28/11/2017

Manu l'Africain

 

Sur le vif - Mardi 28.11.17 - 14.12h

 

Je viens d'écouter le discours d'Emmanuel Macron à Ouagadougou, en prélude de sa tournée africaine. Il dit beaucoup de choses intéressantes, humanistes, autour du continent africain, et de la nécessité du lien avec nos pays.

 

Oui. Mais la manière dont il l'énonce, la mise en scène autour de son discours, le paternalisme impossible à dissimuler, tout cela laisse percevoir que, quel que soit le Président français, sa couleur politique, son idéologie, et même peut-être sa sincérité, la Françafrique n'est pas morte.

 

Depuis Charles de Gaulle, l'homme de l'éclatant Discours de Brazzaville (30 janvier 1944), sur le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, jusqu'à Emmanuel Macron, en passant par le très africain François Mitterrand (ministre de l'Outre-Mer en 1951, crois-je me souvenir), la visite d'un responsable français en Afrique continue de parachever à l'infini l'aimable déplacement du colon, venu saluer les foules, et relever les compteurs.

 

Pascal Décaillet

 

14:24 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

On est typiquement dans une relation (manipulateur narcissique et manipulé) Macron n'a pas intérêt à ce que l'Afrique de l'ouest s'assume car il perdrait son statut de maître du jeux. Mais à force de vouloir garder le contrôle la France est en train de le perdre chez elle au profit d'une autre Afrique celle des islamistes et à ça il n'y aura pas de remède. Le mal va emporter le malade.

Écrit par : Maendly Norbert | 28/11/2017

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