10/11/2018

Juges étrangers : la vraie question

 

Sur le vif - Samedi 10.11.18 - 10.12h

 

L'idée même de nation, dans sa racine qui est la France révolutionnaire de 1792 (celle qui, seule en Europe contre tous, lève en masse le peuple pour défendre le sol et les valeurs), implique la primauté du droit par elle-même édicté. Et la défense, à tout prix, contre vents et marées, de ce choix fondamental.

 

Si la France de 1792, celle de Valmy et des Soldats de l'An II, avait choisi l'ordre international, c'était le retour immédiat, imposé par tous ses voisins, à l'Ancien Régime, avec rétablissement des privilèges.

 

La question n'est donc pas "Voulons-nous la primauté du droit national ?". Mais, beaucoup plus en amont : "Voulons-nous constituer une nation souveraine ?". Ou voulons-nous, au contraire, devenir la partie d'un Empire ? Et, à terme, dans l'innocence d'une anesthésie, nous dissoudre dans ce dernier.

 

À cette question, la seule qui vaille, chacun est libre de répondre comme il l'entend. Ma réponse, à la fois personnelle, républicaine et nationale, vous la connaissez.

 

Pascal Décaillet

 

 

11:36 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Etre jugé par des étrangers c'est comme être arbitré lors d'une compétition de lutte au caleçon par un arbitre de football.
Qu'est ce ces derniers peuvent bien connaître de nos mœurs et de nos coutumes? La comparaison entre les deux disciplines étant d’ailleurs choisie à dessin; je vous laisse juges.
Il y a fort à parier que le respect des lois que l'on connait en Suisse ne se transforme en une foire d'empoigne juridique comme on en voit dans les tribunaux de nos voisins.
Une chatte n'y retrouverait pas ses petits mais c'est peut être bien ce que souhaitent les promoteurs de cette infamie.
Faire disparaître la Suisse dans le chenit européen.

Écrit par : norbert maendly | 10/11/2018

Ce qui nous est étranger nous est étranger que ce soit des juges ou des écrevisses ça ne change rien. La Suisse n'existe que par sa différence et ça déplaît aux possesseurs de ce monde toujours plus uniformisé,intéressé, agressif, dépressif, câmé et islamisé. Non merci !

Écrit par : norbert maendly | 10/11/2018

La démocratie est-elle compatible avec la Cour européenne des droits de l’Homme ?

La Convention européenne des droits de l’Homme définit en termes très généraux des droits et des libertés. Elle n’est pas accompagnée d’un corpus de lois comme l’est une Constitution. N’en découle-t-il pas que la Cour européenne des droits de l’Homme, faute de lois d’application, appuie ses jugements non pas sur des raisonnements, mais sur son appréciation ? Une appréciation qui fonderait sa jurisprudence ?

Or cette jurisprudence fait loi.

N’en résulterait-il pas que le système

a. violerait le principe de la séparation des pouvoirs ? la Cour déciderait la loi, exerçant le pouvoir législatif, et en contrôlerait l’application, exerçant le pouvoir judiciaire ? et
b. violerait le principe même de la démocratie, qui donne à l’ensemble des citoyens le pouvoir d’élaborer les lois, à moins qu’ils ne délèguent ce pouvoir à des personnes qu’ils élisent ?

Le système mis en place autour de la Convention européenne des droits de l’Homme, instituant la Cour, serait-il incompatible avec la démocratie ?

Écrit par : weibel | 10/11/2018

Evidemment je voterai oui à cette initiative. Et d'ailleurs j'ai déjà voté. Mais je ne suis pas républicain. On peut être pour la souveraineté de la patrie et ne pas être républicain au sens où vous l'entendez. Le non républicanisme ne signifie pas être talon rouge, ni en perruque poudrée, ni que l'on a rien appris ni rien oublié comme les émigrés de Coblence. On n'est pas obligé d'adhérer aux idées de 1789. Voilà tout. Cela ne veut même pas dire être royaliste, car en Suisse par exemple depuis la fin des Hohenstaufen et des Zähringen, on n'a plus eu de dynastie régnante. Mais l'ancienne Suisse n'était pas républicaine au sens moderne. Vous avez le droit d'être radical, et Jeune Suisse, car c'est au fond de ça que vous parlez. Mais sachez qu'à Valmy le duc de Brunschwig a eu ses dettes payées pour prix de sa défaite. C'était un match truqué. En plus ce duc était un initié des Illuminès de Bavière. Donc tout ça c'était de la mise en scène. C'est ainsi qu'on écrit l'histoire. Mais Valmy n'était pas une victoire et encore moins glorieuse. La révolution à été une horreur, et la matrice de tous les totalitarismes modernes, celui d'Hitler comme celui de Staline. Ce n'est pas parce que les radicaux ont fait un assez bon travail en Suisse à partir de 1848 qu'on doit gober les mensonges révolutionnaires. Là il y a une nuance qui vous échappe. Je l'avais déjà remarqué depuis longtemps, mais ça ne fait rien je vous apprécie quand même.

Intéressez-vous plutôt un peu au 10 août (1792) si vous respectez l'héroïsme. Et allez vous incliner devant le lion de Lucerne. Là il y a eu un vrai héroïsme, des Suisses. À Valmy il n'y a eu eu qu'une trahison d'un prince allemand qui avait été acheté. Et ensuite on a inventé un mensonge pour faire croire que c'était la victoire de la liberté. Pfff!!!!

Écrit par : Mallet du Pan | 11/11/2018

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.