13/12/2018

Le PLR perd l'Economie. Et alors ?

 

Sur le vif - Jeudi 13.12.18 - 12.49h

 

Si vraiment Ignazio Cassis a fait basculer le vote, au Conseil fédéral, pour le passage de l’Économie à Guy Parmelin, alors le Tessinois a rendu un fier service au pays.

 

Il est totalement insupportable que le PLR se considère, en Suisse, comme le gardien du Temple de l’Économie. Dans notre démocratie, nul Département n'appartient à personne, et surtout pas à un parti.

 

Si encore la gestion de l’Économie par le PLR, dans les années Schneider-Ammann, avait été particulièrement brillante ! Mais la cruelle sous-estimation, par ce ministre, du mal-être paysan dans notre pays, son manque de sensibilité à la condition même des agriculteurs, tout cela au nom d'une mondialisation des marchés dont plus personne ne veut, voilà qui ne redore pas le blason économique du PLR.

 

Et puis, quoi ! Au nom de quoi l’Économie doit-elle être gérée, ontologiquement, par une idéologie libérale (sans parler de son aile ultra), qui montre avec tant de cruauté ses limites ? Plus que jamais, depuis le début de l'après-guerre, la Suisse a besoin d'Etat, de régulation, de solidarité sociale. Elle a besoin d'une économie à visage humain, au service de tous. Elle a besoin d'une économie NATIONALE, appartenant aux Suisses, et non aux potentats cosmopolites et spéculateurs des multinationales.

 

Un paysan à l’Économie, un Romand qui n'incarne certainement pas l'aile affairiste zurichoise de l'UDC, c'est plutôt une excellente chose.

 

Quant au PLR, il a la chance d'avoir Karin Keller-Sutter au DFJP. Au niveau cantonal saint-gallois, elle avait été remarquable à la tête de ce Département, notamment dans sa gestion très ferme des flux migratoires. Le PLR devrait plutôt se féliciter de cette affectation. Puisse-t-il, avec sa conseillère fédérale, mettre de l'ordre dans la gestion chaotique et administrativement kafkaïenne de l'asile en Suisse. Et œuvrer à une authentique régulation des flux migratoires, avec contingents et sans salamalecs, en respect de la volonté populaire du 9 février 2014.

 

Pascal Décaillet

 

 

13:08 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

La gestion PLR, voilà un exemple de la catastrophique gestion PLR au niveau international...

http://www.fdesouche.com/1123843-andre-sirois-avocat-aupres-de-lonu-le-pacte-de-marrakech-est-un-piege

... au fait, il fait quoi maintenant Monsieur PKZ, il se planque ?

Écrit par : UnOurs | 13/12/2018

La bonne gestion PLR, en fait, c'est un peu comme le PDC et la défense des valeurs traditionnelles:

https://www.youtube.com/watch?v=KFFlrUjjE1s

Écrit par : UnOurs | 13/12/2018

Sans oublier Simonetta Somaruga, reléguée dans un poste "technique", d'où il lui sera bien plus difficile de commettre des dégâts identitaires contre notre pays.

Écrit par : UnOurs | 13/12/2018

Excellente cette répartition au CF. Enfin des Conseillers Fédéraux au bon endroit et en phase avec les corps de métier, en tous cas à l'économie.

Pour les Agriculteurs c'est déjà trop tard, ici, malheureusement. Mon fils qui est parti au Canada a un pont d'or devant lui grâce aux compétences acquises en Ecole d'agriculture suisse. Les Canadiens en sont friands car ils amorcent un vrai virage de production agricole écologique et n'ont pas enseignés les formations ad hoc. C'est donc sur ces jeunes Suisses qu'ils comptent pour réformer leurs méthodes et rapidement prendre le virage demander par la population indigène.
Les Canadiens peuvent dire merci à nos stupides dirigeants de ces 10-15 dernières années et aux contribuables suisses qui ont payé pour si bien formés nos jeunes qui doivent s'expatrier. Vive le mondialisme.

Écrit par : Corélande | 13/12/2018

Donc maintenant il n'y aura plus aucun paysan qui se suicidera pour cause de misère...

Faut pas rêver, les UDC "agricoles" ne défendent pas les paysans et la production indigène.
Ces gens sont des propriétaires terriens qui se sont notamment grassement enrichis grâce au dézonage des terres agricoles en terrains à bâtir.

Ça n'existe pas un paysan qui devient multi-millionaire grâce à 12 vaches et 4 cochons.

Écrit par : petard | 13/12/2018

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