24/01/2018

La politique, ça s'apprend dès l'école !

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Commentaire publié dans GHI - Mercredi 24.01.18

 

En Suisse, c’est à partir de l’âge de 18 ans qu’on peut voter. Mais c’est bien en amont qu’il faut initier les jeunes à décortiquer le langage politique ! Comment imaginer, en 2018, dans un monde envahi par les messages, submergé d’invitations à voter pour X ou Y, que subitement, un jeune soit irradié, le jour de ses 18 ans, par les lumières de la compréhension politique ? Comment le serait-il, à moins d’un parcours personnel (ce qui est rare), si, dans les années précédentes, il n’a pas été initié à une lecture critique de ce que le monde politique pourra lui délivrer, toute sa vie, comme propagande ? Ce travail passionnant, aux confins de l’Histoire et de la linguistique, le seul acteur qui peut l’entreprendre à une grande échelle, de façon égalitaire, citoyenne, c’est l’école. Quelle école ? Mais celle de la République, l’école pour tous, celle qui est réputée nous donner des clefs pour nous aider à affronter la vie.

 

Ce travail d’initiation, il faut qu’il soit vivant, plaisant, excitant. Il doit faire de l’élève un acteur, et non juste un récepteur à qui on inculquerait, comme à une oie gavée, les notions de base sur le Grand Conseil, le Conseil d’Etat, le National, les Etats, le Conseil fédéral, etc. Beaucoup d’enseignants le font déjà, avec des débats citoyens, comme dans les parlements de jeunes, sur des thèmes d’actualité. Les élèves y tiennent des rôles, prennent position, apprennent à argumenter en écoutant l’adversaire, ce qui est loin d’être si facile.

 

Tout cela, c’est très bien. Mais il faut aller beaucoup plus loin : la parole médiatique, celle des journaux, des sites, des radios, des TV, doit être abordée de façon critique. Pour cela, il faut prendre le temps d’écouter des émissions, ou les visionner, démonter les mécanismes du langage, analyser le discours. Non pour condamner tel intervenant, mais simplement pour comprendre comment le langage, notamment l’oralité, fonctionne. Ces ateliers, qui existent déjà, doivent se multiplier : ça n’est pas un luxe, mais une absolue priorité pour former les citoyens de demain.

 

Il se n’agit pas de « faire de la politique à l’école ». Mais de faire de l’école le lieu privilégié où l’on acquiert les outils de compréhension du langage politique. Le sens critique, ça s’apprend. Ça s’aiguise. Et cet apprentissage, mené par des profs enthousiastes et éveillés, dans des ateliers et surtout pas dans des cours, doit avoir les vertus d’une mise en appétit. Ces lieux de vie, autour du langage, où la parole se capte avec un micro, puis s’écoute à plusieurs, doivent mettre en jeu le rapport de chacun avec l’expression orale. Chacun doit y être respecté. La formation doit se faire dans l’esprit d’un humanisme révélateur des qualités individuelles. Il faut qu’on s’y engage, qu’on y mette du sien, qu’on s’y engueule un peu, qu’on y éclate parfois de rire. Comme dans la vie. Oui, je rêve que l’école consacre beaucoup plus de temps à former des citoyennes et des citoyens. Et pas seulement des consommateurs. Ou des clients.

 

Pascal Décaillet

 

 

14:22 Publié dans Commentaires GHI | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Je crois malheureusement, cher Monsieur Décaillet, que la jeune génération est incapable de concevoir le genre de civisme que les gens de notre génération ont connu. Je veux parler de cette culture du civisme, telle qu'elle était enseignée, et surtout vécue, d'abord dans les familles, puis à l'école, puis à l'armée, puis dans la vie politique, les partis, etc.

Les institutions n'ont pas changé mais elles ne sont plus comprises dans leur contexte culturel. Les gens sont attachés à la démocratie directe mais ils ne vivent plus l'esprit des institutions. Tout fout le camp. Les jeunes ont le cerveau totalement lavés par des enseignants imbibés d'idéologies post modernes aberrantes. Il n'y a plus l'homogénéité ethnique qui permettait de vivre les institutions et leur esprit forgé par l'histoire: l'histoire suisse bien sûr. Et celà est le résultat lundi politique volontariste de nos autorités qui se dont bouchées de not l mi filins et l multiculturalisme.

L'immigration massive a été voulue par la gauche et le pouvoir soumis au mondialisme, comme un instrument pour déraciner les gens, pour empêcher le corps électoral d'avoir des réflexes helvétiques, civiques, pour éradiquer toute identité. On a voulu, et réussi à diluer, délayer, lessiver ethniquement les peuples de notre pays de sorte qu'on a une jeunesse qui ne se distingue plus de celle des peuples également bigarrés du Brésil ou de la Jamaïque. Regardez les enfants des Ecole. Regardez les recrues de l'armée, ou de ce qu'iln reste. C'est effrayant. Les noms suisses, les types physiques suisses sont en minorité.

Il reste encore des poches d'identité suisse: dans le Haut Valais, en Argovie, de co de là, le peuple Suisse n'est pas encore mort, mais presque partout on a une jeunesse où les gens comme vous et moi, avec leur attachement à notre histoire, sont en train de devenir une minorité ethnique. Comment voulez vous faire comprendre à cette foule indistincte l'esprit de nos institutions?

Brecht avit mis cette réplique dans la bouche d'un de ses personnages: "le peuple vote mal, eh bien il faut dissoudre le peuple". On en est là. On a dissout le peuple. Le peuple suisse, où si vous préférez le peuples genevois, vaudois, valaisans, bernois, zurichois, lucernois, etc., n'existent plus. Et c'est le résultat d'une politique délibérée. Le peuple suisse était trop conservateur, trop attaché à ses traditions, trop réfractaire à l'Union Europeenne. Alors on a décidé de remplacer ce peuple par un autre. Il n' y a plus de peuple Suisse, juste une juste population hors sol, métissée, sans identité, ni culturelle, ni religieuse, ni politique et bientôt même pas "genrée".

Comment voulez-vous encore rêver d'inculquer à cette masse l'esprit civique dont vous êtes pétri? C'est un vue de l'esprit.

Nous entrons dans une ére nouvelle. Les débats publics à venir seront extrêmement démagogiques, basiques, grossiers, simplistes, "populistes" comme ils disent. Des forces d'argent lanceront des campagnes chocs pour défendre leurs intérêts. La gauche comme la droite et toutes les sensibilités politiques ne seront plus que des slogans. La gravitas républicaine et civique que vous révérez à juste raison, n'existe déjà plus.

Il y aura certes un courant identitaire de droite très puissant, qui va peut-être même donner le ton pendant un certain temps, et qui sera exacerbé par l'angoisse des autochtones d'être génocidés par remplacement, c'est à dire de devenir un minorité ethnique opprimée dans leur propre pays.

Toute la question est de savoir si la gauche gagnera sa course de vitesse consistant à conquérir le pouvoir absolu, contre le peuple Suisse et ses intérêts, en créant un électorat captif composé d'étrangers naturalisés et de bénéficiaires de l'aide sociale, ou si la vague populiste de droite réussira à devenir majoritaire et à gouverner à temps, juste avant l'éradication complète et irréversible du peuple Suisse et de sa culture civique.

Dans le premier cas on aura la décomposition civique et sociale totale et irrémédiable, comme dans le bas empire romain après l'édit de Caracalla. Dans le deuxième cas, il y aura une petite chance que les citoyens reprennent la maîtrise de leur destin et alors seulement, après une période de convalescence, on pourra éventuellement retrouver un pays des lequel une certaine forme d'esprit civique pourra être redécouverte.

Le compte à rebours a commencé. Il ne reste plus beaucoup de temps pour éviter le désastre. Tic tac, tic tac...

On a pourtant voté contre l'immigration de masse mais la classe politique traîtresse a refusé de se soumettre. Celle qui laissera son nom sur cette violation de la constitution, cette forfaiture et cette trahison porte un nom. Elle s'appelle Communauté des États Socialiste Latino Américains (C.e.s.l.a) Amarelle. Je n'invente tien. C'est un fait. Elle s'appelle vraiment j'ai. Mais il ne d'avoir git pas d'accabler cette femme. C'est une extrémiste.on n'aurait jmais dû l'élire et encore moins la naturaliser. Mais les vrais coupables ce sont tous ces députés au conseil national PDC, PLR, PS, Verts, qui ont trahi leur peuple et accepté de suivre C.e.s.l.a Amarelle en violant l'article 121a de la Constitution fédérale.

Écrit par : VOYONS LA RÉALITÉ EN FACE | 28/01/2018

Je suis désolé pour les nombreuses coquilles. Même en me relisant plusieurs fois et en corrigeant, le correcteur ortographique réussit encore à en remettre à mon insu. Je renonce à faire un erratum. J'espère seulement que le lecteur devinera lui-même le vrai sens.

Je rectifie juste une phrase bourrées de coquilles au point de devenir incompréhensible.

"Et celà est le résultat lundi politique volontariste de nos autorités qui se dont bouchées de not l mi filins et l multiculturalisme. "

J'avais voulu écrire:

Et celà est le résultat d'une politique volontariste de nos autorités qui se sont couchées devant l'immigration et le multiculturalisme.

Écrit par : VOYONS LA RÉALITÉ EN FACE | 28/01/2018

Je suis désolé pour les nombreuses coquilles. Même en me relisant plusieurs fois et en corrigeant, le correcteur ortographique réussit encore à en remettre à mon insu. Je renonce à faire un erratum. J'espère seulement que le lecteur devinera lui-même le vrai sens.

Je rectifie juste une phrase bourrées de coquilles au point de devenir incompréhensible.

"Et celà est le résultat lundi politique volontariste de nos autorités qui se dont bouchées de not l mi filins et l multiculturalisme. "

J'avais voulu écrire: Et celà est le résultat d'une politique volontariste de nos autorités qui se sont couchées devant l'immigration et le multiculturalisme.

Écrit par : VOYONS LA RÉALITÉ EN FACE | 28/01/2018

Et pourtant, il y a au cycle d’orientation, un cours qui est dispensé qui s’appelle “éduction citoyenne” dont le but serait de familiariser les élèves aux institutions de notre pays. Un cours essentiel, souvent donné par des enseignants d’histoire qui préfèrent malheureusement profiter de cette heure pour avancer leur programme d’histoire...

C’est assurément un problème... De là à le lier au multiculturalisme du canton de Genève comme le fait quelqu’un dans les commentaires plus haut, il y a un pas que je ne franchirais pas. Quant à prétendre qu’il n’y a plus d’homogénéité éthnique à Genève, c’est méconnaître son histoire. Genève est une ville multiculturelle depuis bien avant l’Escalade et n’a jamais cessé de l’être. Mais la lacune est pardonnable, tant les enseignants d’histoire dont je parlais précédemment ont tendance à laisser de côté l’histoire suisse et genevoise.

Écrit par : Jonas G | 29/01/2018

Désolé Jonas, avec moi vous êtes mal tombé. J'ai fait des études d'histoire et j'ai lu à peu près tous les ouvrages qui existent sur l'histoire suisse et en particulier genevoise.

Le multiculturalisme est un phénomène inexistant à Genève avant les années 80 du 20ème siècle. Autrefois il y a eu une immigration, oui. Mais toujours dans le cadre d'une politique assimilationste. C'est tout à fait différent. Fondamentalement différent.

Certes, dans les années avant la première guerre mondiale il y avait à Genève un fort malaise identitaire, dû à une très forte proportion d'étrangers. On parlait alors de "crise morale". Mais il faut relever que:

1. Il s'agissait essentiellement d'étrangers d'origine européenne et de blancs. Ça fait une premiere différence fondamentale avec aujourd'hui. 2. Il y avait bien aussi quelques "métèques" comme on disait, venus d'autres continents, mais ceux-là étaient essentiellement des affairistes de passage, des touristes ou de riches clients des hôtels genevois. Les identitaires de l'époque se plaignaient de ce que l'on appelait "l'industrie des étrangers" c'est à dire l'hôtellerie de luxe dont on craignait qu'elle ne fasse du tort à l'identité culturelle helvétique. Tout cela est vrai mais il faut rappeler que ces gens étaient seulement de passage et ne menaçaient nullement l'homogénéité ethnique du pays. D'ailleurs ils sont repartis et le problème ne se posait plus après la guerre de 14-18. Quand à l'immigration populaire, qui etait massive à cette époque, c'est vrai, elle était essentiellement italienne, allemande, française etc. Donc elle a été tout à fait assimilée depuis et n'avait aucune différence ethnique avec la population genevoise de souche

Dans les siècles antérieurs, il y a avait bien eu des apports étrangers. Mais il faut rappeler plusieurs points essentiels.

1. Le plus souvent il s'est agi, à Genève, d'un refuge huguenot, ou protestant de manière générale. Il s'agissait donc d'une immigration qui par excellence partageait les convictions religieuses professées à Genève, à savoir le christianisme réformé. On importait donc des gens sur la base d'affinités religieuses profondes. En ce sens on peut dire que c'est diamétralement l'opposé de l'islamisation actuelle. 2. C'étaient des immigrants européens, le plus souvent français ou italiens. Souvent des familles d'élites comme les fameuses issues principalement de Lucques en Italie, les Diodati, Turrettini, Micheli, Calandrini, Burlamaqui etc., qui ont apporté un énorme capital culturel et même économique au bénéfice de la Cité et qui ont fait douche comme l'on sait. Il y avait aussi une immigration plus modeste, d'artisans, mais hautement qualifiés comme les horlogers par exemple, et ils ont considérablement enrichi Genève. Ce n'était pas le genre comme aujourd'hui à engorger l'aide sociale et se livrer à toutes sortes de petits trafics, de drogue ou autre. Avant la Réforme, il y avait bien des mouvements de population, certes, à l'occasion des foires de Genève par exemple, qui étaient tres internationales, oui, mais répètons le, c'étaient des mouvements internes au sein d'une même ethnie européenne et chrétienne, ou d'une même race si vous préférez qu'on appelle les choses par leur nom.

Donc quand vous osez écrire que Genève a été multi-culturelle déjà avant l'Escalade, non seulement vous êtes ridicule mais tout le monde voit que vous nous servez un de ces énormes mensonges éhontés au nom desquels on prétend justifier l'immigration massive et le multiculturalisme. Ce genre de propos sont insupportables et inaudibles.

Je vous conseille vivement la lecture d'un auteur sérieux: Michèle Tribalat, une démographe scientifique et rigoureuse, qui a écrit la vérité dans son livre "Les yeux grands fermés". Elle parle de la France mais les mêmes problèmes à peu près se posent à Genève.

Jonas, dans ces débats il faut arreter avec les contre vérités. Ca ne passe plus! Et en plus il faut eviter ce petit ton jugeur bien pensant, que plus personne ne peut supporter. Bref il faut cesser de se moquer du monde.

Écrit par : VOYONS LA RÉALITÉ EN FACE | 01/02/2018

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