18/04/2018

Le MCG n'est pas mort

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Commentaire publié dans GHI - Mercredi 18.04.18

 

C’est assez incroyable, tout de même, cette jouissance des médias à constater, lors des élections cantonales de ce dimanche 15 avril, un « retour aux partis traditionnels ». On pense principalement au PLR, mais aussi aux socialistes et leurs alliés Verts, grands vainqueurs, c’est vrai, de ce scrutin.

 

Bravo à ces partis, c’est sûr. Mais d’où vient cette fascination des observateurs pour les « partis traditionnels » ? D’où, si ce n’est d’un indécrottable conformisme de pensée, qui voudrait qu’existent, pour l’éternité, toujours les mêmes. Comme si le champ politique n’évoluait pas.

 

La vérité est un peu différente. Si le vote protestataire, émergé depuis 2005, a été réduit cette année, c’est pour deux raisons, bien précises : d’abord, il a été frontalement attaqué par les siens, en suicidaire dissidence ; et puis surtout, le concept amiral de « préférence cantonale » a été, ces dernières années, gentiment récupéré par tous, jusqu’au sein du PLR. On avait déjà piqué l’environnement aux Verts, on a piqué la préférence au MCG.

 

Reste qu’avec onze députés, retrouvant ainsi une taille plus juste, ce parti demeurera, entre 2018 et 2023, la charnière entre la droite et la gauche. Clairement orienté sur des objectifs sociaux et populaires, proches des gens les plus défavorisés et non au service de nababs, le MCG est loin d’être mort. S’il arrive à retrouver sa combativité d’antan, dans la rue et loin des cocktails, il peut même encore avoir de belles années devant lui.

 

Pascal Décaillet

 

 

16:35 Publié dans Commentaires GHI | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

"Concept amiral", jolie formule, jolie trouvaille.

C'est tout de même curieux cette permanence à Genève d'un parti populaire râleur. C'est vraiment une spécialité genevoise. Autre phénomène, cet incroyable Stauffer, caudillo gominé au nom suisse allemand, fort en gueule, excessif, qui a flambé à ce point puis s'est ramassé avec le sourire après une campagne à rebondissments digne de Barnum. Quel diable d'homme! Il n'y a qu'à Genève qu'on voit des choses pareilles, mais je regrette qu'il n'ait pas été élu. Ca aurait mis un beau bazar.

Écrit par : populiste | 18/04/2018

Oui, populiste, pour foutre le souk, le sieur Stauffer aurait, et a, fait ses preuves. Si cela permettait une remise en question de nos outils démocratiques j'en serais fort aise, mais je ne vois que l'épine dans le pied d'un égo trip qui ne sert que son auteur. Son éviction fut pour moi la meilleure nouvelle de ce scrutin.

Écrit par : Pierre Jenni | 18/04/2018

Je ne suis pas encore abonn!

Écrit par : Marc | 18/04/2018

C'est mort.

Les vieux patriotes commencent à disparaître.
Les patriotes dans la force de l'âge sont désabusés.
Les jeunes patriotes ne croient plus à la politique.

Et ce lord anglais a enfin pointé le problème de base:

http://www.fdesouche.com/994621-royaume-uni-un-lord-conservateur-declare-qua-moins-que-quelque-chose-ne-change-bientot-il-ny-aura-plus-assez-de-blancs-pour-que-la-droite-puisse-gagner

Il suffit de se balader dans les rues de Genève, y rencontrer un Suisse qui ressemble à un Suisse n'est pas une quête très aisée.

Écrit par : Paul Bär | 25/04/2018

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