14/08/2018

Horreur du vide

 

Sur le vif - Mardi 14.08.18 - 12.16h

 

Vous n'imaginez pas le nombre de radicaux - je dis bien de radicaux - qui commencent à en avoir plus qu'assez de la quête effrénée d'un "Accord institutionnel" par le Conseil fédéral.

 

Et vous n'imaginez pas, non plus, le nombre de radicaux - oui, de radicaux - qui commencent sérieusement à se poser des questions sur la libre circulation des personnes.

 

Si le Parti radical, cette grande chose, qui a façonné la Suisse moderne, depuis 1848, était resté fidèle à ses valeurs de parti populaire, représentatif de tous, fier et joyeux de ses mille souches, attentif aux paysans, et surtout patriote, défenseur des petits entrepreneurs, de la souveraineté et de l'indépendance du pays, il serait encore, aujourd'hui, le premier parti du pays.

 

Hélas, il a préféré voguer vers d'autres horizons. Quelque part, entre culte du Veau d'or, cosmopolitisme et fatigues patriciennes. Alors, tout naturellement, d'autres ont pris sa place.

 

Pascal Décaillet

 

17:03 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Ce parti radical populaire dont vous regrettez l'esprit, il existe toujours sous la forme de l'UDC. C'est l'UDC qui a repris cette tradition. Mais ce qui est réjouissant c'est que vous nous dites que, même ceux qui sont restés encartés au PLR ne veulent plus entendre parler de rapprochement supplémentaire avec l'UE, ni d'accord institutionnel. On vous croit car par votre métier vous êtes au contact des gens et vous sentez le pouls de l'opinion.

Une majorité aura-t-elle la force d'accepter l'initiative UDC contre les juges étrangers? Les gens ne se laisseront-ils pas intimider par le discours droitdelhommiste menteur et le bourrage de crânes des medias? Là est toute la question.

Écrit par : John Longeole | 15/08/2018

En ce qui concerne les fatigues patriciennes, qui semblent susciter votre verve, ne vous fatiguez pas. Ce milieu est fini. Hélas dirais-je, car au fond je le regrette. Il a perdu son importance économique à cause de la fin du secret bancaire, et le petit baron de Senarclens qui a avalé un parapluie ne va pas lui rendre son lustre. Il y aura peut-être encore des rejetons de familles patriciennes, comme notre ami Mallet du Pan, qui feront un jour parler d'eux. Mais la rue des Granges en tant que telle ne risque pas de redevenir un centre de pouvoir à Genève. Personnellement - et je suis un radical fazyste - je trouve ça dommage. Mais c'est ainsi.

Écrit par : John Longeole | 15/08/2018

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