14/12/2018

Santé : besoin d'Etat !

 

Sur le vif - Vendredi 14.12.18 - 06.41h

 

S'il faut subventionner 140'000 personnes, sur un canton (GE) qui en compte 500'000, pour qu'elles puissent régler leurs primes maladie, alors autant nationaliser la Santé. Et faire clairement payer par le contribuable ce que, de facto, il finance de plus en plus.

 

Il fallait accepter la Caisse unique, ou la Caisse publique. Les deux fois, j'avais voté pour.

 

Dans le domaine de la Santé comme dans d'autres, le grand retour de l'Etat, après les catastrophiques dérives libérales, et cette funeste mise en concurrence des Caisses, s'impose.

 

On ne joue pas avec la santé des gens comme on joue au casino. On ne livre pas le bien le plus précieux des vies humaines à l'usure et à la spéculation.

 

Retour de l'Etat : voir grand. Comme nos pères ont su voir grand, juste après la guerre, quand ils ont lancé l'AVS (1947-48), fleuron de nos assurances sociales.

 

Il faut couper le monde de la Santé de l'empire de l'Argent. Il faut, puissamment, le déclarer d'intérêt public. Ca passe par l'Etat, dans le sens le plus noble, le plus républicain de ce mot.

 

Les ultra-libéraux, qu'ils aillent spéculer à New York. Ou jouer au Monopoly.

 

L'Etat n'appartient pas à la gauche. Il est l'affaire de tous. Quand donc la droite, en Suisse, vermoulue depuis trente ans par l'idéologie ultra-libérale et cosmopolite, retrouvera-t-elle le sens de la Nation, le sens de l'Etat ?

 

Pascal Décaillet

 

 

13:45 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

J’abonde régulièrement dans votre sens, mais là, je dis fermement non, Monsieur Décaillet. C’est une addition de facteurs qui fait chavirer les budgets des ménages, il n’y pas que l’assurance maladie qui est un attelage sans cocher !

Il est impensable que les cotisations soient fixées sur un pourcentage de revenu, sans tenir aucunement compte de la responsabilité individuelle, tant au niveau alimentaire, mouvement, hygiène de vie etc. D’autre part, je connais un jeune père de famille qui a son « abonnement » à l’hôpital et s’y rend régulièrement pour des cas qui ne relèveraient même pas du médecin de famille. Il faut mettre en corner ce genre de personnes.

Notre société a un besoin urgent de simplification dans tous les domaines (la législation aigue qui nous submerge devient ingérable et occasionne toujours plus de coûts reportés sur… les 60 % de payeurs d’impôts entre autres !)

Donc, simplifiions les soins (arrêtons aussi d’ajouter des prestations de confort dans l’assurance de base !): nous ne serons pas moins bien pris en charge, et cela ne changera rien au serment d’Hyppocrate.

Écrit par : Delasoie Isabelle | 14/12/2018

De 1997 à 2014, la population de la ville de Genève a augmenté de 37% (appris l'information la semaine passée dans un journal de la place), ce qui relève de la démence pure.
Dans ce contexte de submersion, le seul conseil que l'on peut donner à un père de famille suisse vivant à Genève, c'est (s'il est pauvre) de profiter au maximum du système ou (s'il est riche) d'être "créatif" en matière fiscale, dans les deux cas de figure de ne penser qu'aux siens, prendre le plus et donner le moins. Il est en effet inutile et même stupide de continuer à être civique quand il n'y a plus de cité, de cité au sens grec. Je doute fort en effet qu'Aristote aurait compris que l'argent gagné par le citoyen grec serve à subventionner l'établissement confortable du métèque.

Écrit par : UnOurs | 14/12/2018

Il y a quelques années Monsieur Couchepin se frottait les mains en célébrant l'avènement de la médecine désormais entreprise commerciale.
Médecine en réalité "Art touchant au sacré"!
Quel rapport entre médecins et patients devenus clients?

Complémentaires pour les uns privilégiés non pour les autres "clients de seconde zone".

On note qu'en économisant chez soi ce que l'on peut on arriverait à payer des factures sans franchises… facture que l'assurance maladie, malgré nos primes à n'en plus finir, à l'occasion refuse de régler.

Indexer les primes aux revenus implique que les plus riches se verraient imposer des primes de base plus élevées ce qui ne serait que justice.
Il s'agit d'une mutuelle.

En ne prenant en compte que les primes de base de cette assurance combien engrange-t-elle en une année… combien rembourse-t-elle... que lui reste-t-il?

A quand la mise sur pied d'un bonus?

Écrit par : MB | 14/12/2018

Le système actuel est tout sauf libéral !
Premièrement l'assurance est obligatoire. Donc c'est une taxe Donc c'est du vol. Donc c'est le contraire de la liberté !
Deuxièmement, c'est l'état qui fixe les prix de la santé. Encore le contraire de la liberté !
Troisièmement, c'est l'état qui fixe toutes les règles de la santé, du nombre de médecin à la taille des services dans les hôpitaux, etc... Encore le contraire de la liberté !
Et enfin, comme c'est l'état qui contrôle tout, les lobbies achètent les politiciens pour faire passer les règles qui les arrangent.
Donc le coeur du problème du système de santé Suisse, c'est l'état !
Ma conclusion est donc que vous vous trompez complètement et la solution est l'exact opposé de se que vous préconisez à savoir que l'état arrête de se mêler de la santé (et de beaucoup d'autres choses par ailleurs). Donc plus d'obligation de s'assurer, plus de fixation des tarifs, etc...

Écrit par : Peter Bishop | 14/12/2018

Allez voir aux urgences ce ne sont pas les gens d'ici qui posent problème!

Écrit par : Dominique Degoumois | 15/12/2018

J'ai bien peur qu'il faille attendre que Monsieur Berset nous quitte (on s'en remettra) et que Monsieur Maillard, futur Conseiller national aux prochaines fédérales soit élu au conseil fédéral. Quel temps perdu !!!

Écrit par : Alladin | 15/12/2018

"Allez voir aux urgences ce ne sont pas les gens d'ici qui posent problème!"

https://www.youtube.com/watch?v=ii5GVR5jKUA

Il y a vingt ans, je n'aurais jamais cru que je puisse dire cela un jour, mais il faut désormais faire crever nos structures étatiques, seule façon de sauver le peu qui reste de nos nations.

Écrit par : UnOurs | 15/12/2018

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