30/11/2018

La vie qui va

 

Publié sur mon site FB - Vendredi 30.11.18 - 16.35h

 

Que vaut un "manifeste d'intellectuels" ?

 

Dans une démocratie, il n'y a que des citoyens. Chacun, au même titre qu'un autre, a le droit d'exprimer son point de vue.

 

En quoi le fait d'être "un intellectuel", ou un artiste, ou une vedette de cinéma, ou même un Prix Nobel, constitue-t-il, a priori, une quelconque valeur ajoutée pour émettre un avis signalé sur la bonne marche de la Cité ?

 

Et l'aide-soignante, dans un hôpital public ? Et le nettoyeur ? Et l'ouvrier ? Et le chômeur ? Et l'oublié de tous ? Ils n'auraient pas droit, eux, à donner leur opinion ?

 

Comme ils n'ont pas droit de cité dans les "manifestes d'intellectuels", à côté de la chemise immaculée d'un BHL, ils s'expriment ici. Oui, ici ! Là où nous sommes. Là où j'écris, à l'instant. Cela s'appelle un réseau social.

 

Ces même réseaux sociaux que les "intellectuels", du plus profond de leur arrogance, méprisent souverainement.

 

Pour ma part, il m'est arrivé, parfois, de lire l'un ou l'autre livre. Eh bien voyez-vous, les réseaux sociaux, je n'en ai jamais dit le moindre mal. J'y suis moi-même, depuis quelques années, je n'oblige personne à me lire, encore moins à aimer ce que j'écris. Chacun est libre.

 

Les réseaux sociaux, les "intellectuels" en parlent exactement comme ils parlaient de la télévision, au début des années soixante. Ou de la radio, au début des années vingt. Ils en parlent avec mépris. Ils vitupèrent l'instrument - qui apparemment leur échappe - sans le moindre discernement entre le bon grain et l'ivraie.

 

Et leurs livres ? Combien d'entre eux survivront au temps qui passe ? Combien de millions de tonnes de papier, de forêts dévastées, pour des constructions intellectuelles, des foires aux vanités, dépourvues de tout intérêt vital pour l'humain, sur la terre !

 

Je suis très heureux d'être ici, loin des "intellectuels", au milieu des gens, dans la vie. Oui, la vie simplement. La vie qui va.

 

Pascal Décaillet

 

 

16:56 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

En France voisine le personnel infirmier épuisé ne donnerait que bien difficilement une opinion autre que désespérée non seulement pour lui, le personnel, mais également pour les patients.

Une jeune maman raconterait sa panique lorsque, ayant "perdu les eaux" (début d'un accouchement) un peu plus tôt que prévu il n'y a plus depuis quelques temps de trains (supprimés) autobus ou cars qui ne passent que deux ou trois fois par jour. Son mari est en déplacement, les voisins proches au travail. Taxi! enfin, avec de longs kilomètres au rythme des contractions se rapprochant.

Quelle modernité, quels "progrès"!?

A quand la création d'une revue médicale nouvelle à vocation internationale qui aborderait "yeux ouverts" l'ensemble de la vie environnementale des êtres humains avec un complément détaché concernant la transitions écologique ainsi que le traitement des animaux...

Revue médicale nouvelle dénonçant les échecs (SOCIAL, SANTE, ECOLE, TRAVAIL, ECONOMIE, etc.) sans oublier le laisser aller concernant comme en France la recherche de solutions aux problèmes des quartiers dominés par l'islamisme ou des bandes de jeunes (apaches) ex loubards agissant dans la délinquance organisée… "technique"!

"La vie qui va" également comme on se la fait... comme on la fait aux autres…

Au courrier des lecteurs de cette publication arrivant la question de savoir si la traite mécanique des vaches qui n'a plus rien à voir avec la peau tiède, "amicale" humaine sur le pis" influence sur la qualité du lait…

qui affirmerait que les vaches bien qu'elles ne raisonnent pas comme nous ne ressentent rien!?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 01/12/2018

Erratum excuses


Ayant raccourci mon texte il manque un paragraphe apaches (rapaces, sauvages) sont du passé.

Il y a donc un décalage mais le fond du problème demeure: les uns et les autres
ne naissons pas égaux... comme lu: "Les uns premiers de cordée, les autres, premiers de "corvée"!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 01/12/2018

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