21/11/2018

Grand Vieux Parti

 

Commentaire publié dans GHI - Mercredi 21.11.18

 

Il manque, à Genève, un parti radical. Eh oui : un bon vieux parti radical ! Pas juste une officine d'état-major personnelle pour la carrière de deux hommes, enfin disons un, enfin disons bientôt zéro.

 

Non ! Un parti ! Avec sens de l'Histoire, souche populaire, parfum de cassoulet, effluves de nostalgie, envie de construire ensemble.

 

Pas juste une amicale du jeudi soir, ou du lundi matin. Non ! Un projet politique, ancré dans le passé, projeté sur l'avenir, passionné par la connaissance, la culture, la transmission, l’École. Un parti des petits entrepreneurs, des indépendants, pas des banquiers privés : d'autres se chargent fort bien de leur servir de relais.

 

Il manque à Genève un part radical. Affranchi des fatigues patriciennes, et de l'imprécision politique de ses alliés. Un parti à la fois conservateur, fraternel et révolutionnaire. Avec l'humain au centre.

 

L'humain, la connaissance, la mise en réseau du savoir. Le travail, acharné parfois. La volonté de s'affranchir de la matière brute qui constitue inévitablement la nature humaine. Et de mettre cette libération au service de tous.

 

Un parti habité, non par une conjonction d’ambitions individuelles, mais par le souci de l’intérêt commun. Un parti passionnément habité par l’État. Et par la République.

 

Ce parti, s’il renaît, ne manquera pas un jour de mourir. Tous les partis sont appelés à mourir. Mais lui, au moins, sera revenu, un moment. Dans un immense frisson d’être.

 

Pascal Décaillet

 

09:16 | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Il manque à Genève, et il manque à Carouge.

Écrit par : Eugen Billard | 21/11/2018

L'UDC avec Bläsi à sa tête pourrait être le nouveau parti radical pour Genève.

Écrit par : norbert maendly | 21/11/2018

Quand j'entends PLR, j'ai envie de sortir mon revolver...

Écrit par : Géo | 21/11/2018

Après un deuxième cycle d’études universitaires, à Lausanne et de passionnantes rencontres avec des dragons de l’escadron de cavalerie 1 (Valais, Vaud et Genève) déjà placés en politique, pratiquement tous radicaux dans cette terre vaudoise, j’ai appris la grande différence entre radicaux et libéraux. Les seconds n’aimaient pas les assemblées de parti suivies de joyeuses agapes - avec un bon papet vaudois généralement - et s’offusquaient de côtoyer le « peuple » étant plutôt « collets montés ». Je constate que la fusion en un parti libéral radical dans le canton de Vaud a assez bien réussi, pas trop de pertes d’électeurs même si, la droite étant largement majoritaire, le refus de l’alliance avec l’UDC la prive de la majorité au Conseil d’Etat. Cela principalement du fait des anciens libéraux du nouveau PLR.

À Genève, le clivage entre les deux composantes du PLR semble plus marqué et bien encore réel ! Mais le « petit » Maudet, en « surjouant » le politicien professionnel à la française (risque encouru également par le Nantermod valaisan, issu par son père d’une influente famille conservatrice !) est bien éloigné du radical genevois traditionnel et s’il est radical, c’est qu’en son temps il n’aurait guère été accepté par les libéraux et leurs mentors de la Rue des Granges, lui qui est allé étudié le droit dans l’université papiste de Suisse.

Quand j’étais domicilié dans le canton de Genève, je n’ai pu me résoudre à voter pour ce trublion en qui je n’avais aucune confiance (je l’ai déjà écrit sur votre blog bien avant les ennuis qui le marquent aujourd’hui et qui signent sans conteste la fin de sa vie politique (au contraire de ses modèles français qui resurgissent même après des péripéties bien plus crasses que les siennes !). Les faits sont têtus et les caractéristiques du bonhomme finissent toujours par ressortir, ce qui est bien le cas ici. Et l’égal refus de s’allier avec l’UDC cantonale, lors de la prochaine élection complémentaire, fera perdre le siège du vieux parti et donner la majorité à la gauche, comme dans le canton de Vaud !

Il faut grandement se méfier de ces jeunes soi-disant surdoués de la politique, un exemple voisin nous montre bien dans quelles turpitudes ils vivent !

Écrit par : Marc Luisier | 21/11/2018

Il manque à Genève des Partis de droite en nombre comme s’est permis la gauche avec ses XXXL Partis pour rassembler le plus d’électeurs. La Gauche est-elle elle plus maligne que la Droite? Faut croire que oui, et même moins démocratique et plus roublarde!

Écrit par : Patoucha | 27/11/2018

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