La CPEG, le soleil, la pluie

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Sur le vif - Vendredi 11.01.19 - 14.55h

 

Dans l'affaire de la CPEG, le Parlement a voté deux lois, parfaitement contradictoires. Il a voté pour la pluie. Et il a voté pour le soleil.

 

Du coup, chacune de ces deux lois est attaquée par référendum. Les partisans de la pluie attaquent la loi solaire ; ceux du soleil attaquent la loi pluvieuse.

 

Si chacun de ces référendums obtient les signatures nécessaires, ce sera le peuple qui tranchera. Avec exactement les mêmes débats, les mêmes arguments, la même frontalité antagoniste, qu'en décembre, au sein du Parlement.

 

Exactement les mêmes débats, mais avec plus d'ampleur : des dizaines de milliers de votants, plutôt que cent.

 

Pour ma part, je me réjouis infiniment que le peuple tranche. Je suis, comme vous savez, pour un maximum d'interventions du suffrage universel, sur les grands sujets de fond. L'avenir des retraites des fonctionnaires en est un.

 

Mais enfin, si c'est pour avoir, au sein du peuple, exactement les mêmes débats qu'au Parlement, le vote de ce dernier n'ayant finalement servi à rien, ne serait-il pas plus simple, à l'avenir, je veux dire dans les années, les décennies, les générations qui viennent, de mettre au point un système où le suffrage universel décide directement ?

 

On laissera bien sûr aux parlementaires le soupesage des virgules, la conciergerie et le toilettage législatifs. Et les grands airs à la Cathédrale, au moment des Grandes Orgues.

 

Pascal Décaillet

 

 

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Commentaires

  • Excellent!
    Oui, à quoi sert le GC finalement?

  • L'incapacité du GC à prendre une décision pourrait avoir de tristes et lourdes conséquences pour les futurs retraités. Les divers protagonistes mettent le comité de la caisse dans une situation tragique puisque - et c'est déjà fait - il doit décider de diminuer les futures rentes ; petit rappel, une rente est définitive dès son ouverture... donc plus de rattrapage possible ! Le peuple tranchera, certes, mais il s'agit d'un domaine où la raison devrait l'emporter, non la passion partisane.
    Le mieux, si le mieux est encore possible, c'est que la décision soit prise, enfin, pour le bien de la caisse, c'est à dire de ses membres.

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