01/11/2017

Destin commun

 

Sur le vif - Mercredi 01-11-17 - 04.11h

 

Le socialisme, un dogme ? Je veux bien. Mais pas plus, au fond, que le libéralisme, avec sa sanctification du marché, son rejet de l'État, son indifférence aux solidarités, son obsession de la réussite individuelle.

 

Le socialisme a échoué ? Je veux bien.

 

Le libéralisme aussi.

 

Toute ma vie, j'ai été partisan d'une troisième voie. Conservatrice, sociale, humaniste. Dans l'ordre politique, elle passe par un État fort. Régulateur, solidaire, imaginatif, redistributeur.

 

Un État, non comme Providence. Mais comme construction commune, jamais acquise, toujours recommencée, dans des territoires délimités par des frontières. Avec des lois, une puissante participation du peuple pour les créer, une mémoire partagée, mais aussi des émotions, des valeurs communes.

 

Cela ne passe pas par une universalité planétaire, abstraite. Mais par l'horizon délimité d'un destin commun.

 

En allemand, cela s'appelle Gemeinschaft. En traduction libre, je parlerais d'un trésor et d'une émotion partagés.

 

Les universalistes ne peuvent rien entendre à cela. Je les laisse à leurs Lumières blafardes. À la glaciale surdité de leurs géométries.

 

Pascal Décaillet

 

08:41 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Et quand est-ce que le libéralisme à été essayé en Europe ? Jamais !
Les pays d'Europe sont ultra-étatistes !
Le seul pays à avoir eu un état pas trop gros pendant un temps, c'est les USA et c'est ce qui leur à permis de devenir les plus puissant du monde !
L'état c'est l'ennemi, le mal absolue !
L'état ne devrait s'occuper que des fonctions régaliennes de base (armée, police, pompier : sécurité) !
Tant que les européens ne comprendront pas cela, nous continuerons de vivre sous un dictature totalitaire sans aucun liberté (car si vous vous croyez libre, prenez un peu de recul et vous verrez que vous n'avez AUCUNE liberté) !!!

Écrit par : Peter Bishop | 01/11/2017

L'individu a besoin de s'exprimer spirituellement par ses créations, qui demandent un capital et qui, portant l'esprit de leurs créateurs, spiritualisent les choses. Gonzague de Reynold disait que la Terre tout entière était le corps du Christ, que les nations n'en étaient que les fragments. Est-ce si abstrait? Ensuite le projet commun, indépendamment de toute référence culturelle prise comme un absolu, puisque seul Dieu est absolu, ou rien ne l'est, articule le fédéralisme, et justifie les assemblées régionales décisionnaires, au regard du monde entier.

Écrit par : Rémi Mogenet | 01/11/2017

Ça fait plaisir vraiment de voir citer le grand Gonzague de Reynold. Pourriez-vous donner la référence exacte de cette magnifique citation?

Écrit par : Hélvétiste | 03/11/2017

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