04/07/2018

Un jour, les digues sauteront

 

Sur le vif - Mercredi 04.07.18 - 07.58h

 

La "Grande Coalition", mise en place depuis quelques mois par Mme Merkel, n'est qu'un vaste capharnaüm, composé d'éléments totalement disparates, n'ayant rien à faire ensemble.

 

La CSU de Seehofer, la CDU et le SPD sont en désaccord profond sur la plupart des grandes questions politiques, à commencer par la gestion des flux migratoires. Cela, nous le relevions ici même, le jour de l'annonce de cet improbable assemblage, de bric et de broc, sans cohérence ni vision commune.

 

De quoi s'agissait-il ? De sauver la peau de Mme Merkel, qui n'arrivait pas à trouver de majorité pour gouverner, et voulait à tout prix fermer les yeux face au seul véritable événement politique des dernières élections, la montée de l'AfD. Alors, on a constitué cet équipage de fortune, juste pour ne pas voir l'essentiel, faire comme si l'AfD n'existait pas, entre gens "convenables". Dans l'intime jouissance de l'entre-soi, on a gesticulé.

 

En Allemagne comme en France, quelques mois, quelques années, de répit pour l'Ancien Monde. On colmate, mais un jour les digues sauteront. Un mouvement puissant est en train de monter en Europe. Il demande des nations souveraines, des frontières protectrices pour les plus faibles, notamment sur le marché du travail, des politiques nationales de protection pour les paysans, une régulation drastique des flux migratoires. Et surtout, la voix des peuples qu'on écoute.

 

On peut fermer les yeux, feindre de ne rien voir, rien n'y changera : un jour ou l'autre, les digues sauteront.

 

Pascal Décaillet

 

 

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Commentaires

Cher Monsieur, comme vous avez raison. J'apprécie votre ton prophétique! De plus, l'Ancien Monde, comme vous dites, n'est pas si ancien que ça, disons trente ans, chute du Mur et Maastricht, seize ans pour nos bilatérales... J'ai connu le monde d'avant, et je me souviens que j'y étais heureux, que ce n'étais pas l'enfer que les néo-libéraux nous décrivent! On peut y revenir, on doit y revenir, que vivent à nouveau les frontières, et nous prospérerons, le bonheur à portée de main! Cassis, ce n'est que le fusil néo-libéral, les dernières munitions que nos élites mondialistes ont réussi à charger pour défendre leurs intérêts. Mais Cassis fera long feu, li s'en ira, comme Merkel, comme Macron. Reste encore, pour les socialistes, à revenir aux fondamentaux qui sont les leurs, et qu'ils pratiquaient avant qu'ils ne retournent leur veste... et là, le monde d'avant aura sa chance!
Bien à vous, Jacques Louis Davier

Écrit par : Jacques Davier | 04/07/2018

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