06/11/2018

Il n'y a pas d'affaire Salerno

 

Sur le vif - Mardi 06.11.18 - 14.19h

 

D'abord Simon Brandt, puis d'autres : la ligne de contre-attaque de l'Entente municipale, en Ville de Genève, consiste à tomber sur Sandrine Salerno, sous prétexte qu'elle aurait mal géré le contrôle financier des notes de frais de l'exécutif.

 

Il s'agit, clairement, d'un dérivatif. On allume des contre-feux, pour faire oublier l'ampleur de l'ardoise Barazzone. L'opinion publique n'en sera pas dupe.

 

D'abord, Mme Salerno est une excellente gestionnaire des Finances municipales, des audits externes l'ont montré. Ensuite, sur l'affaire des notes de frais, elle est celle des cinq qui a le moins à se reprocher.

 

Surtout, prétendre le vide juridique responsable des errances dispendieuses de nos édiles, c'est présupposer que ces derniers auraient absolument besoin de codifications écrites, là où le minimum de rectitude devrait s'imposer naturellement.

 

Désolé, M. Brandt et consorts, il n'y a pas d'affaire Salerno.

 

Mais il y a, pour le moins, une affaire Barazzone.

 

Pascal Décaillet

 

 

14:29 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Elle ne connait rien à l'économie, elle sait s'entourer!

Écrit par : Dominique Degoumois | 06/11/2018

Bravo Monsieur Décaillet de remettre l'église au milieu du village. L'entente est d'une mauvaise foi crasse. Je ne suis pas un fan de Madame Salerno ni du PS, mais quand une personne est capable, la moindre des choses est de le reconnaître... Monsieur Brandt veut être candidat au conseil Administratif ? il ferait mieux d'aller se balader à Abu Dhabi avec ses bons amis. Lui qui doit sa place à son collègue Maudet, que vient-il faire la morale ? Quel culot ! Et comme disait le grand Jacques "Faut vous dire
Monsieur
Que chez ces gens-là
On ne cause pas
Monsieur
On ne cause pas, on compte"
....

Écrit par : alladin | 06/11/2018

Il y a un affaire du Conseil administratif dans son ensemble. Cibler uniquement M. Barazzone parce qu’il a dérapé un peu plus que les autres en regardant des séries en streaming dans le train Genève - Berne, cela n’est pas correct non plus, il est au moins le seul à avoir effectué une prise de conscience et fait amende honorable.

Ce qui ne veut bien sûr pas dire qu’il ne devrait pas avoir, également, le tact de démissionner. Tout comme l’ensemble de ses collègues.

Au demeurant, on aimerait bien connaître quels sont ces « audits externes » ayant qualifié Mme Salerno d’ « excellente gestionnaire »...

Écrit par : olivier levasseur | 07/11/2018

Il n'y a pas d'affaire Salerno car Salerno n'est pas une affaire pour les sociétés implantées à Genève.
Ceci-dit il y a le système Salerno contre la monoculture économique de Genève qu'elle souhaite remplacer par un multiculturalisme économique, style des dépanneurs à la place de Fouchon, mais "elle" va chez Fouchon.

Écrit par : Maendly | 07/11/2018

"Cibler uniquement M. Barazzone parce qu’il a dérapé un peu plus que les autres en regardant des séries en streaming dans le train Genève - Berne,"
Au lieu d'étudier les dossiers? Personne ne l'a obligé à avoir deux casquettes.
En outre une série, cela peut s'enregistrer, cela peut s'acheter en dvd et il faut être particulièrement ... (je vous laisse compléter) pour regarder ce genre de stupidités en streaming direct dans un train au frais de la princesse...

En outre certains ont dérapé sur les motifs (mais qui?), pas sur les dépassements. On a bien compris que la mise en cause de l'ensemble du CA est une revanche sur l'affaire du voyageur d'Abou Dhabi. Or il ne saurait y avoir de punition collective, si certains ont eu un comportement correct. Ce que le rapport de la CC ne dit pas clairement dans plusieurs cas. Pour les taxis, nous savons quels sont les deux conseillers mis en cause.

Écrit par : Daniel | 07/11/2018

Daniel, il aurait sans doute mieux fait d'y potasser ses dossiers, en effet, ça aurait coûté moins cher. Il faut croire que certaines personnes sont moins regardantes à la dépense, lorsqu'il ne s'agit pas de leur argent. Moi, c'est plutôt le contraire, mais chacun son éthique, ma foi... Ceci dit, vous remarquerez tout de même que je n'excuse pour autant en aucun cas M. Barazzone, puisque, sans appeler à sa démission (qui serais-je pour le faire?), je relève toutefois que le tact le plus élémentaire commanderait qu'il la présente.

Écrit par : Olivier Levasseur | 07/11/2018

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