12/09/2018

Pierre et les vautours

 

Commentaire publié dans GHI - Mercredi 12.09.18

 

Genève vit des heures difficiles. Pierre Maudet est dans la tourmente, va-t-il démissionner ? Entre le moment où j’écris ces lignes et celui où vous les lirez dans le journal, tout est possible. C’est une affaire majeure, parce qu’elle ne touche pas un médiocre, ni un oiseau de passage dans le ciel politique, mais sans doute – même ses pires ennemis le reconnaissent – l’un des plus grands talents politiques de notre canton. On peut lui reprocher mille choses, je ne m’en suis jamais privé ici du temps de son pouvoir, mais pas son aptitude à se mouvoir dans le monde de la politique. Il l’a voulu très tôt dans sa vie, il a tout fait pour y parvenir, il a brillé, brûlé les étapes, calciné ses adversaires. Et le voilà, tel Icare, fils de Dédale, avec les ailes qui fondent dans la proximité du soleil. Oui, il y a quelque chose, dans toute cette affaire, qui respire l’essence des mythes grecs, celle du tragique.

 

Qu’a fait Icare ? Il a voulu voler trop haut. Il se disait qu’il allait impunément se confondre dans l’empire du soleil, on connaît la suite. Ce que paye Pierre Maudet, dans toute cette affaire, ça n’est pas son étrange virée familiale sous les dunes, avec tous les fantasmes narratifs de cet orientalisme. C’est, évidemment, d’avoir caché la vérité. Voire, pire (si cela est avéré par la justice), d’avoir procédé, avec sa garde rapprochée, au montage d’une contre-vérité. Cela, c’est le premier reproche, accablant parce qu’il est de nature à rompre la confiance. Mais au fond, le vrai grief, dans les strates plus ou moins conscientes des âmes, pourrait bien être d’une autre nature. Ses ennemis en veulent à Maudet d’être Maudet. Vingt ans que l’hyper-voracité de ce cannibale politique les exaspère. Vingt ans qu’il leur fait de l’ombre. Vingt ans qu’il leur file de l’urticaire. Alors, vous pensez bien, si l’homme est à terre, quelle aubaine pour les vautours !

 

Les vautours, parlons-en. En aucun cas je ne reprocherais à un adversaire politique de Pierre Maudet, par exemple un homme de gauche, qui l’aurait toujours combattu sur ses choix, de profiter de l’hallali, en guettant l’occasion d’une élection complémentaire. Non. Mais le problème, voyez-vous, c’est qu’au plus fort de la meute, et avec les plus sonores des hurlements, il y a des gens qui, il n’y a pas si longtemps, attrapaient des lumbagos à force de prosternations devant le Prince. Pendant qu’ici, dans ce journal, tout en respectant parfaitement la personne, nous mettions en cause le système de gouvernement, notamment dans notre article « Bienvenue en Maudétie ! » (GHI du 18 avril 2018), les petits courtisans nous tombaient dessus, parce que nous n’avions rien compris à la modernité, « l’innovation », la réorganisation de la police, l’avenir radieux de la Suisse dans l’Europe. Eh bien, parmi ces mêmes marquis du Grand Coucher du Roi, il en est aujourd’hui qui exigent pour lui la corde et la potence. Toute cette histoire, sur qui nous en apprend-elle le plus ? Sur le Prince déchu ? Ou sur l’infinie noirceur de l’âme humaine ? A tous, excellente semaine.

 

Pascal Décaillet

 

09:33 Publié dans Commentaires GHI | Lien permanent | Commentaires (18) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

@M. Pascal Décaillet, il est très bien écrit votre article-chapeau sur M. Maudet.

En règle générale pour l accusation de corrompre, il faut en être deux: un dit le corrompant (L Emir) et un Corrompu ( Le Cheikh Maudet comme le nomme @M. Mario Jelmini sur votre blog, avec humour!)

In fine, j aimerais faire un peu de la provocation: Si M. Maudet, accusé mais innocent jusqu au preuve contraire, était de la "Gauche-Socialo" et sans angéliser cette dernière, qu est ce qu on aurait dit? On lui aurait tiré dessus et le lyncher bien plus violemment! Comme quoi...Moi (mais qui suis-je sauf un simple citoyen lambda?!), je suis un preneur de toute idée qui correspond à ma pensée et à mes principes venant de tout horizon politique car au fait, les partis se valent tous tant en bien qu en mal!

Bien à Vous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 12/09/2018

Monsieur Décaillet,

Non à la corde, non à la potence… mais si la démission de Pierre Maudet signifiait la non adhésion de la Suisse à l'Europe… je me remettrai de cette démission

sans ignorer qu'une conseillère fédérale disait en public qu'invité à voter l'entrée dans l'Europe notre pays refuserait et que, par conséquent, ajoutait-elle finement: "nous ferons entrer la Suisse dans l'Europe en "biaisant"!

Belle mentalité.

Le temps, zeit Geist, est à la vigilance citoyenne...

Écrit par : Myriam Belakovsky | 12/09/2018

@Mme Myriam Belakovsky,
Citez nous le nom de cette conseillère fédérale, SVP?

Bien à vous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 12/09/2018

GRRRRRRR

Écrit par : Patoucha | 12/09/2018

Charles O5

Point ne suis… Judas

Vous comprenez bien que ce n'est pas par hasard que je n'ai pas donné son nom!

J'appelai à la vigilance citoyenne non à la délati-on

Écrit par : Myriam Belakovsky | 12/09/2018

Les vautours ne chassent pas ils se nourrissent de carcasses qu'ils n'osent attaquer quand elles sont bien en vie.
C'est à cela qu'on les reconnaît.

Écrit par : norbert maendly | 12/09/2018

P.S. J'ai cité le nom de la conseillère fédérale à plusieurs reprises et n'ai aucune peur d'elle.
Il se trouve qu'il y a quelques années, avec mon accord et celui de ma fratrie, elle a donné le nom de l'un de nos proches parents à un espace de vie enfantine créé à Genève.
Je puis, à sa demande, si Monsieur Décaillet le souhaite, par e-mail privé, lui donner le nom en question juste pour assurer mon propos.
Mais, journaliste autorisé, il sait certainement de qui il s'agit.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 12/09/2018

" il en est aujourd’hui qui exigent pour lui la corde et la potence. "
Non, seulement sa démission. Je n'ai jamais voté pour lui, ni pour aucune de ses réformes. Je n'aime pas les politiciens professionnels. En France on voit ce que cela donne. Il fait don de sa personne. Don refusé.

Il doit démissionner pour avoir le loisir de préparer sa défense. En fait de corde et de potence, c'est bien lui qui s'accroche à sa corde et à sa potence. Et s'il continue sur cette voie, il se pendra tout seul.

Nous attendons toujours la vérité sur le fond de l'affaire. Que voulait l'émir pour 50000 balles? Le futur inculpé nous doit la vérité. (Je pense que c'était davantage...)

Écrit par : Daniel | 12/09/2018

@Daniel,

Vous dites:"Que voulait l'émir pour 50000 balles? Le futur inculpé nous doit la vérité. (Je pense que c'était davantage...)"

L Emir comme tout Emir ou Roi de cette espèce ont une Règle ou mode d emploi qui stipule que: L Achat de l Homme est acquis, il reste juste à fixer son prix. Et si dilemme quant à la somme, il aura un chèque sur lequel il fixera lui-même la somme avec une photocopie qu on laisse dans nos tiroirs, on ne sait jamais... D où le dicton du Chèque du Cheikh. De toute façon, un coup de fil à Washington pour un feu vert est plus sécurisant...Logiquement quand un Emir/Roi de ce genre doit aller faire pipi, il doit avoir l autorisation au préalable de Washington surtout que les Emiratis donennt un coup de main pour massacrer le Yémen et emprisonner les Yéminites dans le Guantanamo-like chez eux...Il semble que les Américains sont "furax" à cause des tortures dans les prisons emiratis chose qui est "en dehors" de la tradition des Gringos, plus hypocrites que ça tu meurs..

Bien à vous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 12/09/2018

Re GRRRRRR

Dicton!? LOLLLLL

L'Orient-Le Jour (particulièrement prisé par notre plagiaire 0)

Le chèque du cheikh

« ….Émus par la situation désespérée dans laquelle il semblait se trouver, les deux garçons lui avaient envoyé une carte postale. À sa sortie de la clinique, le cheikh a tenu à les remercier en versant deux chèques de 15 000 dollars à leur école.  »

https://www.lorientlejour.com/article/400560/Le_cheque_du_cheikh.html

Bonne fin d'après-midi P. Décaillet :)

Écrit par : Patoucha | 12/09/2018

" Citez nous le nom de cette conseillère fédérale, SVP?" (Charles 05)


Natürlich ... Ruth Metzler.

C'est elle qui ...

... "s’est, notamment, engagée pour une adhésion de la Suisse au traité de Schengen et à celui de Dublin."

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ruth_Metzler-Arnold


Mais je n'ai pas encore vérifié l'engagement de Ruth Dreyfuss sur ce sujet.

Le devrais-je ?

Écrit par : Chuck Jones | 12/09/2018

Je suis désolé mais là je ne suis de nouveau pas d'accord avec monsieur Décaillet.

Je salue son élégance de ne pas rire avec les hyènes. Mais il encense trop un garçon qui n’a pas du tout l’étoffe d’un grand bonhomme. Parler de "prince", de "grand coucher du roi" est un vocabulaire qui ne sied pas. C’est beaucoup trop emphatique.

ll y a eu dans certains cantons suisses des hommes de gouvernement qui à une époque donnée, ont dominé leur canton de la tête et des épaules, l'ont gouverné avec poigne, l'ont fait passer dans le monde moderne, l'ont réformé, l'ont incarné, ont été des vrais hommes d’état même dans un petit pays. Ici il faudrait parler d’un Maurice Troillet en Valais, d’un Georges Python à Fribourg, d’un Louis Ruchonnet ou d'un Paul Chaudet dans le canton de Vaud, d’un Rudi Minger à Berne. À Genève, ni à Neuchâtel on ne distingue de "patron" pareil, du moins dans l’après guerre. Il faudrait remonter à James Fazy et Georges Favon à Genève, Numa Droz à Neuchâtel, pour en trouver un. Et ce ne sont pas des colins froids, fussent-ils initiés comme des Henri Schmitt ou des Guy-Olivier Second qui relèvent un niveau très médiocre.
Peut-être, à Genève, faudrait-il remonter à Louis Casaï pour en trouver un homme de gouvernement. Louis Casaï qui a su déveloper l’aéroport après avoir su réduire les fractures entre partisans de Géo Oltramare et de Léon Nicole. Oui, Louis Casaï était quelqu’un. Depuis il n’y a eu personne à Genève, désolé, même pas René Chavannes, aussi sympathique ait-il pu être et cher au coeur de monsieur Décaillet, peut-être un petit peu Grobet mais Grobet n'a jamais vraiment dominé le canton. Quant à Neuchâtel si elle n’a pas produit d’homme d’état chez elle au XXe siècle, elle en a produit un pour la Suisse: Max Petitpierre.

Maudet ne va à la cheville d’aucun de ces personnages. Il n’a jamais été qu’un adolescent boutonneux et fort en gueule en triporteur, monté en graine, un beau parleur, qui brasse de l’air. C’est une grenouille qui veut être plus grosse que le boeuf. C’est une mouche du coche. En aucune façon il n’a jamais montré les qualités d’un homme de gouvernement. C’est une vacuité sur deux pattes. Tout ce qui sort de sa bouche sonne creux. Sa popularité a existé mais il me semble qu’elle s’explique essentiellement par quelque chose d’affectif. ll y a beaucoup de gens qui ont vu en lui un bon jeune, sympathique, tellement enthousiaste et tellement désireux de se dépenser pour le bien de la cité, comme il disait lui même, qu’on lui a fait crédit. Les gens ont été impressionnés par cette énergie et se sont dit: donnons lui sa chance. lls ont pensé: si ce garçon en veut tellement, laissons le aller. On verra bien ce que ça donne. On a vu.

En allemand il y a un mot pour des types comme Maudet: Selbstdarsteller. Maudet est un Selbstdarsteller, rien de plus. Et de tout petit format. A aucun moment je ne l’ai pris au sérieux. Ni comme capitaine (capitaine des pompiers du village, oui, mais il est incapable de commander de la troupe et il s’est déshonnoré en parlant d’une armée de 10’000 hommes pour la Suisse), ni comme homme de gouvernement. C’est encore lui faire trop d’honneur que de lui accoler le qualificatif de "régalien". ll cultive le style vieux grenadier, oui, comme tout bon radical. Mais cela ne suffit pas pour incarner l’esprit régalien. Maudet est un insignificant, c’est du vent, et je ne comprends pas qu’on ait pu gober son bluff. De toute façon, maintenant la baudruche s’est dégonflée.

Peut-être que si l’on voulait comparer l’ascension, puis la chute de Maudet à la trajectoire d’un autre Selbstdarsteller météorique de Suisse romande, il faudrait alors le comparer à Oskar Freysinger, même s’ils sont très différents. On aimait bien Freysinger qui incarnait la gouaille populiste anti-establishment. Mais maintenant qu’il est tombé, et je le regrette, force est de reconnaître qu’il manquait des qualités qui font les hommes de gouvernement. ll était trop dans l’esbrouffe, tout comme Maudet. Dans les deux cas il y avait une illusion produite sur le public et due à une enflure de l’ego. Vient un moment où ça ne suffit plus. Et ce moment est venu pour Oscar Freysinger, cruellement. Il est venu aussi pour Pierre Maudet, non moins cruellement.

Ceci étant dit, maintenant qu'il est à terre, ne l’accablons pas.

Écrit par : John Longeole | 12/09/2018

Et si pour changer vous nous parliez de l'affaire Berset/Macron/Ramadan!? B'est-ce pas ACHETER un politique!? Conseiller d'État de surcroît! Les socialistes, fossoyeurs de la Suisse! ne reculent devant rien.... Et on veut la tête de Maudet!?

Écrit par : Patoucha | 12/09/2018

Pierre Maudet est le seul à avoir tenu tête à Ramadan dans une émission d'Infrarouge. Rien que pour cela il ne doit pas démissionner! En fin de compte, et comme l'a si bien rappelé un internaute il n'y aurait eu aucun tapage, pour ne pas dire, nous n'aurions rien su, si l'invitation venait du Qatar......

Je vais donc rappeler les SOCIALISTES et l'AFFAIRE BERSET/RAMADAN/MACRON.

https://www.letemps.ch/suisse/alain-berset-invite-interceder-faveur-tariq-ramadan-aupres-demmanuel-macron

Écrit par : Patoucha | 12/09/2018

M. Décaillet a écrit: "le problème, voyez-vous, c’est qu’au plus fort de la meute, et avec les plus sonores des hurlements, il y a des gens qui, il n’y a pas si longtemps, attrapaient des lumbagos à force de prosternations devant le Prince."

Il est assez logique et compréhensible que les gens qui l'admiraient le plus et croyaient le plus en sa probité et ses qualités soient aujourd'hui parmi les plus déçus (pour ne pas dire les plus scandalisés) par la révélation des mensonges à répétition et l'absence de transparence de M. Maudet, une vertu dont il prétendait être le champion. Que ces gens digèrent mal le fait d'avoir été trompés et se distancient maintenant de l'enfant prodige de la République en clamant haut et fort leur réprobation ne doit pas surprendre.

Écrit par : Mario Jelmini | 12/09/2018

@Mario Jelmini

Oui... Peut-être, mais sur ce point précis il me semble que Pascal Décaillet est plus perspicace.

On pourrait aussi mettre les choses ainsi: tous ceux, dont des hommes et femmes de valeur, qui avaient du s'incliner de mauvaise grâce devant l'ascension ridicule d'une nullité sonore (mais une nullité "protégée"), dont ils avaient percé à jour le néant abyssal, toutes celles et ceux qui s'arrachaient les cheveux en voyant le gamin rouler les mécaniques avec cette insuffisance suffisante plastronnante et grotesque et casser beaucoup de porcelaine bêtement (notamment dans la police) avec ses bourdes diverses et variées, et son arrogance de bébé tyran tout en continuant de se rengorger comme un paon qui fait la roue, tous ceux qui étaient contraints au silence tant ce Narcisse inepte pompait l'air de toute la République, tous ces gens là qui enrageaient en constatant que le bon peuple semblait acclamer ce mini Bonaparte de carnaval, ont été heureux quand ils l'ont vu se prendre les pieds dans le tapis et rouler dans la poussière. Alors évidemment, aujourd'hui ils en rajoutent, et cela n'est pas très ragoûtant. Mais au fond, ils n'ont pas forcément tort, car il fallait peut-être ce providentiel faux pas pour débarrasser Genève d'une réelle nuisance. Un homme qui ne comprenait rien à rien et faisait un tintamarre insensé pour vendre la patrie à Bruxelles pour un plat de lentilles, avec le soutien des medias et du pouvoir occulte.

Qu'il démissionne, qu'il renonce définitivement à la politique et qu'il fonde une société de consultants pour gagner beaucoup d'argent en exploitant ses incontestables réseaux, genevois, suisses, libanais, émiratis etc., le tout pour le plus grand bien de lui-même et du développement économique de son canton, voilà ce qu'il pourrait faire de plus intelligent et de plus utile au bien commun. Cela serait du même coup une excellente façon de justifier le mélange des genres qui lui est reproché présentement et qui est interdit aux représentants de l'Etat mais ne l'est pas aux affairistes.

Mais pour qu'il soit capable de ce changement de pied salvateur, le seul qui puisse le sauver et lui permettre de rebondir, il faudrait d'abord qu'il prenne conscience profondément qu'en politique il est une complète nullité. Et ça, cela semble presque impossible pour son ego. Il faudra donc qu'il souffre encore plus et boive la coupe jusqu'à la lie. C'est amer, c'est dur, c'est triste, on compatit à sa douleur, mais le pire qui pourrait lui arriver, pour son propre bien, serait de parvenir à se maintenir tant bien que mal et prolonger cette imposture et cette illusion de jouer à l'homme d'Etat, au "magistrat", comme les enfants jouent à la dînette.

E finita la comedia! Si elle devenait continuer ce serait la pire chose qui puisse arriver, à Pierre Maudet d'abord, à la République et Canton de Genève ensuite..

Écrit par : Mallet du Pan | 13/09/2018

Les vautours et délateurs se sont donnés rv chez vous M.Décaillet!

Corr: N’est-ce pas.... - fossoyeur de la Suisse ne reculent....

De passage

Écrit par : Patoucha | 13/09/2018

Au Conseil fédéral, Maudet aurait été une sorte de Trudeau, peut-être en pire.
Il paraît que chaque nation a son ange-gardien. Celui de la Suisse a bien travaillé.

Écrit par : UnOurs | 13/09/2018

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