Les Gueux, le Prince

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Sur le vif - Mardi 20.11.18 - 22.27h

 

Dans l'affaire des gilets jaunes, il y a le chœur, comme dans la tragédie grecque, face au Prince. Le choeur d'Antigone, face à Créon. La masse des Gueux, face au Maire du Palais.

 

Il n'y a même pas de coryphée. Pas de porte-parole.

 

Préfiguration de la politique nouvelle ! Liquéfaction des corps intermédiaires, Parlement ou syndicats.

 

Juste la masse, face au pouvoir.

 

Cette jacquerie n'a rien de médiéval, rien d'archaïque. Elle préfigure l'ultra-moderne.

 

Je ne m'en plains pas.

 

Pascal Décaillet

 

 

Lien permanent Catégories : Sur le vif 1 commentaire

Commentaires

  • Créon le tyran, l’intrigant, à l’opposé de Thésée, et Antigone, symbole de liberté…

    Faut-il rappeler le pouvoir de séduction du chant des Sirènes, et Ulysse, qui fit couler de la cire dans les oreilles de ses marins. Les «rameurs», qui ne peuvent se parler, obéissent tous au même rythme. Ulysse est attaché au mat du navire afin d’éviter qu’il ne se précipite vers elles et d’être dévoré par ces divinités enchanteresses.

    Il y a l’immobilité du capitaine – il écoute mais ne peut ou ne fait rien – et la surdité des marins, incapables d’entendre de leurs propres oreilles ce qui leur est inconnu.

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