21/09/2018

La nation, ça n'est pas le nationalisme !

 

Sur le vif - Vendredi 21.09.18 - 08.57h

 

L'extraordinaire escroquerie intellectuelle des partisans du grand conglomérat multilatéral européen consiste à entretenir volontairement la confusion entre nation et nationalisme.

 

Sous prétexte que les deux guerres mondiales furent des guerres nationales, ils ont répandu l'idée qu'en abolissant la nation, en obligeant cette dernière à déléguer ses prérogatives à l'empire européen, supranational, évidemment gentil, bien intentionné et pacifique, on résoudrait, devant l'Histoire, le problème des guerres.

 

Escroquerie. La nation date de la Révolution française. Je crois savoir qu'il y a eu quelques guerres, sur la planète, avant 1789. Les Rois de France faisaient la guerre, Louis XIV a même reconnu (sur son lit de mort) l'avoir trop aimée. Les Rois d'Angleterre faisaient la guerre. Le Saint-Empire faisait la guerre, depuis mille ans. Rome, de sa fondation à son écroulement, sur près de mille ans d'existence, a passé son temps à faire la guerre.

 

Il y a toujours eu des guerres, il y en aura toujours. Il y en a eu avant l'époque des nations, pendant l'époque des nations, il y en aura après l'époque des nations. La guerre est consubstantielle à la nature humaine.

 

Quant à la construction européenne, il faut évidemment tordre le coup à l'idée qu'elle aurait "empêché la guerre sur le continent". Cette absence de conflit n'est pas due aux gens de Bruxelles, mais au parfait équilibre des forces de dévastation, depuis Yalta (1945), entre le bloc de l'Est et celui de l'Ouest, les deux vainqueurs du Reich.

 

Oserais-je rappeler, par ailleurs, que le continent européen a vu se dérouler une guerre particulièrement brutale, de 1990 à 1999, dans les Balkans, guerre à laquelle les gesticulations de Bruxelles n'ont jamais trouvé la moindre solution. Et pour cause ! Ce conflit balkanique a été voulu, organisé, planifié, par l'Allemagne d'Helmut Kohl et par l'OTAN, dans le dessein très précis d'affaiblir la position historique des Slaves du Sud, principalement les Serbes, pour créer une brèche économique et stratégique dans cette partie de l'Europe. Pour y parvenir, une énorme machine de propagande fut mise en œuvre, diabolisant le Serbe, sanctifiant ses adversaires. Les belles âmes de nos intellectuels parisiens en chemise blanche n'avaient plus qu'à suivre.

 

La nation, ça n'est pas le nationalisme. Pas plus que l'empire n'est l'impérialisme. La nation, c'est la communauté d'appartenance, intellectuelle mais aussi affective, c'est le partage des lois et celui de la mémoire, c'est le souvenir des morts, à l'intérieur d'un certain périmètre lentement dessiné par la juste et précise gravité de l'Histoire. C'est aussi un projet commun, des émotions vécues ensemble. La part de l'instinct, n'en déplaise aux géomètres et aux ratiocineurs, y tient une place majeure. La nation n'exclut pas l'Autre, en aucun cas. Mais elle lui demande, à l'intérieur du périmètre, de respecter sa loi. On est loin, très loin, du nationalisme guerrier, conquérant, dévastateur, méprisant pour toute forme d'altérité.

 

La nation n'est absolument pas unitaire par essence. La France l'est, depuis la Révolution, par le poids du jacobinisme. Mais un pays peut parfaitement se trouver confédéral, décentralisé à l'intérieur, mais national et unifié lorsqu'il se présente face à l'étranger.

 

Depuis plus d'un demi-siècle, les européistes entretiennent volontairement, soit par mauvaise foi soit par ignorance de l'Histoire, la confusion entre nation et nationalisme. Il convenait, une fois, de leur répondre.

 

Pascal Décaillet

 

 

09:35 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (17) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

C'est vraiment un excellent billet. Je vais archiver votre paragraphe sur la guerre en Yougoslavie, tant il résume la situation en peu de mots de façon si claire.
Mais je ne vous suis pas sur cette phrase : "La nation, ça n'est pas le nationalisme. Pas plus que l'empire n'est l'impérialisme."
Vous négligez une notion que les sciences de l'environnement et la médecine connaissent bien : la solution solide. Toute personne défendant l'idée de nation est nationaliste. Il peut l'être de 1% à 100%...
Tout être humain est raciste. Si vous êtes blanc et que vous voyez un Noir s'avancer vers vous, la première chose que vous remarquez, c'est sa couleur de peau. C'est le racisme 1%...
Idem pour le sexisme. La première chose que vous voyez d'une femme, c'est qu'elle est une femme. Et c'est réciproque...
Après, on peut toujours discuter quel est le pourcentage toxique. A 100%, c'est évident. A 0% aussi, pourrait-on assurer. Alors ?

Écrit par : Géo | 21/09/2018

Très intéressante remarque de Géo!

Écrit par : Mallet du Pan | 21/09/2018

Merci ! J'apprécie aussi beaucoup vos commentaires, MdP...

Écrit par : Géo | 21/09/2018

Votre culture historique est impressionnante, mais vous confondez époque ancienne et notre époque. Quand vous observez où se trouve encore des guerres, elles n'ont lieu que dans des pays qui n'ont pas encore goûté à la vraie démocratie. Là où des peuples ont vécu dans de vraies démocraties, avec différents partis politiques siégeant dans des parlements, représentant la diversité d'opinion, mais aussi des médias et des livres d'histoire relativement objectif, montrant les bêtises des guerres et le malheur qui s'abat sur les peuples, il n'y a plus de guerre. Qui en Europe de l'ouest a envie de faire la guerre, alors qu'ils visitent l'Europe en passant des week-end ici et là avec des vols pas chers. Vous voyez un allemand lambda ayant passé un agréable week-end à Paris, s'engager dans des troupes pour envahir la France. Plus personne dans nos contrées n'est assez idiot pour sacrifier sa vie pour le bon plaisir de quelques politiciens va-en-guerre. Alors oui, il y a des guerres au Moyen orient, en Afrique, en Asie, mais quand ces peuples auront eux aussi gouté à la vraie démocratie, qu'ils mangeront à leur faim, et qu'ils voyageront comme nous voyageons pour découvrir d'autres peuples, ils vivront eux aussi en paix. En Europe, il y a eu des guerres, mais elles étaient possible qu'avec des peuples d'ignorants qui n'étaient jamais sortis de leur patelin, et qui ignoraient tout de leur ennemis.

Avant la deuxième guerre mondiale, il n'y avait pas de documentaire à la télévision, relatant par exemple l'histoire de Barbara Shulz, dont le père et le fruit de l'amour entre une française et un allemand. On connais trop les autres peuples dans nos démocraties pour avoir envie de leur faire du mal.

Barbara Shulz, retour aux sources :

https://vimeo.com/240240576

Écrit par : Lucignolo | 21/09/2018

Moi aussi je Like les commentaires de Monsieur Géo et de Monsieur Mallet du Pan !

Tout ça dans un excellent blog. Très accueillant.

Ouiiiii ! Je plussoie !

Écrit par : Chuck Jones | 21/09/2018

"des pays qui n'ont pas encore goûté à la vraie démocratie." (Lucignolo)


Les différences entre ... "la vraie démocratie" ... et les fausses démocraties, ... Monsieur Lucignolo, si vous auriez l'obligeance, s'il vous plaît, et avec mes remerciements ?

Écrit par : Chuck Jones | 21/09/2018

Lucignolo@ La tension monte très fort autour de la question de l'immigration. Et c'est une question fortement irrationnelle - l'avenir des Africains, le développement de ce continent ne sont pas en Europe - que les gens qui se croient rationnels - dirigeants politiques, journalistes, magistrats - ne voient pas et ne comprennent pas. S'il y a guerre, ce pourrait être une guerre civile. La position de Mme Merkel était une pure folie, mais beaucoup d'intellectuels influents (?) s'en réclament. 70% des Français ne veulent plus de cette immigration de gens inutilisables sur notre continent et c'est probablement le cas pour tous les autres peuples d'Europe...

Écrit par : Géo | 21/09/2018

À première lecture, je trouve moi aussi qu'il s'agit là d'un excellent billet.
Toujours à première vue, le commentaire de Géo (soutenu par MM. Mallet du Pan et Chuck Jones) me paraît tout à fait pertinent.
Toutefois, je ne saurais me forger une opinion définitive tant que mon Maître à penser (Mme Belakovsky, pour ne pas la nommer) n'aura pas fait savoir ce qu'il convient de penser de tout ça.
En effet: non seulement vous avez omis, Messieurs, d'examiner les faits sous l'angle du bouddhisme mais vous ne faites aucun cas, dans vos analyses, de la sexualité débridée des hommes.

Écrit par : Mario Jelmini | 21/09/2018

Chuck Jones@. Dans une dictature, il y a un parti unique et tous ceux qui ne sont pas proche du pouvoir, vivent dans un sentiment de peur permanente s’ils s’expriment contre le pouvoir, même s’ils sont de parfait inconnu pour les autorités. Les différences entre ... "la vraie démocratie" ... et les « fausses démocraties ». Dans une fausse démocratie, il y a des élections, il y a des partis d’opposition, il y a des critiques, mais tant que cela reste folklorique, tant que le pouvoir en place n’est pas mis en danger, pas de problème. Dans une fausse démocratie, les citoyens ne vivent pas avec un sentiment de peur permanente, ils s’expriment librement, et ne sont pas arrêté pour un oui ou pour un non en critiquant le pouvoir. Par contre, si un citoyen devient populaire par ses critiques, s’il est de plus en plus écouté pas le peuple, si le pouvoir sent que le peuple adhère de plus en plus à ces idées, même s’il ne fait pas de politique en briguant un poste de président, il finit en prison pour un oui ou pour un non, et on lui invente des affaires à son sujet ou on fouille dans sa vie pour déceler des petites choses compromettantes. Sur les vraies démocraties, j’ajoute qu’elle n’existe à peu près qu’en Suisse, où le peuple se prononce plusieurs fois sur son destin. En même temps, quand une initiative passe, les politiciens deviennent experts pour vider de sa substance l’initiative, donc pour la Suisse, il y a encore des améliorations.

Géo@, Je rejoins votre opinion sur le problème de l'immigration incontrôlée qui peut mener à des troubles. Je suis positionné à gauche, sauf pour l'immigration, et c'est à cause de la politique niaise de la gauche que les partis d'extrême droite augmentent partout en Europe. Il n’y avait pourtant pas besoin de faire de grandes études pour comprendre qu'accueillir autant d’immigrés avec les bras ouverts, cela créerai un appel d'air, qui arrange aussi le patronat pour avoir des travailleurs bons marchés et malléables. Je vote néanmoins des initiatives de gauche, comme "Pas de spéculation sur les denrées alimentaires", interdiction d'exporter des armes de guerres, et l'initiative 'Entreprises responsables – pour protéger l'être humain et l'environnement', qui malheureusement va être rejeté. C'est un peu ce qui me dérange en Suisse, cette hypocrisie de ne pas vouloir trop d'immigré, mais de na pas balayer devant sa porte et contribuer à créer le foutoir ambiant. Et toujours la même excuse d'opportuniste : La Suisse est un petit pays, les autres le font, alors cela ne va rien changer.

Mon message était avant tout pour faire une distinction entre dans les époques. Les jeunes hyperconnectés, qui voyagent, étudient à l’étranger, contribuent à réduire le risque de guerres conventionnelles entre nation. L'avantage de l'immigration, c'est que nous connaissons tous des immigrés (je suis fils d’immigré italien, né en suisse, naturalisé et fait l’armée en suisse) et cela contribue aussi à la paix, car si on a de la sympathie pour des étrangers que l’on côtoie, on ne va pas en même temps envahir leur pays. Les anciennes guerres en Europe, se sont surtout des jeunes qui n’étaient jamais sorti de leur trou, qui ont été jeté dans ces charniers. Il y a même des personnes qui se sont engagé dans ces armées, parce qu’ils avaient faim et l’armée leur offrait la pitance. D’autres pour voyager et avoir ainsi l’occasion de sortir de leur trou. C’était du tourisme bon marché, le billet interrail avant l’heure. On ne peut pas comparer les époques, les gens ne résonnent plus de la même manière. C’est comme les religions, elles vivent leur dernier siècle. Les religieux me font de la peine, ils s’accrochent à leur croyance comme des naufragés avec leur bouée. Les seuls lieux où les religieux ont du pouvoir et de l’influence, c’est dans des États avec un système répressif. Triste fin pathétique.

Je rajoute quelques remarques sur les guerres de l’ex-yougoslavie. Monsieur Décaillet a dû sauter quelques chapitres dans ses livres d’histoire. Pour avoir vu quelques documentaires à ce sujet à la télé, c’est la Serbie qui a commencé la guerre en envoyant des chars en Slovénie quand elle a proclamé son indépendance dans ce pseudo État Yougoslave…. D’autres part, c’est en Serbie où se trouvait le gros du matériel militaire, et où se trouvaient principalement les usines d’armement de l’armée Yougoslave. Slobodan Milosevic a bombé le torse et fait le belliqueux car il avait plus de jouets que ces adversaires. Mais l’Otan avait de plus gros jouets que la Serbie, et avec ses intérêts géopolitiques, je veux bien l’admettre, a aussi aidé les autres pays qui n’avaient pas grand-chose pour se défendre. C’est comme si les cantons de Genève, Valais, Tessin, proclamaient leur indépendance, alors qu’ils n’ont quasiment rien comme armement lourd et qu’ils se faisaient envahir par les autres cantons. Il n’y a aucun avion FA 18 et Tiger ou d’avions de combat à Genève au Tessin, et en Valais depuis peu, et le gros des chars d’assaut se trouvent hors de ces cantons. En outre, l’entreprise Ruag qui produit les armes et munitions en Suisse, ne se trouve ni à Genève, ni en Valais, ni au Tessin. Les genevois, valaisans et tessinois ont aussi payé pour les armes, les avions, mais ils n’auraient que des fusils d’assaut avec peu de munition, et quelques dizaines de chars d’assaut, avec quelques obus, pour se défendre. L’Otan a aussi mis fin aux troubles dans ces pays.

Écrit par : Lucignolo | 22/09/2018

"En effet: non seulement vous avez omis, Messieurs, d'examiner les faits sous l'angle du bouddhisme mais vous ne faites aucun cas, dans vos analyses, de la sexualité débridée des hommes." (Mario Jelmini)


Vraiment, vraiment, ... un excellent billet, ... d'excellent commentateurs, ... et un excellent commentaire de Monsieur Jelmini, dont je salue le retour fort attendu au passage, tant ses contributions m'ont manquées.

En effet. Revisitons ces faits, mais avec une légère ... hmmmmm ... précision ... disons ... hmmmmm ... psychologique (pardonnez mes finasseries cher Mario), mais, ... hmmmmm ... bon ... puisque "Myriam" (comme dans "Myriam Belakovsky") me semble être plutôt un prénom ... féminin ...

Donc, cela hypothésé, une revisite de la théorie de Géo devrait plutôt donner quelque chose comme ...

... "Si vous êtes _blanche_ ... et que vous voyez un Noir s'avancer vers vous, ... la première chose que vous _imaginez_, c'éééééééést ... ... ... ???"

Écrit par : Chuck Jones | 22/09/2018

" Pour avoir vu quelques documentaires à ce sujet à la télé, c’est la Serbie qui a commencé la guerre en envoyant des chars en Slovénie quand elle a proclamé son indépendance dans ce pseudo État Yougoslave" (Lucignolo)


"Commencé la guerre" est une expression, dirions nous, pour le moins simplificatrice, et certainement ... réductrice.

Les troupes de l'armée régulière yougoslave ont effectivement positionné des troupes à la frontière italienne et occupé l'aéroport de Zgornji Brnik, sans qu'un coup de feu ne soit tiré, et le gouvernement slovène ayant été informé à l'avance.

Vous pouvez certainement comprendre que les ordres courants de l'armée yougoslave, dûment protocolés, n'étaient pas établis contre la population ou le gouvernement slovènes, mais contre une ingérence étrangère en temps de trouble des institutions politiques.

En fait, les ordres étaient doublement protocolés puisque c'était le plan qu'avaient construit ensemble Milosevic et le président slovène Milan Kucan à Belgrade le 24 janvier 1991.

https://translate.google.com/translate?sl=sr&tl=fr&u=https%3A%2F%2Fhr.wikipedia.org%2Fwiki%2FSlovensko-srpski_sporazumi_1991._godine


Seulement Milosevic s'est fait niquer deux fois par Kucan.

Deux fois.

La première fois quand Kucan a décidé de tirer sur les troupes de l'armée yougoslave gardant les frontières pendant que Milosevic allaient négocier avec les autres régions. abattant des hélicoptères yougoslaves transportant des observateurs-émissaires de Milosevic que Kucan avait accepté de recevoir le temps des négotiations de Milosevic.

Et la deuxième fois quand Kucan a vendu des armes et des munitions aux croates et aux bosniaques, que l'israel et l'otan lui a procurées, empochant quelques centaines de millions de dollars au passage (et des milliards par la suite dans des affaires avec l'israel), et hébergé en slovénie les camps d'entraînement des bosniques.

Quand le ministre de la défense yougoslave a informé le gouvernement de l'échec de la sécurisation des frontières de la slovénie, et proposé une invasion de la Slovénie et de déclarer la loi martiale, Milosevic avait refusé.

Maintenant c'est au tour de Kucan et des slovènes de se faire niquer, par l'otan et l'israel.

https://translate.google.com/translate?&sl=sl&tl=fr&u=http%3A%2F%2Fnova24tv.si%2Fkolumna%2Fkucan-izrael-in-irannlbgate%2F

Attention aux éclaboussures.


A propos, puisqu'on parle d'éclaboussures ...

Allo Corto ?
Comment ça se passe ces classes de chinois ? Vous avez déjà appris à compter jusqu'à combien ?

Écrit par : Chuck Jones | 22/09/2018

" Sur les vraies démocraties, j’ajoute qu’elle n’existe à peu près qu’en Suisse, où le peuple se prononce plusieurs fois sur son destin." (Lucignolo)


Euh ... oui ... bon ... admettons.

Mééééééé ... une vraie démocratie ... dans laquelle le peuple se prononce ... directement ... dans le vide ... est-ce que c'est ... pas un peu fake ... tout de même ?

Parce que c'est pas tellement efficace, n'est-il pas ?


https://www.tdg.ch/suisse/politique/nous-trompes-trois-ans/story/12115588

Immigration: «Nous nous sommes trompés depuis trois ans»
9 février 2014René Schwok décrit un débat absurde, où rien ne s’est passé comme prévu depuis le oui à l’initiative UDC il y a trois ans aujourd’hui.
Selon René Schwok, «le parlement a décidé de ne pas appliquer l’article constitutionnel voté par le peuple».

Écrit par : Chuck Jones | 22/09/2018

@ Mme Myriam Belakovsky

Vous avez lu le dernier commentaire de ce malappris de Chuck Jones? C'est vrai ce qu'il dit? Quand vous voyez un Noir s'avancer vers vous, c'est vraiment la première chose que vous vous imaginez?
Dites-nous tout, Myriam. Nous sommes suspendus à vos lèvres.

Je me répète, Myriam: quel que soit le sujet, votre approche, votre analyse, l'éclairage sous lequel vous considérez les faits m'ont si souvent permis de me forger une opinion (la même que la vôtre, cela va sans dire) que je fais appel à vos connaissances et à votre sagacité légendaire pour donner une réponse aussi cinglante que transcendantale à la question que le premier commentaire de Géo a inspirée à Mr Jones.

Je vous rends attentive à une chose, Myriam: si vous ne répondez pas à cette question, ce sera la toute première fois, en plus de vingt ans de présence assidue sur la blogosphère, que vous n'aurez pas eu le dernier mot. Pourriez-vous le supporter?

Un petit conseil encore, Myriam: pesez bien les termes de votre réponse, pour le cas où Chuck (et peut-être aussi Géo) seraient noirs de peau. Il ne faudrait pas les vexer.

Écrit par : Mario Jelmini | 23/09/2018

Cher Mario Jelmini,

A la question de ce malappris (ô combien!) de Chuck Jones en voyant un Noir la première chose à laquelle je pense est à mon poupon Gervais une poupée de mon enfance.¨
Puis à la mort de mon petit frère qui avait les cheveux frisés d'Elisabeth, notre maman.
C'est avec lui, Jani, dans ses bras, que je connus ô imperceptiblement mon premier émoi amoureux.


Bon dimanche.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 23/09/2018

Mario,

Juste maintenant en relavant une ou deux cuillères je complète en vous disant qu'en vous adressant ma réponse je "comme" survolais à la manière d'un.e ovni un peu au-dessus de mon ordinateur en écoutant au tréfond de moi cette époque des bien aimés Compagnons du Jourdain chantant negro et spirituals

et je voudrais tant maintenant que nos amis africains qui ne nous ressemblent que trop en rencontrer quelques-uns qui correspondraient aux chants des "plantations"(semences) d'origine de ces gospels et spirituals tout en entendant un refrain entraînant qui me vient de mon père:

"C'est nous
les Africains
qui revenons de loin…

Écrit par : Myriam Belakovsky | 23/09/2018

Votre culture historique est impressionnante, mais vous confondez époque ancienne et notre époque. Quand vous observez où se trouve encore des guerres, elles n'ont lieu que dans des pays qui n'ont pas encore goûté à la vraie démocratie. Là où des peuples ont vécu dans de vraies démocraties, avec différents partis politiques siégeant dans des parlements, représentant la diversité d'opinion, mais aussi des médias et des livres d'histoire relativement objectif, montrant les bêtises des guerres et le malheur qui s'abat sur les peuples, il n'y a plus de guerre. Qui en Europe de l'ouest a envie de faire la guerre, alors qu'ils visitent l'Europe en passant des week-end ici et là avec des vols pas chers. Vous voyez un allemand lambda ayant passé un agréable week-end à Paris, s'engager dans des troupes pour envahir la France. Plus personne dans nos contrées n'est assez idiot pour sacrifier sa vie pour le bon plaisir de quelques politiciens va-en-guerre. Alors oui, il y a des guerres au Moyen orient, en Afrique, en Asie, mais quand ces peuples auront eux aussi gouté à la vraie démocratie, qu'ils mangeront à leur faim, et qu'ils voyageront comme nous voyageons pour découvrir d'autres peuples, ils vivront eux aussi en paix. En Europe, il y a eu des guerres, mais elles étaient possible qu'avec des peuples d'ignorants qui n'étaient jamais sortis de leur patelin, et qui ignoraient tout de leur ennemis.

Avant la deuxième guerre mondiale, il n'y avait pas de documentaire à la télévision, relatant par exemple l'histoire de Barbara Shulz, dont le père et le fruit de l'amour entre une française et un allemand. On connais trop les autres peuples dans nos démocraties pour avoir envie de leur faire du mal.

Barbara Shulz, retour aux sources :

https://vimeo.com/240240576

Écrit par : Lucignolo | 24/09/2018

"Quand vous observez où se trouve encore des guerres, elles n'ont lieu que dans des pays qui n'ont pas encore goûté à la vraie démocratie."

"Là où des peuples ont vécu dans de vraies démocraties, ... il n'y a plus de guerre." (Lucignolo)

Hmmmm ...
Hmmmmmmmm ...

Parce que ... l'absence de guerre dans un pays ... est la résultat de l'existence d'un système politique dans ce pays que vous appellez ... "vraie démocratie" ?

Et quels sont ces pays dans ce monde qui ont, selon vous, "gouté" à cette "vraie démocratie" ?

Écrit par : Chuck Jones | 25/09/2018

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