05/01/2018

Expert et orfèvre

 

Sur le vif - Vendredi 05.01.18 - 09.00h

 

Le pouvoir - tous les pouvoirs du monde - passe son temps à jouer avec la véracité du réel.

 

Le principe même d'une campagne électorale, où s'entrechoquent les promesses les plus folles et les attaques les plus immondes, est tissé d'intox et de torréfaction de la vérité.

 

Une fois au pouvoir, le détenteur manipule l'information comme il l'entend, organise la vérité officielle en l'arrangeant, promène les journalistes dans des conférences de presse, fait circuler les fausses nouvelles par ses commis de basses œuvres.

 

C'est cela, le rapport du pouvoir avec la vérité. Tous les pouvoirs du monde, toujours et partout. C'est ainsi que ça fonctionne. C'est une donnée.

 

Le détenteur du pouvoir, a fortiori le président de la République française, qui cumule le plus de pouvoirs dans un pays européen, est donc bien le dernier à pouvoir s'exprimer sur le principe des fausses nouvelles. Sur le principe de la vérité manipulée, contorsionnée, arrangée, retouchée.

 

Et le plus fou, c'est qu'il se trouve des journalistes, comme l'éditorialiste du Temps ce matin, pour considérer benoîtement qu'il va dans la bonne direction.

 

Il faut assurément lutter contre les fausses nouvelles, et déjà commencer par les nommer en français. Mais ce combat ne relève en aucune manière du pouvoir exécutif. Qui en est, par essence, expert et orfèvre.

 

Pascal Décaillet

 

15:01 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Les président français connaissent bien le contraire de la fausse nouvelle: "Le vrai secret d'Etat."

Écrit par : Maendly Norbert | 05/01/2018

Pascal Décaillet,

Votre article est en tous points remarquable.

On se dit que le public simple, de la base que nous sommes n'est pas en mesure de vérifier le vrai du faux.

Toutefois, comment nommer président de la république française un homme qui parle costard à des jeunes par lui annoncés prochainement riches "à million/s"?

Ou souhaiter le retour d'un Nicolas Sarkozy qui au "social" en pleine décadence française après suppression de la police de proximité vous fait savoir qu'à quarante ans un homme digne de ce nom porte une Rolex à son poignet?

L'"image" présentait le prêtre des loubards Guy Gilbert discourant devant un abbé Pierre silencieux non rayonnant comme à son ordinaire.
Tel que nous l'avons connu.

Le même "apôtre des loubards" se faisant photographier plus tard seul devant le cercueil de l'abbé Pierre, puis porteur d'un blouson de luxe offert par Sarkozy, enfin reprenant à son compte le célèbre les "compagnons" de l'abbé Pierre... s'agissant de ceux appelés par lui jusqu'alors son équipe tout en se laissant décorer de la Légion d'honneur par le même Sarkozy...!

Un Guy Gilbert mieux que quiconque bien placé pour apprécier l'indispensable présence de la police de proximité.

On ne peut pas savoir grand-chose mais par ces simples exemples on peut entendre, observer, noter...

Election présidentielle où tout a été monté pour qu'en finale le choix ne puisse se porter que sur Marine le Pen ou Emmanuel Macron!

Pourquoi ne pas songer à une loi, une de plus!: à un possible "officiel" refus citoyen en cas de tels choix?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 07/01/2018

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