urbaine en otage.

 

Il n'y a pas, en Ville de Genève, que des bobos urbains, circulant à pied ou à vélo. Il y a, tous les jours, des dizaines de milliers de personnes, peu importe leur origine, qui viennent au travail avec un véhicule privé, à moteur, qui en ont parfaitement le droit, n'ont absolument aucune leçon de morale à recevoir. Et qui, au moment où j'écris ces lignes, sont captifs de l'enfer d'immobilité créé par la circonstance.

 

Cela n'est pas acceptable. D'avance, je dispense les commentateurs de venir nous faire la leçon sur le génie de la manifestation dite des "Géants", face auquel toute volonté de rouspétance, vertu genevoise, devrait se dissoudre.

 

Non. Il y a déjà beaucoup trop, à longueur d'année, de blocages totaux de la circulation pour toutes sortes de manifestations, sportives, caritatives, festives, dont je ne suis pas sûr qu'elles soient vraiment agréées par une majorité de la population qui les subissent.

 

Les autorités, municipales ou cantonales, qui nous auront mis, ce week-end, dans ce pétrin, dans cette pétrification de tout espoir de mobilité, auront, le jour venu, à en répondre.

 

Ma proposition, simple et claire, pour l'avenir : plus aucune plaisanterie de ce genre sans consultation préalable des populations concernées.

 

Pascal Décaillet

 

12:52 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (15) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Tout à fait d'accord !

Écrit par : Mère-Grand | 29/09/2017

Le teint maladif de la grand-mère fait penser que les Caisses maladies suisses ont financé tout cela pour nous montrer que nous ne pouvons pas nous passer d'elles.
Si elles ne l'ont pas fait, elles auraient en tout cas largement eu les moyens de financer toute l'entreprise.

Écrit par : Mère-Grand | 29/09/2017

Qui paie pour tout ça?
Et qui va chiffrer tout le temps perdu, travailleurs qui arrivent en retard, clients qui ratent leur rendez-vous, voyageurs qui ratent leur train/vol....?

Écrit par : Arnica | 29/09/2017

Rigolez un bon coup en prenant connaissance de l'information divulguée par l'Etat de Genève le 26.09.2017 qui demande aux anti-bagnoles de circuler.

"Par ailleurs, le dimanche 1er octobre se tiendra la 4e édition de La Journée sans ma voiture. À cette occasion, le pont du Mont-Blanc, ainsi que les quais Wilson, du Mont-Blanc, Général-Guisan, Gustave-Ador et des Bergues seront fermés au trafic motorisé, de 6h à 20h. Les participants au traditionnel pic-nic organisé sur le pont du Mont-Blanc devront libérer la chaussée dès 14h30 et au plus tard à 16h30 sur le reste du périmètre pour permettre le passage des Géants."

Écrit par : Pierre Jenni | 29/09/2017

Il est possible que je doive faire hospitaliser ma femme aux soins palliatifs à l'autre bout du Canton ce week-end.

Les ambulances peuvent-elles circuler ?

Écrit par : Jacques-Andre WIDMER | 29/09/2017

Entièrement d'accord

Encore une volonté de tout bloquer de la part de nos autorités

On peut se demander comment elle pense

Il y a de grands parc ou ils n'auraient gèné personne mais ce n'aurait pas été top semble t'il

Encore la volonté du plus grand Emmmmmm..... de l'automobiliste

Écrit par : bruno | 29/09/2017

J'ai beaucoup aimé ces géants. C'est une très bonne idée d'animation pour Genève. Les automobiles, on les a toute l'année, on peut bien s'en passer de temps à autre... Merci beaucoup.

Écrit par : Bernadette Pichon | 29/09/2017

@bernadette pichon : il n'y a pas que des automobilistes qui circulent, la pagaille des transports publics en fin d'après-midi a atteint un niveau "remarquable"; l'app "itinéraire" de TPG était incapable de donner des infos fiables, pas plus que les panneaux électroniques aux arrêts. C'était le système D, seuls quelques uns des employés des TPG à Plainpalais avaient l'air d'avoir des infos correctes, ils étaient calmes, aimables et serviables, ce qu'il faut souligner.

Écrit par : Nicolas | 29/09/2017

Encore faut-il supporter le volume sonore dément qui accompagne le cortège.

Écrit par : Mère-Grand | 30/09/2017

Désolé d'insister, mais je suis persuadé que le niveau sonore dégagé sur le passage du cortège (et qui se répand à des centaines de mètres) est largement au-dessus des seuils maximaux indiqués par les services d'hygiène.
Mais, comme d'habitude, il est réglé par des "spécialistes" devenus quelque peu sourds de par leur métier.

Écrit par : Mère-Grand | 30/09/2017

Visiblement, ce que les gens apprécient le plus, c'est l'absence de voitures. Les marionnettes, à la rigueur, on s'en fout.
Alors pourquoi ne pas fermer certaines grandes artères (Pont du Mont-Blanc, rue de la Servette, route des Acacias par exemple) pendant 1 jour. Un blocage fixe, connu, prévisible.
Au lieu de cela, ce sont différents quartiers, à des heures variables, imprévisibles étant donné que le cortège prend du retard.
Dimanche, pour obtenir l'effet maximum, la petite fille et la grand-mère partent chacune sur une rive.

Cela dit, si on veut une ville sans voiture, cela demande une planification à long terme (à laquelle s'emploie la Ville de Genève, en réduisant les voies carrossables ainsi que les places de parking). Pas besoin de marionnettes géantes qui perturbent aussi les transports publics.

N'oublions pas qu'il y a aussi des cas de circulation d'urgence. Je ne voudrais pas me retrouver avec un AVC ces jours-ci.....

Écrit par : Arnica | 30/09/2017

J'ai tenté de conduire mon taxi aujourd'hui.
Je me suis vite retrouvé avec tous ces pauvres automobilistes redirigés sur des boucles. Car personne n'a pensé au dispositif et les détours nous ramenaient à la case départ.
Je ne sais qui sont les responsables d'une telle gabegie mais je sais que, malgré le caractère séduisant de ces marionnettes, les genevois ne voudront plus jamais de ça.
Ceux qui espèrent, par ces manifestations, sensibiliser les citoyens sur les questions de mobilités, se sont tirés une balle dans le pied.
Un bon petit coup de fuel à la guerre des transport dans notre canton qui caracole au top du hit parade de l'immobilité.
Si Luc Barthassat n'était pas si présent sur les réseaux sociaux qui lui donnent une image sympathique et surtout de la visibilité, il n'aurait aucune chance d'être réélu l'an prochain.

Écrit par : Pierre Jenni | 30/09/2017

@Arnica
Le bon sens s'exprime par votre clavier.

Écrit par : Mère-Grand | 01/10/2017

Je me demande, dans notre chère démocratie, combien étaient les citoyens majoritaires qui adhéraient à cette démonstration d'infantilisme adulte.
Une fillette, sa mère-grand et pas de loup ? Pourquoi! ... le conte s'est mal terminé pour les Genevois !

La plaine de Plainpalais déconstruite et reconstruite à grands frais, merci! chers concitoyens, selon les désirs irrévocables de ce bon M. Pagani, notre Crésus national, n'aurait-elle pas suffit à pareil étalage de puérilité gratuite?
Noooooon!

Il fallait perturber la circulation sur la plus grande étendue urbaine possible, refréner, immobiliser doucement la circulation dépravée des Genevois un dimanche de paix et de bonheur: Mme Künzler en a rêvé, les marionnettes l'ont fait, l'ataraxie antique se rend populaire sous l'étiquette "immobilisme".
Un Genevois reconnaissant.

Écrit par : Tonio | 06/10/2017

"On a pris l'ensemble d'une communauté en otage" : oh là là, tout de suite les grands mots. Parce que pendant 3 jours, les automobilistes ont subi des bouchons dûs à autre chose qu'à eux-mêmes (comme c'est le cas les 362 autres jours de l'année). Là, c'était une fête, une grande parade, bien sonore comme il se doit - mais pas assourdissante pendant des heures au même endroit puisqu'elle se déplaçait. C'était surtout des gens joyeux, les seuls à ne pas l'être étaient visiblement les automobilistes ou les usagers qui ne trouvaient pas leur bus. D'accord, certains ont été ennuyés à juste titre (rendez-vous important, avion à prendre, maladie...), mais gageons que c'est une toute petite minorité. Pour les autres, il s'agit juste d'une gêne, d'un inconfort, d'une perturbation de leurs habitudes : rien, mais alors rien de grave.

Écrit par : Mathilde Lavenex | 07/10/2017

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